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Ça augure très mal pour l’Iran, avec l’annonce de quitter l’ambassade américaine en Israël.

Tensions entre l’Iran et les États-Unis /Washington recommande à son personnel non essentiel de quitter l’ambassade en Israël

PHOTO COSTAS METAXAKIS, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Le porte-avions USS Gerald R. Ford de la marine américaine quitte la baie de Souda, sur l’île de Crète, le 26 février 2026.

(Paris) Les États-Unis ont recommandé vendredi au personnel non essentiel de leur ambassade à Jérusalem de quitter Israël, sur fond de menaces américaines de frappes en Iran, faisant craindre un embrasement régional.

Cette annonce est intervenue au lendemain d’une troisième session de pourparlers à Genève sous médiation omanaise entre l’Iran et les États-Unis, perçue comme une ultime tentative pour éviter une guerre, après le plus important déploiement américain au Moyen-Orient depuis des décennies.

Washington a notamment déployé deux porte-avions dont le Gerald Ford, le plus grand au monde, qui est attendu au large des côtes israéliennes après avoir quitté jeudi la Crète.

Alors que Téhéran avait mené en juin des frappes de représailles sur Israël lors de la guerre déclenchée par une attaque israélienne en Iran, l’ambassade américaine à Jérusalem a appelé les employés gouvernementaux « non essentiels » en poste en Israël à quitter le pays en raison « de risques pour leur sécurité ».

Dans un avis aux voyageurs, l’ambassade a appelé ces employés à partir « tant que des vols commerciaux sont disponibles ».

« Extrêmement inquiet »

Le New York Times a rapporté vendredi que l’ambassadeur des États-Unis auprès d’Israël, Mike Huckabee, avait envoyé un courriel au personnel de l’ambassade indiquant que ceux qui souhaitaient partir « devaient le faire AUJOURD’HUI ».

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, s’est dit vendredi « extrêmement inquiet du risque d’escalade militaire régionale ».

Vendredi matin, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi avait appelé les États-Unis à éviter « toute exigence excessive » dans leurs discussions, atténuant l’optimisme affiché la veille à l’issue des pourparlers à Genève.

Le diplomate, qui mène les discussions pour Téhéran, n’a pas précisé à quelles demandes il faisait référence.

Les États-Unis ont à plusieurs reprises insisté sur une interdiction totale d’enrichissement d’uranium par l’Iran, une « ligne rouge » pour Téhéran qui défend son droit au nucléaire civil.

L’administration Trump souhaite aussi que tout accord porte sur les missiles balistiques de l’Iran, perçus comme une menace existentielle par son allié israélien.

L’Iran refuse d’aborder cette question et le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a estimé que cela posait « un très gros problème ».

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Le président Trump avait accusé mardi l’Iran de disposer de « missiles qui peuvent menacer l’Europe » et les bases militaires américaines, et d’œuvrer à en concevoir des plus puissants, capables « d’atteindre bientôt les États-Unis ».

Téhéran, qui affirme avoir limité la portée de ses missiles à 2000 kilomètres, a dénoncé de « gros mensonges ».

Oman avait fait état « de progrès significatifs » lors des discussions de jeudi.

Et M. Araghchi avait également parlé « de très bons progrès », disant que les deux parties avaient abordé « très sérieusement les éléments d’un accord, tant dans le domaine nucléaire que dans celui des sanctions » américaines qui pèsent sur l’Iran.

Selon lui, une prochaine session se tiendra « très bientôt, peut-être dans moins d’une semaine ».

Reprise prochaine des discussions ?

Des discussions « entre équipes techniques » auront lieu au préalable lundi à Vienne en Autriche, avec « l’aide d’experts » de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a-t-il ajouté.

Les États-Unis n’ont pas confirmé ces échéances.

Donald Trump avait lancé le 19 février un ultimatum de « 10 à 15 jours » pour décider si un accord était possible ou s’il allait recourir à la force.

Washington veut empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, une crainte des Occidentaux alimentant de longue date les tensions avec la République islamique qui dément nourrir de telles ambitions.

Selon le Wall Street Journal, l’équipe de négociateurs américains, comprenant l’émissaire Steve Witkoff et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, réclame un démantèlement des trois principaux sites nucléaires iraniens, Fordo, Natanz et Ispahan – ciblés par des frappes américaines en juin – et la remise aux États-Unis des stocks d’uranium enrichi du pays.

PHOTO FABRICE COFFRINI, AGENCE FRANCE-PRESSE

L’émissaire américain Steve Witkoff

De précédents pourparlers avaient été interrompus par la guerre de 12 jours en juin à laquelle Washington s’était brièvement joint.

Les nouvelles tensions sont apparues après la répression dans le sang, en janvier, d’un vaste mouvement de contestation d’Iraniens auxquels Donald Trump avait promis de venir « en aide ».

De nouveaux rassemblements ont eu lieu ces derniers jours dans des universités.

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How Trump’s Tariffs Got a Reality Check

The Supreme Court’s ruling that Donald Trump illegally used an emergency law to launch his global trade war last April has thrown US trade policy into further turmoil. As the president scrambles to chart a new path, we look at what a year of threats, tariffs, retreats and deals both concrete and nebulous have accomplished.

  • 0:00 Introduction
  • 2:06 Supreme Court’s ruling
  • 2:58 Refunds & prices
  • 4:03 Trump’s economic goals
  • 6:02 Foreign policy
  • 7:43 Midterms & what next

C’était prévisible, Trump laisse toujours planer le doute sur ses intentions jusqu’au moment de frapper.

Les États-Unis et Israël bombardent l’Iran

Les forces militaires américaines au Moyen-Orient

Les moyens militaires américains au Moyen-Orient – élargis avant les présentes frappes – offrent aux États-Unis la possibilité d’une opération prolongée contre l’Iran.

Voici un aperçu des forces américaines déployées dans la région.

Forces navales

L’armée américaine compte actuellement une douzaine de navires de guerre au Moyen-Orient : un porte-avions, le Abraham Lincoln, arrivé fin janvier, neuf destroyers et trois frégates légères, selon un responsable américain. Le plus grand porte-avions au monde, le Gerald Ford, croise en Méditerranée, après que Donald Trump a ordonné son déploiement dans la région mi-février. Il est accompagné par trois destroyers.

Les États-Unis ont également mobilisé une flotte aérienne d’envergure au Moyen-Orient, selon des comptes X spécialisés et le site de suivi de vol Flightradar24. Elle comprend des avions de combat furtifs F-22 Raptor, des avions furtifs F-35 Lightning, des avions de combat F-15 et F-16, et des avions ravitailleurs KC-135 pour assister leurs opérations.

Le guide suprême et le président iranien auraient été visés dans des frappes

L’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême iranien, et le président Massoud Pezeshkian font partie des cibles visées par l’attaque américano-israélienne lancée samedi sur l’Iran, rapporte la radio-télévision publique israélienne KAN.

À l’antenne, un journaliste a également évoqué le nom d’Ali Shamkhani, conseiller du guide suprême et ancien secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, tout en indiquant ne pas savoir si les objectifs de ces frappes avaient été atteints.

“Dans la première salve, nous avons visé des cibles de haut rang, des personnes impliquées dans les plans visant à détruire Israël”, a déclaré une source de sécurité israélienne lors d’un point de presse auquel l’AFP était présent.

Pressé de dire si l’ayatollah Khamenei faisait partie de ces cibles, le responsable a refusé de confirmer le moindre nom.

D’après cette même source, Israël aurait décidé de frapper l’Iran à cause du développement “de plus en plus rapide” de sa production de missiles balistiques. “Ils développent des dizaines de missiles balistiques chaque mois, et leur rythme de production devient de plus en plus rapide”, a déclaré cette source à des journalistes.

“C’est un régime qui progresse vers la production de milliers de missiles dans les années à venir. Une expansion spectaculaire d’un arsenal déjà dangereux”, a dit ce responsable, en requérant l’anonymat.

Selon les informations de l’Agence France-Presse.

L’Iran a lancé 125 missiles vers Israël, selon un média israélien

L’Iran a lancé 125 missiles vers Israël, dont une trentaine ont pénétré dans l’espace aérien israélien, a indiqué le quotidien The Jerusalem Post.

L’armée israélienne a annoncé il y a quelques minutes avoir détecté une nouvelle salve de missiles balistiques tirés depuis l’Iran, a de son côté rapporté The Times of Israel.

À suivre…

Sur un autre tableau:

Trump évoque une « prise de contrôle pacifique » de Cuba

Le président Donald Trump a déclaré vendredi que les États-Unis étaient en pourparlers avec La Havane et a évoqué la possibilité d’une « prise de contrôle amicale de Cuba », sans donner plus de précisions.

S’adressant aux journalistes devant la Maison-Blanche, avant de partir pour le Texas, Trump a indiqué que le secrétaire d’État, Marco Rubio, s’entretenait avec les dirigeants cubains “à un très haut niveau”.

“Le gouvernement cubain discute avec nous”, a déclaré le président. “Ils n’ont pas d’argent. Ils n’ont rien pour le moment. Mais ils nous parlent, et peut-être qu’une prise de contrôle amicale de Cuba se produira.”…

Verrons-nous une autre catastrophe du genre guerre en Irak sous Bush? On sait quand une guerre commence, mais on sait rarement quand elle finit.

Les États-Unis et Israël frappent l’Iran

PHOTO THE ASSOCIATED PRESS, ASSOCIATED PRESS

Des gens regardent la fumée provoquée par une explosion à Téhéran, en Iran, 28 février 2026.

(Téhéran) Les États-Unis et Israël ont mené samedi une série de frappes contre l’Iran, le diffuseur public israélien rapportant que le guide suprême avait été visé, alors que la République islamique ripostait par des salves de missiles, faisant craindre un embrasement régional.

Par le bureau de l’AFP à Téhéran, avec les bureaux de Washington et de Jérusalem Agence France-Presse

De premières victimes ont été signalées, notamment 24 morts dans une école du sud de l’Iran, selon les autorités locales.

Des explosions étaient signalées dans plusieurs villes du Golfe abritant notamment des bases américaines. Plusieurs pays de la région ont annoncé la fermeture de leur espace aérien.

Baptisée « Fureur épique » selon Washington, l’opération vise à « éliminer des menaces imminentes » de l’Iran, a affirmé le président Donald Trump. « L’heure de votre liberté est à portée de main », a-t-il lancé au peuple iranien depuis sa résidence de Palm Beach en Floride.

« Quand nous aurons terminé, emparez-vous du pouvoir, ce sera à vous de le faire », a-t-il dit dans un message vidéo.

« Aux membres des Gardiens de la Révolution islamique, aux forces armées, et à toute la police, je dis aujourd’hui que vous devez déposer les armes et avoir une immunité totale ou, dans le cas contraire, faire face à une mort certaine », a ajouté Donald Trump.

PHOTO MAJID ASGARIPOUR, WANA FOURNIE PAR REUTERS

De la fumée s’élève après une explosion à la suite de frappes israéliennes et américaines contre l’Iran, le 28 février 2026 à Téhéran, en Iran.

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a confirmé une « opération » conjointe avec l’allié américain contre la « menace existentielle que fait peser le régime terroriste en Iran ».

Le temps est venu pour les Iraniens de « rejeter le joug de la tyrannie », a-t-il déclaré.

« L’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême iranien, et le président Massoud Pezeshkian font partie des cibles visées par l’attaque américano-israélienne lancée samedi sur l’Iran, a rapporté de son côté la radio-télévision publique israélienne KAN ».

Explosions et victimes à Téhéran

À Téhéran, plusieurs fortes détonations ont été entendues à Téhéran par des journalistes de l’AFP. Des panaches de fumée s’élèvent dans le centre, l’est et l’ouest de la capitale, où des ambulances ont été envoyées.

Tandis que des habitants se précipitent chez eux pour se mettre à l’abri, des parents paniqués tentent au contraire de récupérer leurs enfants à l’école. De nombreux embouteillages se sont formés dans le centre et de longues files de gens devant les boulangeries.

D’après l’agence de presse Isna, le quartier Pasteur, où se trouve notamment la résidence du guide suprême Ali Khamenei et la présidence, situés dans le centre de Téhéran, ont été ciblés.

Des explosions ont également touché la grande ville d’Ispahan (Centre), la ville sainte de Qom (Centre), Karaj situé à l’ouest de Téhéran ainsi que Kermanshah (Ouest), selon l’agence Fars.

Les appels et la connexion internet sont instables et aléatoires, selon un journaliste de l’AFP.

Sirènes à Jérusalem

À Jérusalem et dans plusieurs régions d’Israël, des explosions ont été entendues par des journalistes de l’AFP. Les sirènes d’alerte antiaériennes ont retenti, l’armée assurant avoir détecté des tirs de missiles en provenance d’Iran.

PHOTO JACK GUEZ, AGENCE FRANCE-PRESSE

Des traînées de roquettes du système de défense antimissile israélien « dôme de fer » sont visibles au-dessus de Tel-Aviv, le 28 février 2026.

Les autorités israéliennes ont appelé la population à se préparer à aller aux abris. Un « état d’urgence spécial et immédiat » a été instauré dans tout le pays, l’espace aérien fermé aux vols civils.

Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, ont annoncé le lancement d’une « première vague d’attaques massives » contre Israël.

Des explosions ont aussi été entendues à Riyad et à Abou Dabi, tandis que des bases américaines ont été visées à Manama et à Doha. Les Émirats arabes unis ont affirmé avoir intercepté des missiles iraniens, et le Qatar a indiqué avoir « repoussé » plusieurs attaques visant son territoire. La Jordanie a elle annoncé avoir abattu deux missiles balistiques visant le royaume.

Les États-Unis ont demandé au personnel de leurs ambassades aux Émirats, au Qatar et à Bahreïn, ainsi qu’à leurs ressortissants, de « se mettre à l’abri ».

En Irak, un bombardement visant la base militaire de Jurf al-Sakher (Sud de l’Irak), abritant un groupe pro-iranien, a tué au moins deux combattants et fait cinq blessés, selon des sources proches du puissant groupe armé Kataëb Hezbollah.

Appels à une « désescalade »

Les réactions diplomatiques ont afflué après l’annonce de ces frappes.

Moscou a dénoncé une « aventure dangereuse » qui menace la région de « catastrophe » et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a appelé à une « retenue maximale ».

L’Union africaine (UA) a appelé à une « désescalade urgente » pour éviter « d’aggraver l’instabilité mondiale ».

Le fils du dernier chah d’Iran, renversé en 1979 par la Révolution islamique, s’est lui dit samedi confiant dans la « victoire finale » contre la République islamique, affirmant vouloir « reconstruire l’Iran ».

En juin 2025, Israël et l’Iran deux pays s’étaient livré une guerre de 12 jours. Les États-Unis s’étaient joints à l’offensive de leur allié en frappant trois sites nucléaires iraniens.

De nouvelles tensions sont apparues après la répression en janvier d’un vaste mouvement de contestation d’Iraniens.

Les États-Unis avaient jusqu’à présent privilégié la voie diplomatique, tout en maintenant la pression militaire sur Téhéran avec le déploiement d’une importante force aéronavale dans le Golfe puis l’envoi en Méditerranée du plus gros porte-avions du monde, le Gerald Ford.

Mais Donald Trump s’était dit vendredi mécontent des négociations menées depuis début février.

Accusant Téhéran — qui dément — de vouloir se doter de la bombe atomique, les États-Unis insistent pour une interdiction totale d’enrichissement d’uranium, tandis que l’Iran défend son droit au nucléaire civil.

Washington veut aussi limiter le programme balistique iranien, une question que Téhéran refuse d’aborder.

Des annulations de vols en série vers le Moyen-Orient

PHOTO JACK GUEZ, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Des avions militaires de l’US Air Force sont stationnés sur le tarmac de l’aéroport ben Gourion, près de Tel-Aviv, le 25 février 2026.

(Paris) Les frappes lancées par les États-Unis et Israël contre l’Iran ont entraîné samedi l’annulation en cascade de vols vers plusieurs destinations du Moyen-Orient, plusieurs compagnies ayant suspendu leurs liaisons en raison de la fermeture de nombreux espaces aériens dans la région.

Résumé

« En raison de la situation sécuritaire à destination », Air France a annulé ses vols samedi vers Tel-Aviv et Beyrouth, a déclaré la compagnie à l’AFP. Elle a ensuite élargi ses annulations à Dubaï et Riyad samedi, et vers Tel-Aviv dimanche.

En Europe, Lufthansa, l’un des plus grands groupes européen, a supprimé ses vols depuis et à destination de Tel-Aviv, Beyrouth, Amman, Erbil et Téhéran jusqu’au 7 mars.

En outre, les compagnies aériennes du groupe suspendront leurs vols à destination et en provenance de Dubaï et d’Abou Dhabi jusqu’à dimanche, a indiqué Lufthansa dans un communiqué, évoquant « la situation actuelle au Moyen-Orient ».

La compagnie aérienne suisse Swiss qui fait partie du groupe Lufthansa a annoncé suspendre ses vols de et vers Tel-Aviv jusqu’au 7 mars.

« Compte tenu de la fermeture de plusieurs espaces aériens liée à la situation actuelle, nous avons également décidé d’annuler les vols prévus aujourd’hui et demain entre Zurich et Dubaï », a ajouté Swiss.

British Airways suspend pour sa part ses vols vers Tel-Aviv et Bahreïn jusqu’au 3 mars inclus.

Norwegian a suspendu ses vols vers et en provenance de Dubaï jusqu’au 4 mars inclus.

La compagnie aérienne turque Turkish Airlines, qui dessert un très grand nombre de destinations dans la région, a suspendu ses vols vers dix pays du Moyen-Orient.

« Les vols à destination du Liban, de la Syrie, de l’Irak, de l’Iran et de la Jordanie ont été annulés jusqu’au 2 mars », a écrit le porte-parole Yahya Ustun sur le réseau social X, tandis que les vols à destination du Qatar, du Koweït, de Bahreïn, des Émirats arabes unis et d’Oman sont suspendus pour la journée.

La compagnie aérienne indienne Air India a décidé de suspendre « tous » ses vols « vers toutes les destinations au Moyen-Orient ».

La Russie a suspendu ses vols vers l’Iran et Israël « jusqu’à nouvel ordre ».

De nombreux espaces aériens sont fermés dans la région dont ceux du Qatar, de l’Irak, du Koweït, de Bahreïn et partiellement des Émirats arabes unis.

Le ministère israélien des Transports a annoncé la clôture « de l’espace aérien israélien aux vols civils » et demandé aux voyageurs « de ne pas se rendre dans les aéroports jusqu’à nouvel ordre ».

L’espace aérien est également fermé en Iran et en Irak. Celui des Émirats arabes unis ferme « partiellement et temporairement », selon les autorités, tout comme en Syrie.

Le président américain, Donald Trump, a annoncé samedi que les États-Unis avaient lancé des « opérations de combat majeures » contre l’Iran. Israël avait déclaré un peu plus tôt avoir lancé une « frappe préventive », afin « d’éliminer les menaces pesant sur l’État d’Israël ».

Plusieurs fortes explosions ont été entendues samedi matin à Jérusalem peu après que des sirènes ont retenti au-dessus de la ville. L’armée israélienne avait annoncé un peu plus tôt avoir détecté des tirs de missiles depuis l’Iran vers Israël.

Les bases militaires américaines qui sont de potentielles cibles de l’Iran

(Washington) L’opération militaire lancée par les États-Unis samedi contre l’Iran a déjà provoqué un tir de missile contre une base américaine au Bahreïn, l’une des nombreuses installations du Pentagone dans la région susceptibles de subir des frappes de représailles de Téhéran.

Résumé

Bahreïn

Le petit royaume du Golfe abrite une importante base navale, siège de la Cinquième flotte de la marine américaine. C’est cette base qui a été frappée samedi par une « attaque de missile », selon les autorités de Bahreïn.

Ce port en eaux profondes de Bahreïn peut accueillir les plus grands navires militaires américains, comme les porte-avions. La marine américaine utilise cette base depuis 1948.

Plusieurs navires américains ont leur port d’attache à Bahreïn, notamment des bâtiments antimines, des navires de soutien logistique et des vedettes d’intervention rapide des gardes-côtes.

Qatar

Samedi, des explosions ont été entendues près de la base américaine d’Al-Udeid au Qatar, la plus grande de la région.

En plus de plusieurs centres de commandement, elle accueille des avions de combat et des moyens de transport aérien, de ravitaillement en vol et de renseignement.

L’Iran avait déjà tiré des missiles sur Al-Udeid en juin à la suite des frappes américaines visant des installations nucléaires iraniennes.

Irak

Les États-Unis ont déployé des troupes dans la région autonome kurde d’Irak dans le cadre de la coalition internationale contre le groupe État islamique, mais leur mission devrait prendre fin d’ici septembre, conformément à un accord entre Washington et Bagdad.

Les forces américaines ont déjà achevé leur retrait des autres installations situées en Irak — dont le gouvernement est un proche allié de l’Iran, mais aussi un partenaire stratégique de Washington — en vertu du même accord.

Les forces américaines en Irak et en Syrie ont été à plusieurs reprises la cible de combattants pro-iraniens après le déclenchement de la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza en octobre 2023. Washington avait riposté par de lourdes frappes sur des cibles liées à Téhéran, et les attaques ont depuis globalement cessé.

Koweït

Le Koweït héberge plusieurs bases américaines, notamment le Camp Arifjan, qui accueille le quartier général avancé de la composante armée de terre du CENTCOM, le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient.

L’armée américaine dispose également de stocks de matériel prépositionnés dans le pays. La base aérienne Ali al-Salem accueille une escadre logistique et des drones d’attaques MQ-9 Reapers.

Émirats arabes unis

Les États-Unis disposent, sur la base aérienne d’Al-Dhafra aux Émirats arabes unis, d’une importante escadre expéditionnaire aérienne qui inclut des drones MQ-9 Reapers. Des avions de combat y sont parfois de passage.

Syrie

Les États-Unis ont maintenu depuis des années une présence militaire dans une série d’installations en Syrie dans le cadre des efforts internationaux contre le groupe djihadiste État islamique.

Mais ces troupes sont en train d’être retirées du pays, et ce retrait devrait être bouclé d’ici un mois, ont récemment indiqué à l’AFP plusieurs sources.

Bonne nouvelle si le gouvernement iranien tombe mais:

  • même le président Bush avait demandé et reçu l’approbation du congrès avant d’attaquer l’Afghanistan et l’Irak comme le veut la Constitution des USA.
  • 50% de la flotte états unienne est au Moyen Orient. Si elle reste coincée la longtemps, la Chine pourrait en profiter pour s’en prendre à Taïwan.

À suivre…

Trump n’a pas de véritable stratégie globale, ni à long terme. Pire il ne consulte personne, pas même le Congrès qui est pourtant le seul à autoriser la guerre. Par ailleurs le comportement impulsif et imprévisible du président américain ne garantit rien de bon si les choses tournent mal. Surtout qu’il s’est déjà isolé de ses principaux alliés, en faisant cavalier seul dans l’ensemble de ses interventions à l’international. Par conséquent je vois mal l’Europe s’aligner pour le soutenir le cas échéant, mais plutôt le laisser s’empêtrer et s’affaiblir politiquement, pour éventuellement reprendre un meilleur contrôle de leurs propres affaires.

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L’Europe a ses propres problèmes, plusieurs structurels.

Aussi difficile de se faire prendre au sérieux quand:

Je suis par contre surpris que le Canada appuie ces frappes aussi rapidement.

C’est surtout que ça va être rendu très difficile de critiquer la Chine sur une éventuelle intervention à Taïwan alors que les USA sont rendus à intervenir dans pleins de pays en dehors des règles internationales.

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Trump et l’exemple parfait d’une « guerre facultative »

Septième attaque contre un pays étranger

Lorsque les historiens se pencheront sur ce moment, ils se poseront probablement deux questions : Pourquoi Trump a-t-il agi maintenant ? Pourquoi l’Iran était-il sa cible ?

Pour finir, l’initiative de Trump – sa septième attaque contre une nation étrangère depuis son arrivée au pouvoir – pourrait être jugée à l’aune de son respect ou non de la règle de Churchill.

Bien avant de devenir premier ministre britannique en temps de guerre, Winston Churchill a écrit sur sa jeunesse, comme journaliste et comme participant à des guerres. « Ne croyez jamais, jamais, jamais qu’une guerre sera facile et sans heurts, ou que quiconque se lance dans cette étrange aventure peut mesurer les marées et les ouragans qu’il rencontrera », écrivait-il dans My Early Life.

« L’homme d’État qui cède à la fièvre de la guerre doit comprendre qu’une fois le signal donné, il n’est plus maître de la politique, mais esclave d’évènements imprévisibles et incontrôlables. »

Cet article a été publié par le New York Times

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Scènes de célébrations à Montréal et ailleurs dans le monde de ressortissants iraniens suite à la nouvelle de la mort du guide suprême Ali Khamenei:

Et en Iran également dans les rues de la capitale :

https://www.instagram.com/p/DVUaJ-oEkKz/?igsh=MWJtYzEyNTU1ZjY4bw==

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Frappes en Iran : vers « le scénario le plus toxique » pour l’industrie pétrolière?

L’Iran contrôle le détroit d’Ormuz, où passe près de 20 % de la production mondiale de pétrole.

À son plus étroit, le détroit d’Ormuz est large d’une trentaine de kilomètres. (Photo d’archives)

Photo : Reuters / Nicolas Economou

L’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro et la guerre de douze jours entre Israël et l’Iran, l’an dernier, ont prouvé que le marché du pétrole, le moteur de l’économie mondiale, est plus résilient qu’il ne l’était. Saura-t-il cependant s’adapter au nouvel embrasement provoqué par le bombardement de l’Iran par Israël et les États-Unis? Voici quelques clés pour comprendre.

À lui seul, l’Iran est responsable de 3 % de la production mondiale de pétrole, mais, grâce à son emplacement géographique stratégique, il a le pouvoir d’influencer grandement le marché de l’or noir.

Au sud du pays se trouve le détroit d’Ormuz, un couloir maritime étroit qui relie le golfe Persique à l’océan Indien. C’est par là que doit passer environ 20 % de la production mondiale de pétrole, en provenance de l’Irak, du Koweït, de l’Arabie saoudite ou des Émirats arabes unis pour se rendre au reste du monde.

En représailles aux menaces et aux attaques israélo-américaines, l’Iran menace de couper le robinet, en bloquant le passage ou en attaquant les navires qui s’y aventurent.

Ce serait “le scénario le plus toxique jamais envisagé dans le secteur pétrolier”, estime le chercheur en énergie au Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal, Yvan Cliche.

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Si on envisage véritablement de stopper le flot physique de 20 millions de barils de pétrole par jour, on peut s’attendre à une flambée assez importante des prix, a-t-il expliqué en entrevue à Radio-Canada.

Une image satellite montre d’importants dégâts au complexe du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, suite aux frappes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, à Téhéran, le 28 février 2026.

Photo : Reuters / Pleiades Neo (c) Airbus DS 2026

Pour l’heure, il n’est pas clair si l’Iran a déjà choisi de jouer cette carte, l’une des plus puissantes de son jeu.

Dans les heures qui ont suivi l’attaque israélo-américaine et les frappes de représailles iraniennes, l’agence Reuters a rapporté que les navires dans la région avaient reçu un message des Gardiens de la révolution islamique leur interdisant de passer dans le détroit d’Ormuz, citant une source de l’Union européenne.

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Mais, selon le site VesselFinder et l’outil de suivi des navires de S&P Global, des pétroliers et des porte-conteneurs continuaient de circuler dans le détroit samedi après-midi.

Affaibli par la guerre avec Israël en juin, par les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux et par la mort de son guide suprême Ali Khamenei dans les frappes, l’Iran est en mode survie, selon M. Cliche.

Ils vont probablement vouloir faire le plus de dégâts possible. Ils veulent essayer de faire des dommages à l’économie internationale, car c’est ça leur levier et c’est ce qui peut assurer la survie du régime.

Une citation de Yvan Cliche, chercheur en énergie

En bloquant le détroit d’Ormuz, l’Iran se ferait aussi du mal à lui-même, rappelle cependant l’économiste et professeur à l’Université d’Ottawa, Jean-Thomas Bernard.

L’Iran est un grand producteur de pétrole, mais c’est un pays pauvre et il a besoin de l’argent du pétrole pour faire la guerre, explique-t-il.

Rappelons aussi que les États-Unis ont déployé sur place une importante flotte, depuis les années 1980, pour empêcher entre autres le blocage du détroit d’Ormuz

Des navires américains et français patrouillent le détroit d’Ormuz. (Photo d’archives)

Photo : Reuters / Marine américaine

Un pic à l’ouverture des marchés?

À la fermeture des marchés, vendredi, le baril de pétrole Brent, la mesure étalon, valait 72,87 $US, le prix le plus élevé depuis l’été dernier.

Les yeux des économistes seront donc rivés sur le cours du pétrole, lundi, à l’ouverture des marchés. On va voir l’interprétation que le marché donne de cette situation-là, lance M. Bernard, ajoutant qu’il est difficile d’en faire une prévision.

En juin dernier, quand Israël et l’Iran se sont bombardés pendant 12 jours, le prix du baril de pétrole s’est envolé momentanément, mais est revenu à son niveau précédent rapidement après le cessez-le-feu. À ce moment, l’Iran n’avait pas bloqué le détroit d’Ormuz et sa menace n’avait pas été suffisante pour provoquer une augmentation nette du prix de l’or noir.

Près de 20 % de la production mondiale de pétrole passe par le détroit d’Ormuz. (Photo d’archives)

Photo : Reuters / Hamad I Mohammed

Le marché mondial est rendu intégré et très fluide, beaucoup plus que lors des deux crises pétrolières de 1973 et 1979, explique M. Bernard, qui donne en exemple l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Au début de cette guerre, en 2022, le prix du baril de pétrole avoisinait les 100 $US, faisant ainsi monter le prix du litre d’essence ordinaire à près de 2 $CA au Canada.

C’était une hausse très importante, mais, à la fin de l’année, le prix était déjà revenu à son prix initial, rappelle Jean-Thomas Bernard.

Le pétrole en provenance de Russie ne se rendait plus en Europe, mais il a trouvé son chemin en Asie, explique-t-il. Et en s’approvisionnant en Russie, l’Asie a donc libéré des barils de pétrole du Moyen-Orient.

Yvan Cliche ajoute qu’avec l’incertitude des dernières années, le marché pétrolier a déjà intégré cette dimension de risque dans les prix actuels.

Un impact rapide sur les prix?

Ayant tiré des leçons des précédentes crises, les pays ont, pour la plupart, tous des réserves de pétrole, advenant un bouleversement tel que le blocage du détroit d’Ormuz.

La durée de ce blocage pourrait être déterminante sur l’économie mondiale. S’il peut rester fermé deux ou trois mois, ou même plus, ce serait catastrophique, estime le professeur Jean-Thomas Bernard, précisant que peu de pays auraient la capacité d’augmenter rapidement leur production pour pallier le manque occasionné.

Si cela se produisait, les consommateurs verraient une différence assez rapidement sur les prix à la pompe et le coût de la vie en général, selon lui.

Encore aujourd’hui, le transport est presque entièrement dépendant de l’or noir. Dans le prix de tout ce qu’on consomme, on évalue que 10 à 15 % sont attribuables à la composante transport en moyenne, rappelle-t-il.

J’ai bien hâte de voir lundi comment le marché va réagir.

À lire aussi :

On se croirait au temps de la guerre froide avec une course à l’armement nucléaire :expressionless:

Depuis la base de l’île Longue, à Brest, le président de la République a annoncé la « mise en place progressive d’une dissuasion avancée », offrant notamment la possibilité pour les alliés européens « de participer aux exercices de la dissuasion » nucléaire française. « Elle pourra prévoir le déploiement de circonstances, d’éléments de force stratégique chez nos alliés », a-t-il précisé, assurant que cette « dissuasion avancée (…) renforcera notre défense en lui accordant du champ ».

Le discours d’Emmanuel Macron :right_arrow_curving_down:

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La réalité est que le Monde n’est pas un endroit où tout est rose avec des arc-en-ciel et où on peut chanter “Kumbaya”.

On a essayé avec le commerce international après la fin de la guerre froide, pensant que cela aménerait prospérité et paix. Mais cela n’a été qu’une illusion car on a nié la vraie nature humaine: il y aura toujours des acteurs qui voudront avoir plus de contrôle et de pouvoir sur d’autres, quitte à créer le chaos.

On pensait peut-être à la fin du 20ème siècle, avec la fin de la guerre froide, que le 21ème siècle serait un nouveau siècle de modernité et prospérité. Mais depuis le début de ce 21ème siècle, on a eu des suites d’évènements qui ne cessent de nous rappeler la vraie nature humaine: comme le 11 septembre 2001, la guerre illégale d’Irak, la crise fiancière de 2008, la montée du populisme qui a suivi avec le Brexit et Trump, la pandémie de Covid, la montée en puissance de la Chine communiste qui ne cache plus ses intentions d’être maître de l’Asie du sud-est, la guerre en Ukraine par la Russie, la répression sanglante de citoyens de pays par leurs propres gouvernements, que ce soit en Syrie, en Iran, au Soudan, et j’en passe, etc.

Oui c’est sûr on ne peut le nier, mais pourquoi il faut descendre les gens qui souhaitent changer la situation ou constate que celle-ci causent énormément de souffrance? En quoi dénoncer ces injustices, crimes et souffrances fait que cette personne ne voit pas la réalité en face? En quoi vouloir changer les choses est mauvais ou est irréalisable? Je veux dire si on suit votre logique on aurait jamais aboli l’esclavage ou rendu son usage extrêmement immoral dans le reste du monde en tant que société puisque la nature humaine.

Pourtant, au fil du temps, grâce aux luttes des esclaves, des personnes dénonçant la pratique et d’autres personnes qui croyait en un monde plus juste, cette institution dépassé a été abandonné parce qu’au lieu d’accepter la situation et ne rien dire, les gens se sont battus pour une cause. Ils se sont battus parce qu’ils croyaient en un monde meilleur, comme les femmes qui se sont battus pour leurs droits cinquante ans plus tôt, si on suit votre logique rien ne changerait jamais parce que le monde est tel qui l’est et rien ne peut le changer. Au contraire, le monde change et très vite, et rien n’est coulé dans le béton, les systèmes peuvent êtres changés, améliorés, pour le meilleur ou pour le pire, il s’agit simplement de se battre pour aller dans la bonne direction.

Ce n’est pas la nature humaine, c’est la nature d’un système impérialiste qui a été mis en place des siècles plus tôt, le résultat de contraintes systémiques qui place la loi du plus fort au centre de tout. Tout est construit et peut donc être changé si on a une réelle volonté politique de par les puissants. Ça pourrait être fait, mais il faudrait que les politiciens cessent d’êtres financés par les mêmes gens qui bénéficient de ce système impérialiste.

La réalité est que le système international mis en place après la seconde guerre mondiale était bien au niveau des principes, mais en pratique sans que les grandes puissances l’appliquent c’était voué à l’échec.

Le problème n’est pas cette nature humaine qui n’a rien de vraie, mais plutôt les facteurs systémique qui amènent les actions horribles que l’on voit dans le monde actuellement. Mettre le blâme sur la nature humaine n’est qu’un moyen pour les puissants de convaincre que rien ne peut être changé parce que la nature humaine vous comprenez, alors aucunement besoin de se battre pour un monde plus juste de toute façon toute tentative va échouer à cause de cette nature.

En quoi tous ces évènements extrêmement variés et ayant des causes largement différentes sont tous reliés par la nature humaine? Quelle est la cause commune de ces évènements?

Je pense vraiment que vous confondez la nature humaine qui serait présente dans chaque individus, avec la nature du système capitalisme et l’impérialisme omniprésent qui sont réellement la cause de la majorité des évènements que vous avez cités.

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Exactement.

La “nature humaine” (qu’il faudrait d’ailleurs prendre le soin de définir) à bon dos.

À mon avis, l’escalade récente des tensions est bien plus à chercher du côté de la perte de l’influence américaine avec une Chine de plus en plus puissante, et la volonté par les USA de renforcer leurs approvisionnements de pétroles, étant donné qu’ils ont déjà perdu la bataille commerciale sur les nouvelles technologies. D’ailleurs, les cibles américaines récentes, que ce soit le Nigeria, le Venezuela ou l’Iran sont de très gros producteurs de pétrole. Les plus gros qui ne sont pas déjà alignés sur les intérêts américains.

D’ailleurs, j’ai l’impression que la population américaine ne soutient pas, pour une bonne part, les interventions étrangères récentes.

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Analyses de Stéphan Bureau sur la situation en Iran, toujours aussi passionnantes et pertinentes:

Et conversation avec Mahnaz Shirali, sociologue et politologue iranienne, sur Europe 1. Selon elle, puisque le régime des Mollah est au bord du précipice, ses dirigeants sont prêts à appliquer la politique de la terre brûlée, quitte à sacrifier sa propre population:

@Sacha2000 @Klogw Je vais répondre à vos commentaires lorsque je vais avoir plus de temps car je vais devoir prendre plus de temps pour élaborer mes réponses. Mais je pense y répondre sur un autre sujet pour ne pas dévier du sujet principal de cette discussion (Politique internationale).

Je pense y répondre sur ce sujet plutôt qui serait plus approprié: Concepts politiques - Philosophie et pensées

Entrevue avec l’ancien chef de mission militaire de la délégation française auprès des Nations Unies, Dominique Trinquand.

Selon lui, il est peu probable que les soi-disant “alliés” du régime iranien interviennent dans le conflit: la Russie étant trop occupée en Ukraine, et la Chine de Xi Jinping qui a purgé récemment ses 5 généraux au top de la chaîne de commandement militaire

Quand on lit les explications contradictoires de Trump et son entourage, on voit bien que toute l’opération a été improvisée et réalisée sur un coup de tête. Car rien ne justifiait cette attaque subite et irréfléchie. On constate une fois de plus que Trump est inapte à diriger les USA et qu’il est lui-même une menace pour la paix dans le monde.

Iran : Trump dit avoir peut-être « forcé la main » d’Israël, contredisant Rubio | Radio-Canada)

Évoquant la possibilité d’avoir lui-même poussé Israël à participer à l’offensive contre l’Iran, le président des États-Unis, Donald Trump, a mis à mal, mardi, l’explication mise en avant la veille par le secrétaire d’État américain, Marco Rubio.

Le président américain, qui recevait le chancelier allemand Friedrich Merz au bureau ovale, a rejeté les interprétations selon lesquelles Israël lui avait forcé la main pour le lancement de l’opération militaire conjointe, samedi dernier.

D’après la façon dont les négociations se déroulaient, je pensait que [l’Iran] allait attaquer en premier, et je ne voulais pas que ça arrive, a soutenu Donald Trump, répondant pour la première fois publiquement et en direct aux questions des reporters depuis le début de l’opération militaire américaine baptisée Fureur épique.

Donc, en réalité, on peut dire que j’ai peut-être forcé la main d’Israël. Mais Israël était prêt, et nous étions prêts, et nous avons eu un impact très, très puissant, a-t-il affirmé.

On avait des négociations avec ces fous, et à mon avis, c’est eux qui allaient attaquer en premier. Ils allaient attaquer si nous ne le faisions pas. Ils allaient frapper en premier – j’en étais convaincu.

“Ils se préparaient à attaquer Israël, ils se préparaient à attaquer d’autres pays”, a-t-il ajouté.

Donald Trump, président des États-Unis

Lundi, le chef de la diplomatie américaine avait plutôt suggéré que le moment choisi pour la participation des États-Unis découlait de la décision d’Israël de frapper l’Iran. Il avait aussi indiqué que les États-Unis savaient que cette opération entraînerait des représailles iraniennes.

“Il y avait une menace imminente. Et cette menace était que nous savions que, si l’Iran était attaqué [par Israël] – et nous pensions qu’il allait l’être –, il riposterait immédiatement contre nous”, a-t-il soutenu.

“Nous avons proactivement agi de façon défensive pour empêcher [l’Iran] de faire des dommages plus importants.”

Mardi, avant une séance de breffage devant les sénateurs, M. Rubio a fait marche arrière.

“Ce week-end offrait une occasion unique de mener une action conjointe contre la menace” posée par l’Iran, a-t-il répondu à un reporter qui lui demandait si Israël avait fixé le calendrier.

“Votre affirmation est fausse”, a-t-il répliqué à une journaliste qui l’interrogeait sur les contradictions entre sa déclaration de la veille et les propos du président Trump.

Des explications changeantes

Depuis le début des opérations, l’administration Trump a offert des justificatifs changeants et souvent contradictoires.

La fin de semaine dernière, après la vague initiale de frappes aériennes, le président avait expliqué l’offensive par l’impératif de défendre le peuple américain en éliminant les menaces imminentes émanant du régime iranien.

Il a soutenu que Téhéran était sur le point de pouvoir atteindre les États-Unis avec des missiles balistiques et que l’Iran tentait de rebâtir son programme nucléaire.

En entrevue à Reuters, au New York Times et à CNN, des sources américaines officielles ont affirmé qu’il n’existait aucune preuve selon laquelle l’Iran serait en voie de produire des missiles balistiques intercontinentaux.

Selon un document officiel de la CIA déclassifié et daté de l’an dernier, Téhéran pourrait y arriver au cours de la prochaine décennie.

Le président américain avait initialement pressé les Iraniens de renverser le régime au terme de l’offensive américano-israélienne.

Au cours d’une conférence de presse du Pentagone, lundi, Pete Hegseth a assuré que les États-Unis n’étaient pas en train de s’engager dans un nouveau bourbier et que l’objectif n’était pas un changement de régime.

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