Bon ça à le mérite d’être clair…
Ouf.. clair mais risqué.
Quitte ou double côté fédéral. Si ça fait perdre le PQ, tu gagnes, si le PQ gagne quand même t’as l’air très con. Bon après, c’est juste une parole, qu’on aura oublié dans 6 mois si la question se pose.
Le plan péquiste est clair. Division, obstruction systématique, chicanes, dogmatisme au coût du bien-être collectif. Mettons de côté le référendum – il est évident qu’un gouvernement du PQ à lui seul serait une menace grave au progrès et à l’enrichissement de notre peuple.
La seule chose que je retiens, c’est que le PQ se ridiculise.
Le porte-parole du PQ en matière de transports, Joël Arseneau, a défendu la position de son parti en fin d’avant-midi.
« Je pense que les Montréalais, par exemple, cherchent avant tout un transport entre le centre-ville et les couronnes […] Est-ce qu’il faut investir là-dessus, ou dans un nouveau lien avec Toronto ? », a-t-il questionné lors d’un point de presse à Québec, en rappelant que ses priorités s’orientent plutôt sur la réfection des infrastructures – aussi appelée « maintien des actifs ». « Il y a bien d’autres projets qui peuvent créer des emplois [au Québec], comme le maintien de nos actifs. »
Ne comprennent-ils pas que les projets en transport collectif ne sont pas mutuellement exclusifs ? La construction de nouvelles lignes de transports lourds et structurants, l’augmentation du service et de sa qualité et le maintien des actifs peuvent tous se faire en même temps. C’est la base dans tous les pays du monde qui ne donnent pas plus de droits aux chars qu’aux humains.
Au moins les maires et politiciens qui se respectent un peu ont rapidement défendu le projet avec des faits basé sur la réalité et non sur des fabulations dogmatiques.
Les réactions n’ont pas tardé du côté du gouvernement fédéral, qui pilote le projet. « Les Québécois sont tannés de voir qu’en France c’est possible d’avoir des TGV, mais pas au Québec » , a répondu la ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, à son arrivée sur la colline parlementaire mardi matin. « C’est un projet qui touche à 40 % de la population canadienne, qui ajoutera 51 000 emplois et 3,5 % à notre PIB », a renchéri le ministre fédéral des Transports, Steven Mackinnon.
L’ex-premier-ministre François Legault, qui est toujours député de la CAQ, a aussi ajouté son grain de sel sur les réseaux sociaux. Il accuse le PQ de laisser à Air Canada le monopole du transport interurbain dans ce corridor, puisque l’entreprise y assure la majorité des liaisons aériennes.
« Il faut s’assurer que le projet soit bien fait, mais cela ne doit pas nous empêcher d’avancer », a déclaré le maire de Laval, Stéphane Boyer. Même son de cloche chez la mairesse de Gatineau, Maude Marquis-Bissonnette, pour qui le projet est « logique » pour un tel « corridor économique ».
« Le TGV […] deviendra un puissant moteur économique, comme ça a été le cas dans tous les pays du G7 avant nous », a pour sa part exprimé le maire de Québec, Bruno Marchand, par voie de communiqué.
« Il faut se retrousser les manches pour surmonter les défis qui y sont associés, au lieu de constamment repartir à zéro. On est déjà assez en retard comme ça. » - Bruno Marchand, maire de Québec
Les Français ont bien réussi à faire un TGV avec les Rosbifs Anglais, surmontant les différences culturelles sur une longue période de plusieurs gouvernements successifs de chaque côté du Channel. Droite, gauche, conservateurs, travaillistes, républicains, socialistes, et même communistes, il y avait toujours quelqu’un au pouvoir pour maintenir le feu dans l’âtre. Des hommes et des femmes de tout bord pour qui le bien commun passait avant la petite politique et le clientélisme cheap sur certains sujets essentiels.
Wow, toutes ces sorties contre PSPP me font bien sourire !
C’est un excellent exemple car il prouve, que même si on veut avoir un contrôle de passeport entre le futur Québec pays et le Canada, on peut maintenir un service de TGV efficient.
J’ai ri.
Oui sincèrement ça me fait du bien de voir qu’il y a un rejet quasi-unanime de la position de pspp.
J’espère qu’il va comprendre qu’il a fait une grosse erreur.
Quand c’est François legault qui te clash c’est que tu es descendu vraiment bas.
Le fédéral, ça n’a rien de surprenant.
C’est au Québec qu’il faut que ça sorte fort. CAQ, PLQ, QS, maires et mairesses des grandes villes…
Que pensez-vous de la façon dont Jacques Roy met de l’avant deux versions assez différentes du TGF, présentant les coûts de la variante la moins performante et la performance de la variante la plus coûteuse comme le même projet plutôt que différents scénarios?
Bein, c’est pas mal ça qui se passe… Mairesse de Gatineau, Maire de Laval, Maire de QC, on peut s’attendre à ce que Soraya soit aussi du même avis, le PLQ, Legault,etc.
On a déjà eu la discussion TGF vs TGV, je dirais à tout ceux qui la remette sur la table qu’on est rendu ailleurs.
Ce n’est pas tout à fait la volonté de ressusciter le débat ce qui me fait sourciller. C’est surtout que Roy et ceux qui récupèrent ses propos, parlent de façon spécieuse du TGF. Ça me fait penser à Daniel Chartier et Jean-François Lefebvre.
Excellente manœuvre politique.
C’est exactement ce que j’aurai répondu si j’étais ministre au fédéral. Tu mets ainsi tout le fardeau du projet sur celui qui veut en faire un enjeu électoral, ce qui finirai par se retourner contre le BQ et le PQ.
Edit : cette déclaration a fait peur à tous ceux qui supportent ce projet, comme marchand, Boyer, SMF, etc. qui ont pris ou prendront bientôt une position forte pour le projet, juste à l’idée qu’il n’aille pas de l’avant.
Je prédis qu’on va pouvoir manger beaucoup de maïs éclaté en suivant la politique liée à ce dossier.
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Tant qu’on ne s’etouffe pas…
Radio-Canada a mis à jour son article avec d’autres citations d’élu(e)s dont celle de SMF, mais PSPP persiste et signe ![]()
Sans surprise, la mairesse de Montréal, Soraya Martinez-Ferrada, a abondé dans le même sens. « Le TGV ne devrait pas être un enjeu partisan. Le Québec doit être capable de porter une vision ambitieuse pour l’avenir tout en continuant d’investir dans les infrastructures. »
Le chef péquiste a persisté et signé en après-midi, malgré l’impopularité de sa sortie en début de journée. « Je trouve que si le fédéral ou le gouvernement du Québec ont des sommes à mettre dans de l’infrastructure, ça doit être sur des projets vitaux, importants, urgents et non dans des projets pour couper des rubans. »