Campement Notre-Dame/ Le nombre de tentes explose
Malgré le froid qui commence déjà à s’installer, le nombre de tentes du plus gros campement de personnes itinérantes de Montréal, rue Notre-Dame, a atteint un sommet depuis quelques semaines, selon des chiffres obtenus par La Presse.
L’organisme communautaire L’Anonyme, qui offre plusieurs services sur place dans sa halte-répit, en dénombre près de 200, un peu plus ou un peu moins selon les journées. C’est 100 de plus qu’au printemps ; 50 de plus qu’au pic de l’été dernier. Un décompte de La Presse le 17 septembre en a révélé quelque 190.
Certains des nouveaux venus dans ce qu’on appelle familièrement « la friche », une longue bande gazonnée de 3,6 kilomètres de long qui borde la rue Notre-Dame dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, sont dans la rue depuis peu. Plusieurs arrivent de refuges ou d’autres campements, observent les intervenants de L’Anonyme.
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Même si l’itinérance est un problème « complexe », les médecins et le système de santé peuvent faire mieux pour contribuer à s’attaquer au phénomène, selon le Collège des médecins du Québec.
Dans une prise de position rendue publique ce mercredi, l’ordre professionnel affirme que le système de santé québécois « engendre et maintient, par ses processus complexes et ses barrières administratives, diverses formes de discrimination systémiques à l’égard des personnes vulnérables, et contribue ainsi à faire basculer certaines d’entre elles vers l’itinérance ».
Le Collège des médecins incite ses membres à « aller vers la rue » et propose des solutions concrètes pour atténuer la crise de l’itinérance. « On s’est posé la question à savoir ce que la communauté médicale peut faire de mieux pour participer à améliorer la situation », dit le président du Collège des médecins, le Dr Mauril Gaudreault.
Le Collège estime que plus de cliniques de proximité devraient être créées pour aller à la rencontre des personnes itinérantes. Et que plus de médecins devraient travailler « hors des murs », « que ce soit dans les refuges, les organismes communautaires ou directement dans l’espace public ».
Pour inciter les médecins à se tourner vers cette pratique, la facturation devrait être adaptée, recommande l’ordre professionnel, qui croit aussi que soigner des personnes itinérantes devrait être considéré comme une activité médicale particulière (AMP). En fonction de la région où ils pratiquent et de leur ancienneté, les médecins du Québec doivent accomplir un certain nombre d’heures d’AMP chaque année.
Éliminer les « barrières administratives »
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