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Le délire de Trump s’accentue.


Appels à l’armée à désobéir aux ordres Trump évoque la peine capitale pour des élus démocrates

(Washington) Donald Trump a évoqué jeudi la peine de mort pour des élus démocrates ayant appelé les militaires et les agents du renseignement américains à désobéir aux « ordres illégaux » de son gouvernement.
Publié à 10 h 34 Mis à jour à 12 h 11

Aurélia END Agence France-Presse

« Trump vient de réclamer la mort pour des élus démocrates. Absolument infâme », a réagi le Parti démocrate sur X.

« COMPORTEMENT SÉDITIEUX, passible de la peine de MORT ! », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Il a été accusé par l’opposition de recourir à l’armée sans fondement légal pour des opérations de maintien de l’ordre sur le sol américain et de lutte contre le narcotrafic à l’étranger.

Dans un message publié peu auparavant sur la même plateforme, Donald Trump avait qualifié ces opposants de « traîtres » ayant un « comportement séditieux ».

Les six élus démocrates à la Chambre des représentants et au Sénat, ayant eux-mêmes servi dans l’armée ou les services secrets, ont publié sur X une vidéo dans laquelle ils lancent à l’intention des militaires et des agents du renseignement : « Vous pouvez refuser les ordres illégaux. »

Ils estiment que « cette administration oppose nos militaires en uniforme et nos professionnels du renseignement aux citoyens américains ».

« Menaces »

« Aujourd’hui, les menaces contre notre Constitution ne viennent pas seulement de l’étranger, mais aussi d’ici, chez nous », dénoncent ces élus, dont le sénateur Mark Kelly, un ancien membre de la Marine américaine et astronaute de la NASA, ou la sénatrice Elissa Slotkin, qui a servi pour la CIA en Irak.

Les meneurs démocrates à la Chambre des représentants ont dénoncé dans un communiqué la « rhétorique violente et déchaînée » du président américain, l’appelant à supprimer ses messages « avant que quelqu’un ne soit tué ».

Les six élus de l’opposition ont reçu jeudi le soutien d’un groupe disant représenter « plus de 360 » anciens responsables militaires et diplomatiques, qui a accusé dans un communiqué la Maison-Blanche de « transformer un principe de droit fondamental en désaccord politique ».

Selon leur communiqué, la désobéissance à des ordres illégaux « est le fondement même du contrôle exercé par les civils sur l’armée ».

Les élus démocrates ne précisent pas dans leur vidéo à quels ordres ils font référence, mais Donald Trump et son fidèle allié au Pentagone, le ministre Pete Hegseth, sont critiqués pour leur utilisation des forces armées.

Le président a ordonné le déploiement de la Garde nationale dans plusieurs villes démocrates, dont Los Angeles et Washington, contre l’avis des autorités locales.

« Exécutions extrajudiciaires »

Il a justifié le déploiement de ce corps de réserve de l’armée par ce qu’il présente comme une montée de la criminalité.

Les États-Unis ont également mené ces dernières semaines une vingtaine de frappes dans les Caraïbes et le Pacifique contre des embarcations qu’ils accusent-sans présenter de preuves-de transporter de la drogue, faisant au moins 83 victimes.

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Volker Türk, a exhorté Washington à enquêter sur la légalité de ces frappes, relevant de « solides indices » de « violations du droit international » humanitaire et « d’exécutions extrajudiciaires ».

Le département de la Justice a lui assuré le 12 novembre que ces frappes avaient « été ordonnées conformément aux lois du conflit armé et constituent donc des ordres licites ».

Avant Donald Trump, d’autres hauts responsables de la Maison-Blanche avaient attaqué l’appel des six élus de l’opposition.

« Des responsables démocrates appellent ouvertement la CIA et les dirigeants de l’armée à se rebeller contre leur Commandant en chef. Ne sous-estimez pas à quel point le Parti démocrate est devenu dangereusement radicalisé », avait réagi mercredi sur X le directeur de cabinet adjoint de la Maison-Blanche, Stephen Miller.

https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2025-11-20/appels-a-l-armee-a-desobeir-aux-ordres/trump-evoque-la-peine-capitale-pour-des-elus-democrates.php

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Il clair depuis le début de sa réélection que Trump dans son esprit biaisé envers la Russie, fait partie du problème et non de la solution, car ce plan scandaleux est une trahison et est irrecevable par l’Ukraine tout autant que du côté européen.


Guerre en Ukraine Zelensky repousse le plan américain pour mettre fin à l’invasion russe

(Kyiv) Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a repoussé vendredi le plan américain visant à mettre fin à près de quatre ans d’invasion russe et perçu à Kyiv comme très favorable au Kremlin, assurant qu’il ne « trahira » pas son pays.
Publié à 6 h 45 Mis à jour à 11 h 38

« L’Ukraine pourrait être confrontée à un choix très difficile : la perte de dignité ou le risque de perdre un partenaire clé », les États-Unis, a-t-il déclaré dans une adresse vidéo à la nation.

« Nous traversons l’un des moments les plus difficiles de notre histoire », a estimé Volodymyr Zelensky.

Des médias, dont l’AFP, ont publié ces propositions de 28 points soutenues par le président américain, Donald Trump, et qui demandent que Kyiv cède des territoires occupés à la Russie, renonce à intégrer l’OTAN, réduise ses forces armées et organise des élections dans la foulée.

Lisez l’article « Les États-Unis présentent un plan pour mettre fin à l’invasion russe »

Les propositions américaines augurent « une vie sans liberté, sans dignité, sans justice. Et qu’on croie à celui qui a déjà attaqué deux fois », a renchéri M. Zelensky, en référence à la Russie.

« Je présenterai des arguments, je persuaderai, je proposerai des alternatives », a-t-il encore poursuivi, ajoutant : « Je ne trahirai jamais […] mon serment de fidélité à l’Ukraine ».

Peu après, M. Zelensky s’est entretenu avec le vice-président américain, J.D. Vance, sur ce plan, a indiqué une source à la présidence ukrainienne, sans donner de détails sur le contenu de cette conversation.

Concertation avec les Européens

Le président ukrainien s’est également concerté d’urgence avec les dirigeants français, allemand et britannique, ses alliés clés face à Moscou et Washington.

« Nous travaillons sur le document préparé par la partie américaine [pour] assurer une paix réelle et digne » pour l’Ukraine, a-t-il déclaré sur X à l’issue de l’entretien téléphonique avec Emmanuel Macron, Keir Starmer et Friedrich Merz.

Ces derniers ont appelé à trouver une solution au conflit en Ukraine impliquant « pleinement » Kyiv, et assuré que toute décision nécessitait le « soutien conjoint et le consensus » des Européens et de l’OTAN, a indiqué l’Élysée dans un communiqué.

Les Européens souhaitent que « les forces armées ukrainiennes soient capables de défendre efficacement la souveraineté de l’Ukraine », a précisé la chancellerie allemande dans un communiqué.

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a lui estimé que toute « solution de paix » pour l’Ukraine devrait respecter son « intégrité territoriale », à la veille d’une réunion du G20 à Johannesburg.

Un responsable américain a déclaré jeudi que le plan proposé pour l’Ukraine comprenait des garanties de sécurité de la part de Washington et de ses alliés européens équivalentes à celles de l’OTAN en cas de future attaque, confirmant des informations de presse.

Selon ce plan, vu par l’AFP, Kyiv devrait s’engager à ne jamais rejoindre l’OTAN et n’obtiendrait pas de déploiement de forces occidentales sur son sol, même si le plan prévoit des avions de combat européens en Pologne pour protéger le pays.

Concessions pour l’Ukraine

Le plan reprend plusieurs demandes formulées par le Kremlin de longue date et rejetées par Kyiv auparavant.

Il prévoit que Kyiv cède l’est du pays à Moscou et accepte l’occupation d’une partie du sud de l’Ukraine.

Les deux régions du bassin minier et industriel du Donbass, Donetsk et Louhansk (Est), ainsi que la Crimée annexée en 2014, seraient « reconnues de facto comme russes, y compris par les États-Unis », et Moscou recevrait d’autres territoires ukrainiens qui sont encore aujourd’hui sous le contrôle de Kyiv.

La Russie verrait également son isolement à l’égard du monde occidental prendre fin avec sa réintégration au G8 et la levée progressive des sanctions, ainsi que son souhait d’éloigner à jamais Kyiv de l’Alliance atlantique entériné dans la Constitution ukrainienne.

Kyiv devrait limiter son armée à 600 000 militaires et se contenter d’une protection par des avions de combat européens basés en Pologne, tandis que l’OTAN s’engagerait à ne pas stationner de troupes en Ukraine.

L’Ukraine devrait encore organiser des élections sous 100 jours, un point qui fait ici encore écho aux revendications de Moscou qui insiste sur la destitution du président Zelensky.

La Russie, dont les troupes continuent de revendiquer chaque semaine la prise de nouveaux villages le long de la ligne du front, a pressé le président ukrainien de négocier « maintenant » plutôt que de risquer de perdre davantage de territoire.

« L’espace pour prendre des décisions pour lui se réduit à mesure qu’il perd des territoires », a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov lors de son breffage quotidien auquel participait l’AFP.

À Kyiv, le mot « capitulation » était vendredi dans toutes les bouches.

« J’espère vraiment que la partie ukrainienne refusera de mettre en œuvre un tel accord », a déclaré à l’AFP Danylo Domsky, un étudiant de 18 ans.

https://www.lapresse.ca/international/europe/2025-11-21/guerre-en-ukraine/zelensky-repousse-le-plan-americain-pour-mettre-fin-a-l-invasion-russe.php

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On ne doit pas céder au plan d’expansion par la force de la Russie, comme cela s’est passé pour la Tchécoslovaquie avec l’Allemagne d’Hitler en 1938. L’Europe à laissé faire l’annexion pensant éviter la guerre. Un an plus tard l’Allemagne tentait à nouveau le coup avec la Pologne, déclenchant la deuxième guerre mondiale. Hitler rêvait à un Troisième Reich, Poutine rêve au retour de la grande Russie d’avant la chute du Bloc de l’Est.


Guerre en Ukraine Le Canada se joint à d’autres pays pour rejeter le plan de paix de Donald Trump

(Johannesbourg) Le Canada s’est joint à des pays européens et au Japon pour rejeter le plan du président américain, Donald Trump, visant à mettre fin à la guerre en Ukraine.
Publié à 9 h 00 Mis à jour à 11 h 38

Dylan Robertson La Presse Canadienne

Ce plan est largement considéré comme favorable à la Russie, dans la mesure où il demande à l’Ukraine de céder des territoires, de réduire la taille de son armée et de ne pas rejoindre l’OTAN, tout en offrant des garanties de sécurité limitées à Kyiv.

Dans une déclaration commune, le Canada, la France, le Royaume-Uni, le Japon, l’Allemagne, l’Italie, la Finlande, l’Espagne, les Pays-Bas, la Norvège, le Portugal et l’Union européenne disent soutenir les efforts américains en faveur de la paix, mais estiment que le plan devait être retravaillé.

« Nous sommes prêts à nous mobiliser pour assurer une paix durable, déclarent les dirigeants de ces pays. Nous soutenons clairement le principe selon lequel les frontières ne doivent pas être modifiées par la force. Par ailleurs, nous sommes préoccupés par les restrictions proposées en ce qui concerne les forces armées ukrainiennes, car ces restrictions rendraient l’Ukraine vulnérable à de futures attaques. »

Ils rappellent également que la mise en œuvre des éléments du plan de paix concernant l’Union européenne et l’OTAN nécessitait l’accord de ses deux organisations.

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Anita Anand, affirme que l’Ukraine doit contrôler l’élaboration d’un plan de paix.

Sans préciser ce qui ne convenait pas dans le plan de Donald Trump, Mme Anand rappelle que le Canada soutient depuis longtemps que la souveraineté territoriale de l’Ukraine est essentielle et qu’il appartenait à Kyiv de décider de son avenir.

Elle ajoute que l’Ukraine est une « priorité absolue » de la politique étrangère du Canada, afin de garantir un ordre international fondé sur le droit.

Partenariat trilatéral

Le Canada a conclu une entente de partenariat en matière de technologie et d’innovation avec l’Australie et l’Inde, a annoncé le cabinet du premier ministre Mark Carney, samedi.

L’accord trilatéral met l’accent sur l’innovation en matière d’énergie verte et la mise en place de chaînes d’approvisionnement résilientes, notamment dans le domaine des minéraux critiques. Selon le cabinet du premier ministre, « ce partenariat portera sur le développement et l’adoption massive de l’intelligence artificielle dans le but d’améliorer la qualité de vie de nos citoyens ».

Cette entente survient à un moment où le Canada tente d’améliorer ses relations avec l’Inde.

Le premier ministre Carney a aussi rencontré personnellement divers dirigeants, notamment le président de la République française, Emmanuel Macron. Les deux hommes ont notamment discuté du G7 alors que la présidence canadienne tire à sa fin et que la France s’apprête à assumer ce rôle. Les dirigeants continuent de se concentrer sur de grandes priorités mondiales, comme les minéraux critiques, l’énergie propre et l’intelligence artificielle (IA).

En ce qui concerne Gaza, les dirigeants ont souligné qu’il était urgent de rétablir la stabilité à Gaza et qu’il fallait accélérer les efforts de reconstruction pour faire face à la crise humanitaire en cours.

M. Carney a aussi rencontré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le premier ministre du Vietnam, Phạm Minh Chính,

Le porte-parole du gouvernement sud-africain, Vincent Magwenya, a déclaré que les pays avaient accepté d’approuver une déclaration commune même si les États-Unis n’étaient pas présents, et a suggéré qu’elle inclurait un libellé sur le changement climatique et les droits des femmes.

Les experts craignaient que le sommet n’aboutisse à aucun consensus, avec une déclaration unilatérale de l’Afrique du Sud résumant les pourparlers au lieu d’un accord.

En collaboration avec Helen Moka à Montréal, La Presse Canadienne

https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2025-11-22/guerre-en-ukraine/le-canada-se-joint-a-d-autres-pays-pour-rejeter-le-plan-de-paix-de-donald-trump.php

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Menaces de guerre en Europe Le chef d’état-major français insiste sur le besoin « d’alerter et de se préparer »

(Paris) Le but était « d’alerter et de se préparer » : le chef d’état-major français Fabien Mandon a justifié samedi ses récents propos sur les menaces de guerre en Europe, dénoncés par plusieurs responsables d’opposition, ajoutant que les armées françaises étaient « prêtes ».

Publié à 18 h 02

Agence France-Presse

Mardi, devant le congrès des maires de France, le général avait jugé nécessaire que le pays restaure sa « force d’âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l’on est » et soit prêt à « accepter de perdre ses enfants ».

Plusieurs personnalités politiques ont vertement critiqué ces déclarations, reprochant au haut gradé militaire un discours « va-t-en guerre ».

Le chef d’état-major des armées a « toute ma confiance », sa phrase a été « détournée » pour « faire peur », a réagi samedi le président Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse au sommet du G20 à Johannesburg, en Afrique du Sud.

« L’analyse du danger présentée par la Russie », « c’est quelque chose que tous nos alliés en Europe partagent » et « qui a été établi dans un document », a rappelé le général Mandon en référence à la Revue nationale stratégique de 2025, feuille de route des autorités.

Selon ce document, la France doit « se préparer à l’hypothèse d’un engagement majeur de haute intensité dans le voisinage de l’Europe à horizon 2027-2030, parallèle à une hausse massive des attaques hybrides sur son territoire ».

Comme plusieurs responsables européens, notamment allemands et danois, le général Mandon avait aussi estimé en octobre devant les députés que l’armée française devait se tenir « prête à un choc dans trois, quatre ans » face à la Russie, qui « peut être tentée de poursuivre la guerre sur notre continent ».

https://www.lapresse.ca/international/europe/2025-11-22/menaces-de-guerre-en-europe/le-chef-d-etat-major-francais-insiste-sur-le-besoin-d-alerter-et-de-se-preparer.php

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Sommet du G20 à Johannesbourg Carney dit vouloir prendre Mandela en exemple

(Johannesbourg) Le premier ministre Mark Carney a rappelé l’héritage de Nelson Mandela en saluant les efforts déployés par ses homologues pour collaborer dans un contexte mondial instable, alors que le Canada cherchait à nouer de nouveaux partenariats commerciaux et promouvait le multilatéralisme lors du sommet du G20 à Johannesbourg.
Publié à 11 h 28

Dylan Robertson La Presse Canadienne

« À une époque où trop de pays se replient sur des blocs géopolitiques ou sur les champs de bataille du protectionnisme, le Canada estime que le G20 doit rester un pont », a déclaré M. Carney aux journalistes dimanche.

Il a cité l’héritage de l’ancien président sud-africain Nelson Mandela, qui a passé 27 ans en prison pour s’être opposé au système d’apartheid et de ségrégation raciale. M. Carney a cité M. Mandela en exemple, lui qui disait que pour renaître, une société devait s’attaquer à des problèmes qui dépassaient les frontières d’un seul pays.

Il s’est exprimé après que la plupart des dirigeants du G20 se sont mis d’accord sur une déclaration commune abordant les changements climatiques et l’égalité des sexes, malgré le boycottage américain du sommet de Johannesbourg par le président américain Donald Trump.

M. Carney a salué ses homologues du G20 pour avoir publié un document commun, affirmant qu’il était le fruit d’un « processus très large qui a duré toute une année » et non pas seulement du sommet final.

Il a ajouté que les signataires représentaient les trois quarts de la population mondiale et les deux tiers de la production économique mondiale.

« Je m’intéresse davantage à ceux qui sont présents, qui s’engagent, qui font le travail », a dénoté M. Carney.

Selon lui, l’absence des États-Unis est « un rappel que le centre de gravité de l’économie mondiale est en train de se déplacer ». Le pouvoir économique et politique se diffuse vers plusieurs pays, y compris ceux du Sud.

Notre tâche consiste à faire en sorte que le Canada ne se contente pas de subir ce changement, mais qu’il en tire profit.

Mark Carney, premier ministre du Canada

M. Carney a expliqué que c’est la raison pour laquelle le Canada travaille avec l’Inde afin de relancer éventuellement les négociations en vue d’un accord commercial, qui ont été interrompues et reprises depuis 2010.

https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2025-11-23/sommet-du-g20-a-johannesbourg/carney-dit-vouloir-prendre-mandela-en-exemple.php


Comme d’habitude Trump fait preuve d’un jugement complètement tordu et clairement à l’avantage de son ami Poutine (l’agresseur). Quelle gratitude avoir envers un plan de capitulation qui a été injustement élaboré unilatéralement sans la participation directe du principal intéressé?


L’Ukraine ne fait preuve d’« aucune gratitude », accuse Trump

(Genève) Donald Trump a accusé dimanche les dirigeants ukrainiens de ne faire preuve « d’aucune gratitude » envers les États-Unis, alors que le secrétaire d’État Marco Rubio rencontre à Genève une délégation de Kyiv dans l’espoir de faire avancer le plan du président américain sur l’Ukraine.

https://www.lapresse.ca/international/europe/2025-11-23/l-ukraine-ne-fait-preuve-d-aucune-gratitude-accuse-trump.php

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Entrevue avec le professeur Jason Stanley, spécialiste du fascisme La peur et le déni

Yves Boisvert La Presse

« Il y a toujours un état de déni quand un régime s’installe. Jusqu’à ce que des gens apparaissent dans votre cour ou cognent à votre porte. »

Publié à 6 h 00

Un signe frappant du changement de régime aux États-Unis est le niveau de peur dans la société.

La peur institutionnelle est à 11 sur 10. Tout le monde a peur que son établissement soit pris pour cible par Trump. J’adore Yale, mais les gens là-bas me disent : ils ont insulté un collègue qui voulait critiquer Trump. Tout le monde se cache sous la table.

Jason Stanley

« Le problème, c’est qu’il y a tellement de déni et de vœux pieux que même l’évidence de ce qui se passe est obscurcie. Les médias le normalisent. Ce serait pourtant évident si ça se déroulait dans n’importe quel autre pays. »

Pour lui, Trump n’est que l’homme par qui ce projet antidémocratique se réalise.

« La machine derrière lui s’est servie de Trump pour démanteler la démocratie. Steve Bannon lui-même a dit : si un président démocrate prend le pouvoir, on s’en va tous en prison. Il y a tant de corruption, de telles perversions des pouvoirs de l’État…

« Ils veulent envoyer le message que la démocratie est terminée. Qu’il est trop tard. Ils ont peut-être tort. »

https://www.lapresse.ca/actualites/chroniques/2025-11-23/entrevue-avec-le-professeur-jason-stanley-specialiste-du-fascisme/la-peur-et-le-deni.php

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Pourparlers entre Kyiv et Washington Un « futur accord » de paix devra maintenir l’entière « souveraineté » de l’Ukraine

(Genève) Les États-Unis et l’Ukraine ont affirmé dans la nuit de dimanche à lundi qu’un « futur accord » de paix pour mettre fin au conflit avec la Russie « devra pleinement respecter la souveraineté » de Kyiv, à l’issue de pourparlers « constructifs » à Genève entre Américains, Ukrainiens et Européens.
Mis à jour hier à 20 h 39

Agnès PEDRERO et Alexandre GROSBOIS Agence France-Presse

https://www.lapresse.ca/international/europe/2025-11-23/pourparlers-entre-kyiv-et-washington/un-futur-accord-de-paix-devra-maintenir-l-entiere-souverainete-de-l-ukraine.php

Dans un autre ordre d’idées

Décryptage Où s’en va le mouvement MAGA ?

(New York) Il y a des jours, et ils sont de plus en plus fréquents, où Donald Trump déroute ou inquiète les adeptes du mouvement politique qu’il a fondé.

Publié hier à 21 h 00

Le président ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté qu’il vivrait volontiers dans un New York dirigé par Zohran Mamdani. Et il a rejeté l’épithète de « djihadiste » accolée au New-Yorkais de confession musulmane par la représentante républicaine de l’État de New York Elise Stefanik, candidate au poste de gouverneur de l’État.

Laura Loomer, influenceuse MAGA, n’a pas caché sa confusion.

« Si les socialistes font du bon travail, alors je suppose que personne n’a besoin de voter contre eux aux élections de mi-mandat », a-t-elle écrit sur X.

Si vous êtes républicain, pourquoi ne pas simplement rester chez vous en 2026 et 2028, puisque les politiques de Mamdani sont formidables ? Je ne comprends pas.

Laura Loomer, dans une publication sur X

Charles Gasparino, chroniqueur au New York Post et à Fox Business, deux piliers de l’écosystème médiatique MAGA, était tout aussi déconcerté.

« Je pense vraiment que la présidence Trump est en train de dérailler, wow », a-t-il écrit sur X.

Dossiers Epstein et visas H-1B

Bien sûr, Donald Trump pourrait vite trouver un prétexte pour déclarer la guerre à Zohran Mamdani et à sa ville. Mais cette rencontre à la Maison-Blanche suivait d’autres situations où le président a exprimé une position contraire à celle que préfère le mouvement Make America Great Again (MAGA).

https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2025-11-23/decryptage/ou-s-en-va-le-mouvement-maga.php

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Plan de paix pour l’Ukraine Le pire des sapins russo-américains

Laura-Julie Perreault La Presse

Cinq semaines avant l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la journaliste russe Elena Chernenko s’était moquée des demandes que Vladimir Poutine avait adressées à l’Ukraine et à l’OTAN.

Publié à 5 h 45

Qu’importe l’origine de cette funeste liste d’épicerie, elle a reçu l’estampille de Donald Trump, qui a lancé un ultimatum au président ukrainien, le menaçant de mettre fin au soutien des États-Unis si l’Ukraine ne plie pas avant l’Action de grâce américaine, ce jeudi. Avant de changer d’idée sur cette date butoir.

Mme Shore peut à peine croire que le plan trumpien permettrait à la Russie de garder le contrôle d’une partie de la population ukrainienne. « Comme si, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, on avait permis à l’Allemagne de continuer à occuper des parties de l’Europe, d’y faire régner la terreur », s’insurge-t-elle.

Pour elle, le plan actuellement discuté n’est ni plus ni moins qu’une trahison de l’Ukraine qui s’ajoute à celles du passé. Elle rappelle qu’en 1994, la Russie de Boris Eltsine, les États-Unis de Bill Clinton et l’Ukraine ont signé le mémorandum de Budapest. En échange de la dénucléarisation de l’Ukraine, les deux puissances s’engageaient à respecter la souveraineté et les frontières du pays.

https://www.lapresse.ca/international/chroniques/2025-11-25/plan-de-paix-pour-l-ukraine/le-pire-des-sapins-russo-americains.php

Guerre en Ukraine Nouvelle nuit d’attaques aériennes massives en Ukraine et en Russie

(Kyiv) L’Ukraine comme la Russie ont fait état mardi matin de frappes aériennes « massives » sur leurs territoires, avec au moins six morts côté ukrainien, où le secteur énergétique et la capitale Kyiv ont de nouveau été visés, et trois morts dans la région russe de Rostov.
Publié à 0 h 21 Mis à jour à 6 h 16

https://www.lapresse.ca/international/europe/2025-11-25/guerre-en-ukraine/nouvelle-nuit-d-attaques-aeriennes-massives-en-ukraine-et-en-russie.php

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Il y a peut-être de l’espoir …


Zelensky dit que le plan révisé pourrait conduire à des « accords plus profonds »

Le président de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky, a estimé mardi dans son allocution quotidienne que « les principes d’un plan américain » révisé pour mettre fin à la guerre avec la Russie pourraient conduire à « des accords plus profonds », mais que « beaucoup dépend » désormais de Washington.

Je compte sur une coopération active continue avec la partie américaine et avec le président (Donald) Trump. Beaucoup dépend de l’Amérique, car la Russie accorde la plus grande attention à la force américaine, a-t-il ajouté, notant qu’il est particulièrement cynique que Moscou continue à frapper son pays pendant que des pourparlers de paix sont en cours.

Plus tôt dans la journée, le président Zelensky avait indiqué à ses alliés qu’il était prêt à aller de l’avant avec le plan américain, mais que celui-ci contenait encore des points sensibles dont il souhaite discuter avec son homologue américain, Donald Trump.

L’Ukraine dispose du cadre élaboré par nos équipes à Genève. Ce cadre est sur la table et nous sommes prêts à aller de l’avant ensemble, avec les États-Unis d’Amérique, avec l’engagement personnel du président Trump et avec l’Europe, a déclaré M. Zelensky aux dirigeants de la Coalition des volontaires.

Volodymyr Zelensky a également appelé les dirigeants européens à s’impliquer dans les négociations, car les décisions en matière de sécurité concernant l’Europe doivent inclure l’Europe.

Il y a enfin une chance de réaliser de vrais progrès vers une bonne paix.
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Une citation de Emmanuel Macron, président de la France

Je ne savais pas trop où le mettre, mais si vous vous demandiez qu’est-ce qui occupait notre bon vieux Denis Coderre dernièrement, il est présentement en Israël pour une ‘mission de leadership politique’ avec entre autres Annamie Paul (ancienne cheffe du Parti Vert) et Ben Mulroney :melting_face:

Le 24 H en a parlé

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Je n’ai rien contre les actions de Coderre, grand bien lui fasse. Cependant il semble que c’est à titre personnel qu’il agit et on ne connait pas vraiment ses vraies motivations. Représente-t-il un organisme quelconque? Est-il mandaté par le gouvernement, une institution internationale, un organisme politique? Ce n’est pas clair et c’est ce qui me dérange. De toute façon on ne doit pas s’improviser un rôle particulier en le rendant public, sans agir en accord avec nos politiques officielles en matière d’échanges avec l’étranger.

États-Unis Vers une escalade militaire urbaine

Yves Boisvert La Presse

Si Donald Trump cherchait une validation du déploiement militaire dans les villes américaines, l’attentat de mercredi vient de la lui offrir.
Publié à 6 h 00

Aussitôt connu l’attentat contre deux membres de la Garde nationale qui patrouillaient dans le centre de Washington, le président a annoncé l’envoi de 500 militaires supplémentaires. Ils s’ajouteront aux quelque 2200 envoyés à la fin de l’été dans la capitale américaine pour répondre à une supposée crise sécuritaire.

Ce qu’on sait déjà par contre, et depuis bien avant ce crime très grave, c’est que la Garde nationale n’est pas une force de maintien de l’ordre dans les villes américaines. Ce n’est pas sa fonction. Ses membres ne sont pas formés pour cela.

Les membres de la Garde nationale sont une armée de réserve. Ses membres ont un autre emploi, mais suivent un entraînement militaire. Chacun des 50 États a sa propre Garde nationale et la gère. Mais le président peut « fédéraliser » leurs services, par exemple en cas de catastrophe naturelle ou de guerre.

La ville de Washington a un taux de criminalité important, même s’il a commencé à diminuer de manière importante depuis trois ans.

C’est aussi une ville où il y a une quantité de corps de police incomparable : la police du Capitole, la police des parcs, la police de la monnaie, les Marshals, le Secret Service, la police du métro, la police des écoles, la police de la Cathédrale nationale (!), sans compter bien sûr le FBI et j’en passe. Tout cela, bien sûr, en plus des 4000 membres de la police métropolitaine, qui est le corps de police municipal du district de Columbia.

Le triste évènement de mercredi est autant la réfutation de la thèse du président que sa justification.

L’enquête en cours sur ce crime, et l’interprétation politique qui en sera faite pourront servir de levier à Donald Trump pour la suite de l’espèce de militarisation des villes qui a commencé.

Car encore une fois, il suffit de revenir aux mots mêmes de ce président. Il l’a dit plusieurs fois. Il a donné ses raisons (criminalité, attaques contre les agents d’immigration, désordre urbain…). Il veut envoyer plus de soldats dans les villes.

Plus ça créera de résistance, plus il y aura d’incidents, politiquement motivés ou pas, plus il voudra en rajouter.

https://www.lapresse.ca/international/chroniques/2025-11-27/etats-unis/vers-une-escalade-militaire-urbaine.php

Mort d’une militaire attaquée à Washington Donald Trump veut empêcher toute immigration « du tiers-monde »

(Washington) Une des deux membres de la Garde nationale touchés mercredi à Washington par les tirs d’un suspect afghan est morte, a annoncé jeudi Donald Trump, qui a déclaré vouloir mettre fin à « l’immigration en provenance de tous les pays du tiers-monde ».

Publié à 7 h 18
Pierre HARDY Agence France-Presse

Plus largement, M. Trump a annoncé jeudi vouloir « suspendre l’immigration en provenance de tous les pays du tiers-monde afin de permettre au système américain de se rétablir complètement », dans une longue diatribe sur ses réseaux sociaux.

« Civilisation occidentale »

Les autorisations d’entrée sur le territoire délivrées à des « millions » de personnes par son prédécesseur Joe Biden pourraient être remises en cause, a-t-il menacé.

Il a également promis que son gouvernement allait « chasser toute personne qui n’est pas un atout pour les États-Unis […], mettre fin aux bénéfices et subventions fédéraux pour les non-citoyens de notre pays, dénaturaliser les migrants qui nuisent à la tranquillité nationale, et expulser tout ressortissant étranger qui constitue un fardeau public, un risque pour la sécurité ou qui n’est pas compatible avec la civilisation occidentale ».

Le suspect de l’attaque, Rahmanullah Lakanwal, était toujours hospitalisé jeudi.

Selon le directeur de la CIA, John Ratcliffe, il avait travaillé avec l’armée américaine en Afghanistan avant d’être exfiltré vers les États-Unis en 2021. « Nous enquêtons pleinement sur cet aspect de son passé », a déclaré le directeur du FBI, Kash Patel.

« Acte isolé »

Le suspect était arrivé aux États-Unis un mois après le retrait précipité des forces américaines d’Afghanistan pendant la présidence du démocrate Joe Biden, en août 2021, dans le cadre d’une opération d’exfiltration des Afghans ayant collaboré avec les Américains.

Des responsables du FBI, de la CIA et du département de la Sécurité intérieure ont affirmé qu’il n’avait pas fait l’objet d’un examen minutieux à son arrivée et avait bénéficié de politiques d’accueil jugées laxistes.

Les autorités américaines avaient annoncé après l’attaque suspendre pour une durée indéfinie le traitement des demandes d’immigration des ressortissants afghans.

AfghanEvac, une organisation chargée d’aider des Afghans à s’établir aux États-Unis, a assuré que la communauté était soumise à « des vérifications de sécurité […] parmi les plus approfondies » en matière d’immigration. « L’acte violent et isolé de cet individu ne doit pas servir d’excuse pour définir ou rabaisser toute une communauté », a mis en garde son président, Shawn VanDiver.

Selon le département d’État, plus de 190 000 Afghans sont arrivés aux États-Unis depuis la prise de pouvoir des talibans.

https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2025-11-28/mort-d-une-militaire-attaquee-a-washington/donald-trump-veut-empecher-toute-immigration-du-tiers-monde.php

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Dans un fief républicain du Tennessee, une victoire en demi-teinte pour le camp Trump

Matt Van Epps, lors de la soirée électorale, le 2 décembre 2025

Photo : Getty Images / Brett Carlsen

Agence France-Presse

Publié hier à 19 h 37 HNEMis à jour aujourd’hui à 0 h 30 HNE

Les républicains ont remporté mardi une législative partielle dans le Tennessee, mais avec une marge bien plus faible que celle obtenue par Donald Trump dans cette circonscription en 2024, envoyant de nouveaux signaux d’alarme pour la majorité présidentielle à moins d’un an des élections de mi-mandat.

Selon les projections du New York Times, CNN et NBC, le républicain Matt Van Epps l’a emporté avec environ 53 %, soit autour de huit points d’écart sur sa rivale démocrate Aftyn Behn. Soit bien moins que les 22 points d’avance récoltés par Donald Trump à la dernière présidentielle dans ce fief conservateur.

Félicitations à Matt Van Epps pour sa GRANDE victoire au Congrès dans le grand État du Tennessee, a rapidement salué Donald Trump sur son réseau Truth Social, usant de majuscules à son habitude.

Encore une grande soirée pour le Parti républicain!!!, a insisté le président américain, dénonçant encore une fois l’opposition de gauche radicale, alors que les démocrates ont récemment remporté plusieurs scrutins, suscitant des inquiétudes dans les rangs du camp présidentiel.

Les électeurs sont appelés aux urnes dans le Tennessee.

Photo : Getty Images / Brett Carlsen

AILLEURS SUR INFO : Le Code d’épicerie du Canada en vigueur le 1er janvier, voici à quoi s’attendre

Ce scrutin était destiné à remplacer un élu républicain démissionnaire dans une circonscription de plus de 800 000 habitants, qui traverse le Tennessee du nord au sud en passant par une partie de la capitale, Nashville.

Matt Van Epps partait globalement favori. Mais dans un sondage d’Emerson College paru la semaine dernière, le républicain était crédité de seulement 48 % d’intentions de vote contre 46 % pour sa rivale démocrate.

De quoi donner l’espoir à l’opposition de faire basculer cette circonscription historiquement ancrée à droite, et de grignoter un peu plus l’écart au Congrès, où les républicains ne disposent que d’une étroite marge de manœuvre.

Nous sommes littéralement à trois personnes de perdre la majorité à la Chambre des représentants, avait déclaré lundi Tim Burchett, élu républicain du Tennessee. Vous pouvez avoir une épidémie de mauvaise grippe qui touche le Congrès, et nous perdons la majorité. C’est dire l’importance de cette élection.

Christianisme et country

Après l’avoir longtemps considéré comme gagné d’avance, les pontes du Parti républicain ont décidé finalement de tourner leur attention vers ce scrutin, avec notamment la participation du chef républicain de la Chambre, Mike Johnson, à plusieurs événements de campagne sur place.

Donald Trump lui-même a tenté de faire pencher la balance en faveur de Matt Van Epps, ancien officier dans l’armée de 42 ans.

Matt Van Epps, le candidat soutenu par Donald Trump.

Photo : Getty Images / Brett Carlsen

Sur Truth Social, il avait notamment accusé la candidate démocrate de 36 ans d’être une femme qui vous prendra vos armes, qui veut des frontières ouvertes, du transgenre pour tous, des hommes dans les sports féminins, mais aussi qui déteste le christianisme et la country, alors que le Tennessee est la capitale mondiale de ce genre musical.

VOTEZ, VOTEZ, VOTEZ POUR MATT VAN EPPS, avait-il écrit dans une nouvelle publication mardi matin.

Échec

En réponse à ces attaques, Aftyn Behn, ancienne travailleuse sociale, avait reproché au président d’être incapable d’avoir un plan pour faire face aux coûts croissants de la santé et pour s’assurer que les travailleurs du Tennessee puissent se payer des soins, leurs courses, leurs factures.

Car si le nom du locataire de la Maison-Blanche n’était pas sur les bulletins de vote, cette législative partielle semblait faire figure de référendum sur son début de second mandat, et en particulier sur sa gestion de l’économie.

Après des défaites cuisantes pour les républicains lors d’élections début novembre à travers le pays, l’absence d’une large victoire de Matt Van Epps représente un échec pour le président.

Dans son sondage de la semaine dernière, Emerson College souligne que 49 % des interrogés dans la circonscription ont une opinion défavorable du travail de Donald Trump, contre 47 % d’opinions favorables.

Un chiffre qui représente un retournement marquant par rapport à la présidentielle l’an dernier, a estimé Spencer Kimball, directeur exécutif de l’institut de sondage d’Emerson College.

L’administration Trump suspend les demandes d’immigration de 19 pays

Droits de douane Costco poursuit l’administration Trump et veut être remboursé

La poursuite de Costco ne précise pas combien elle a payé en droits de douane, mais ce montant est susceptible de s’élever à des centaines de millions de dollars.

Le géant de la distribution Costco, qui commercialise des centaines de produits importés – des pneus aux balles de golf en passant par les mangues et le saumon –, poursuit l’administration Trump et exige le remboursement intégral des droits de douane payés cette année en raison de la politique commerciale de Donald Trump.

Cet article a été publié dans le Washington Post.

Une politique qui a semé le chaos

Costco soutient que les droits de douane de M. Trump ont semé le chaos. La menace de les imposer, leur mise en œuvre, puis le fait qu’ils ont été « modifiés, suspendus et réimposés » ont perturbé les marchés, affirme la poursuite de Costco.

L’entreprise allègue que c’est le Congrès, pas le président, qui a le pouvoir d’imposer les droits de douane, et que M. Trump outrepasse ses pouvoirs en vertu de l’IEEPA.

« Le texte de l’IEEPA n’utilise pas le mot “droit de douane” ni aucun terme de sens équivalent », plaide Costco, ajoutant que la loi autorise le président à réglementer ou à interdire les transactions étrangères en cas d’urgence nationale, pas d’imposer des droits de douane.

Commentant la poursuite, Kush Desai, porte-parole de la Maison-Blanche, a indiqué que « les conséquences économiques du non-respect des droits de douane légaux du président Trump sont énormes, ce que cette poursuite met en évidence. La Maison-Blanche attend avec impatience que la Cour suprême tranche rapidement et judicieusement cette affaire. »

Des importateurs comme VOS Selections, une entreprise de vins et spiritueux, et Learning Resources, un fabricant de jouets éducatifs, ont déjà obtenu des décisions importantes contre l’administration Trump devant les tribunaux fédéraux inférieurs. La Cour suprême a entendu les plaidoiries le mois dernier et doit se prononcer sur la légalité des droits de douane d’ici peu.

The New York Times

https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2025-12-02/droits-de-douane/costco-poursuit-l-administration-trump-et-veut-etre-rembourse.php

« Stratégie de sécurité nationale » La russification des États-Unis se poursuit.

Patrick Lagacé La Presse

Les signes sont partout : l’ordre du monde est en train de s’écrouler, là, devant nous, à la 1989. Sans les images du mur de Berlin qui s’écroule. Les signes sont partout : les États-Unis ne sont plus une force démocratique.

Publié à 5 h 00

Nouvelle preuve : il y a quelques jours, les États-Unis ont publié leur nouvelle National Security Strategy – où sont détaillées les menaces à la sécurité nationale du pays1.

C’est, encore une fois, le monde à l’envers, le monde made in Trumpland, où le blanc est noir, où le faux est vrai.

Soudainement, l’Europe est une terre décadente qui a perdu ses valeurs occidentales, où la démocratie est en recul et où la liberté d’expression est piétinée, un continent menacé par « l’effacement civilisationnel » que sont les migrations de masse2…

Soudainement, selon les États-Unis, l’Europe devrait aussi repenser sa relation avec la Russie, qui ne fait l’objet d’aucune critique dans ce document publié sur le site de la Maison-Blanche.

L’agression de l’Ukraine, de la Géorgie, les opérations de sabotage russes en Europe ?

Ça n’existe pas dans le monde trumpiste.

L’Europe doit aussi, dans ce document, cesser d’ostraciser les partis d’extrême droite.

Ai-je dit « partis d’extrême droite » ?

Oups, pardon, si on en croit le libellé de la Stratégie de sécurité nationale des États-Unis, il s’agit plutôt de « partis patriotiques » d’Europe.

Ces partis d’extrême droite forment un spectre, bien sûr. Ils n’ont pas tous les mêmes approches, les mêmes visées, les mêmes extrêmes. Mais l’AfD allemande ne cache pas ses sympathies nazies, comme l’a documenté le média public DW3…

Et ce parti a été vigoureusement défendu par le vice-président J.D. Vance en mai dernier4.

Qui a applaudi la nouvelle Stratégie de sécurité nationale des États-Unis ?

Moscou.

Car le Kremlin dit les mêmes choses depuis des années. Poutine parle de la « décadence » de l’Union européenne depuis le milieu des années 2010. Je cite son principal conseiller géopolitique, Sergueï Karaganov, il y a quelques jours5 : « L’Europe n’est clairement plus le havre de paix que nous avions cru y voir. Elle est redevenue l’expression la plus absolue du Mal qui ronge l’humanité. »

USA de Trump, Russie de Poutine : mêmes mondes à l’envers, même enflure du langage pour façonner le réel.

Quand je parlais en début d’année de russification des États-Unis, une petite voix me disait qu’il y avait quand même une petite part d’hyperbole dans cette image…

Finalement, c’est factuel.

Le dictateur Poutine a toujours détesté le virus démocratique qui vivait à ses portes. Il a désormais un allié, les États-Unis, qui sont tout aussi virulents face aux démocraties qu’il peut l’être, lui, à propos de l’Europe. L’Europe est prise en étau, on veut lui faire la peau, comme l’écrivait François Brousseau récemment6.

La Stratégie de sécurité nationale 2025 des États-Unis est un complément sinistre à ce que le département d’État américain a publié quant à ses nouvelles conceptions des droits humains, dont je vous ai parlé il y a quelques jours7.

On apprenait alors que les pays où l’avortement est un soin payé par l’État, qui ont des politiques de diversité, d’inclusion et d’égalité, qui lancent des enquêtes ou criminalisent des prises de parole, qui « facilitent » l’immigration de masse et qui permettent la transition de genre pour les mineurs – tous les pays qui font cela bafouent les droits de la personne…

C’est bien sûr une réécriture saugrenue des droits de la personne, une fabulation tirée des forums où les plus caricaturaux des anti-woke font la danse du bacon à propos de tout ce qui est à la gauche du général Pinochet.

Mais c’est désormais la politique officielle des États-Unis.

Que signifiera, pour le Canada, la russification des États-Unis annoncée dans leur Stratégie de sécurité nationale 2025 ?

C’est hostile pour nous8.

On en a eu un avant-goût depuis un an, depuis la victoire de Trump. Discours belliqueux, « blagues » d’annexion, guerre commerciale sans merci…

Et la Stratégie de sécurité nationale 2025 dit explicitement que les États-Unis considèrent que l’hémisphère Ouest – la moitié de la planète englobant les Amériques – est leur chasse gardée où ils doivent être « dominants » pour préserver leur sécurité et leur prospérité – « ce qui nous permet de nous affirmer avec confiance où et quand cela est nécessaire dans la région ».

Bref, les pays des Amériques, comme le Canada, sont prévenus : Washington estime pouvoir s’imposer où et quand il le souhaite, au nom de la « sécurité » et de la « prospérité »…

Quand on sait les définitions débiles que les trumpistes ont de la « censure », des « faits », de l’« oppression », des « droits humains » et de la « liberté », on peut se demander jusqu’où Washington se permettra de nous piétiner plus avant au nom de sa « sécurité » et de sa « prospérité ».

1. Consultez la Stratégie nationale américaine (en anglais) 2. Lisez l’article « Trump présente une vision nationaliste pour les États-Unis dans le monde » 3. Consultez l’article « AfD leaders and their most offensive remarks » (en anglais) 4. Lisez l’article « L’Allemagne “reconstruit” le mur de Berlin, selon Washington » 5. Lisez l’article « Selon le proche de Poutine Karaganov, la Russie est en guerre contre l’Europe » 6. Lisez la chronique « Faire la peau à l’Europe » 7. Lisez la chronique « Le juge Guillou, dans le monde à l’envers » 8. Lisez le texte « Trump’s National Security Strategy is hostile to Canada – and the democratic world » (en anglais)

https://www.lapresse.ca/international/chroniques/2025-12-10/strategie-de-securite-nationale/la-russification-des-etats-unis-se-poursuit.php

Décryptage Le pire job à Washington

Les critiques de Mike Johnson estiment qu’il ne s’agit pas d’une blague, mais de la réalité. Ils estiment que le successeur de Kevin McCarthy, victime d’une mutinerie en octobre 2023, a renoncé à ses pouvoirs afin d’accomplir servilement les désirs de Donald Trump.

Or, à moins d’un an des élections de mi-mandat, le président de la Chambre est attaqué par des élus de son propre parti, dont certains vont même jusqu’à prédire qu’il perdra son poste au profit d’un démocrate avant même que les électeurs se rendent aux urnes en novembre 2026.

« Une poudrière »

« Les membres savent qu’ils vont passer dans l’opposition après les élections de mi-mandat. D’autres démissions précoces et explosives sont à venir. C’est une poudrière. Le moral n’a jamais été aussi bas. Mike Johnson sera destitué de son poste et ils perdront la majorité avant la fin de ce mandat », a déclaré récemment un représentant républicain sous le couvert de l’anonymat au site d’information Punchbowl.

La représentante républicaine de Caroline du Sud Nancy Mace pourrait être la prochaine à partir avant la fin de son mandat. Lundi, elle a signé une tribune dans le New York Times où elle a critiqué à son tour Mike Johnson.

https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2025-12-10/decryptage/le-pire-job-a-washington.php

Miami Les démocrates remportent la mairie, une première en près de 30 ans

(Miami) La démocrate Eileen Higgins a remporté mardi la course à la mairie de Miami, battant un républicain soutenu par le président Donald Trump. Elle met ainsi fin à près de trois décennies de défaites pour son parti et donne un coup de pouce aux démocrates dans l’une des dernières batailles électorales avant les élections de mi-mandat de 2026.

https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2025-12-09/miami/les-democrates-remportent-la-mairie-une-premiere-en-pres-de-30-ans.php

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Stratégie de sécurité nationale américaine Les illusions agressives d’un pays en décomposition

Compétition de forme physique de l’armée américaine le 14 juin dernier, près du Capitole, à Washington. Cette date marquait le 250e anniversaire de la fondation de l’armée de terre américaine.

La dernière manifestation de folie des États-Unis prend la forme d’un document politique aride et plutôt fade : la nouvelle Stratégie de sécurité nationale⁠1. L’insipidité de ce document et le fait qu’il soit le produit du gouvernement américain, et non le fruit des divagations inconscientes de Donald Trump, le rendent d’autant plus effrayant.

Publié à 6 h 00

Stephen Marche Animateur du balado Gloves Off et auteur de The Next Civil War, collaboration spéciale

Ce document est empreint d’une pure malveillance envers l’ensemble du monde démocratique en général, et le Canada en particulier. Les États-Unis sont entrés dans une phase de décomposition où ils constituent un danger pour eux-mêmes et pour les autres.

Il y a encore au Canada des gens qui croient, ou peut-être espèrent, contre toute attente, que l’hostilité actuelle entre les États-Unis et le Canada est le résultat d’un seul individu qui a perdu la raison. Ce document montre clairement qu’une fois Trump parti, il restera assez d’Américains, disposant d’assez de pouvoir et suffisamment intégrés dans les institutions, pour faire des États-Unis la principale menace contre le Canada dans un avenir prévisible.

Nous ne sommes plus dans une situation où une série de tweets nocturnes délirants et dérangeants du roi pirate dément de la Maison-Blanche pourraient être simplement le résultat d’une mauvaise humeur passagère ou d’un spasme narcissique. Les forces militaires américaines, mariées à la politique MAGA, sont ouvertement et explicitement une force d’annexion du pays. Leur plan visant à « réaffirmer et à appliquer la doctrine Monroe » en contrôlant les « actifs stratégiquement vitaux », qui comprennent « l’accès continu à des emplacements stratégiques clés », doit être interprété pour ce qu’il est : une revendication de propriété sur tout ce que les Américains estiment devoir leur appartenir.

Les forces canadiennes doivent être détachées des forces américaines. Cela était déjà clair pour la plupart des observateurs canadiens. Aujourd’hui, cela ne fait plus aucun doute. Les Américains nous le disent explicitement. Ils veulent faire de nous leurs vassaux.

La bonne nouvelle, c’est que les forces américaines ont plus ou moins complètement perdu leur capacité à imposer leur volonté à quiconque, encore moins au Canada. Elles peuvent faire toutes les déclarations de Stratégie de sécurité nationale qu’elles veulent ; les États-Unis n’ont pas été en mesure d’atteindre un objectif de politique étrangère par la guerre depuis des générations.

L’appareil sécuritaire confié aux « influenceurs »

Les États-Unis ont perdu leur dernière aventure face à une bande d’extrémistes religieux ignorants qui étaient tellement analphabètes sur le plan technologique qu’ils n’ont même pas réussi à regarder les fruits de leur terrorisme à la télévision. Les talibans ont dû écouter les reportages sur le 11-Septembre à la radio de la BBC dans une grotte afghane. Aujourd’hui, ils dirigent Kaboul.

Les forces américaines ressemblent un peu aux Cowboys de Dallas. Elles disposent d’installations magnifiques et d’une grande tradition, mais personne ne se souvient qu’elles aient jamais gagné.

Et c’est ce que la Stratégie de sécurité nationale américaine révèle plus que tout autre chose. C’est de la pornographie de guerre pour des incels impuissants. L’appareil sécuritaire des États-Unis a été confié aux influenceurs et aux têtes parlantes, et cela se voit.

Le président des États-Unis, Donald Trump, et le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, lors d’une réunion du Cabinet à la Maison-Blanche, le 2 décembre

La raison pour laquelle le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a assassiné des équipages au hasard, qu’il a qualifiés de « narcoterroristes », au large des côtes du Venezuela, c’est que cela ressemble à quelque chose qu’il a entendu dire par une figure d’autorité dans un film. Les vrais hommes qui ont participé à de véritables combats, comme l’amiral quatre étoiles Alvin Holsey, ont dû étudier la guerre et les crimes de guerre. Voilà pourquoi Holsey a démissionné.

De la dissension à plusieurs niveaux

La Stratégie de sécurité nationale parle fort et agit peu. C’est un appel désespéré à être pris au sérieux par une puissance en déclin qui abandonne actuellement toutes les politiques qui lui ont autrefois permis de dominer le monde : regardez comme nous sommes grands et forts, regardez mes muscles quand je les contracte.

L’évocation d’États vassaux est digne de tristes seigneurs de la guerre qui rêvent trop souvent à l’Empire romain. Les véritables bâtisseurs d’empires ne parlent pas ainsi. Ils parlent de zones de coopération économique pour une plus grande prospérité et une intégrité militaire mutuellement bénéfique. Ils dominent discrètement, de sorte que personne ne se rend compte de leur domination avant qu’il ne soit trop tard. Les Américains étaient comme ça autrefois.

Ce qui rend ce document encore plus absurde, c’est que ces grands projets d’hégémonie hémisphérique font la promotion d’une sorte d’objectif national extrêmement ambitieux alors même que la capacité des États-Unis à formuler des objectifs nationaux est en train de s’effriter ; ils ne parviennent même plus à assurer le bon fonctionnement de leur gouvernement. La dissension règne aujourd’hui aux États-Unis, et elle touche non seulement les systèmes politique et culturel, mais aussi les forces militaires américaines.

Comment allez-vous conquérir les Amériques alors que vos commandants les plus sérieux démissionnent et que le gouvernement purge les meilleurs parmi ceux qui restent ?

Il y a quelques jours, l’ancien ambassadeur des États-Unis en Russie Michael McFaul a publié ce message sur les réseaux sociaux : « À un moment où Trump a une cote de popularité très basse, où les démocrates remportent des élections, où beaucoup prédisent une vague bleue en 2026 et un président démocrate en 2028 et où une solide majorité d’Américains soutient l’OTAN, il serait imprudent d’être trop fataliste quant à la mort des relations transatlantiques à cause d’une Stratégie de sécurité nationale incohérente rédigée par un petit groupe au sein de l’administration Trump. Il faut jouer la carte du long terme. »

McFaul ne supporte bien sûr pas de voir s’effondrer l’œuvre de sa vie : la puissance américaine au service d’un ordre mondial fondé sur des règles. Mais il se fait des illusions, sans convaincre qui que ce soit. L’ordre mondial américain qu’il a tenté de construire est révolu. Le Canada doit jouer la carte du long terme, mais dans le cas des États-Unis, le long terme consiste à gérer leur effondrement. Et ce long terme pourrait bien être très court.

La Stratégie de sécurité nationale est un document d’une stupidité pure et absolue. Elle révèle des États-Unis qui se sont abandonnés à des fantasmes violents et se sont entièrement soumis à leurs illusions. Il ne s’agit plus seulement de Trump. Sa folie a contaminé une partie importante des grandes institutions du pays, qui doivent désormais être considérées comme des adversaires directs de la souveraineté nationale du Canada.

Le fait que les aspirants seigneurs de la guerre américains soient délirants n’est pas rassurant. Ce sont toujours les délirants qui sont les plus dangereux.

1. Consultez la National Security Strategy of the United States of America – November 2025 (en anglais)

https://www.lapresse.ca/dialogue/opinions/2025-12-11/strategie-de-securite-nationale-americaine/les-illusions-agressives-d-un-pays-en-decomposition.php

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Ah bon?

Nagasaki et Hiroshima, la guerre froide et le démantèlement de l’empire soviétique, les guerres du golfe persique/arabique, l’Iraq, la Libye, la Syrie, l’Ukraine… pour ne citer que quelques examples. Ça ne fait pas beaucoup de générations entre ces événements et le présent. Les effets de tous ces événements guerriers, même les plus vieux, façonnent encore la dybamique de pouvoir et la politique mondiale.

Rutte : se préparer à la guerre

Cette année, la Russie s’est montrée encore plus déchaînée et impitoyable envers l’OTAN et l’Ukraine […] Le président Poutine déploie tous ses moyens contre l’Ukraine, tuant soldats et civils, détruisant les sanctuaires de l’humanité : maisons, écoles et hôpitaux […] La Russie a ramené la guerre en Europe, et nous devons nous préparer à une guerre d’une ampleur comparable à celle qu’ont connue nos grands-parents et arrière-grands-parents.

Analyse, Europe–États-Unis : vers le divorce?

Dans la « Stratégie nationale de sécurité » de Washington du 4 décembre 2025, le passage sur l’Europe est un quasi-acte de divorce. (Photo d’archives)

Photo : getty images/istockphoto / masterSergeant

François Brousseau](François Brousseau | Profil | Radio-Canada)

Publié à 4 h 00 HNE

Rumeurs de rupture entre l’Europe et les États-Unis, armistice introuvable entre la Russie et l’Ukraine, propos du secrétaire général de l’OTAN évoquant la possibilité d’une guerre « comme celle qu’ont connue nos grands-parents et arrière-grands-parents ».

Depuis bientôt trois semaines, fin novembre et début décembre 2025, la scène diplomatique mondiale est en ébullition. Un blitz de réunions, de plans et de déclarations contradictoires se déroule en marge de la tragédie ukrainienne, pendant que la Russie accentue ses attaques et que les États-Unis publient un énoncé de politique étrangère provocateur et dédaigneux envers l’Europe.

Cette succession d’événements pourrait passer à l’histoire comme le moment où l’ordre international aura basculé, où l’Europe et les États-Unis auront entamé leur divorce.

Où l’on retrouve une Europe soutenant globalement l’Ukraine, ayant largement (mais pas totalement) pris le relais des États-Unis comme fournisseur essentiel de Kiev, et des États-Unis au discours changeant, mais qui, finalement, – c’est de plus en plus clair en cette fin 2025 – converge vers une sorte de nouvelle alliance russo-américaine.

Page tournée sur 80 ans d’histoire

Le 21 novembre, les États-Unis proposent un plan en 28 points, véritable copié-collé du catalogue de demandes russes : il est demandé aux Ukrainiens de tout céder, le Donbass, les territoires perdus et même davantage, le droit de se défendre (avec une réduction de moitié de leur armée), la possibilité d’une adhésion future à l’OTAN, etc.

Le plan prévoit la reconnaissance par Washington des annexions russes, illégales au regard du droit international. Pour la première fois depuis 1945, une administration américaine reconnaîtrait comme légitime le contrôle d’un territoire conquis par l’invasion, le bombardement de populations civiles ou l’enlèvement d’enfants (les trois cas de figure étant ici combinés). Un rejet radical des fondements et des principes sur lesquels l’ONU a été fondée… à l’instigation des États-Unis, en 1945.

Ce plan équivaut à demander la reddition de l’Ukraine en échange d’un arrêt des combats, confirmant que l’ordre international des 80 dernières années est mort : on peut, oui, modifier les frontières par la force et ensuite ratifier officiellement ce changement.

La géopolitique, selon Trump, est dictée par les grandes puissances impériales : États-Unis, Chine, Russie… mais pas l’Europe.

Un plan russo-américain

La rencontre entre l’émissaire américain Steve Witkoff et le président russe Vladimir Poutine à Moscou a duré cinq heures.

Devant ce plan russo-américain, qui exprime une convergence stratégique inédite entre Washington et Moscou, les dirigeants européens accusent le coup. Ce coup de tonnerre provoque un branle-bas de combat diplomatique – un de plus.

Le week-end du 22 novembre, les leaders français, allemand, britannique et autres se réunissent en urgence pour réaffirmer leur solidarité à l’Ukraine agressée. Ils vont ensuite plaider auprès de Washington la nécessité de rectifier certains aspects du plan. Mais ils ne demandent pas de le jeter à la poubelle. Et ne veulent surtout pas voir que, devant de tels bouleversements, c’est peut-être le divorce Europe–États-Unis qui se profile à l’horizon.

Durant ce week-end du 22 et les jours suivants, Européens et Ukrainiens vont « nettoyer » le plan en 28 points, y faire disparaître ses outrances les plus criantes, y rajouter des demandes de Kiev sur les garanties de sécurité en cas de cessez-le-feu, pour que la Russie ne soit pas encline à recommencer.

Il est question d’une présence militaire d’États européens pour asseoir une éventuelle paix, et d’un engagement à protéger activement l’Ukraine en cas de nouvelle agression.

La Stratégie de sécurité, un pavé dans la mare

Et puis il y aura, le 4 décembre – autre moment capital de cette séquence historique – la publication de la « Stratégie nationale de sécurité » (acronyme anglais NSS), qui énonce les nouvelles priorités de Washington à l’international. Le passage sur l’Europe est une accusation et un quasi-acte de divorce.

Le Vieux Continent, affirme le texte, traverse une crise profonde, ravagé par le wokisme, une réglementation tatillonne, l’immigration qui dissout les valeurs et l’identité nationales, ce qui entraîne la perspective sinistre d’un effacement civilisationnel.

Le texte reprend les arguments des partis politiques eurosceptiques de la droite radicale, des formations comme le Rassemblement national en France, ou l’Alternative für Deutschland en Allemagne, qui comporte en son sein des éléments néonazis.

Sur l’Ukraine, il est écrit, avec des mots qui auraient pu être ceux de Vladimir Poutine, que les dirigeants européens ont contrecarré les efforts américains visant à mettre fin à la guerre en Ukraine; ils ignorent la vaste majorité européenne qui aspire à la paix. Dans tout ce texte d’orientation stratégique des États-Unis, aucun blâme n’est émis à l’endroit de la Russie.

Le sphinx Poutine

La semaine suivante, après un tourbillon de réunions à Washington, Kiev, Londres, Paris, Moscou, et même à Johannesbourg (sommet du G20), la position de la Russie ne s’est pas adoucie.

Dans toute la séquence, le maître du Kremlin affecte la position du sphinx qui laisse le monde s’agiter tout autour de lui, convaincu de détenir un droit de veto sur tout ce bavardage diplomatique. Il reçoit une délégation amie des États-Unis (l’associé de l’immobilier Steven Witkoff, le gendre Jared Kushner, nouveaux diplomates improvisés de Donald Trump) qui repart ensuite porter la bonne parole russe à Washington… tout en évitant de s’arrêter en Europe.

Le 10 décembre, les leaders de ladite Coalition des volontaires (30 pays soutiens de l’Ukraine), le Français Emmanuel Macron, l’Allemand Friedrich Merz et le Britannique Keir Starmer s’entretiennent avec Donald Trump, pour tenter de faire avancer le dossier ukrainien. Pendant ce temps, Volodymyr Zelensky, exaspéré, déclare : Nous restons en contact quotidien avec tous nos partenaires, quasiment 24 heures par jour et sept jours sur sept, afin d’identifier des solutions réalisables et réalistes.

Formulations vagues et peu prometteuses, signe d’impuissance ou de confusion.

Essentiellement, ça n’avance pas parce que la Russie demande toujours une reddition – elle dit vouloir une solution aux questions de fond – sinon, on continue les bombardements. Et parce que les dirigeants ukrainiens, eux, ne peuvent pas s’y résoudre, car cela encouragera l’ennemi à continuer plus tard. Il y a aussi des raisons de cohésion nationale interne, dans un contexte de lutte à la corruption. Car l’Ukraine, même bombardée, lutte contre la corruption, contrairement à la Russie encore plus corrompue (selon l’organisation Transparency International).

Tordre le bras aux Ukrainiens

Le chancelier allemand Friedrich Merz, le premier ministre britannique Keir Starmer, le président ukrainien, Volodymyr Zelenskiy et le président français Emmanuel Macron

Photo : Getty Images / WPA Pool

Du côté américain, le ton plus dur montre une nouvelle tentative de tordre le bras à la partie ukrainienne. Une semaine après la publication de la politique de sécurité de Washington, les déclarations méprisantes continuent : Les dirigeants européens sont faibles, déclare Trump le 9 décembre au site Politico. Ils n’ont su ni contrôler l’immigration ni mettre fin à la guerre.

Il y va également de piques contre le président ukrainien, accusé de poursuivre la guerre « pour éviter des élections » (réponse de Volodymyr Zelensky : Je suis prêt à des élections. Pouvez-vous en garantir la sécurité?)

La seconde semaine de décembre, Zelensky présente une sorte de contre-plan. Il demande le gel des lignes actuelles (mais sans reconnaissance officielle des conquêtes russes, sur le modèle de l’armistice coréen de 1953), l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne (UE) – il est question de 2027 – et de solides garanties de sécurité qui pourraient inclure le déploiement de soldats européens en soutien arrière (on a parlé de la France, de l’Allemagne, de la Pologne et du Royaume-Uni).

Ce plan est à peu près soutenu par les leaders européens (la plupart), malgré des réticences sur une adhésion aussi rapide à l’UE et des hésitations sur les conditions d’un éventuel déploiement des alliés. Donc, tout cela, même dans le camp des soutiens supposés indéfectibles à l’Ukraine, reste conditionnel et hypothétique.

Mais ça bloque surtout à Washington, où l’on s’accroche au plan russo-américain (légèrement révisé) de Witkoff-Kushner. Surtout que Washington est devenu, en 2025, un quasi-porte-parole de facto des positions du Kremlin, les Russes ne parlant directement ni aux Ukrainiens ni aux Européens.

L’Europe à la traîne

Dans toute cette séquence, l’Europe semble toujours laissée pour compte, à la traîne. Elle est en mode réactif et n’arrive pas à prendre l’initiative… Il y a aussi l’évolution des opinions publiques : les partis radicaux (surtout la droite nationaliste, mais pas seulement), soit prorusses, soit pacifistes à tout crin, montent dans les sondages (AfD allemande, Rassemblement national en France). Avec, selon les pays, un soutien toujours majoritaire, mais déclinant à l’Ukraine. Et des budgets publics sous tension, alors que le réarmement plus ou moins forcé pointe à l’horizon.

Devant cette cacophonie et ces divisions, le Kremlin est satisfait. Le porte-parole du Kremlin, Dimitri Peskoff, déclare que les propos de Trump dans Politico sont conformes à la position de la Russie. Nous œuvrons pour la paix, pas pour une trêve, dit-il alors que les bombardements sur les populations civiles ukrainiennes se poursuivent.

Les dirigeants européens sont-ils en train de sortir du déni? Friedrich Merz, Emmanuel Macron et Keir Starmer ont tous mis en garde Zelensky, reconnaissant que Trump semble déterminé à les tromper.

Pourtant, certains dirigeants – pas tous – voient bien que Washington pousse au divorce.

Le ministre français des Affaires étrangères dit : Ce qui se passe prouve que nous devons développer notre propre autonomie stratégique . Le chancelier allemand : Je ne vois pas pourquoi les Américains voudraient sauver la démocratie en Europe. Si elle devait vraiment être sauvée, nous pourrions le faire seuls .

Rutte : se préparer à la guerre

Le président américain Donald Trump a reçu le secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte au bureau ovale à Washington, le 22 octobre 2025.

Photo : afp via getty images / JIM WATSON

Finalement, pour coiffer cet épisode angoissant (et toujours en cours), le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, y va, le 11 décembre, d’un discours teinté d’alarmisme, accusateur :

Cette année, la Russie s’est montrée encore plus déchaînée et impitoyable envers l’OTAN et l’Ukraine […] Le président Poutine déploie tous ses moyens contre l’Ukraine, tuant soldats et civils, détruisant les sanctuaires de l’humanité : maisons, écoles et hôpitaux […] La Russie a ramené la guerre en Europe, et nous devons nous préparer à une guerre d’une ampleur comparable à celle qu’ont connue nos grands-parents et arrière-grands-parents.

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Le dangereux rapprochement des USA avec la Russie prend de plus en plus l’allure d’une trahison des principes qui ont prévalu et maintenu la paix depuis la deuxième guerre. La dérive autoritaire de Trump et son hostilité vis à vis de l’Europe encourage déjà Poutine à menacer la sécurité du vieux continents tout entier. Jamais un président américain n’est allé aussi loin dans le déséquilibre des forces démocratiques en s’alliant ouvertement au pire ennemi du monde libre. Ici la question de l’Ukraine et l’appui soutenu à l’agresseur de la part de Trump, contient les germes d’une véritable guerre internationale qui ne fera certainement que des perdants. Très très inquiétant pour l’avenir du monde…


Politiques de l’administration Trump Le renseignement militaire danois lève le drapeau rouge

Station-relais satellitaire datant de la guerre froide, construite par les États-Unis sur une colline au-dessus du village de Kangerlussuaq, au Groenland

(Copenhague) Pour la première fois, le renseignement militaire danois fait part de sa préoccupation face aux États-Unis dans son évaluation annuelle des menaces. Son rapport publié mercredi pointe les changements dans la politique américaine comme source d’incertitude pour la sécurité du Danemark.

Publié à 0 h 00

Maya Tekeli et Jeffrey Gettleman The New York Times

Le rapport évoque l’utilisation des droits de douane par les États-Unis contre leurs alliés et la présence américaine accrue dans l’Arctique, et reprend à son compte les préoccupations d’autres pays européens au sujet de la politique America First de Donald Trump.

« Les États-Unis usent de leur puissance économique – dont la menace de droits de douane – pour imposer leur volonté et n’excluent plus le recours à la force, même contre leurs alliés », indique le rapport.

Le rapport ajoute que le pivot de Washington vers la concurrence avec la Chine « crée un doute quant à son rôle de premier garant de la sécurité en Europe ».

Donald Trump, avec son panneau énumérant les pays visés par des droits de douane, le 2 avril dernier

Ce rapport tombe à un moment de vives tensions États-Unis–Europe. Le 4 décembre, l’administration Trump a publié son énoncé stratégique de sécurité nationale, où elle somme les pays européens d’assumer la « responsabilité première » de leur défense et avertit que l’Europe court vers son « effacement civilisationnel ».

On y lit que les États-Unis devraient encourager la « résistance » à travers l’Europe en soutenant les partis nationalistes et opposés à l’immigration. Bon nombre de ces formations politiques sont d’extrême droite et sont considérées comme une menace pour la démocratie.

Ce revirement américain crée un « dilemme » pour l’Europe, estime Thomas Ahrenkiel, directeur du Service de renseignement militaire du Danemark, qui a publié le document de 64 pages. Quand il a présenté le rapport, il a souligné que les États-Unis restaient le « partenaire et allié le plus proche » du Danemark, malgré le ton de plus en plus hostile de l’administration Trump.

Visées sur le Groenland

Mais le changement de cap des États-Unis met le Danemark dans une position particulièrement délicate. M. Trump a déclaré que « d’une manière ou d’une autre » il « obtiendrait » le Groenland1, une île immense et stratégiquement importante qui est un territoire danois, mais qui se trouve juste au large des côtes canadiennes. Le gouvernement du Danemark a repoussé les prétentions de M. Trump à chaque occasion.

Le vice-président américain J.D. Vance visitant la base militaire américaine de Pituffik, au Groenland, le 28 mars dernier

En août, le gouvernement danois a convoqué le premier diplomate américain à Copenhague après que trois Américains liés à Trump eurent mené des « opérations d’influence clandestines » au Groenland. Les Danois n’ont pas publié le nom de ces personnes ni divulgué ce qu’on leur reprochait, mais en mai, des médias avaient révélé que le renseignement américain avait reçu l’ordre d’intensifier la collecte de renseignements au Groenland.

Selon des experts, le Danemark est dans une situation délicate et il n’est pas surprenant que ses services de renseignement expriment certaines de ces préoccupations.

« Quiconque a suivi les évènements de ces derniers mois comprend pourquoi les Danois estiment devoir reconnaître que les choses changent », note Elisabeth Braw, chercheuse à l’Atlantic Council, groupe de recherche en politique étrangère établi à Washington.

« Le Danemark occupe une position unique », ajoute-t-elle. « À cause du Groenland, les États-Unis n’ont pas avec le Danemark le même genre de rapports qu’avec la plupart des pays européens. »

« Si les actions des États-Unis créent de l’incertitude pour le Danemark – pressions économiques, nouvelles priorités mondiales, opérations dans l’Arctique –, le Danemark ne peut pas l’ignorer. »

Cet article a été publié dans le New York Times.

Lisez la version originale (en anglais ; abonnement requis). 1. Lisez « Donald Trump embarrasse le chef de l’OTAN en parlant d’annexion du Groenland »

https://www.lapresse.ca/international/europe/2025-12-14/politiques-de-l-administration-trump/le-renseignement-militaire-danois-leve-le-drapeau-rouge.php

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