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Reportage radio à l’émission Le 15-18 au sujet des expropriations à Mirabel

Les gens de Mirabel sont encore traumatisés par les expropriations des années 60 et 70 pour la construction de l’aéroport. Le dévoilement de la carte du corridor du futur train à grande vitesse (TGV) entre Montréal et Ottawa a ravivé de très mauvais souvenirs et inquiète grandement les gens qui travaillent en agriculture dans la région. Le journaliste Philippe-Antoine Saulnier a rencontré un agriculteur qui risque une deuxième expropriation.

La famille de Christian Couvrette a dû quitter sa terre lors des expropriations pour la construction de l’aéroport de Mirabel. Christian avait alors 4 ans. Des décennies plus tard, l’agriculteur est revenu dans la région pour exploiter une ferme laitière qui se retrouve aujourd’hui dans le corridor à l’étude pour le TGV.

« Nous autres, ça va être la deuxième fois qu’il nous arrive la même chose. […] On ne veut pas revivre ça », dit Christian Couvrette, des sanglots dans la voix.


Expropriation. À Mirabel, ce mot ravive de très mauvais souvenirs. De nombreux résidents de cette localité de la couronne nord de Montréal se souviennent encore de la construction de l’aéroport, qui avait entraîné la saisie de 97 000 acres de terres par le gouvernement fédéral en 1969.

Quelque 1700 familles avaient alors été touchées par des mesures d’expropriation, dont celle de Christian Couvrette, qui avait 4 ans.

Des décennies plus tard, M. Couvrette est revenu à Mirabel pour exploiter une ferme laitière. Mais à son grand dam, son exploitation agricole se trouve à présent dans la zone à l’étude pour la mise en œuvre d’un autre grand chantier, celui du train à grande vitesse (TGV) qui doit relier Québec et Toronto.
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