Ben là… je vous dis la réalité des choses, un état de fait : il faut du stationnement, et pas qu’un peu.
Vous avez pris l’exemple de Massy. C’est un bon exemple en fait. C’est dans un milieu urbain très dense, où beaucoup de gens n’ont pas d’auto, et une gare extrêmement bien desservie par le train de banlieue. Rien que la ligne B du RER, c’est 160 trains par direction qui s’arrêtent par jour (on est très, très loin des 14 trains à De la Concorde…). Ajoutez la ligne RER C, le Transilien V, le tramway 12… Et très bientôt la ligne 18 du métro. Plus d’innombrables autobus.
Malgré tout cela, la gare nécessite plus de 1 500 places de stationnement. Des stationnements gérés par des opérateurs privés qui veillent à la rentabilité de places couteuses à construire (étagé) et qui ne vont certainement pas faire des centaines de places qui ne serviraient pas.
Si je reviens à Aix, c’est 2 460 places, avec le projet de porter la capacité à 5 000 (tant il y a de stationnement illégal — allez voir, c’est comique — parce qu’il n’y pas assez de places, et aussi parce qu’il y a des gens qui n’aiment pas payer, j’en conviens).
Pour fonctionner à son plein potentiel, une gare nécessite du stationnement, beaucoup, d’autant plus dans une ville comme Laval qui a été conçue autour de l’auto.
En Europe, où ce n’est pas le tout-à-l’auto comme en Amérique du Nord, et où le transport en commun n’a absolument rien à voir avec ce que l’on connait ici, les gares ont quand même besoin de stationnements, de 1 200 à 5 000 places par gare.
Les stationnements du REM Sainte-Dorothée sont déjà arrivés à saturation. Oh, mais pourquoi les gens ne s’y rendent pas en bus ? On peut le regretter, mais on ne va pas changer Laval, son réseau de transport en commun et les gens d’un coup de baguette magique.
La personne qui vit à Lorraine et qui veut prendre le TGV, disons à Montmorency, c’est environ 20-25 minutes en voiture et 1 h 15 en transport en commun (parfois plus de 2 heures hors heures de pointe) et il y a peu de chances que cela change. Le choix est alors vite fait. Ou tu peux te stationner à la gare, ou tu vas à Québec ou Ottawa en auto.
Supposons maintenant un service de train de banlieue très renforcé comme vous le souhaitez. Je me rends de Lorraine à la gare de Sainte-Thèrese en auto (en priant d’y trouver du stationnement) et le train jusqu’à De la Concorde. Ça fait 15 minutes d’auto, 10 minutes de transfert/attente à la gare (où la fréquence a été portée de 14 à 160 trains, yeah…), 30 minutes de train, disons au total presque une heure. Je préfère encore prendre mon auto pour aller à la gare TGV…
Si tu refuses de répondre à la demande, tu perds des clients.

