BIXI et micromobilité partagée - Actualités

Trottinettes électriques en libre-service L’ennemie de Paris

PHOTO MARTIN BUREAU, AGENCE FRANCE-PRESSE

À Paris, les utilisateurs de trottinettes électriques en libre-service sont réputés pour leurs comportements téméraires.

Les trottinettes électriques en libre-service ont laissé un mauvais souvenir à Paris et à Montréal. Pour que leur retour soit garanti au Québec, des ajustements doivent être apportés.

Publié à 5h00

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Envoyé spécial


Philippe Teisceira-Lessard
Philippe Teisceira-Lessard La Presse

Passeront-elles de la place de la Concorde au boulevard de la Concorde ? Du parvis de Notre-Dame à l’île Notre-Dame ?

Alors que les trottinettes électriques en libre-service préparent leur retour au Québec, elles quittent Paris. La capitale française a récemment voté, en référendum, pour les bannir des rues et des trottoirs de la ville dès la fin du mois d’août.

Les résultats à sens unique du scrutin – 89 % des voix exprimées contre les trottinettes – cachent une fracture générationnelle entre jeunes et vieux Parisiens, a pu constater La Presse sur place, fin avril.

« Il y a un problème de génération », a assuré Fabrice Naud, un trottineur dans la force de l’âge rencontré rue de Rivoli. Il est propriétaire de son propre engin, mais partage les pistes avec les utilisateurs des trottinettes en libre-service, réputés pour leurs comportements téméraires.

Feux grillés, dépassements risqués, vitesse excessive, passager excédentaire : ils sont dangereux « surtout pour eux, mais pour les autres aussi », explique M. Naud.

Les quelques vieux qui utilisent les trottinettes en libre-service, ils ont les mêmes comportements que les jeunes. Sauf qu’il y a plus de jeunes qui les utilisent.

Fabrice Naud, un habitué des trottinettes

Lui-même n’était pas à Paris le jour du référendum, mais il aurait été déchiré s’il avait pu participer : « Je n’avais envie de faire ni du jeunisme ni du vieillisme. »

Les jeunes touristes les aiment aussi beaucoup. Anderson Sirio, un Brésilien qui visitait la Ville Lumière avec sa copine, s’apprêtait à monter avec elle – une pratique interdite. « On s’en va à la tour Eiffel », a-t-il dit. « Ça permet de voir la ville. C’est mieux que de prendre le métro. »

PHOTO PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD, LA PRESSE

Trottinettes et vélos en libre-service abandonnés en vrac rue Valette, dans le quartier des écoles, fin avril

En plus du comportement sur le bitume, les détracteurs des trottinettes ont un autre reproche important envers ces engins : ils se retrouvent un peu partout en ville, souvent couchés sur les trottoirs. Le nombre d’opérateurs, le nombre de trottinettes et les zones de dépôt ont été resserrés l’an dernier.

« Oh, là, là ! Ça va de mal en pis ! », soupire pourtant Christine Larcher en prenant une photo d’un amas de trottinettes rue Valette, tout près du Panthéon. Le stationnement loué par Mme Larcher est fréquemment bloqué par ces dépôts improvisés instables. « Régulièrement, je suis obligée de sortir de ma voiture pour les enlever », a-t-elle déploré.

« Ce n’est pas surveillé, il n’y a pas de policiers. »

« La déception est immense »

Le référendum parisien était consultatif, mais la maire Anne Hidalgo s’est engagée « à respecter le résultat ». À peine 7 % des électeurs se sont exprimés dans les bureaux de vote – à peine 21 – ouverts pour l’occasion. Les entreprises qui exploitent les trottinettes en libre-service ont dénoncé la tenue d’un vote uniquement en « présentiel », alors que les jeunes qui constituent l’essentiel de leur clientèle participent peu à ces exercices.

David Belliard, l’élu responsable du dossier à l’hôtel de ville de Paris, n’a pas voulu accorder d’entrevue à La Presse sur le sujet.

Lime, Dott et Tier – les trois exploitants actuellement présents à Paris – ont déploré la mort annoncée d’un moyen de transport écologique utilisé par 40 000 personnes à Paris.

« La déception est immense, pour les équipes, les usagers et nos proches qui nous soutiennent depuis le début, a indiqué Nicolas Gorse, patron de Dott, sur les réseaux sociaux. C’est aussi un pas en arrière pour Paris dans la transition vers les mobilités décarbonées. »

Les entreprises n’ont pas répondu à la demande d’entrevue de La Presse.

Ina Richard aussi est déçue. Elle arrive rue Bleue pour garer sa trottinette avant de continuer son chemin. « Je suis une utilisatrice fréquente », explique-t-elle, disant alterner entre trottinettes et vélos en libre-service. Elle n’a pas pu voter au référendum : « Ce n’était que pour les gens qui habitent sur Paris. Moi j’habite en banlieue. »

« Après, je peux comprendre aussi : les gens à trottinette font un peu n’importe quoi. J’ai aussi une voiture, et quand je viens sur Paris, les trottinettes et les vélos, c’est chiant », a-t-elle laissé tomber. « Ils ne font pas attention, ils passent et ne regardent pas. »

Les trottinettes électriques n’ont pas dit leur dernier mot au Québec

Après un départ chancelant au Québec, l’industrie de la trottinette électrique tente de remonter en selle. Le déploiement de plusieurs projets pilotes cet été devrait permettre à la province, mais aussi à la Ville de Montréal, de voir « à quel point la technologie a évolué » depuis les ratés initiaux, assurent bon nombre d’entreprises.

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE

Les trottinettes électriques en libre-service ont été interdites à Montréal en 2020 après un projet-pilote non concluant.

« On est prêts à montrer comment nous avons grandi en tant qu’entreprise, en tant que partenaire. Les villes qui vont nous faire confiance à partir de maintenant vont voir très rapidement les nouveaux types de technologie et de véhicules dont nous disposons », affirme le responsable des relations gouvernementales pour l’est du Canada chez Lime, Robert Gardner, en entrevue avec La Presse.

Trois ans après l’abandon des trottinettes électriques en libre-service à Montréal, Laval a annoncé en avril qu’elle entendait tenter l’aventure cet été, avec un projet pilote. La Ville assure qu’elle imposera plusieurs conditions à l’opérateur pour freiner le stationnement illégal, ce qui avait mené à l’échec de l’expérience montréalaise.

Plusieurs autres villes auraient également des discussions en ce moment. Même Montréal n’a pas complètement fermé la porte : les trottinettes seront autorisées pendant l’été au parc Jean-Drapeau.

Parmi les conditions imposées par le ministère des Transports et de la Mobilité durable, on note par exemple une technologie de géoréférencement afin d’indiquer clairement aux utilisateurs la localisation précise des stations de stationnement. Cette technologie pourrait permettre d’empêcher un utilisateur de mettre fin à la réservation de toute trottinette mal stationnée. Québec réclame aussi de prévoir des zones de circulation à vitesse restreinte.

Ces derniers mois, plusieurs opérateurs de trottinettes électriques, dont Lime, Bird, Lyft ou encore Neuron Mobility, se sont inscrits au Registre des lobbyistes du Québec. La raison est presque toujours la même : faire adopter par le Ministère « des orientations favorables envers les trottinettes électriques en libre-service sans ancrage, par exemple en adoptant une réglementation municipale encadrant leur usage ».

« C’est leur dernière chance »

Pour l’expert en planification des transports à l’Université de Montréal Pierre Barrieau, la réalité est que peu ou pas d’entreprises « ont réellement su régler les problèmes qu’on a vus à Montréal en [2019, au cours du projet pilote], à savoir le stationnement illégal et les comportements délinquants ».

La technologie, ça reste qu’elle ne peut détecter quand les gens sont à deux sur une trottinette, ou quand ils sont en état d’ébriété.

Pierre Barrieau, expert en planification des transports à l’Université de Montréal

« Si ces entreprises jugent que leur technologie a évolué, qu’ils en fassent la démonstration. Mais c’est clairement leur dernière chance », glisse M. Barrieau. À ses yeux, la trottinette électrique « a finalement peut-être plus sa place en banlieue qu’en milieu urbain très dense », où les écarts potentiels sont « nombreux », selon lui.

M. Gardner, lui, assure que l’industrie « comprend que différentes juridictions veulent différentes technologies ». « On veut justement collaborer et montrer le meilleur que nous avons à offrir », dit-il. Il n’hésite pas à qualifier de « fiasco » l’arrivée du service à Montréal, qui avait abandonné les trottinettes électriques dès février 2020 en constatant qu’à peine 20 % des trottinettes utilisées en 2019 étaient stationnées dans les aires réservées. Mais depuis, « plusieurs choses ont changé », poursuit l’homme d’affaires.

« Les sanctions financières contre un individu qui met incorrectement fin à un trajet, par exemple, c’est juste beaucoup plus élevé qu’en 2020. En Caroline du Sud, où nous avons institué ce type de stationnement obligatoire, nous avons un taux de réussite de 96 % pour nos trajets. C’est un énorme changement », assure Robert Gardner.

« Convaincu » d’y arriver

Chez Bird Canada, la cheffe du marketing et des partenariats, Sara Evans Saunders, se dit « enthousiaste » devant la possibilité d’étendre ses activités au Canada et au Québec. Son groupe, qui dessert déjà 13 villes canadiennes, dont Ottawa, Edmonton et Calgary, se dit « convaincu que les trottinettes peuvent jouer un rôle important dans l’amélioration de la mobilité dans les villes québécoises ».

Quant aux technologies, tout est en place, assure-t-elle. « Chaque trottinette est suivie par GPS. La Ville peut exiger notamment des restrictions sur la vitesse de roulement dans certaines zones et sur les lieux où les véhicules sont stationnés. Notre technologie possède maintenant plus de 200 capteurs qui peuvent signaler l’état de chaque trottinette et déclencher des contrôles automatiques afin d’améliorer l’efficacité et l’état du parc », soutient la gestionnaire.

Bird dit aussi avoir mis au point « une technologie permettant de créer des espaces de stationnement virtuels qui obligent le conducteur à se garer dans une zone déterminée, et qui vérifient l’espace de stationnement à l’aide de l’appareil photo de votre téléphone portable ». « Nous exploitons ce modèle avec succès dans de nombreuses villes à travers le monde », jure Mme Evans Saunders.

Cinq participants jusqu’ici

Jusqu’ici, le ministère des Transports et de la Mobilité durable affirme que son projet pilote compte cinq participants : les villes de Montréal et de Westmount ainsi que trois entreprises, Bird Canada, Lime et Neuron Mobility. Laval, de son côté, n’a pas encore officiellement confirmé sa participation au projet, mais devrait le faire très bientôt. « Aucune autre participation n’est confirmée pour le projet à ce jour », affirme la porte-parole du Ministère, Sarah Bensadoun. En ce qui concerne le lobbyisme, ajoute-t-elle, « les entreprises Bird Canada et Neuron Mobility ont transmis au cours des derniers mois des demandes pour participer au projet pilote avec de nouveaux modèles de trottinettes électriques ». Bird Canada a été autorisée à participer au projet avec le modèle Bird Three, et Neuron Mobility avec le modèle N3.

https://www.lapresse.ca/actualites/2023-05-22/trottinettes-electriques-en-libre-service/l-ennemie-de-paris.php

Sur la page FB du festival Mural

JUNKO’s sculpture made out of old BIXI Montréal bikes is coming together! We can’t yet fully reveal what this creature will look like, but one thing we can tell you is that IT’S BIG! A huge thank you to BIXI for rendering this upcycling (no pun intended) project possible :bicycle:
:round_pushpin:Somewhere on Saint Laurent, you’ll have to find it during the Festival :wink:

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Des records et des nouvelles cibles pour BIXI en 2023


PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE
Sept semaines après le début de ses activités, le système de vélos en libre-service BIXI se réjouit du fort achalandage dont profite son service jusqu’à présent : 36 % d’augmentation par rapport à l’an dernier, ce qui constitue un record.

(Montréal) Sept semaines après le début de ses activités, le système de vélos en libre-service BIXI se réjouit du fort achalandage dont profite son service jusqu’à présent : 36 % d’augmentation par rapport à l’an dernier, ce qui constitue un record.

Publié à 18h04
Daniel Birru
LA PRESSE

Depuis le début de la saison, le 13 avril, l’entreprise dit compter des résultats qu’elle juge « exceptionnels » jusqu’à présent. D’autant plus qu’elle bénéficie d’une hausse de 43 % de sa clientèle depuis l’an dernier, un autre nombre qui se classe au sommet de son palmarès.

« [Le record] dont BIXI est le plus fier, et sera toujours le plus fier, c’est son nombre de déplacements, son achalandage, dit M. Marier. C’est ce qui détermine la viabilité. L’utilisation du réseau témoigne de la qualité de ses autres records qu’on a battus. […] C’est comme ça qu’on regarde la force opérationnelle et la popularité du vélo BIXI dans la grande région de Montréal. »

Selon M. Marier, le vélopartage est clairement en croissance dans de nombreuses grandes villes à travers le monde, ce qui en fait une industrie grandissante. La popularité et l’accessibilité du vélo sont eux aussi en croissance, à travers la ville.

C’est certain que cette popularité-là ne se fait pas sans utilisateur.

— Pierre-Luc Marier, porte-parole chez BIXI.

Pour s’assurer de pouvoir répondre à la demande de ses utilisateurs, BIXI a pris les moyens nécessaires pour rendre plus adéquate l’utilisation de ses services : plus de stations dépôts à travers la ville, plus de vélos et une mise à niveau de ses équipements, dans le but d’en favoriser l’utilisation.

Les vélos électriques, un moyen d’inciter l’utilisation

Une autre importante force de frappe pour BIXI est l’instauration de ses vélos électriques, qui verront leur nombre augmenter cette année. La Ville de Montréal doit en recevoir 414 tout au long de l’été, qui doivent être mis à la disposition du public au fur et à mesure de leur réception. M. Marier indique que ces vélos permettent de rejoindre des utilisateurs qui sont souvent un peu plus éloignés de la métropole. Ceux-ci seront fixés à un coût de 13 cents la minute.

Autre nouveauté cette année : BIXI ne cessera pas ses opérations à l’automne, et opérera dorénavant à longueur d’année. Depuis sa mise en marché en 2009, le service avait l’habitude d’être interrompu de novembre à avril, avant de reprendre au printemps.

https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2023-06-02/des-records-et-des-nouvelles-cibles-pour-bixi-en-2023.php

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Bixi a mis en service des vélos « glow in the dark » hier soir au Tour de nuit!

Source : https://twitter.com/valpatreau/status/1664781874969935873

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This is a brilliant idea.

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Yeah I think that’s pretty necessary, I noticed a gang of bikes form the bus yesterday night and the Bixi were amongst the most invisible to see, just a few small reflectors doesn’t do much

lol

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Every bixi is equipped with blinking front and back lighting, not just reflectors.

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J’ai spotté un Bixi glow in the dark en déposant le mien

Sur la page FB de Bixi

Des BIXI lumineux ont fait leur apparition dans le réseau!:sparkles::bicycle:

Lancés à l’occasion du Tour la Nuit et du Festival Go Vélo Montréal organisé par Vélo Québec vendredi soir, ces BIXI emmagasinent la lumière durant le jour et éclairent la nuit. À travers eux, nous souhaitons vous offrir une expérience nocturne inédite et souligner les moments uniques que nous passons ensemble, depuis 15 ans.


Glowing BIXIs have made their appearance on the network!:sparkles::bicycle:

Launched on the occasion of Tour la Nuit and the Go Vélo Montréal Festival organized by Vélo Québec on Friday evening, these BIXIs store light during the day and illuminate at night. Through them, we wish to offer you a whole new nocturnal experience and highlight the unique moments we’ve been spending together for the past 15 years.

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Same situation in Griffintown. No bike on the morning and racks full on the afternoon.

L’employé qui ramasse les Bixi avec son camion passe souvent vers 16h30-17h00 à la station Peel/Ottawa

Sinon, c’est vrai qu’il semble manquer de Bixi cette saison… J’ai dû quelque fois marcher jusqu’à la station à côté du Pavillon B de l’ÉTS pour en trouver un.

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La station peel/Ottawa n’est pas si pire, des fois je marches vers cette station pour avoir un vélo. Il ya quelques destinations à côté de la station. C’est plus problématique sur les stations plus au sud séminaire/des bassins des bassins Richmond et cette en face du coop. Je penses que la raison que ces stations sont dans des rue exclusivement résidentiel avec beaucoup de densité d’utilisateurs.

Et a la station orange le seule velo qui était la était finalement endommagé.

J’ai l’impression que la situation est beaucoup mieux dans mon quartier (Petite-Italie/Petite-Patrie) qu’en 2022 qui était assez insupportable. Mais on verra, l’été vient tout juste de commencer… :grimacing:

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Ça tombe bien, une job juste pour lui :wink:

https://biximontreal.recruitee.com/o/chauffeurchauffeuse-redistribution-de-velos-cr2

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Mai a officiellement été le mois le plus achalandé de l’histoire de BIXI, avec plusieurs journées record!
Afin de répondre à cette forte croissance de popularité, nous avons doublé le nombre de stations dépôt et procédons à l’ajout de 1500 points d’ancrage dans les zones les plus achalandées. De nouvelles stations et des BIXI électriques seront également ajoutés au réseau dès leur réception.
Merci de pédaler avec nous aussi souvent!

May was officially the highest ridership month in BIXI history, with several record-breaking days!
In response to this surge in popularity, we have doubled the number of drop-off stations and are in the process of adding 1,500 docking points in the busiest areas. New stations and electric BIXIs will also be added to the network as soon as we receive them.
Thank you for riding with us so often!

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Le résultat final sur la page FB du festival Mural

Some of you may have already seen it displayed on Saint-Laurent – but let us officially introduce the final product! JUNKO’s (@junko.playtime) sculpture made out of old @biximontreal bikes is better than we could’ve ever imagined! His mind! :exploding_head: A huge thank you to BIXI for rendering this upcycling (no pun intended) project possible :bicycle:
:round_pushpin:Saint-Laurent Boulevard, corner of Milton (right next to our Milton Stage – should be easy to find!) :wink:

Certains d’entre vous l’ont peut-être déjà vu exposé sur Saint-Laurent - mais laissez-nous vous présenter officiellement le produit final ! La sculpture de JUNKO (@junko.playtime) faite d’anciens vélos @biximontreal est encore plus impressionnante que nous aurions pu l’imaginer ! Quelle créativité ! :exploding_head: Un immense merci à BIXI pour avoir rendu possible ce projet de re(cycle)age (on a pas pu résister) :bicycle:
:round_pushpin:Boulevard Saint-Laurent, à l’angle de Milton (juste à côté de notre Scène Milton - elle devrait être facile à trouver !) :wink:

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Je l’ai vu en personne - c’est vraiment cool et tout le monde s’arrêtait pour le prendre en photo!

Je me demande où sera son domicile final - ça serait cool de l’avoir près du REV.

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Des usagers de BIXI facturés malgré le retour du vélo en station

Un total de 40 vélos seront disponibles sur le territoire. Photo: Archives Métro, Josie Desmarais

Clément Bolano

24 juin 2023 à 14h23 3 minutes de lecture

Des utilisateurs du système de vélos en libre-service BIXI à Montréal se plaignent de facturations inattendues malgré le retour de leurs vélos en station. Selon eux, les frais excessifs sont injustes et souvent basés sur des malentendus ou des erreurs. BIXI assure de son côté prévoir des remboursements en cas de dysfonctionnement du système.

Bruno Cavalcante Soares raconte qu’il a été facturé plus de 60 dollars sans explication. Après un appel à BIXI, on lui aurait indiqué que son vélo n’avait pas été correctement verrouillé à la station. «Ils ont trouvé le vélo après 16 heures dans le même endroit», raconte-t-il. Ce dernier a ainsi été facturé 60$ par l’entreprise.

Alex relate une situation similaire, où le voyant est passé au vert et le vélo semblait verrouillé, mais il aurait continué à être facturé. Vanessa, une autre utilisatrice, s’est vu facturer 57 $ pour une utilisation présumée de 18 heures, bien qu’elle affirme avoir utilisé et restitué le vélo en moins d’une heure. «Qui utilise un bixi pendant 18 heures? Je leur ai dit qu’il s’agissait clairement d’une fraude», raconte-t-elle.

Un utilisateur anonyme a partagé une expérience particulièrement stressante où il a été facturé 50 $ de plus pour un voyage de 15 minutes. Malgré plusieurs appels au service client de BIXI, on lui a dit qu’il devait attendre que le vélo soit enregistré comme restitué avant de pouvoir demander un remboursement.

L’application comme solution

Dans un courriel envoyé à Métro, BIXI assure que «la majorité des utilisateurs sont satisfaits de leurs services, avec un taux de satisfaction de 90% année après année». En réponse à ces plaintes d’usagers, l’entreprise encourage les utilisateurs à utiliser leur application mobile. Celle-ci offre un chronomètre indiquant la durée de la location et envoie des notifications pour confirmer le retour du vélo.

«Il peut arriver que certains points d’ancrage soient endommagés, reconnaît le service*.* Les techniciens de BIXI sur la route s’assurent qu’ils soient rapidement réparés et fonctionnels. Si la station ou le point d’ancrage utilisés par ces clients démontrent un bris, sachez que les clients sont toujours remboursés par notre service à la clientèle. Pour ce faire, il suffit de nous contacter dès une absence de voyant vert.»

BIXI insiste sur la responsabilité de l’utilisateur de s’assurer que le vélo est correctement verrouillé, indiqué par un voyant vert sur le point d’ancrage. Ils suggèrent que si un utilisateur ne voit pas ce voyant, il doit contacter immédiatement le service à la clientèle.

«Le montant facturé est d’un maximum de 50 $ + taxes pour les vélos qui n’ont pas été verrouillés dans un point d’ancrage», précise-t-on. En cas de dysfonctionnement, des remboursements sont prévus pourvu que les utilisateurs contactent BIXI dès qu’une anomalie est observée.

Vélos en libre-service Le service de BIXI victime de sa popularité

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

BIXI enregistre déjà cette saison des hausses d’achalandage de 40 % sur son réseau de vélos en libre-service.

BIXI n’a jamais été aussi populaire à Montréal. L’été est à peine commencé et l’organisme enregistre des hausses d’achalandage de 40 % par rapport à l’an dernier, en plus de deux journées record de 67 000 déplacements. Mais il y a un bémol : l’engouement est tel que le service est, dans certains secteurs, victime de sa popularité.

Publié à 0h46 Mis à jour à 5h00

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Henri Ouellette-Vézina
Henri Ouellette-Vézina La Presse

« C’est sûr que cette année, on va massacrer tous nos records », lance le directeur général de BIXI Montréal, Christian Vermette, en entrevue avec La Presse. Il qualifie ce début de saison de « complètement fou ». « L’an passé, on avait eu une hausse de 55 % suivant la pandémie. On s’attendait à un certain retour à la normale cette année, avec une augmentation plus standard autour de 10 %. Mais non, on est déjà à 40 %. Ça augmente sans cesse », poursuit M. Vermette.

Le nombre de déplacements quotidiens n’y est pas étranger. L’an dernier, le sommet moyen était d’un peu plus de 50 000 déplacements. En comparaison, la semaine dernière, deux journées de plus de 67 000 déplacements ont été enregistrées.

Même le vendredi férié, où normalement c’est tranquille, on a touché les 63 000 trajets. Il se passe vraiment quelque chose.

Christian Vermette, directeur général de BIXI Montréal

Ces hausses surviennent au moment où BIXI effectue une mise à jour importante de ses infrastructures, la plus importante des 15 dernières années. Jusqu’à 3000 points d’ancrage doivent être retapés dans les trois prochaines années, pendant que 2000 autres seront mis en service graduellement.

Tout cela s’ajoute aux 1000 vélos en libre-service (VLS) que la Ville rajoute en moyenne chaque année, rappelle M. Vermette. « On en a 414 qui sont arrivés dans les derniers jours qu’on est en train de mettre sur la route. C’est énorme comme opération quotidienne », détaille-t-il.

Usagers face à des stations vides

Avec l’engouement, viennent toutefois des défis liés à la qualité du service. La hausse constante de l’achalandage ne s’accompagne pas d’efforts suffisants pour améliorer l’infrastructure du service, déplorent de plus en plus d’usagers sur les réseaux sociaux.

« Je trouve ça plus difficile cet été. Il y a moins de bornes près de chez moi, dans l’est du Plateau, alors que c’est densément peuplé. Clairement, le nombre de points d’ancrage n’est pas assez élevé pour le nombre de personnes », illustre Josiane Cossette, qui utilise les services de BIXI depuis déjà plusieurs années. Selon elle, dès que l’heure de pointe du matin est passée, « c’est pratiquement vide toute la journée ».

Le risque que les deux ou trois vélos qui restent soient partis quand on doit marcher plus de 400 mètres pour se rendre à une station, c’est très élevé. Ça devient excessivement difficile de planifier les déplacements, d’être à l’heure.

Josiane Cossette, résidante du Plateau-Est

Un système de réservation à court terme pourrait faire la différence, renchérit la résidante, qui appelle BIXI Montréal à remplir ses stations à moins grand volume pour desservir plus de secteurs. « Plus de roulement, ça faciliterait grandement la situation. Là, les bornes se vident littéralement sous nos yeux », soutient-elle.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Selon BIXI, son réseau compte plus de 10 000 vélos en libre-service, dont 2600 vélos électriques.

Sur la page Facebook de BIXI, une publication de Mme Cossette a rapidement été partagée par plusieurs autres. « Idem dans Villeray. J’adore le concept des BIXI, mais ces temps-ci, je fais parfois jusqu’à 3 stations avant de trouver un BIXI disponible. Et j’arrive en retard à mes rendez-vous », a renchéri Julie Lemire. « C’est une des raisons pourquoi je boude l’abonnement mensuel », a aussi soulevé Mathieu Duchesne.

« On essaie de suivre »

Christian Vermette, lui, jure que son équipe fait tout en son pouvoir pour améliorer la situation. Il reconnaît que dans « certains secteurs », surtout le Plateau-Mont-Royal et Rosemont, « certaines stations sont vides le matin ».

Il faut comprendre qu’on a un écart de 3000 vélos chaque jour entre les départs et les arrivées dans ces secteurs. Ça fait énormément de vélos à remonter chaque jour.

Christian Vermette, directeur général de BIXI Montréal

Afin d’éviter la congestion dans les stations, son groupe vient d’embaucher plus de personnel pour créer des « stations-dépôt ». « Ça nous permet d’avoir des gens sur place, aux points chauds, qui peuvent au moins mettre les vélos sur le côté quand les stations ne sont pas assez grandes », illustre M. Vermette.

Pour le reste, tout est une question d’investissements, selon le DG. « Si on augmente l’achalandage de 40 %, il faudrait théoriquement que les équipements suivent le même rythme. Mais ce n’est pas toujours aussi évident. La Ville a plusieurs autres enjeux à gérer. Nous, on s’ajuste comme on le peut, on essaie de suivre. »

« Sur 900 stations, c’est sûr qu’il va y en avoir des vides et d’autres pleines par moments. Les gens aimeraient avoir toujours un vélo à proximité, mais c’est un peu impossible présentement avec 67 000 déplacements. […] On se dit que bientôt, on va revenir vers des croissances plus normales de 10 %. Et d’ici là, on continue d’augmenter l’offre », conclut Christian Vermette.

Bientôt à Terrebonne

Une annonce aura par ailleurs lieu ce mercredi à Terrebonne, en présence du maire Mathieu Traversy et du directeur général d’exo, Sylvain Yelle, pour confirmer l’arrivée de trois premières stations BIXI à Terrebonne, dans la couronne nord. C’est exo qui sera responsable du projet, à court terme. Quelques dizaines de vélos seront mis en service dans un premier temps, dont la moitié devraient être entièrement électriques.

Source : Ville de Terrebonne
https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/2023-06-28/velos-en-libre-service/le-service-de-bixi-victime-de-sa-popularite.php

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Bixi à Terrebonne (page FB de Bixi)

BIXI arrive dans la Ville de Terrebonne! :tada:
Nous sommes très fiers d’annoncer, en collaboration avec Exo - Réseau de transport métropolitain, que les BIXI seront désormais accessibles aux citoyens de Terrebonne, juste à temps pour les célébrations du 350e anniversaire de la ville!
3 stations seront installées au terminus d’autobus d’exo, au théâtre du Vieux-Terrebonne et au parc Saint-Sacrement pour permettre aux résidents et aux visiteurs de se déplacer facilement entre les attraits touristiques, les zones commerciales, les lieux de loisirs et les transports en commun.
Découvrez Terrebonne autrement dès le 7 juillet! :bicycle:

BIXI arrives in Terrebonne! :tada:
We are very proud to announce, in collaboration with exo, that BIXIs will now be available to Terrebonne citizens, just in time for the city’s 350th anniversary celebrations!
3 stations will be installed at the exo bus terminus, at the Théâtre du Vieux-Terrebonne and Parc Saint-Sacrement to enable residents and visitors to move easily between tourist attractions, shopping areas and public transport.
Discover Terrebonne in new ways starting July 7! :bicycle:

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