La Presse en France | Un téléphérique pour contourner le trafic
(Créteil) Des cabines s’élancent depuis ce matin hors de le la station « Pointe du lac » pour des tests. En contrebas, pas de montagnes escarpées ni de pistes de ski, mais les rues congestionnées de la banlieue de Créteil, près de Paris.
Le nouveau téléphérique « C1 » dessert cinq stations dans la banlieue éloignée de Paris, parcourant 4,5 kilomètres en 18 minutes au total. Ses cabines ne transportent pas de skieurs ni de touristes, mais des citadins souhaitant se rendre dans la banlieue proche de Créteil, qui dispose d’un accès au métro vers Paris et concentre plusieurs services essentiels.
Jusqu’à maintenant, partir travailler de ces « banlieues de banlieues » était un périple quotidien, qu’on prenne le bus ou la voiture. Ce secteur est en effet séparé du reste de la région parisienne par un « faisceau » d’autoroutes, large d’une centaine de mètres, qu’il faut contourner sur plusieurs kilomètres.
D’après les prévisions de l’agence de mobilité, le téléphérique transportera environ 11 000 passagers par jour, avec une capacité maximale de 2000 personnes par heure. « C’est environ dix fois moins qu’un métro, mais pour ces quartiers qui ont une faible densité de population, c’est beaucoup plus raisonnable en matière de prix », soupèse le directeur de projet.
D’après Pierre-Léo Bourbonnais, les téléphériques pourraient un jour trouver leur place dans les réseaux de transport québécois.
Il cite le projet de troisième lien autoroutier, à Québec, qui pourrait selon lui être remplacé par un téléphérique « beaucoup moins cher, pour à peu près la même capacité ». À Montréal, il a déjà étudié avec un élu la possibilité d’un téléphérique au-dessus du parc Frédéric-Back. « Ça permet de traverser n’importe quel milieu urbain de manière diagonale, grâce à un impact moindre au sol. »




