C’est pas les gens qui décident de la pub qui décident où la pub sera installée…
C’est 130$ par année
Éditorial de Stéphanie Grammond dans La Presse
Crise de l’itinérance | Dans la rue, du berceau jusqu’au lit de mort
Elle est morte mercredi matin. Une femme dans la cinquantaine qui vivait dans un campement à Montréal-Nord. Le feu a pris dans sa tente. Elle était inconsciente quand les secours sont arrivés. Trop tard.
Au Québec, la crise de l’itinérance est devenue si grave qu’elle frappe des premiers pas jusqu’au trépas.
À la mi-septembre, un bébé a été retrouvé dans le campement de la rue Notre-Dame, à Montréal. Sain et sauf, heureusement. L’enfant âgé de 1 an était avec sa mère, enceinte d’un autre bébé.
Depuis 2020, au moins 500 personnes en situation d’itinérance sont mortes au Québec, selon des données fournies par le Bureau du coroner à l’équipe d’enquête de La Presse.
Cette série noire ne découle pas seulement d’une addition de problèmes personnels. Elle révèle aussi notre échec collectif à fournir un toit et des soins aux plus vulnérables.
Nous sommes face à une crise de santé publique majeure. Mais il y a de l’espoir.
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Crise de l’itinérance
Montréal veut faire fermer une maison de chambres

PHOTO DENIS GERMAIN, COLLABORATION SPÉCIALE
La résidence Bellerive, sur la rue Notre-Dame, à Pointe-aux-Trembles
La Ville de Montréal tente de faire fermer l’une des plus importantes maisons de chambres de la métropole, au risque de fragiliser des dizaines de locataires vulnérables et de les pousser dans la rue.
La Résidence Bellerive, sur la rue Notre-Dame à Pointe-aux-Trembles, était une résidence pour aînés jusqu’en 2020. Privé d’accréditation, son propriétaire Juoji Shan s’est mis à louer ses 122 chambres à bas coût sur une base mensuelle, attirant de nombreuses personnes à court d’options de logement.
Cet usage n’est toutefois pas conforme au zonage du terrain, soutient la Ville de Montréal. Elle a demandé « l’expulsion de tous les locataires de l’Immeuble dans un délai de 365 jours », rapporte un jugement rendu en janvier dernier et qui accède à la demande de la Ville. La décision « interdit » aussi à quiconque « de louer ou d’offrir en location, sous quelque forme que ce soit, des chambres » à cet endroit. Son effet est toutefois suspendu, puisque le propriétaire de l’immeuble a interjeté appel.
Francisco habite l’immeuble (un ancien motel) depuis un an. Il n’a pas d’autre endroit où loger, plaide-t-il, et risque de se trouver dans la rue s’il perd sa chambre. « Il y a pas mal de monde qui se ramasserait dehors, sans place où aller. Dont moi », laisse-t-il tomber. « J’ai 60 ans. J’ai une retraite de la construction de 126 $ par mois. Une autre de 121 $ de Retraite Québec. Et j’ai 666 $ de BS. »
En cas de fermeture de la résidence, ses occupants pourraient finir « dans les tentes sur la rue Notre-Dame », a averti Claude Rochon, qui y habite depuis cinq ans. Faire fermer l’endroit, « ce n’est pas une bonne idée », à son avis. Il estime que « les trois quarts » des résidants sont à risque d’itinérance. Son ami Mario Laforest souligne qu’il ne s’agit pas seulement d’une question de capacité de payer : « Pour louer quelque chose, maintenant, [les propriétaires] font une enquête de crédit tout le temps. Même si tu as un revenu, si ton crédit n’est pas bon, ils ne te louent pas », plaide-t-il. Alors qu’ici, le propriétaire n’est pas regardant.
La fermeture de la Résidence, « ça mettrait beaucoup de monde dehors, carrément dans la rue », a fait valoir André Émond, qui y vit depuis trois ans, en évoquant des voisins « très vulnérables ». « Moi, j’ai d’autres solutions, mais je connais beaucoup de personnes ici qui n’en ont pas. […] Il n’y a pas d’autres places. »
« Recherche de solution pérenne pour les résidants »
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Ça tente pas à la ville de changer le zonage à la place, au lieu de potentiellement mettre du mon dehors de leur logement… une chance que l’itinérance est une priorité de la ville…
Changer le zonage pour l’ensemble du territoire pourrait causer d’autres complications bureaucratiques, mieux vaut procéder au cas par cas par un amendement ou un règlement municipal spécifique qui couvrirait cette exception.
Changer le zonage pour l’ensemble du territoire pourrait causer d’autres complications bureaucratiques
Quel sont les autres complications?
Créer un précédent qui ouvrirait la porte à d’autres demandes similaires.
Les demandes pour les logements pas chers? Ca c’est le but d’un grand changement de zonage!!!
Justement on ne change pas le zonage pour la ville en entière, mais on change le zonage de ce terrain là pour le permettre, on parle pas de permettre une acérie ou une décharge à ciel ouvert, mais ça permettrait de réguler une situation pour littérallement éviter de mettre du monde dans la rue…
Je n’ai rien contre le changement de zonage, mais il faut qu’il y ait consensus de la part des autorités concernées et bureacratiquement c’est plus compliqué à faire qu’à dire.
On s’entend que pour cette situation ici, on parle d’une technicalité bureaucratique, aka proposé une motion au prochain conseil et la faire adoptée, on n’a pas besoin d’études, pas besoin d’analyse ou de rapport.
On veut agir pour régler la crise du logement, qu’on agisse avec urgence et qu’on règle ce problème administratif au PC. Le concensus y est déjà techniquement et permettre de l’opposition a ce changement ne serait simplement pas éthique.
le conseil d’arrondissement peut utiliser le processus d’usage conditionnel pour régulariser la situation : 1 lecture en séance pour adopter le nouvel usage pour l’immeuble, pas de consultation publique.
Voilà ! Simple rapide et efficace comme mesure, faudrait que la ville l’utilise maintenant
La Ville a présenté son plan pour l’hiver
La Ville de Montréal prévoit déployer neuf haltes-chaleur pour permettre aux personnes en situation d’itinérance d’affronter l’hiver et demande au nouveau gouvernement élu « de garantir le financement » pour les trois prochaines années.
La Ville a déposé son Plan chaleur jeudi. « Mon souhait, c’est que ce soit la dernière fois qu’on doive attendre que l’hiver soit à nos portes pour confirmer le financement. J’ai confiance que le nouveau gouvernement du Québec sera au rendez-vous pour fournir les sommes manquantes et assurer un financement durable », a affirmé la mairesse Soraya Martinez Ferrada dans un communiqué de presse.
La mairie estime le coût opérationnel de son plan à 60 millions de dollars sur les trois prochaines années. La Ville demande « de pouvoir compter sur le financement nécessaire aux services d’accompagnement et au soutien social qui permet de les faire fonctionner [les haltes-chaleur].»
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Dans La Presse : Plan en itinérance | 3000 places en halte-chaleur cet hiver à Montréal
Chronique de Patrick Lagacé
Le scandale de l’itinérance
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C’est une semaine noire pour les itinérants.À Granby, on a retrouvé un itinérant mort dehors, lundi.
À Montréal-Nord mercredi, une femme de 50 ans est morte dans l’incendie de sa tente, dans un petit campement. Elle n’est pas la première à mourir ainsi, de façon horrible.
À Longueuil, le même jour, un itinérant qui dormait dans un conteneur à déchets a failli mourir quand ledit conteneur a été vidé dans un camion à ordures. Il s’en est fallu de peu pour qu’il soit broyé à mort.
L’hiver approche, archiprévisible comme chaque année. Et comme tous les automnes, le milieu de l’itinérance « se mobilise », selon l’expression consacrée.
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J’ai pas compris si on annonçait 9 nouvelles halte-chaleur ou si elles s’ajoutaient à celles qui existaient dans le passé. Les articles de presse diffèrent et c’est pas clair.
Elle nous a pas dis que l’itinérance était sa priorité, la Soraya, à coup de braillage publics à la Tivi?
Parce qu’on serait facilement pardonné d’être confus face à cette nouvelle ci.
En fait, c’est un dossier qui s’étire depuis plusieurs années. C’est certain que l’administration précédente aurait pu régler ce problème avant, par contre, SMF est mairesse depuis 1 an et elle aurait pu aussi s’y attaquer plus rapidement, au lieu de continuer de blâmer les élus précédents, et ce, avant que ça sorte dans les nouvelles.
Texte cinglant de Josée Legault sur la crise du logement et de l’itinérance :
Bref, cette crise n’est pas un échec collectif. C’est un échec politique. Les dommages causés au tissu social québécois par la vision foncièrement affairiste de la CAQ en habitation sont en effet immenses.
Face à l’ampleur de la crise du logement et de l’itinérance sous sa garde – sans compter l’état déplorable du réseau de santé -, avouons que ça prend un sérieux culot à la CAQ pour parler déjà de soi-disant résurrection.
Crise de l’itinérance: la CAQ devrait s’en excuser aux Québécois | JDM