BIXI et micromobilité partagée - Actualités

BIXI Montréal victime de son succès


BIXI Montréal compte actuellement 58 000 membres actifs, soit 20 000 de plus que l’an dernier.
PHOTO : RADIO-CANADA / JEAN-CLAUDE TALIANA

Radio-Canada
Publié à 13 h 50

La popularité de BIXI ne cesse de croître à Montréal. Pas moins de 1,3 million de déplacements ont été effectués au moyen des vélos en libre-service en mai, soit une hausse de 92 % par rapport à mai 2021. Mais ce succès pose de gros défis opérationnels à l’entreprise.

Chaque matin, ce sont 8000 usagers à vélo en provenance des différents arrondissements qui prennent la direction du centre-ville de Montréal.

Mais à mesure que les déplacements journaliers augmentent, les vélos se font de plus en plus rares dans plusieurs stations.

« À 8 h du matin, les stations qui étaient pleines sont déjà vides », fait savoir le directeur général de BIXI Montréal, Christian Vermette.

« Nos employés de soir et de nuit vident [les stations dans] le centre-ville pour ravitailler les secteurs résidentiels pour la pointe du matin. C’est ce qui est à l’origine de ce dysfonctionnement », affirme M. Vermette, qui confirme que l’organisme à but non lucratif (OBNL) fait face à un défi de rééquilibrage entre les différentes stations.

L’OBNL est confronté aussi à un problème de logistique. Le transport des vélos entre les différentes stations est assuré par une dizaine de véhicules. Pas assez, admet son directeur général.

« On a beau vouloir s’ajuster rapidement, mais la forte demande est plus rapide que ce qu’on est capable de faire », se résigne Christian Vermette.

La directrice des programmes, Magali Bebronne, abonde dans le même sens que M. Vermette.

« BIXI est victime de son succès, les Montréalais l’ont adopté à tel point que le système a peut-être de la difficulté à fournir [des vélos] », constate-t-elle.

BIXI Montréal compte actuellement 58 000 membres actifs, soit 20 000 de plus que l’an dernier, mais tous ne sont pas contents.


L’OBNL BIXI Montréal a été créé pour gérer les vélos en libre-service.
PHOTO : RADIO-CANADA / JEAN-CLAUDE TALIANA

Des usagers en colère

À certains endroits, il est très difficile de trouver un vélo lors des heures de pointe du matin. Des stations, comme celles de l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, sont presque vides.

« Le soir, il y a beaucoup plus de vélos, mais le matin, il n’y en a vraiment pas. Et c’est un peu énervant », affirme Neza Zahei, qui habite non loin d’une station.

Isaak Morency observe le même phénomène dans l’arrondissement du Plateau–Mont-Royal.

« Toutes les stations qui sont autour de chez moi sont toutes vides. J’arrive toujours en retard au travail », se désole-t-il.

Avec les informations de Hadi Hassin

Reportage au Téléjournal 18h
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Ça fait quand même longtemps qu’il y a ce problème là, et ça restera plutôt difficile de trouver une solution à ça tant que les gens prendrons le Bixi pour des trajets pendulaires.

Je pense qu’on est rendu au point où il faudrait avoir une vraie stratégie pour rendre la possession d’un vélo personnel plus attrayante, en augmentant drastiquement le nombre de places de stationnement sécuritaires partout en ville entre autres. C’est la prochaine étape pour non-seulement augmenter la part du vélo dans les déplacements, mais aussi du fait même recentrer la mission de Bixi sur les trajets spontanés et plus occasionnels.

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Reste qu’un bon vélo demeure une dépense significative, même usagé. À cela s’ajoutent l’entretien et aussi l’entreposage - ce n’est pas tout le monde qui a de la place pour mettre son vélo à l’intérieur ou l’envie de prendre soin de son vélo.

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J’ai un vélo, mais je préfère utiliser Bixi pour mes déplacements. Beaucoup plus pratique si jamais il pleut pour le retour, et pas de risque de vol.

J’utilise mon vélo seulement lorsque je peux le mettre en sécurité à l’intérieur. Le Garage 529 en est à sa 2e année avec le SPVM, reste à voir si ce sera efficace pour contrer le vol de vélos. Je crois que la police de Longueuil l’utilise depuis cette année.

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Oui, exactement. J’ai deux vélos que j’utilise plusieurs fois par semaine, mais c’est par Bixi que je me déplace le plus souvent, pour les raisons que @ScarletCoral a mentionné.

(Cependant j’ai souvent de la misère a trouver un Bixi ces jours-ci pour les raisons données dans l’article de La Presse!)

D’ailleurs j’ai la chance de vivre au RdC avec une cour privée où je peux stationner mes vélos. Si j’étais au 3e j’utiliserai Bixi encore plus que maintenant.

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C’est justement mon point: les usagers de Bixi ont pour beaucoup un vélo mais prennent Bixi parce qu’ils ne veulent pas sortir le leur (pour un tas de raisons qui sont les leurs). La principale, c’est le risque de se le faire voler, soit à destination ou à la maison si on le laisse à l’extérieur (ce qui fait en sorte qu’on ne le sort pas et donc qu’on ne l’utilise pas). Il faut travailler à résoudre ce problème.

Parce qu’on ne pourra jamais fournir assez de Bixi pour fournir à la demande pendulaire, en plus du fait qu’on peut se questionner sur l’avantage écologique du vélo quand on doit les déplacer en camions pour que les gens le prenne…

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Dans la story de J-F Savaria: :star_struck: :v:


→ Autres photos et présentation des artistes sur le compte Instagram de BIXI Montréal

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Nooon…

Québec prolonge de deux ans son projet-pilote de trottinettes électriques


*Adil Boukind, Archives Le Devoir *
La première tentative montréalaise d’implanter ces engins avait suscité de nombreuses critiques.

Ulysse Bergeron
18 h 33

Le projet pilote des trottinettes électriques en location libre-service sera prolongé pour deux ans par le gouvernement du Québec ce qui permettra aux villes intéressées de déployer ces véhicules sur deux roues sur leur territoire jusqu’en juillet 2024.

La reconduction de ce projet pilote a été annoncée en douce dans la Gazette officielle du Québec cette semaine.

Des modifications ont été apportées à la nouvelle mouture du programme pour faciliter le déploiement des flottes de trottinettes. Par exemple, les exploitants ne seront plus dans l’obligation d’offrir de formation en personnes aux utilisateurs de trottinettes électriques.

Toutefois, les entreprises de trottinettes électriques devront continuer d’offrir aux utilisateurs une formation par l’entremise d’une application mobile qui comprend de l’information sur la façon de conduire une trottinette électrique de façon sécuritaire ainsi que les règles de circulations en lien avec ce type de véhicules.

Les nouvelles dispositions du projet pilote entreront en vigueur le quinzième jour qui suit la date de la publication de l’arrêté, soit le 30 juin 2022.

Le projet pilote laisse toujours aux responsables locaux le soin de déterminer les détails techniques, notamment l’obligation ou non de point d’ancrage pour ces engins motorisés.

« La mobilité est une priorité de notre administration et nous sommes ouverts à évaluer les trottinettes avec ancrage à Montréal. Nous allons suivre avec attention le projet pilote mené par le Gouvernement du Québec », a commenté par écrit le cabinet de la mairesse Valérie Plante.

En 2019, l’unique année d’essai dans la province avait suscité de nombreuses critiques. À Montréal, l’administration avait mis un terme à l’initiative évoquant que seulement 20 % des trottinettes avaient été stationnées dans des aires réservées et que la police avait donné plus de 300 contraventions.

L’opposition au conseil municipal a pressé l’administration en place de mandater BIXI pour gérer le retour des trottinettes électriques à Montréal. Cette motion a été rejetée.

Opinion impopulaire : ça ne me dérange pas tellement que les trottinettes électriques ne soient pas laissées dans les emplacements prévus.

Pour avoir vu leur utilisation dans plusieurs villes d’Europe, ça ne m’a vraiment pas gêné et elles étaient très utilisées pour des déplacements plus courts.

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Ça serait pas un problème, si les gens savait se gérer et si certains utilisateurs faisait le strict minimum, aka pas les laissés dans le milieu d’une rue, pas les pitcher dans le Canal etc.

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Peut-être qu’avec un système de consigne qui serait seulement remboursée une fois la trottinette retournée à un point d’ancrage prévu à cette fin, finirait par avoir raison de la désinvolture des usagés?

Je les voient partout au Centre-Ville d’Ottawa et le monde en sert pas mal. Tant qu’ils ne sont pas laissés en plein milieu du trottoir ou piste cyclable, et qu’ils ne sont trop nombreux, ça me dérange pas du tout.

Des nouvelles stations dans Montréal-Est

4 nouvelles stations BIXI ont été installées à Montréal-Est cette semaine pour faciliter vos trajets dans l’est de l’île!
:bicycle: Parc de Montréal-Est
:bicycle: Centre récréatif Édouard-Rivet
:bicycle: Parc de l’Hôtel-de-Ville
:bicycle: Parc des Vétérans

https://twitter.com/BIXImontreal/status/1544429994843176960

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Je n’ai aucune idée si c’est nouveau?, mais, c’est la première fois que je vois une station a double rangée du même bord!

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Ça fait quelques années, même avant la pandémie. La station que j’utilisais en face de La Baie sur Maisonneuve est comme ça. Je travaillais sur Union/President-Kennedy il y a 4 ou 5 ans

Celle dans le parc d’entrée de Ville (Robert-Bourassa/William) est comme ça aussi.

C’est indiqué de remettre les Bixi dans la rangée du fond en priorité (rangée verte)

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La station à la station Acadie est aussi de double rangée depuis au moins 2020.

Ainsi que la station Place D’armes

Le succès de Bixi crée des frustrations


Photo: Valérian Mazataud — Le Devoir
Des usagers du vélo en libre-service se heurtent régulièrement à des stations vides dans les quartiers centraux.

Jeanne Corriveau
18 h 39

Depuis le printemps, les usagers de Bixi dans plusieurs quartiers centraux se butent à des stations vides, source de bien des frustrations. Bixi Montréal admet que l’achalandage record cette année et la difficulté de recruter de la main-d’oeuvre font en sorte qu’il lui est difficile de regarnir les stations durant la journée.

À pareille date l’an dernier, Bixi comptait 37 725 membres actifs. Ce nombre a grimpé à 64 000 en 2022. Désormais, Bixi dépasse régulièrement les 50 000 déplacements par jour, ce qui correspond à une augmentation de 92 % pour le mois de mai et de 66 % pour juin comparé à l’année précédente, indique Christian Vermette, directeur général de Bixi Montréal. Il croit d’ailleurs que le cap des 60 000 déplacements quotidiens pourrait être atteint sous peu. L’achalandage dépasse même celui de la période pré-pandémique.

« Jusqu’en 2019, on avait une croissance assez stable de 10 % qu’on était capable de prévoir et d’absorber assez facilement », explique M. Vermette. « C’est un beau problème. On s’attendait à un retour à la normale, mais pas de façon aussi brutale. On essaie de s’ajuster. »

Sur le terrain, cet engouement a pour effet de vider les stations en début de journée dans les quartiers centraux tels que le Plateau-Mont-Royal et Rosemont-La Petite-Patrie, ce qui force les usagers à partir en quête d’autres stations en espérant y trouver des vélos disponibles. Et dans bien des cas, il ne reste que des vélos électriques qui sont plus coûteux et nécessitent le port d’un casque, ce qui ne convient pas à tous les usagers.

Augmenter la cadence

Selon M. Vermette, le Plateau-Mont-Royal, qui représente 30 % des déplacements, est particulièrement problématique et le déséquilibre est inévitable. « Les gens pensent qu’on ne ramène pas les vélos, mais on a quand même une douzaine de camions qui vident le centre-ville et ramènent les vélos sur le Plateau. Mais, tout de suite après, les stations sont prises d’assaut et il n’y a plus de vélos. C’est comme essayer de vider l’eau de son sous-sol pendant une inondation, mais qu’il en entre autant. »

À l’heure actuelle, Bixi a la capacité de rapporter entre 400 et 500 vélos à l’heure dans les stations dégarnies, mais M. Vermette reconnaît que cette cadence n’est peut-être pas suffisante.

À l’inverse, les stations pleines quand les usagers arrivent à destination — au centre-ville notamment — suscitent aussi la frustration des usagers.

Bixi Montréal se dit aussi confronté à un problème de recrutement de chauffeurs dans un contexte de pénurie de main-d’oeuvre. Christian Vermette précise que l’organisation doit faire appel à des chauffeurs expérimentés capables de manoeuvrer des véhicules munis de remorques dans les rues de la ville.

L’achat de véhicules représente aussi un défi. Depuis quelques années, Bixi a fait l’acquisition de véhicules plus petits, mais ils sont difficiles à trouver et ils sont coûteux. « Acheter des camions en ce moment, c’est un an et demi de délai », soutient M. Vermette.

Celui-ci reconnaît que malgré l’embauche de patrouilleurs pour ramener les vélos aux stations vides et l’ajout de 87 nouvelles stations sur le territoire, les problèmes ne pourront se régler du jour au lendemain. Mais l’organisation y travaille, assure-t-il : « Il ne faut pas se décourager ».

Le défi des vélos électriques

Le manque de vélos aux stations est symbolique de l’engouement pour le vélo et de son utilité comme outil de mobilité, estime le p.-d.g. de Vélo Québec, Jean-François Rheault. Il craint cependant qu’à moyen terme, ces problèmes affectent l’enthousiasme des usagers. « On l’a vu à Paris, après le changement d’opérateur, ils ont eu deux ans de misère. Ils n’ont pas réussi à retrouver l’achalandage d’avant », relate-t-il. « C’est vraiment une situation qu’il faut suivre de près. »

Il souligne que le déploiement des vélos électriques entraîne des défis d’opérations supplémentaires pour Bixi. « Il faut s’assurer que l’électrification ne se fait pas aux dépens de la qualité de service. » Selon lui, Bixi pourra remédier aux problèmes en y mettant les ressources nécessaires. Il reconnaît toutefois qu’avec la reprise des activités, Bixi se retrouve dans la même situation que bien d’autres organisations qui ont ralenti leurs activités pendant les deux dernières années.

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Une entrevue radiophonique avec Pierre-Luc Marier, directeur marketing de Bixi à propos du manque de bixis à certaines stations en période de pointe.

BIXI, victime de sa popularité : Entrevue avec Pierre-Luc Marier https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/le-15-18/episodes/643680/rattrapage-du-lundi-25-juillet-2022/1

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