BIXI et micromobilité partagée - Actualités

Les trottinettes électriques deviennent légales au Québec


Une trottinette électrique circule sur la rue Rachel.
Photo: iStock

Mateo Gaurrand-Paradot
6 juillet 2023 à 8h12 - Mis à jour 6 juillet 2023 à 8h13 2 minutes de lecture

Alors que l’usage d’une trottinette électrique était interdit sur la voie publique, Geneviève Guilbault, ministre des Transports, modifie le Code de la sécurité routière et autorise son usage.

L’arrêté en question entrera en vigueur le 20 juillet, et à compter de ce moment, les trottinettes pourront rouler sur les routes du Québec limitées à 50km/h ou moins ainsi que sur toutes les pistes cyclables. Tout comme pour les cyclistes, les usagers des trottinettes électriques ne pourront pas circuler sur un trottoir, excepté en cas de nécessité.

Les trottinettes électriques en libre-service n’étaient pas complètement illégales jusqu’à la, car un projet pilote permettait à des municipalités d’autoriser un tel service sur leur territoire. Depuis cet été, les trottinettes électriques en libre-service sont de retour dans le parc Jean-Drapeau.

Plusieurs points de sécurité routière qui s’appliqueront pour les conducteurs de trottinettes :

  • Il faut être âgé d’au moins 14 ans pour conduire une trottinette électrique. Une preuve d’identité doit être gardée sur soi par le conducteur.
  • Le port du casque est obligatoire.
  • Les trottinettes électriques ne peuvent transporter de passagers.
  • Il est obligatoire d’indiquer son intention de tourner, soit par un clignotant, soit par un geste du bras.
  • Il est interdit de porter des écouteurs sur une trottinette électrique.
  • Il est interdit de boire de l’alcool, ou de consommer toutes drogues, en circulant en trottinette.
  • L’usager d’une trottinette électrique doit se soumettre aux règles du code de la sécurité routière concernant les feux d’intersections, les arrêts et les priorités de passage.

L’autorisation des trottinettes électriques par décret n’est pas forcément définitive. En effet, le décret est valide jusqu’au 20 juillet 2026.

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Parlant de trottinettes, qu’est il arrivé du projet à Laval? Je n’en ai encore vu aucune.

https://www.laval.ca/Pages/Fr/Activites/trottinettes-electriques.aspx

https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/2023-04-13/laval-tente-a-son-tour-l-aventure-des-trottinettes-electriques.php

Rare CAQ W.

Le décret ministériel est ici

Projet pilote relatif à l’utilisation des appareils de transport personnel motorisés
Règlements et autres actesGazette No. 27A du 05-07-2023 Page: 3059A


Les trottinettes électriques pourront circuler au Québec jusqu’à 25 km/h


Adil Boukind, Le Devoir
Un stationnement pour les trottinettes électriques à Montréal.

Adrien Banville
18 h 05
Transports / Urbanisme

Les trottinettes électriques pourront circuler légalement, à compter du 20 juillet, dans les rues où la vitesse est limitée à 50 km/h et moins. Le gouvernement Legault donne le feu vert à un projet de trois ans visant à mettre à l’essai ce type de véhicule pour les conducteurs de 14 ans et plus.

Les trottinettes électriques ont beau être « illégales » pour le moment au Québec, on en croise de plus en plus dans les rues de Montréal, notamment. Ce flou légal se dissipera dans deux semaines en raison d’un décret ministériel publié jeudi par la ministre des Transports et de la Mobilité durable, Geneviève Guilbault.

« Il y a lieu d’expérimenter plus largement leur usage dans le respect de la sécurité routière », fait valoir la ministre dans le document de cinq pages.

Bien qu’un projet de trottinettes électriques en libre-service soit exploité depuis le 1er juillet au parc Jean-Drapeau et qu’un autre sera implanté cet été à Laval, la ministre juge que « ces projets pilotes [de trottinettes en libre-service] ne permettent pas de prendre la pleine mesure de l’utilisation des trottinettes électriques et des appareils de transport personnel ».

Les trottinettes électriques seront autorisées à rouler au Québec à une vitesse maximale de 25 km/h. La puissance du moteur sera limitée à 500 watts. Elles devront être munies de roues d’un diamètre d’au moins 19 centimètres et de réflecteurs. Leur poids maximal sera de 36 kilogrammes.

Une seule personne à la fois pourra embarquer sur les trottinettes. Le port d’écouteurs sera interdit.

« Depuis deux ou trois ans, on a vu une augmentation assez significative de ces véhicules sur le réseau cyclable, et pas que les trottinettes électriques », explique Nicolas Vigneault, porte-parole du ministère des Transports et de la Mobilité durable.

Il explique que la législation actuelle devra aussi anticiper l’arrivée de nouveaux véhicules émergents dans les prochaines années, comme les gyroroues, ces véhicules électriques munis d’une seule roue, sans appui pour les mains. Ces véhicules seront aussi permis à compter du 20 juillet en vertu du décret adopté jeudi.

Un projet à Laval

Pour sa part, la Ville de Laval, qui attendait le feu vert de Québec pour lancer un projet pilote de trottinettes en libre-service, modifiera ses règlements municipaux pour se conformer à ce nouveau cadre législatif. Un premier permis est prêt à entrer en vigueur avec le fournisseur Bird Canada, confirme Philippe Déry, chef des affaires publiques de la municipalité.

« C’est une bonne nouvelle pour les citoyens, car ça ouvre la porte à de nouvelles formes de mobilité durable », fait valoir le porte-parole. Il ne peut toutefois s’avancer sur une date de lancement.

Une centaine de trottinettes seront déployées cet été dans 33 stations réparties dans la zone d’exploitation située entre les boulevards Curé-Labelle et des Laurentides et entre l’A440 et la rivière des Prairies. D’autres fournisseurs pourraient se joindre au projet, selon la Ville.

Le tarif à la minute, qui sera fixé par l’exploitant, n’a pas été précisé pour les trottinettes en libre-service à Laval. Les bolides seront équipés de capteurs GPS qui permettront d’en faire le suivi en direct. S’il advenait qu’un usager sorte de la zone d’exploitation, la trottinette ralentirait doucement avant de s’immobiliser.

Reportage au Téléjournal 18h

Trottinettes électriques : bientôt légales sur les routes et pistes cyclables

Les trottinettes électriques pourront bientôt circuler sur les routes et les pistes cyclables. Québec modifie le Code de la sécurité routière pour les rendre légales, mais avec plusieurs conditions.

Entrevue radio avec le maire de Laval sur le service de trottinettes en libre-service

Les trottinettes électriques en libre-service arrivent à Laval

Projet pilote de trottinettes électriques à Laval : Stéphane Boyer, maire de Laval


Environ 200 trottinettes électriques peuvent maintenant être louées en libre-service par la population de Laval.PHOTO : Radio-Canada / Charles Contant

Le 15-18
Publié le 1 août 2023

Environ 200 trottinettes électriques sont maintenant offertes à la population de Laval pour la location en libre-service. Il s’agit d’un projet pilote de trois ans, limité à un quadrilatère de 20 kilomètres carrés, semblable à celui qui est en cours au parc Jean-Drapeau de Montréal. Le maire de Laval, Stéphane Boyer, explique que la Ville cherche des solutions de déplacements qui ne dépendent pas de la voiture.

Les trottinettes se trouvent dans 33 stations réparties dans la zone du projet pilote, délimitée par le boulevard Curé-Labelle, le boulevard des Laurentides, l’autoroute 440 et la rivière des Prairies.

« C’est une offre supplémentaire de déplacement qui ne prend pas beaucoup de place dans la ville. […] On sait que ce n’est pas pour tout le monde, mais si quelques milliers de personnes l’empruntent, ça sera déjà quelques milliers de voitures de moins sur les routes. »

— Une citation de Stéphane Boyer, maire de Laval

https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/Le-15-18/segments/entrevue/451509/trottinettes-electriques-laval


Laval déploie à son tour des trottinettes électriques en libre-service


Marie-France Coallier, Archives Le Devoir
Pour ce projet pilote, les trottinettistes férus ou amateurs ne pourront rouler qu’au sein d’un quadrilatère de 20 km² situé entre les boulevards Curé-Labelle et des Laurentides et entre l’A-440 et la rivière des Prairies. (Photo d’illustration prise à Montréal en 2021)

Adrien Banville
31 juillet 2023
Transports / Urbanisme

Deux cents trottinettes électriques sont déployées depuis vendredi dans les 33 stations aménagées à cet effet par la Ville de Laval. Les bolides, dont l’exploitation est partagée par les entreprises Lime et Bird, rouleront jusqu’au 15 novembre.

« Nous avons appris des essais d’ici et d’ailleurs pour nous assurer d’être prêts à déployer un service intéressant pour tous les Lavallois », a commenté par communiqué le maire de Laval, Stéphane Boyer. « Nous sommes fiers de nous lancer aujourd’hui dans l’aventure ! » s’est-il réjoui.

Emboîtant le pas au parc Jean-Drapeau, qui offre un service de trottinettes libre-service depuis le 1er juillet, Laval est la première ville à mettre en branle son projet pilote depuis la légalisation des trottinettes électriques partout au Québec, le 20 juillet dernier.

Pour ce projet pilote, les trottinettistes férus ou amateurs pourront rouler au sein d’un quadrilatère de 20 km2 situé entre les boulevards Curé-Labelle et des Laurentides, ainsi qu’entre l’autoroute 440 et la rivière des Prairies. Il n’est pas possible, pour l’instant, de rouler en dehors de cette zone.

En effet, les véhicules sont équipés de capteurs GPS permettant d’en assurer le suivi en direct. S’il advenait qu’un usager sorte de la zone d’exploitation, la trottinette ralentirait doucement avant de s’immobiliser. Ce même capteur est aussi équipé d’un gyroscope afin d’éviter que les trottinettes ne soient laissées au sol par négligence.

Le service sera disponible beau temps mauvais temps et à toute heure du jour, pour autant que les usagers ne dépassent pas la zone du projet pilote.

0,40 $

Il s’agit du montant, par minute, que devrai payer un usager des trottinettes électriques Lime à Laval. Pour la compagnie Bird, ce sera plutôt 0,42 $.

La location de trottinettes s’effectue par application mobile au coût de 1,15 $ pour déverrouiller le bolide, puis de 0,40 $ la minute pour les trottinettes de Lime ou 0,42 $ la minute pour celles de la compagnie Bird. Le casque est obligatoire en tout temps et fourni avec la location du véhicule. Les règlements entourant la conduite des trottinettes électriques s’appliquent aussi aux véhicules en location libre-service. Leur location sera toutefois interdite aux jeunes âgés de moins de 14 ans.

Prévenir les mésaventures

En 2019, le projet pilote de trottinettes en libre-service dans la métropole avait laissé un goût amer aux Montréalais en raison du taux élevé de délinquance chez les usagers. Les trottinettes étaient souvent mal stationnées ou abandonnées en dehors des points de service.

Les trottinettes électriques libre-service, contrairement aux Bixi, n’ont pas de stations d’ancrage. La Ville de Laval et les fournisseurs misent donc sur l’équipement GPS et gyroscopique dont sont munis les nouveaux modèles afin de prévenir le vandalisme et l’incivilité.

Selon la Ville de Laval, non seulement le minuteur intégré à la trottinette facturera l’usager tant qu’elle ne sera pas adéquatement rangée aux endroits prévus, mais les délinquants pourraient aussi s’exposer à des amendes entre 100 $ et 300 $ en cas de non-respect des règlements

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BIXI bat tous ses records

Plus de 1,8 M de déplacements en BIXI ont été enregistré en juillet. Photo: Archives Métro

Nicolas Monet

4 août 2023 à 15h40 1 minute de lecture

Le vélo avait manifestement la cote le mois dernier à Montréal. Après le REV Saint-Denis, au tour de BIXI de battre son record d’utilisation, avec 1 831 000 déplacements en juillet, a appris Métro.

En moyenne, plus de 59 000 Montréalais ont utilisé chaque jour le système de vélos en libre-service. Un sommet historique de 70 544 déplacements en une journée a été établi le 14 juillet, souligne la porte-parole de BIXI, Bérengère Thériault.

Le précédent record mensuel avait été établi tout juste avant, en juin 2023, avec 1 683 000 trajets.

L’utilisation de BIXI est en explosion, le nombre de déplacements ayant augmenté de 19,3% en juillet 2023 par rapport à juillet 2022.

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C’est quand même fou car on a vraiment eu un mois de juillet de m**** niveau météo!


À LONGUEUIL, À BROSSARD, PARTOUT!!
Encore plus d’investissement provinciaux et fédéraux! Partout sur le territoire de l’ARTM ça devrait être desservi en BIXI.

La demande est là, c’est impossible à nier. Et les villes devraient s’empresser d’améliorer leur réseau cyclable.

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À ce sujet :slight_smile:

Nouveau record du meilleur mois à vie sur le REV Saint-denis a Montréal (209,826 vs. 201,663 en juillet 2022).

Ce qui semble être une petite augmentation de 3.8% est en fait une nette croissance vue la différence de journées pluvieuses (15 vs. 6) et pluviométrie (211 mm vs. 73.6 mm) (>+250%).

D’ailleurs au 31 juillet 2022, on avait atteint 700,722 passages comparés à 799,387 au 31 juillet 2023).

Mesures faites à l’aéroport P.E.T.

Source infoclimat et eco-compteurs.






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Fascinant!

Montréal envisage de bonifier sa flotte de BIXI

La mairesse de la Ville de Montréal, Valérie Plante. Photo: Quentin Dufranne / Métro Média

Quentin Dufranne

8 août 2023 à 14h48 - Mis à jour 8 août 2023 à 14h49 2 minutes de lecture

Alors que BIXI bat des records avec 1 831 000 déplacements en juillet, Valérie Plante se dit ouverte à augmenter le nombre de vélos sur son territoire. Au total, plus de 59 000 Montréalais ont utilisé chaque jour le système de vélos en libre-service.

Pour le moment, le réseau comprend plus de 10 000 vélos, dont 2 600 BIXI électriques qui se retrouvent dans 865 stations sur le territoire montréalais.

«Est-ce qu’on souhaite bonifier l’offre de BIXI? Évidemment que c’est sur la table, l’idée est d’encourager les gens de temps en temps ou en tout temps d’adopter pour de la mobilité douce et donc délaisser la voiture», a expliqué la mairesse Plante en conférence de presse, mardi.

On est tellement fier du succès de BIXI. Autant beau temps que mauvais temps les gens l’utilisent

Valérie Plante, mairesse de Plante

En juillet, le nombre de déplacements a augmenté de 19,3% par rapport à la même période l’an dernier. Le service de BIXI reste une bonne option pour les Montréalais qui désirent laisser leur voiture à la maison, selon Valérie Plante.

«BIXI c’est une excellente alternative, c’est entièrement montréalais, on en est fier et on regarde toutes les options», a ajouté la mairesse.

En plus de battre des records, BIXI prévoit déployer dès cette année ses services même pendant la période hivernale.

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Trottinettes au parc Jean-Drapeau | Près de 5000 trajets depuis le début juillet


PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE
En 2019, l’administration Plante avait abandonné l’expérience des trottinettes électriques peu après y avoir ouvert la porte, alors qu’à peine 20 % des trottinettes étaient rangées dans les aires réservées.

Près de 5000 trajets ont été effectués en trottinette électrique depuis le lancement du projet pilote au parc Jean-Drapeau, il y a un peu plus d’un mois, montrent des données publiées jeudi par l’entreprise qui y pilote le système de libre-service, Bird Canada.

Publié à 10h43
Henri Ouellette-Vézina
LA PRESSE

Au total, plus de 4700 déplacements ont officiellement été enregistrés. L’opérateur affirme que l’achalandage est surtout au rendez-vous le week-end. Le samedi et le dimanche, « plus de 200 trajets sont réalisés en moyenne par jour avec les trottinettes », lit-on dans le bilan préliminaire.

Ultimement, environ 500 kilomètres sont parcourus avec les quelque 200 engins disponibles de Bird Canada, sur une base quotidienne.

« Nous sommes ravis de la réponse des Montréalais et des visiteurs du parc Jean-Drapeau envers ce nouveau service. Notre équipe continue de travailler quotidiennement en collaboration avec la Société́ du parc Jean-Drapeau pour s’assurer que le projet pilote soit une réussite et demeure sécuritaire », a indiqué jeudi le PDG de l’entreprise, Stewart Lyons.

Cet été, Bird Canada fournira d’ailleurs 30 trottinettes électriques supplémentaires aux salariés d’evenko durant les festivals Osheaga, ILESONIQ et Lasso, ainsi qu’aux artistes qui se produiront sur place.

Depuis le 1er juillet, les trottinettes de Bird sont de retour dans la métropole, mais seulement au parc Jean-Drapeau, et ce jusqu’au 15 novembre. Il s’agit d’un projet pilote, circonscrit sur les îles Notre-Dame et Sainte-Hélène, ayant notamment pour objectif de tester si un éventuel retour plus large est possible ou envisageable dans un autre circuit « fermé », potentiellement sur l’île.

Au cabinet de la mairesse Valérie Plante, on fait valoir que « ces résultats positifs constatés par Bird […] sont emballants ». « Nous sommes heureux de voir que les visiteurs sont au rendez-vous. Nous continuerons de suivre la progression de ce projet pilote qui doit s’assurer de rencontrer des conditions sécurité strictes. Le respect de ces modalités est crucial », a affirmé l’attachée de presse, Béatrice Saulnier-Yelle.

Pour éviter un nouveau calvaire, l’entreprise avait promis que ses engins seraient tous munis « d’un système de localisation GPS » et circuleraient à l’intérieur des limites du parc Jean-Drapeau. Elle a aussi établi des « zones à vitesse réduite pour s’assurer du respect des règles de stationnement ». Grâce à l’application mobile, les trajets ne peuvent depuis être terminés ailleurs que dans les zones de stationnement prévues.

Le traumatisme entourant ces engins est encore récent pour la Ville de Montréal et ses habitants. En 2019, l’administration Plante avait abandonné l’expérience des trottinettes électriques peu après y avoir ouvert la porte, alors qu’à peine 20 % des trottinettes étaient rangées dans les aires réservées.

Elles se retrouvaient souvent dans des endroits où elles nuisaient à la circulation et leur cohabitation avec les piétons et les cyclistes était difficile. Au total, 324 constats d’infraction avaient été donnés par la police montréalaise pour non-respect du Code de la sécurité routière, principalement pour non-port du casque.

https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/2023-08-10/trottinettes-au-parc-jean-drapeau/pres-de-5000-trajets-depuis-le-debut-juillet.php

BIXI fait retirer une publicité sur les sables bitumineux


PHOTO FOURNIE PAR CAROLINE BROUILLETTE
Des affiches de l’Alliance Nouvelles voies, un lobby des principaux acteurs de l’industrie pétrolière canadienne qui avait acheté de la visibilité sur les bornes de location dans la métropole.

L’entreprise de vélos en libre-service BIXI a indiqué mardi avoir demandé le retrait de toutes ses installations d’une publicité liée à l’industrie des sables bitumineux.

Publié le 15 août
Philippe Teisceira-Lessard
LA PRESSE

Il s’agit d’affiches de l’Alliance Nouvelles voies, un lobby des principaux acteurs de l’industrie pétrolière canadienne qui avait acheté de la visibilité sur les bornes de location de la métropole.

Depuis quelques jours, des internautes dénonçaient la présence de ces publicités sur les installations d’une entreprise liée au développement durable.

« BIXI est un organisme qui prône la pratique du transport actif respectueux de l’environnement », a indiqué l’organisation dans un courriel non signé. « BIXI a demandé le retrait de cette publicité à Outfront, qui procède au retrait. Outfront a le mandat exclusif de gérer les espaces publicitaires du réseau BIXI. »

Pierre-Luc Marier, un porte-parole de BIXI, a ajouté en après-midi que la publicité avait causé un « malaise profond » au sein de l’organisation. « C’est un message qui va à l’encontre de qui on est profondément », a-t-il dit. « Dans ce cas-là, ça va vraiment au cœur de notre organisation, de notre mission. […] Ça vient nous chercher. »

Caroline Brouillette, directrice générale du Réseau action climat, est parmi les internautes qui se sont opposés à la présence de ces publicités.

« On tente d’ajouter une couche de vernis vert sur une industrie qui cherche à maintenir le statu quo quant au développement de l’exploitation du pétrole, a-t-elle dénoncé. L’industrie fossile depuis des années tente de désinformer les citoyens. »

Alliance Nouvelles voies est aussi présente dans les espaces publicitaires de la Société de transport de Montréal (STM). La STM n’a pas répondu aux questions de La Presse sur le sujet.

« On appelle la STM à faire la même chose », a dit Mme Brouillette.

Les publicités portent le slogan : « C’est clair, on avance vers des activités d’exploitation carboneutres ».

L’Alliance Nouvelles voies se présente comme le rassemblement des plus grands producteurs de sables bitumineux au Canada. « Nous joignons nos forces pour nous attaquer aux changements climatiques », indique le site web du regroupement. « Nos six sociétés produisent ensemble environ 95 % du pétrole issu des sables bitumineux au Canada. »

Alliance Nouvelles voies n’a pas répondu au courriel de La Presse.


BIXI fait retirer des publicités de l’industrie des sables bitumineux

Alexandre Shields
Pôle environnement
15 août 2023

Bixi a exigé et obtenu le retrait de publicités faisant la promotion de l’industrie des sables bitumineux sur ses stations de vélos en libre-service. Les pétrolières y vantaient leurs efforts climatiques en vue d’atteindre la carboneutralité au cours des prochaines années.

« C’est clair, on avance à grands pas », pouvait-on lire sur les publicités de l’Alliance nouvelles voies, un regroupement d’entreprises qui représentent 95 % de la production pétrolière des sables bitumineux, soit près de trois millions de barils par jour.

La publicité, qui était visible sur les panneaux publicitaires de stations de vélos en libre-service Bixi, affirmait aussi que « le captage du carbone est une étape importante vers des activités d’exploitation carboneutres ».

Ces panneaux ont suscité de vives critiques, notamment de la part de la directrice générale du Réseau action climat Canada, Caroline Brouillette. « Je rêve : la campagne d’écoblanchiment des grandes compagnies des sables bitumineux canadiennes sur des stations de Bixi Montréal, pendant que la ville est assiégée d’impacts climatiques », a-t-elle déploré sur la plateforme X, anciennement Twitter.

Mardi, ces publicités ont toutefois disparu des stations de Bixi à Montréal. « Les valeurs de Bixi sont liées au développement durable. Nous avons effectivement demandé à Outfront, qui a le mandat exclusif de gestion de nos espaces publicitaires, de retirer ces publicités, ce qu’ils ont décidé de faire. Nous sommes satisfaits de leur réponse », a indiqué le porte-parole Pierre-Luc Marier dans une réponse écrite.

Enquête

L’Alliance nouvelles voies est un regroupement très actif dans la promotion de l’industrie des sables bitumineux. Le gouvernement Trudeau l’avait d’ailleurs invitée à tenir un événement au pavillon du Canada lors de la plus récente conférence climatique de l’ONU, la COP27.

L’objectif était de permettre à l’industrie de présenter le projet de capture et de stockage de carbone censé lui permettre d’atteindre la carboneutralité. Le gouvernement fédéral a accordé des centaines de millions de dollars de fonds publics pour que soit évalué le potentiel de « viabilité commerciale » de cette technologie au Canada. La mise au point de cette technologie, qui en est encore à un stade expérimental, est une priorité pour le secteur des énergies fossiles, qui y voit une façon de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de la production pétrolière.

Le Bureau de la concurrence a pour sa part annoncé en mai la tenue d’une enquête afin de déterminer si le lobby de l’industrie des sables bitumineux use de pratiques commerciales trompeuses en affirmant que l’exploitation pétrolière est sur la voie de la « carboneutralité ».

La procédure découle d’une plainte déposée par Greenpeace Canada, une démarche appuyée par l’ancienne ministre fédérale de l’Environnement Catherine McKenna. Dans sa plainte, Greenpeace dénonce le discours de l’industrie et affirme qu’il constitue « une tactique d’écoblanchiment ».

C’est une tactique d’écoblanchiment.

— Greenpeace Canada

Les écologistes soulignent notamment que le plan de carboneutralité de l’industrie ne tient pas compte des émissions de gaz à effet de serre imputables à l’utilisation du pétrole, qui est principalement exporté et brûlé ailleurs dans le monde. Une estimation du ministère fédéral de l’Environnement a déjà indiqué qu’entre 2016 et 2020, les seules émissions liées au pétrole exporté ont atteint 3,22 milliards de tonnes de GES, soit une moyenne annuelle de près de 644 millions de tonnes.

« Défi climatique »

L’Alliance nouvelles voies s’est toutefois défendue de recourir à des pratiques commerciales trompeuses. Dans une déclaration transmise récemment au Devoir, l’organisme soulignait son souhait de s’attaquer au « défi climatique ».

« Notre campagne reconnaît que les sables bitumineux représentent une part importante des émissions du pays et que nous devons travailler en collaboration, y compris avec les gouvernements, pour atteindre notre objectif net zéro des opérations afin de fournir le meilleur baril de pétrole produit de façon responsable », faisait aussi valoir son vice-président aux relations externes, Mark Cameron.

L’Association canadienne des producteurs pétroliers prévoit que les investissements dans la production de pétrole et de gaz naturel atteindront 40 milliards de dollars cette année. Il s’agit d’une troisième année d’affilée de croissance des investissements. Ceux dans les sables bitumineux devraient atteindre 11,5 milliards.

11 nouvelles stations à Boucherville et Longueuil

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Précision avant de cliquer: ces stations sont déjà en place, ce ne sont pas des ajouts imminents.

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Just wanted to point out, Brossard is willing to pay $90k for an almost empty parking lot, but refuses to pay for Bixi because it’s “too expensive.”

What would be the actual cost for them to add Bixi, at least for large stations around the REM, and smaller stations (like maybe only 10 bikes, so that they can spread them apart more) in residential areas?

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j’espère que toutes les stations soit accessible pour les abonnées de toutes les régions, et qu’on aura pas des zones A,B,C,D comme avec le TEC.

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Bixi fonctionne déjà en fonction du temps d’utilisation, je n’ai pas l’impresion qu’ils auraient besoin de zone! J’espère donc aussi que ça ne soit pas segmenté.

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