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Malheureusement, la réalité du monde est la suivante: qu’est-ce que le “droit international” si on ne peut pas l’appliquer et l’imposer avec des forces contraignantes? Même chose pour une loi que ce soit au niveau municipal, provincial, fédéral, gouvernemental, etc. si on ne peut pas l’appliquer et l’imposer avec des contraintes? Et bien ce n’est pas une loi si on ne l’applique pas et l’impose pas avec des contraintes ou forces… C’est pour ces raisons que dans nos démocraties nous avons des forces policières armées pour faire respecter les lois, mais aussi des juges, des avocats et des contre-pouvoir également pour éviter des abus de forces ou des excés.

L’ONU existe mais n’a pas, et n’a jamais eu de pouvoir d’imposer les lois internationales, à part pour des petits pays insignifiants, et la réalité est que depuis sa création après 1945, l’ONU était sous l’emprise de deux superpuissances, soit les États-Unis et l’Union Soviétique qui avaient les coudées franches pour imposer leur volonté au monde jusqu’à la chute du communisme en 1990. Et aujourd’hui c’est encore le cas avec ces pays avec leurs actions récentes, et cela a déjà été le cas bien avant l’arrivée de Trump:

  • Les États-Unis (avec l’alliance de la France, la Grande-Bretagne et autres) avec leurs actions en Iraq en 2003, la Lybie en 2011-2012 sans autorisations de l’ONU, et l’ONU n’a rien fait;

  • La Chine qui colonise et construit des îles artificielles avec des bases militaires en mer de Chine méridionale sur les territoires maritimes du Vietnam, Indonésie, Philippines, Malaisie, Brunei, et ce malgré un jugement de la cour internationale en 2016 qui jugeait que les revendications de la Chine étaient illégitimes. Encore une fois, l’ONU n’a rien fait. Et elle ne fera rien si un jour la Chine décide de s’attaquer à Taïwan ou même au Japon (puisqu’il y a aussi des rivalités Chine-Japon pour certains territoires historiques en mer). Et le Japon l’a bien compris récemment et a décidé de se réarmer après 80 ans de pacifisme, puisque le seul moyen de prévenir une guerre est de s’armer pour dissuader son adversaire;

  • La Russie qui a attaqué la Tchétchénie dans les années 1990 après la chute de l’URSS, qui a attaqué la Georgie depuis 2008 (un conflit qui est toujours en cours par ailleurs mais que nous avons oublié puisque l’Ukraine a retenu toute l’attention), qui a annexé la Crimée en 2014 et attaque l’Ukraine en 2022. Et encore une fois, l’ONU n’a rien fait.

  • On peut citer d’autres exemples de pays qui abusent de leurs populations comme en Iran, en Corée du Nord, au Moyen-Orient, en Palestine, en Afrique avec l’exemple du génocide du Rawnda, etc. Et ce malgré que nous avons des chartes pour la protection des droits humains… Et ironiquement, des pays comme l’Iran, l’Arabie Saoudite et la Corée du Nord font parti du conseil de l’ONU sur les droits de l’homme siégeant à Genève sans aucune contrainte ou imputabilité sur leurs actions…

En résumé, une loi ne peut être contraignante que si on peut l’imposer par la force.

Le droit international n’a été qu’une illusion, même bien avant la création de l’ONU: par exemple, lorsque le Japon impérial a pris plusieurs prisonniers de guerres, américains, britanniques ou d’autres nationalité, il y avait déjà la convention de Genève pour protéger les droits des prisonniers de guerre, mais aucun mécanisme pour imposer les lois et contraindre à les respecter. Ça n’a pas empêcher aux Japonais de réduire leurs prisonniers de guerre à des esclaves durant la seconde guerre mondiale.

La réalité du monde a toujours été la suivante si on veut être pragmatique: c’est une politique de grandes puissances. Si on veut être respecté, nous devons être forts et craints, ce qui, par contre, ne devrait pas donner le droit d’intimider d’autres parties en principe.

Et c’est dans la nature humaine: par exemple, si on se fait intimider à l’école et bousculer, on peut porter plainte à la maîtresse. Mais au fond est-ce que la maîtresse pourra réellement contraindre l’enfant-tyran si les parents ne font rien et ne collaborent pas? Ça sera malheureusement à l’enfant qui est intimidé de savoir également comment se protéger et se faire respecter. À preuve: je me suis aussi fait intimidé à l’école et bousculé lorsque j’étais plus jeune, et bien que je n’avais pas la force physique pour m’imposer, j’avais compris que je devais devenir le meilleur en classe. Et j’étais ensuite respecté en devenant l’un des meilleurs élèves intellectuellement, et ceux qui ne me respectaient pas m’approchaient ensuite pour les aider en classe pour leurs devoirs et examens, mais j’avais à ce moment-là imposé mes limites et mes conditions. C’est la même chose dans le milieu du travail, même si c’est plus succinct et discret: les gens et les employeurs ne feront pas de cadeaux à leurs employés tant et aussi longtemps qu’ils ne comprendront pas la vraie valeur d’autrui et si celui-ci n’impose pas ses limites, d’où l’importance d’exceller et de devenir fort pour se faire respecter…

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Si nous retournons à l’anarchie d’avant la deuxième guerre mondiale, la troisième devient assurée dans un monde qui aura oublié son humanité et rejeté toutes les leçons de la deuxième. Avec les armes hyper puissantes actuelles s’en sera fini de notre monde. Quelle folie!!! :peace_symbol:


Maduro capturé: un retour à l’anarchie des 19e et 20e siècles

Une doctrine du cinquième président américain, datant du 19e siècle, a été évoquée par le 47ᵉ président, Donald Trump, pour justifier en partie la capture de Maduro.

Donald Trump a sorti des boules à mites la doctrine Monroe. Il cherche désormais à étendre son pouvoir sur l’ensemble de l’Amérique, en commençant par le Venezuela, dans un ordre où prévaut la loi du plus fort, croient des experts.

«Nous assistons à la fin d’un monde. Ce qui s’est passé samedi au Venezuela constitue l’acte final du décès de l’ordre international [établi après les atrocités de la Deuxième Guerre mondiale]», dit en entrevue avec Le Soleil Romuald Sciora, directeur de l’Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l’Institut de relations internationales et stratégiques.

Le président des États-Unis, Donald Trump, a autorisé une intervention pour capturer le président vénézuélien Nicolás Maduro sans invitation d’une autorité du pays hôte et sans aval du Conseil de sécurité de l’ONU. Cette action va à l’encontre du droit international.

Suite

Il ne s’agit pas d’un simple enlèvement, aussi illégal soit-il. Cela va bien plus loin. L’administration Trump a voulu marquer les esprits: “Nous sommes aujourd’hui les États-Unis et ne respectons plus aucun accord international ni les lois internationales. Nous faisons ce que bon nous semble tant que nous avons le pouvoir”», mentionne M. Sciora.

L’ordre international, apparu au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et promu par les États-Unis, reposait sur la coopération entre plusieurs acteurs pour établir des règles communes, comme la souveraineté des États et le respect du droit international, et pour résoudre des problèmes mondiaux.

Anarchie

Avec cet ordre maintenant disloqué, le monde se retrouve dans une situation résumée par une phrase célèbre de l’Histoire de la guerre du Péloponnèse par Thucydide, constate Michael Fortmann, professeur des études stratégiques et de l’histoire des relations internationales à l’Université de Montréal.

«La justice n’entre en ligne de compte dans le raisonnement des hommes que si les forces sont égales de part et d’autre; dans le cas contraire, les forts exercent leur pouvoir et les faibles doivent leur céder», cite-t-il.

«Ce qui s’avére de plus en plus clair, c’est que la souveraineté nationale, dans le système international actuel, n’est plus une norme universelle respectée par tous. Elle est devenue conditionnelle. Conditionnelle à la capacité de se défendre ou alternativement, à la nécessité de se plier aux demande des puissants», commente M. Fortmann.

«Nous sommes plus proches de ce que nous avons connu au 19e et au début du 20e siècle, où la loi du plus fort règne et où les alliances sont de circonstance», indique pour sa part M. Sciora, en faisant référence à Otto von Bismarck, chancelier du premier Reich allemand en 1871.

Et justement, une doctrine du cinquième président américain, datant du 19e siècle, a été évoquée par le 47ᵉ président pour justifier en partie la capture de Maduro.

«Trump a mentionné qu’il voulait réactiver la fameuse doctrine Monroe, qui consiste à considérer qu’il est important d’avoir une puissance hégémonique qui domine l’Amérique et ses ressources», pointe Marie-Christine Doran, professeure titulaire de l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa.

«C’est très inquiétant. Il s’est donné le droit d’intervenir dans n’importe quel pays dans les Amériques pour lequel les États-Unis auraient intérêt. Ça inclut le Canada aussi. Il ne faut pas l’oublier», indique-t-elle.

Cette doctrine de 1823 était un avertissement aux puissances européennes leur disant que toute intervention en Amérique sera perçue comme une menace pour la sécurité et la paix.

«Il y aura un avant et un après», laisse tomber Romuald Sciora.

Que peut faire l’ONU?

Pour illustrer la rupture avec l’ordre international de 1945, M. Sciora souligne que le bébé de l’après-Seconde Guerre mondiale, l’Organisation des Nations Unies (ONU), dont le rôle est d’arbitrer les conflits internationaux, n’a plus aucun pouvoir sur les interventions étrangères.

«L’ONU politique ne représente plus grand-chose, elle est totalement impuissante», affirme-t-il.

Le Conseil de sécurité des Nations unies, composé notamment des États-Unis, de la Chine et de la Russie, tiendra lundi une réunion d’urgence au sujet de l’opération américaine contre le Venezuela.

« La réunion de demain ne servira à rien», ajoute Romuald Sciora. Chaque membre permanent dispose d’un droit de veto pour bloquer l’adoption de toute résolution, y compris les États-Unis.

De son côté, Marie-Christine Doran se montre un peu plus optimiste. Elle est persuadée que l’accès, depuis deux jours, de la Colombie, voisine du Venezuela, au Conseil de sécurité comme membre non permanent permettra d’accentuer la pression sur les États-Unis.

«Le timing est parfait. Si vous avez au Conseil de sécurité la Chine, la Russie — bon, ce ne sont pas des puissances démocratiques du tout — et la Colombie qui protestent contre les actions unilatérales militaires qui ont été menées, bien, ça pourrait au moins, dans le cas de la Colombie, permettre l’émergence d’un modèle de processus de paix, de transition démocratique, poussé vers une solution négociée», espère-t-elle.

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Je suis absolument d’accord avec toi. Mais dans ce cas nos dirigeants devraient arrêter l’hypocrisie étant donné qu’ils légitiment un comportement qu’ils prétendent dénoncer chez les autres grandes puissances sur des bases morales et de droit international. (Que ce soit l’Ukraine, ou les agissements chinois)

C’est absolument pas moi qui vais dire que l’impérialisme américain a commencé avec Trump, étant donné que la majeur partie de ma famille vit dans un pays qui a connu près de 50 ans de dictature mis en place par ce pays …

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Si vous avez 90 minutes, nouveau balado de RAD enregistré il y a un mois :open_mouth: sur le Venezuela et autres activités de la CIA

Pourquoi les États-Unis attaquent le Venezuela? (Et plein de secrets de la CIA) | Le balado de Rad

Après des mois d’opérations au large du Venezuela, les États-Unis de Donald Trump ont fini par frapper la capitale du Venezuela et capturer son président, Nicolas Maduro, en janvier 2026. On vous jure qu’on n’était pas dans le secret des dieux, mais on aborde justement ce scénario-là dans cet épisode sur l’Agence centrale de renseignement, ou Central Intelligence Agency (CIA), même s’il a été enregistré il y a un mois.

Olivier Arbour-Masse reçoit Jonathan Veillette, professeur de science politique au Cégep Édouard-Montpetit, qui s’intéresse à l’histoire de l’Agence et qui a fouillé ses documents déclassifiés.

Notre invité retrace les coups d’État les plus marquants – au Chili en 1973 et au Guatemala en 1954 – et analyse comment la stratégie clandestine des États-Unis a servi leurs intérêts. Il est aussi question de dossiers encore mystérieux : l’assassinat du président John F. Kennedy et le programme MK-Ultra, mené à Montréal, qui visait à développer des techniques de manipulation mentale.

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Dans les relations internationales de POTUS 47

La Presse en Colombie | Les Colombiens craignent d’être la prochaine cible de Trump

La population colombienne est inquiète depuis la capture de Nicolás Maduro, samedi. Les nouvelles déclarations du président Donald Trump, après son attaque contre le Venezuela, font craindre le pire dans le pays voisin. L’ambiance est tendue. L’offensive américaine est sur toutes les lèvres et s’immisce même dans la campagne présidentielle.

À deux reprises, le président Donald Trump a menacé son homologue colombien, Gustavo Petro. Tout d’abord, lors de sa conférence de presse ayant suivi la capture du chef d’État vénézuélien, en le sommant de « faire gaffe à ses fesses ! ». Puis, le lendemain, à bord de l’avion présidentiel Air Force One, il a déclaré : « La Colombie est également malade, dirigée par un homme malade, qui aime faire de la cocaïne et la vendre aux États-Unis. Il ne sera pas en mesure de continuer à le faire longtemps. » Lorsqu’une journaliste lui a demandé s’il envisageait une intervention militaire en Colombie, il a répondu : « Ça me semble bien ! ».


Il veut le Groenland depuis son 1er mandat

Cette île, la plus grande au monde, qui fait partie du Royaume du Danemark, est dans la mire de M. Trump depuis 2019, lors de son premier mandat. À l’époque, il avait dit qu’il souhaitait « acheter » le territoire semi-autonome de 57 000 habitants, mais les gouvernements groenlandais et danois avaient refusé son offre, affirmant que l’île n’était pas à vendre.

Pourquoi le Groenland est-il si important aux yeux des États-Unis, qui semblent déterminés à conquérir ce territoire au détriment même de ses alliances historiques avec les Européens? Pour trois raisons, au moins.

Tout d’abord, il y a l’emplacement ultra géostratégique de l’île.

Ce qui nous amène à la deuxième raison qui motiverait Donald Trump : les réserves de brut non exploitées au large de l’île.

La fonte des glaces pourrait effectivement mettre à découvert de potentielles ressources pétrolières ou minérales précieuses pour l’administration américaine, qui a fait de la sécurité énergétique une priorité absolue.

En plus du pétrole, le sous-sol du Groenland regorge de plusieurs gisements de terres rares convoités pour la transition énergétique et, surtout, par l’industrie militaire. C’est la troisième raison qui expliquerait l’intérêt des États-Unis envers cette île, d’autant plus que la Chine exerce un quasi-monopole sur un grand nombre de minéraux critiques.

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Pendant ce temps Trump fait diversion avec sa politique étrangère illégale et ses menaces, pour noyer l’actualité américaine et ainsi éviter de révéler l’intégralité de l’Affaire Epstein. En fait tout ce que touche Trump devient toxique. À quoi peut-on s’attendre quand une population élit un criminel avéré à la tête de l’État?


Affaire Epstein | Des millions de documents attendent toujours d’être publiés

(Washington) Le département américain de la Justice a indiqué lundi que plus de deux millions de dossiers concernant potentiellement l’affaire Epstein n’ont pas encore été rendus publics.

Le gouvernement américain était tenu de publier tous les documents relatifs à l’affaire Epstein à la date du 19 décembre dernier, mais n’a finalement rendu publics qu’environ 12 285 documents totalisant 125 575 pages, selon une mise à jour du procureur de New York Jay Clayton.

« Plus de 2 millions de documents […] restent à différentes étapes de leur examen et de leur publication », a écrit Jay Clayton dans cette mise à jour de cinq pages consultée par l’AFP.

Suite de l'article de l'Agence France-Presse

Le 24 décembre, le département américain de la Justice avait annoncé examiner « plus d’un million de documents » potentiellement liés à l’affaire Epstein pour une éventuelle diffusion, laquelle pourrait prendre « plusieurs semaines ».

Le procureur Clayton a précisé que plus de 400 avocats du département de la Justice devraient consacrer « les prochaines semaines » à examiner ces dossiers.

« Il s’agit d’un volume important de documents, et les types, tailles et formes des documents restant à examiner varient considérablement », a-t-il noté avant de souligner que des « efforts minutieux » devaient être déployés pour protéger les victimes d’Epstein contre toute divulgation inappropriée de leur identité ou d’informations privées.

L’administration Trump a été accusée de dissimulation par l’opposition démocrate qui lui reproche de ne livrer qu’au compte-gouttes les pièces de l’énorme dossier, après les avoir lourdement caviardées.

Une loi votée par des démocrates et des républicains oblige le gouvernement, que cette affaire embarrasse au plus haut point en raison de la relation amicale passée entre Donald Trump et Jeffrey Epstein, à publier l’intégralité du dossier.

Les premières séries de documents publiées ont mis en lumière le spectaculaire réseau de Jeffrey Epstein, qui s’est suicidé, selon les autorités, avant d’être jugé à New York pour exploitation sexuelle de mineures.

Elles ont aussi livré des détails sur la relation qu’il entretenait avec Donald Trump, avec en particulier un courrier électronique d’un enquêteur indiquant que le républicain de 79 ans aurait voyagé huit fois dans l’avion privé de Jeffrey Epstein.

Le président américain n’a jamais été accusé d’actes criminels en lien avec l’affaire Epstein.

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Mise à jour sur l’Ukraine dont les décisions américaines seront cruciales pour la résolution définitive du conflit. Espérons que Trump choisira le bon camp en bout de processus, sinon les hostilités pourraient s’étendre dangereusement en Europe.


Guerre en Ukraine | Volodymyr Zelensky à Paris, Européens et Américains veulent afficher leur « convergence »

(Paris) Volodymyr Zelensky est arrivé mardi à l’Élysée, à Paris, pour un sommet au cours duquel les pays européens alliés de l’Ukraine et des émissaires américains veulent afficher leur « convergence » sur les garanties de sécurité à fournir à Kyiv en cas d’accord avec Moscou.

« Ces discussions doivent fournir plus de protection et de force pour l’Ukraine », a dit le président ukrainien sur le réseau X à son arrivée à la mi-journée. Il a réitéré sa demande de « mesures qui puissent garantir une vraie sécurité pour notre peuple ».

L’entourage du président français, Emmanuel Macron, présente cette nouvelle réunion de la « Coalition des volontaires » comme l’aboutissement des efforts engagés il y a environ un an, après l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, pour éviter que les États-Unis ne « lâchent l’Ukraine ».

Suite de l'article de l'Agence France-Presse

« Nous avons réussi cet exercice de reconvergence entre l’Ukraine, l’Europe et l’Amérique », a dit à la presse un de ses conseillers.

Les Européens ont ostensiblement choisi de ne pas condamner fermement le coup de force du président américain au Venezuela, soucieux de le ménager au moment où les tractations politiques se sont à nouveau intensifiées depuis novembre, sous l’impulsion de Washington, en vue d’un accord avec la Russie pour mettre fin à près de quatre ans de guerre.

En parallèle, nouvelle manifestation du jeu d’équilibrisme diplomatique auquel ils s’astreignent, plusieurs pays du Vieux Continent dont la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie ont publié mardi une déclaration commune de soutien au Groenland et au Danemark face aux revendications du président américain.

Emmanuel Macron a reçu son homologue ukrainien dans un palais présidentiel enneigé pour un tête-à-tête, suivi d’un déjeuner élargi à l’émissaire américain Steve Witkoff et Jared Kushner, le gendre de Donald Trump.

PHOTO LUDOVIC MARIN, AGENCE FRANCE-PRESSE

L’émissaire américain Steve Witkoff et Jared Kushner, le gendre de Donald Trump.

Dans la foulée, le sommet réunira 35 pays, dont 27 représentés par des chefs d’État ou de gouvernement, ainsi que les dirigeants de l’OTAN et de l’Union européenne.

Une conférence de presse des présidents Macron et Zelensky, du premier ministre britannique, Keir Starmer, et du chancelier allemand, Friedrich Merz, est prévue en fin de journée.

Les États-Unis ne sont pas membres de cette coalition créée en mars par la France et le Royaume-Uni pour apporter des « garanties de sécurité » à l’Ukraine dans le cadre d’un éventuel cessez-le-feu. Mais leur soutien à Kyiv reste crucial, y compris pour convaincre les autres alliés de s’engager.

C’est sur ce point que porte la « convergence » vantée par Paris.

PHOTO MAKSYM KISHKA, ARCHIVES REUTERS

Un pompier intervient sur le site de garages automobiles touchés par une frappe de missile russe, à Tchernihiv, en Ukraine, le 5 janvier 2026.

« Secret militaire »

Mardi, les dirigeants prendront « des engagements concrets », a promis Emmanuel Macron.

Ils doivent définir leur vision commune des « modalités d’un cessez-le-feu » entre l’Ukraine et la Russie, sur la manière dont il pourra être « vérifié » par drone ou satellite plutôt que par un déploiement militaire terrestre, mais aussi sur leur riposte en cas de violation, a expliqué la présidence française.

Autre point à l’ordre du jour, selon la même source : les « modalités opérationnelles » du « déploiement d’une force multinationale » promise par les Européens pour « réassurer l’Ukraine dans les airs, sur la mer et à terre » face au risque d’une nouvelle attaque russe après un éventuel accord de paix.

Les dirigeants pourraient acter les contributions des différents pays de la coalition à cette mission militaire, mais ils n’en dévoileront que « ce que le secret militaire permet de dire », a prévenu le conseiller d’Emmanuel Macron. Il ne faut donc pas s’attendre à connaître les effectifs de cette force ou les contributions des États prêts à y participer, comme la France et le Royaume-Uni.

Côté français, le chef de l’État pourrait en dire davantage jeudi lorsqu’il recevra la classe politique pour faire le point.

La convergence semble moins complète s’agissant des négociations de paix menées par les États-Unis parallèlement, avec l’Ukraine et la Russie.

Une rencontre entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump fin décembre, et des appels entre le président américain et son homologue russe, Vladimir Poutine, n’ont pas permis d’avancer sur le principal nœud, les concessions territoriales exigées par Moscou.

PHOTO JIM WATSON, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Le président de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky, et le président des États-Unis, Donald Trump, le 28 décembre 2025

Le sujet sera à nouveau évoqué à Paris avec les émissaires américains.

Le Kremlin a fait connaître son intention de « durcir » sa position après avoir accusé l’Ukraine d’avoir voulu viser avec des drones une résidence de Vladimir Poutine, ce que Kyiv dément.

Le chef de l’État russe a répété ces dernières semaines que la Russie atteindrait ses objectifs en Ukraine par la voie des négociations ou par celle des armes.

Des frappes russes ont touché lundi une clinique à Kyiv, tuant deux personnes.

Un mort dans une explosion due au gaz en Russie

Une explosion due au gaz dans un immeuble d’habitation de Tver, dans l’ouest de la Russie, a fait un mort mardi, ont indiqué les autorités régionales qui avaient d’abord imputé l’incident à une attaque de drone ukrainien.

« Les premières constatations des experts [indiquent] qu’il s’agit d’une explosion due au gaz domestique », a déclaré Vitaly Korolev, le gouverneur de la région de Tver, sur Telegram.

« Nous avons cru d’abord à une explosion causée par les débris d’un drone, car des mesures de sécurité étaient en vigueur à ce moment-là », a-t-il poursuivi.

En riposte aux bombardements quotidiens dont son territoire est la cible depuis près de quatre ans, l’Ukraine envoie des dizaines de drones chaque nuit vers le territoire russe, concentrant ses attaques sur les infrastructures énergétiques qui permettent à Moscou de financer son offensive.

Les autorités russes ont dit avoir abattu 129 drones dans la nuit de lundi à mardi.

Selon le ministère de la Défense, six de ces drones ont été détruits au-dessus de la région de Tver, dont le chef-lieu du même nom se situé à près de 200 kilomètres au nord-ouest de Moscou.

Venezuela: Rubio et Hegseth avisent le Congrès alors que les questions se multiplient

Le secrétaire d’État Marco Rubio et d’autres hauts responsables ont informé les dirigeants du Congrès lundi soir de l’opération militaire d’envergure menée au Venezuela. Cette rencontre intervient alors que les inquiétudes grandissent quant à l’engagement du président Donald Trump dans une nouvelle ère d’expansionnisme américain, sans consultation des parlementaires ni vision claire de la gestion de ce pays d’Amérique du Sud.

Les dirigeants républicains se sont montrés globalement favorables à la décision de M. Trump de destituer par la force le président vénézuélien Nicolas Maduro avant cette réunion à huis clos au Capitole. Cependant, de nombreux démocrates en sont ressortis avec davantage de questions, alors que Donald Trump maintient une flotte de navires de guerre au large des côtes vénézuéliennes et exhorte les entreprises américaines à réinvestir dans le secteur pétrolier vénézuélien, dont les performances sont décevantes.

Suite du texte de The Associated Press

Une résolution sur les pouvoirs de guerre, qui interdirait toute action militaire américaine au Venezuela sans l’approbation du Congrès, sera soumise au vote cette semaine au Sénat. «Nous n’attendons pas de troupes au sol», a déclaré le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson (républicain de Louisiane), après la réunion.

Il a affirmé que la nouvelle direction vénézuélienne ne pouvait être autorisée à se livrer au narcoterrorisme ni au trafic de drogue vers les États-Unis, ce qui avait déclenché la première campagne de bombardements navals meurtriers de M. Trump, ayant fait plus de 115 victimes.

«Il ne s’agit pas d’un changement de régime. Il s’agit d’exiger un changement de comportement. Nous n’envisageons aucune autre forme d’intervention directe que celle de contraindre le nouveau gouvernement intérimaire à agir.»

— Mike Johnson, président de la Chambre des représentants

M. Johnson a ajouté: «Nous avons un moyen de persuasion, car, comme vous le savez, leurs exportations de pétrole ont été saisies, et je pense que cela amènera très rapidement le pays à une nouvelle gouvernance.»

Cependant, la sénatrice Jeanne Shaheen (New Hampshire), principale démocrate au sein de la commission des affaires étrangères du Sénat, a déclaré: «Il reste encore beaucoup de questions sans réponse.»

Le représentant Gregory Meeks de New York, principal démocrate de la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants, a demandé par la suite: «Quel en sera le coût? Combien cela va-t-il coûter aux États-Unis?»

Les parlementaires ont été tenus dans l’ignorance

La séance d’information, qui a duré deux heures, s’est tenue quelques jours après le lancement inattendu d’une opération militaire. Très peu, voire aucun, des responsables du Congrès n’avaient été mis au courant avant son déclenchement. Cela représente un retard important dans la communication avec le Congrès, qui détient le pouvoir décisionnaire en matière de guerre.

Les responsables de l’administration ont répondu à diverses questions, allant d’un engagement accru des troupes américaines au sol au rôle de l’opposition vénézuélienne, qui semblait avoir été marginalisée par l’administration Trump alors que la vice-présidente du pays, Delcy Rodriguez, alliée de M. Maduro, devenait rapidement présidente par intérim.

Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, le chef d’état-major des armées, Dan Caine, et la procureure générale, Pam Bondi, qui a porté des accusations de trafic de drogue contre M. Maduro, ont tous participé à cette réunion à huis clos. Elle était destinée au groupe des huit dirigeants, qui comprend les responsables de la commission du renseignement ainsi que les présidents et les parlementaires les plus influents des commissions de la sécurité nationale.

Interrogé par la suite sur la question de savoir s’il avait une vision plus claire de l’identité des véritables dirigeants du Venezuela, le sénateur Mark Warner, principal démocrate de la commission du renseignement, a déclaré: «J’aimerais pouvoir vous répondre par l’affirmative, mais je ne le peux pas.»

Les présidents de la commission judiciaire du Sénat — le sénateur républicain Chuck Grassley (Iowa), président de la commission, et le sénateur démocrate Richard Durbin (Illinois), membre le plus haut placé de la commission — ont affirmé qu’ils auraient dû être inclus dans la réunion d’information confidentielle, arguant qu’ils exercent un contrôle sur le ministère de la Justice sous l’autorité de Pam Bondi.

Plus tôt dans la journée, le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, avait averti que l’intervention de Donald Trump au Venezuela n’était que le prélude à une politique étrangère dangereuse, le président affichant publiquement ses intérêts en Colombie, à Cuba et au Groenland.

«Le peuple américain n’a pas signé pour une nouvelle série de guerres sans fin», a dit M. Schumer.

Par la suite, M. Schumer a indiqué que la réunion d’information, «bien que longue et exhaustive, avait soulevé bien plus de questions qu’elle n’avait apporté de réponses». Les républicains ont des opinions partagées, reflets des divisions croissantes au sein du mouvement «Make America Great Again» de M. Trump.

Le président, qui a juré de faire passer l’Amérique avant tout, s’engage dans des conflits à l’étranger que de nombreux élus des deux partis souhaitent éviter, notamment après les longs conflits en Irak et en Afghanistan.

L’avenir reste incertain

Les prochaines étapes au Venezuela, et notamment les appels à des élections, demeurent floues.

L’administration Trump s’est entretenue avec Mme Rodríguez, qui a succédé à son allié, M. Maduro, et s’est proposée de «collaborer» avec elle.

Parallèlement, M. Trump a minimisé l’importance de la dirigeante de l’opposition vénézuélienne, María Corina Machado, lauréate du prix Nobel de la paix le mois dernier pour son combat en faveur d’une transition démocratique. Donald Trump a assuré que Mme Machado manquait de «soutien» et de «respect» pour diriger le pays.

Le sénateur Rick Scott, un allié indéfectible de Trump, a cependant annoncé son intention de s’entretenir prochainement avec Mme Machado et l’a qualifiée de «très populaire, si l’on considère les résultats des dernières élections».

«Je pense qu’elle finira par devenir présidente du Venezuela, a avancé M. Scott. Vous savez, le chemin vers la démocratie sera long et difficile. Il y a encore beaucoup de personnes mal intentionnées au pouvoir, donc cela prendra du temps. Il y aura des élections et je pense qu’elle sera élue.»

Le sénateur Rand Paul, l’un des principaux critiques de la campagne de Donald Trump consistant à bombarder des navires contre des trafiquants de drogue présumés, a déclaré qu’il existe probablement une douzaine de dirigeants dans le monde que les États-Unis pourraient accuser de violer le droit international ou les droits de l’homme.

«Et nous ne les avons jamais destitués. Cela crée donc un très mauvais précédent et c’est anticonstitutionnel, a souligné M. Paul aux journalistes. On ne peut pas affirmer que bombarder une capitale et destituer le président d’un pays étranger ne constitue pas une déclaration de guerre.»


La caricature André-Philippe Côté, Le Soleil

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Et misère

Donald Trump et son équipe « discutent de plusieurs options » pour obtenir le Groenland « et bien sûr, utiliser l’armée américaine est toujours une option à la disposition » du président, a déclaré mardi sa porte-parole Karoline Leavitt.

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Je sais pas s’il réalise que y’a tout de même 60k+ personnes qui résident sur le territoire et qui, avec une grande majorité, ne veulent rien savoir d’être annexer… C’est vraiment aberrant et aussi, je vais être honnête, je suis vraiment nerveux pour ce qui concerne le Canada.

Pourquoi la population groenlandaise voudrait se joindre aux USA où il n’y a pas de filet social (santé, éducation, etc.)? En plus, elle jouit d’une certaine autonomie du gouvernement danois. Pourquoi cette population voudrait se mettre sous le joug d’un individu qui ne reconnaîtrait pas leur culture?

Les Groenlandaises et Groenlandais sont plus près des Inuits du Canada. Je crois qu’ils seraient plus enclin à former un pays indépendant avec le Nunavut :slight_smile:

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Revendications de Donald Trump Mark Carney défend l’intégrité territoriale du Groenland

PHOTO YOAN VALAT, AGENCE FRANCE-PRESSE

Mark Carney

(Ottawa) Le premier ministre Mark Carney affirme que « l’intégrité territoriale du Danemark, notamment du Groenland » doit être respectée conformément au droit international, rejetant du même coup les prétentions du président américain Donald Trump qui soutient que le Groenland doit faire partie des États-Unis.

Publié à 11 h 19
[
Joël-Denis Bellavance
Joël-Denis Bellavance La Presse

](https://www.lapresse.ca/auteurs/joel-denis-bellavance)

De passage à Paris, où il participe à un sommet sur l’avenir de l’Ukraine, M. Carney a ainsi endossé une déclaration sans équivoque des leaders européens dans laquelle ils accordent leur soutien au Danemark face aux revendications territoriales du locataire de la Maison-Blanche.

Mark Carney a d’ailleurs rencontré la première ministre du Danemark, Mette Frederiksen, avant de participer à la réunion de la Coalition des volontaires dans la capitale française.

« Le premier ministre Carney a rappelé le soutien du Canada à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Danemark, notamment du Groenland, lesquelles doivent être respectées conformément au droit international. Le premier ministre a affirmé que le Canada appuie la déclaration commune que les dirigeants du Danemark et de l’Europe ont faite aujourd’hui au sujet du Groenland », a indiqué le bureau du premier ministre dans un compte rendu diffusé après la rencontre avec son homologue danoise.

« L’avenir du Groenland appartient au Groenland et au Danemark. Le Canada continuera de collaborer avec le Danemark, le Groenland et d’autres partenaires dans le cadre de notre responsabilité commune à l’égard du renforcement de la sécurité et de la résilience dans l’Arctique », ajoute le bureau du premier ministre dans la déclaration.

Après la publication de cette déclaration du premier ministre, la ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, a fait savoir que le Canada va ouvrir sous peu un consulat dans la capitale du Groenland.

« En tant que nation arctique, le Canada continue de jouer un rôle de chef de file dans la défense et la protection de l’Arctique, en collaboration avec les peuples autochtones et les autres pays de l’Arctique. C’est le cœur de notre politique étrangère pour l’Arctique et la raison d’être de l’ouverture officielle d’un consulat canadien à Nuuk, au Groenland, dans les prochaines semaines », a annoncé la cheffe de la diplomatie canadienne.

Mme Anand compte se rendre au Groenland pour l’ouverture officielle de ce nouveau consulat « dans les prochaines semaines » – un geste qui, selon elle, se veut un appui « à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Danemark, y compris du Groenland. »

Le président des États-Unis Donald Trump a provoqué une commotion dimanche soir en réaffirmant son souhait de voir le Groenland passer sous la coupe américaine.

M. Trump a évoqué à nouveau cette menace après avoir ordonné une intervention militaire au Venezuela qui a mené à la capture spectaculaire du président Nicoas Maduro. En fin de semaine, le président a dit vouloir exploiter les vastes ressources pétrolières du pays et a par la suite ravivé les craintes pour le Groenland, qui dispose d’importantes ressources minières et représente un emplacement stratégique.

« Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper, a déclaré le président américain aux journalistes à bord d’Air Force One dimanche soir.

« Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois… parlons du Groenland dans 20 jours, a-t-il ajouté.

Les réactions des leaders européens ont été vives. Plus tôt en journée, mardi, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne, l’Espagne et le Royaume-Uni ont déclaré leur soutien au Danemark face aux revendications de Donald Trump sur le Groenland.

« Il revient au Danemark et au Groenland, et à eux seuls de décider des questions concernant le Danemark et le Groenland », ont déclaré les dirigeants européens, soulignant que le royaume fait « partie » de l’OTAN comme les États-Unis, eux-mêmes liés à Copenhague par un accord de défense.

« Le Royaume du Danemark – y compris le Groenland – fait partie de l’OTAN. La sécurité dans l’Arctique doit donc être assurée collectivement, en coopération avec les alliés de l’OTAN, y compris les États-Unis », affirment-ils dans une déclaration publiée notamment par la chancellerie allemande.

Selon Emmanuel Macron, Friedrich Merz, Giorgia Meloni, Donald Tusk, Pedro Sanchez, Keir Starmer et Mette Frederiksen, cette coopération doit respecter « les principes de la Charte des Nations unies, notamment la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’inviolabilité des frontières ».

« Ce sont des principes universels, et nous ne cesserons pas de les défendre », ajoutent les dirigeants des principaux pays européens.

Avec l’Agence France-Presse
https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2026-01-06/revendications-de-donald-trump/mark-carney-defend-l-integrite-territoriale-du-groenland.php

Le départ de Chrystia Freeland « cohérent » avec ses nouvelles fonctions, dit Mark Carney

https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2026-01-06/le-depart-de-chrystia-freeland-coherent-avec-ses-nouvelles-fonctions-dit-mark-carney.php

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Avec le Groenland, les états-uniens (j’essaye de ne plus les appeler américains) seront à l’Est, au Sud et à l’Ouest (Alaska) de nous! Avec les Russes à notre nord (via le pôle nord) ça sent l’encerclement…

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Chronique de Stéphanie Grammond

Le nouveau désordre mondial

Plus de 30 ans après la chute du mur de Berlin, la planète est en train de basculer dans une nouvelle guerre froide où les rivalités entre les grandes puissances prennent le dessus sur la coopération mondiale.

Dans ce nouveau désordre mondial, que reste-t-il des règles de droit international et des organismes multilatéraux – l’ONU, l’OTAN, l’OMC – qui ont assuré la prospérité et la sécurité du Canada ?

La récente attaque américaine au Venezuela démontre les limites du système quand une superpuissance décide de se comporter en voyou.

Des troupes qui débarquent par surprise, tuent des dizaines de personnes, s’emparent du président… Et Donald Trump qui clame sans gêne qu’il va « gérer » le Venezuela pour y extraire un maximum de pétrole, menaçant la nouvelle dirigeante d’un « sort encore pire » si elle refuse d’être sa marionnette.

Tout cela semble en parfaite contradiction avec la Charte de l’Organisation des Nations unies (ONU) qui interdit la menace et l’emploi de la force contre un autre État souverain, sauf si le Conseil de sécurité de l’ONU a donné son aval ou s’il s’agit de légitime défense contre une agression armée.


Visées américaines sur le Groenland | Un bras de fer arctique en vue ?

Les visées expansionnistes de l’administration américaine, qui menace avec insistance d’annexer le Groenland dans la foulée de l’intervention militaire surprise menée samedi au Venezuela, suscitent l’émoi en Europe et au Canada et risquent de fragiliser plus encore l’OTAN.

Ces tensions surviennent alors que l’organisation transatlantique cherche à élaborer des garanties de sécurité pour l’Ukraine qui dépendent, pour être crédibles, de la volonté des États-Unis d’appuyer une force multinationale face à la Russie advenant la rupture d’un hypothétique cessez-le-feu.

Le président américain Donald Trump, galvanisé par l’attaque menée samedi pour capturer le chef d’État vénézuélien Nicolás Maduro, a déclaré dimanche que son pays devait impérativement prendre le contrôle du Groenland pour des raisons de sécurité nationale.


Bien sûr que c’est le pétrole venezuelien qu’il convoite

Le Venezuela « vole le pétrole dû aux Américains », selon le président Donald Trump. C’est d’ailleurs la raison qu’il a donnée pour justifier la récente opération militaire au Venezuela. Est-ce le cas? Tour d’horizon.

« Ç’a été le plus grand vol de l’histoire des États-Unis, affirme le président américain. Personne n’a jamais volé nos biens comme ils [le Venezuela] l’ont fait. Ils nous ont pris notre pétrole. Ils ont détruit les infrastructures, qui sont aujourd’hui pourries et délabrées, et les compagnies pétrolières vont intervenir pour les reconstruire. »

Pour sa part, avant d’être extirpé du Venezuela par les forces américaines, le président Nicolas Maduro accusait les États-Unis de « s’emparer des vastes réserves pétrolières du Venezuela, les plus importantes de la planète, en recourant à une force militaire meurtrière ».

Pour Yvan Cliche, chercheur et spécialiste en énergie au CÉRIUM, il est clair que le pétrole est au cœur du coup de force au Venezuela.

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Sur un autre sujet, Radio-Canada a dressé un liste d’élections à surveiller :

  • Hongrie, avril
  • Israël, octobre
  • Brésil, 4 octobre
  • Colombie, 1er tour le 31 mai
  • États-Unis, 3 novembre
  • Ukraine
  • Bangladesh, février
  • Haïti, 30 août
  • Liban, mai
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Donald Trump prédit sa destitution en cas de défaite aux élections de mi-mandat

Le président américain Donald Trump a appelé les républicains à travailler fort afin de remporter la victoire aux élections de mi-mandat de novembre aux États-Unis, à défaut de quoi il prédit qu’il subira une procédure en destitution de la part des démocrates.

Donald Trump a fait cette déclaration lors d’une réunion des élus républicains de la Chambre des représentants, mardi, à Washington.

Suite de l'article de Reuters

Nous devons gagner les élections de mi-mandat sinon […] ils trouveront une raison pour me démettre. Je vais être destitué, a-t-il affirmé.

Le président a exhorté ses collègues républicains à lutter de manière plus unifiée sur des enjeux allant de la politique de genre aux soins de santé en passant par une réforme électorale.

Il les a également incités à vanter ses diverses politiques au peuple américain irrité par l’état de l’économie et la hausse du coût de la vie.

La mise en œuvre de son programme politique est en jeu, puisque tous les sièges de la Chambre des représentants et un tiers des sièges du Sénat seront disputés lors du scrutin.

Moscou a offert aux États-Unis la liberté d’action totale au Venezuela contre l’Ukraine

Une offre faite par Moscou en 2019 refait surface

Les responsables russes ont fait savoir en 2019 que le Kremlin serait prêt à retirer son soutien à Nicolás Maduro en échange d’une liberté d’action totale en Ukraine, selon Fiona Hill, conseillère du président Donald Trump à l’époque. Les Russes auraient à plusieurs reprises évoqué l’idée d’un « accord d’échange très étrange entre le Venezuela et l’Ukraine », a indiqué Mme Hill lors d’une audition au Congrès en 2019. Ses commentaires ont refait surface cette semaine et ont été partagés sur les réseaux sociaux après l’opération américaine. Mme Hill a déclaré que la Russie avait fait passer cette idée dans des articles publiés dans les médias russes qui faisaient référence à la doctrine Monroe, invoquée par M. Trump pour justifier l’intervention au Venezuela. Les responsables russes n’ont jamais fait d’offre officielle en ce sens, a nuancé Mme Hill à Associated Press cette semaine : « Personne [aux États-Unis] n’était intéressé à l’époque. »

Associated Press

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En d’autres mots Trump demande aux américains de voter pour lui aux élections de mi-mandat, afin qu’il puisse poursuivre sa politique de destruction de l’ordre international, dont cette dernière menace de plonger le monde dans une troisième guerre mondiale. Tout cela doublé d’une crise écologique potentielle sans précédent, avec l’intensification de l’usage des énergies fossiles, qui ont déjà commencé à déséquilibrer durablement le climat mondial de la planète tout entière.

Comment le monde peut-il se croiser les bras en regardant passivement ce mégalomane hyper narcissique, paranoïaque et égocentrique, envahir des pays souverains dans la totale illégalité, afin de voler leurs richesses naturelles par extorsion, dans le seul but d’enrichir immoralement les USA, pays déjà le plus riche du monde?

On se croirait dans un mauvais film, mais c’est bien la réalité qui se déploie véritablement devant nos yeux et qui risque de plonger le monde dans un chaos indescriptible, si on laisse faire ce président devenu dément.

Trump est clairement aveuglé par son propre pouvoir et ses délires de puissance, et il semble que rien ni personne n’ait désormais la capacité de le ramener à la raison. Avons-nous même le temps d’attendre les élections de mi-mandat avant d’agir vigoureusement et arrêter cet homme avant que le désordre n’atteigne un point de non retour?

Trump est devenu subitement beaucoup trop puissant et incontrôlable, il représente alors de toute évidence un danger majeur, d’abord pour son propre pays et ensuite le monde. J’ose alors espérer qu’il y ait aux USA un organisme (l’armée) et des gens sensés et déterminés pour juguler cet incroyable problème de gouvernance. Problème créé de tout pièce par un président devenu de toute évidence inapte à diriger sécuritairement la première puissance mondiale et qui dispose d’un arsenal nucléaire capable de détruire plusieurs fois la planète.

On en est rendu là, au bord de l’abime, car ce président est pressé, et mieux vaut que ce soit les américains eux-mêmes qui gèrent cet immense défi politique (et non une puissance extérieure pour éviter un conflit direct), puisque ce sont eux qui sont responsables de l’avoir mis au pouvoir.

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Une bonne topo de la situation au Venezuela:

Deux points par rapport à ce résumé de 3 minutes de Radio-Canada qui sont omis et qui s’est principalement concentré sur le pétrole:

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Washington annonce avoir «saisi» un pétrolier russe

Les États-Unis ont annoncé mercredi avoir «saisi» dans l’Atlantique Nord un pétrolier battant pavillon russe poursuivi depuis plusieurs jours par les garde-côtes américains dans le cadre du blocus de Washington visant des pétroliers liés au Venezuela.

Résumé

Peu après, Washington a également annoncé l’interception, en mer des Caraïbes, d’un navire de transport d’hydrocarbures «sans pavillon» et visé par des sanctions américaines, qui va être escorté vers les États-Unis.

L’opération américaine dans l’Atlantique Nord est intervenue quelques heures après des informations de presse selon lesquelles la Russie avait envoyé au moins un bâtiment de sa marine pour escorter le pétrolier.



«Le ministère de la Justice et le ministère de la Sécurité intérieure, en coordination avec le ministère de la Guerre, ont annoncé aujourd’hui la saisie du Bella 1 pour violation de sanctions américaines», a écrit sur X le commandement militaire américain pour l’Europe, photo des garde-côtes à l’appui.

«Le blocus du pétrole vénézuélien illégal et sanctionné est pleinement en place, partout dans le monde», a écrit sur X Pete Hegseth, le ministre américain de la Défense.

Le Bella 1, son nom d’origine, est sous sanctions américaines depuis 2024 pour ses liens présumés avec l’Iran et le groupe chiite libanais Hezbollah.

Rebaptisé depuis peu Marinera et battant désormais pavillon russe, il se trouvait mercredi vers 7 h dans la zone économique exclusive de l’Islande, après une traversée de l’océan Atlantique dans les eaux internationales, selon les données de suivi maritime de Bloomberg.

Il était poursuivi depuis le 21 décembre par les garde-côtes américains alors qu’il était en route pour le Venezuela et ne transportait pas de cargaison, selon le site spécialisé TankerTrackers.

Les États-Unis avaient annoncé fin décembre, avant la capture du président Nicolas Maduro à Caracas, la mise en place d’un blocus naval autour du Venezuela contre des pétroliers prétendument sous sanctions.



Avant mercredi, ils avaient déjà saisi deux pétroliers, soupçonnés par Washington de transporter du pétrole vénézuélien soumis à des sanctions.

La manne pétrolière du Venezuela, qui dispose des plus importantes réserves prouvées de brut du monde, est au centre de l’intervention américaine sur le pays.

Mardi, Donald Trump a affirmé que le Venezuela allait livrer des dizaines de millions de barils de pétrole aux États-Unis.

«Attention accrue»

Le navire saisi mercredi dans l’Atlantique Nord fait partie d’une flotte clandestine qui a transporté du pétrole pour la Russie, l’Iran et le Venezuela en violation des sanctions imposées par les États-Unis et d’autres pays, selon Washington.



Mardi, le ministère russe des Affaires étrangères avait déclaré qu’il suivait «avec inquiétude» la situation autour du pétrolier. «Pour des raisons qui nous échappent, le navire russe suscite une attention accrue de la part des armées américaines et de l’OTAN - une attention manifestement disproportionnée au regard de son statut pacifique», disait le ministère.

Deux autres pétroliers, l’Hyperion et le Premier, sous sanctions américaines et qui ont émis un signal en mer des Caraïbes proche du Venezuela dans la semaine écoulée, sont également passés sous drapeau russe en décembre.

L’Hyperion faisait route mercredi dans l’Atlantique vers le port d’Oust-Louga (Russie), selon ses informations de navigation, tandis que le Premier partageait une position dans la mer des Caraïbes.

Trois autres pétroliers sanctionnés identifiés par l’AFP mi-décembre près du Venezuela apparaissaient mercredi sous pavillon russe dans le registre en ligne du ministère russe des Transports, alors qu’ils figurent sous d’autres pavillons dans la base officielle de l’Organisation maritime internationale.

Groenland Donald Trump étudie « activement » un « achat »

(Washington) Donald Trump étudie « activement » un « achat » du Groenland avec ses équipes, a déclaré mercredi la porte-parole de la Maison-Blanche, tout en refusant une nouvelle fois d’exclure l’option militaire pour obtenir l’île, territoire autonome danois.

« C’est quelque chose dont le président et son équipe de sécurité nationale discutent activement », a dit Karoline Leavitt pendant une conférence de presse, en réponse à une question sur une possible acquisition.

Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a annoncé mercredi qu’il rencontrerait des responsables du Danemark la semaine prochaine.

Le président du Parti social-démocrate autrichien (SPÖ) et vice-chancelier du pays, Andreas Babler, a exhorté mercredi l’Union européenne (UE) à élaborer un « catalogue » de mesures pour dissuader toute tentative américaine d’annexer le Groenland, territoire semi-autonome du Danemark.

M. Babler propose de préparer une menace de sanctions « sévères » contre des géants technologiques américains et des droits de douane « punitifs » sur des produits agricoles provenant de certains États américains, dans un communiqué.

« La restriction des investissements américains dans des domaines relevant de nos infrastructures critiques doit également figurer sur une liste dissuasive », a souligné M. Babler, vice-président du parti socialiste européen (PES).

« L’Europe doit cesser de se présenter plus petite qu’elle ne l’est » et « utiliser vis-à-vis des États-Unis son poids économique considérable », a ajouté l’élu, qui assure la première ministre danoise, Mette Frederiksen, membre elle aussi du PSE, de sa solidarité.

https://www.lapresse.ca/international/2026-01-07/groenland/donald-trump-etudie-activement-un-achat.php

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