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Élection à la mairie de New York Zohran Mamdani net favori

(New York) New York élit mardi son nouveau maire et le favori des sondages est Zohran Mamdani, musulman d’origine indienne âgé de 34 ans, issu de la gauche du Parti démocrate et opposant « farouche » à Donald Trump.

Publié à 6 h 36

Raphaëlle PELTIER
Agence France-Presse

Les bureaux de vote ont ouvert à 6 h locales (heure de l’Est) et le resteront jusqu’à 21 h (heure de l’Est) mercredi). Il s’agit d’un scrutin à un seul tour.

Cette élection constitue le premier test électoral pour Donald Trump depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier. Le président a pris régulièrement position au cours de la campagne et appelé lundi soir à voter pour le principal adversaire de M. Mamdani, l’ex-gouverneur démocrate de l’État, Andrew Cuomo, 67 ans, qui se présente comme indépendant.

« Que vous aimiez personnellement Andrew Cuomo ou non, vous n’avez vraiment pas le choix. Vous devez voter pour lui et espérer qu’il fasse un travail fantastique. Il en est capable, Mamdani ne l’est pas ! », a écrit M. Trump sur son réseau Truth Social.

« Si le candidat communiste Zohran Mamdani remporte l’élection pour devenir maire de New York, il est très peu probable que je contribue avec des fonds fédéraux, à l’exception du strict minimum requis », a-t-il mis en garde.

Depuis des mois, les sondages donnent l’avantage à Zohran Mamdani, avec récemment de 4,5 à 16 points d’avance sur Andrew Cuomo. L’ancien gouverneur de l’État de New York se présente en indépendant après avoir été battu à la primaire démocrate.

Le troisième homme, le républicain Curtis Sliwa, 71 ans, a obstinément refusé de se désister en faveur d’Andrew Cuomo, aux positions pro-entreprises et sécuritaires proches des siennes.

« Un vote pour Curtis Sliwa est un vote pour Mamdani », a estimé Donald Trump.

Quelque 735 300 électeurs ont voté par anticipation, quatre fois plus que lors de la dernière élection municipale en 2021 qui avait mobilisé au total 1,15 million de personnes (soit un taux de participation de 23,3 %).

Récent à New York, le vote anticipé séduit de nouveaux électeurs, mais il « peut [aussi] être le signe d’un fort enthousiasme pour un candidat ou d’une inquiétude sur l’issue du scrutin », note John Kane, de la New York University.

L’élection de son 111e maire, qui prendra ses fonctions le 1er janvier, mobilise au-delà des cinq millions d’électeurs de la plus grande ville des États-Unis, dont plus de 60 % de démocrates.

« Ennemis politiques »

Les propositions de Zohran Mamdani (encadrement des loyers, bus et garderies gratuits) relèvent plutôt de la social-démocratie.

Alors que le président républicain a déployé l’armée dans plusieurs bastions démocrates (Portland, Chicago, Washington, Memphis et Los Angeles), Zohran Mamdani a promis de s’opposer « farouchement » à sa politique anti-immigration et à sa guerre judiciaire contre ses « ennemis politiques ».
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Elon Musk, lui aussi, a appelé à voter Andrew Cuomo, plutôt que « Mumdumi ou peu importe son nom », sur X lundi.

Compliments d’Obama…

https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2025-11-04/election-a-la-mairie-de-new-york/zohran-mamdani-net-favori.php

CNN, MSNBC, New York Times prédisent la victoire de Zohran Mamdani à la mairie de New York avec un taux de participation record quelque part entre 90 et 95 %!!

Les Montréalais font durs avec le petit 37-38 % :expressionless:

Correction : Ah non, le 90-95 % était dans les années 1950s

mais il y a plus de 2 M de personnes qui ont voté sur aujourd’hui.

https://www.nytimes.com/2025/11/04/nyregion/nyc-mayor-election-turnout.html?unlocked_article_code=1.yk8.4XSR.DBFUoSNCJ06y&smid=url-share

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En fait le taux de participation est autour de 50%, mais c’est la première fois depuis 1969 que plus de deux million de personnes sont sorties voter!

Zohran Mamdani a su mobiliser les troupes et faire sortir son vote. Il a su inspirer les jeunes, c’est assez incroyable.

Même moi dans les derniers jours j’avais des vidéos de lui dans mon feed instagram.


Un maire qui fait beaucoup de vélo avec Citi Bike. J’aimerais voir le compte Bixi de SMF…

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puisqu’elle a déménagé au printemps de Longueuil à Pointe-aux-Trembles, elle ne doit pas avoir trop de km sur Bixi :wink:

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Sa façon d’annoncer sa victoire :wink:


Il y a plusieurs victoires démocrates ce soir!

Le New Jersey et la Virginie ont maintenant de nouvelles gouverneures démocrates!

Trump va faire le bacon !!

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Projet New York a battu Ensemble New York :joy:

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Il a reçu 1 M de votes!

Son discours de victoire à venir sur MSNBC

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L’électorat de la California a aussi voté pour la Proposition 50, à environ 65 %

C’est du gerrymandering pour favoriser les comtés démocrates en réponse à celui du Texas qui a redécoupé sa carte électorale pour favoriser les républicains!

Proposition 50 will replace California’s current congressional district maps that were drawn by the independent California Citizens Redistricting Commission after the 2020 U.S. Census. New maps, crafted by the state Legislature, redraw the state’s congressional districts to make five Republican-held U.S. House seats in California more favorable for Democrats in the 2026 midterm elections.

California Democrats have called Proposition 50 a countermeasure to Texas’ recent redistricting push that was backed by President Trump and created five Republican-friendly congressional seats in that state.

California voters approved the creation of the independent redistricting commission earlier this century to oversee the congressional mapmaking process. The commission uses census data and public input to set district boundaries that reflect population changes and keep communities together.

If voters had rejected Proposition 50, California would have continued using its current congressional district boundaries until new maps are drawn by the redistricting commission after the 2030 Census.

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Il semble que les Democrats commencent à se réveiller et s’organiser en vue de faire véritablement opposition à Trump. Il est grandement temps car l’érosion de la démocratie américaine est plus que jamais à l’oeuvre. Par ailleurs l’histoire nous a démontré qu’une fois un gouvernement dictatorial est au pouvoir, il est très difficile à renverser et très couteux sur le plan économique et social. Sans parler de la corruption qui s’installe à demeure en gangrenant insidieusement l’économie légale.

N’oublions pas que le président Trump est un criminel avéré et qu’une majorité de la population lui a aveuglément donné le pouvoir.

Sièges de gouverneur Les démocrates remportent la Virginie et le New Jersey

(Washington) Les démocrates aux États-Unis ont remporté largement mardi les sièges de gouverneur en Virginie et au New Jersey, lors de scrutins attendus comme baromètres des premiers mois agités du retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.
Mis à jour hier à 22 h 07

Agence France-Presse

Donald Trump a assuré sur son réseau Truth Social que ces revers électoraux s’expliquaient notamment par l’interminable blocage budgétaire aux États-Unis.

« Trump n’était pas sur les bulletins de vote, et la paralysie budgétaire, [ce sont] les deux raisons pour lesquelles les républicains ont perdu les élections [mardi] soir, selon les sondeurs », a écrit le président américain dans cette réaction.

En Virginie, la démocrate Abigail Spanberger partait largement favorite des sondages pour devenir la première femme gouverneure de cet État de la côte Est, dirigé par le républicain Glenn Youngkin au cours des quatre dernières années, mais jamais remporté par Donald Trump lors d’une présidentielle.

Selon les projections notamment de NBC News et de CNN, cette ancienne agente de la CIA de 46 ans bénéficiait d’une avance confortable face à la républicaine Winsome Earle-Sears, après une campagne où le locataire de la Maison-Blanche a occupé les esprits.

« La Virginie souffre à cause des politiques de Trump que Sears soutient », accusait ainsi ces derniers jours l’une des dernières publicités lancées par la campagne d’Abigail Spanberger.

Le limogeage de centaines de milliers de fonctionnaires fédéraux décidé par Donald Trump et son ex-allié Elon Musk a particulièrement touché cet État qui jouxte Washington et ses départements.

« Nous avons tourné une page ce soir », a-t-elle déclaré.

Abigail Spanberger était confrontée à une candidate républicaine qui avait axé son message sur des questions de « guerre culturelle », notamment contre les droits des personnes transgenres. Des sujets déjà portés lors des campagnes victorieuses menées par Glenn Youngkin en 2021 et par Donald Trump à la présidentielle de 2024.

La nouvelle gouverneure, classée parmi l’aile modérée du Parti démocrate, a affirmé dans son discours de victoire vouloir se concentrer sur les façons de « résoudre les problèmes, et non pas attiser la division ».

Autre victoire démocrate au New Jersey

Au New Jersey, la démocrate Mikie Sherrill a elle aussi largement remporté l’élection et deviendra la prochaine gouverneure de cet État de la côte Est de plus de 9 millions d’habitants.

Cette ancienne pilote d’hélicoptère dans la marine américaine, âgée de 53 ans, est également classée parmi les modérés du Parti démocrate.

Mikie Sherrill a fait campagne sur le coût de la vie, et notamment la hausse des prix de l’électricité, tout en brocardant le soutien apporté par le président républicain à son adversaire, Jack Ciattarelli.

Le New Jersey était déjà dirigé depuis huit ans par un démocrate, le gouverneur Phil Murphy, et n’a jamais été remporté par Donald Trump lors d’une élection présidentielle. Mais le milliardaire républicain y avait considérablement réduit l’écart en 2024, notamment auprès des électeurs hispaniques.

Alors que Donald Trump fêtera ce mercredi le premier anniversaire de sa victoire à la présidentielle, les premiers résultats de la soirée électorale sonnent comme un revers pour le milliardaire républicain en ce début de second mandat, marqué par sa volonté de repousser les limites du pouvoir exécutif.

« Les démocrates fument Donald Trump et les républicains extrémistes à travers le pays », s’est réjoui sur X le ténor démocrate Hakeem Jeffries. « Le Parti démocrate est de retour », a ajouté le chef de la minorité à la Chambre des représentants.

https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2025-11-04/sieges-de-gouverneur/les-democrates-remportent-la-virginie-et-le-new-jersey.php

Troisième victoire démocrate hier…

La Presse à New York Place à l’ère Zohran Mamdani, élu maire

https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2025-11-04/la-presse-a-new-york/place-a-l-ere-zohran-mamdani-elu-maire.php

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The City a décortiqué le vote à New York

Un tableau intéressant

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La perturbation du contrôle aérien aux États-Unis aura des impacts jusque dans les aéroports canadiens.

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Avec des retards continus et des pénuries imprévisibles de personnel, qui entraînent de la fatigue, les risques augmentent encore davantage, et la FAA s’inquiète de la capacité du système à maintenir le volume actuel des opérations.

Une citation de Administration fédérale de l’aviation

Quels sont les vols touchés?

Un casse-tête pour de très nombreux passagers

Des impacts pour les voyageurs canadiens?

Retards en cascade

Élection de Zohran Mamdani à la mairie de New York Cet incontournable socialisme américain

Quoi ? Un socialiste à la tête de New York, la ville qui a mis au monde les Rockefeller et les Trump ? Depuis l’élection de mardi, nombreux sont ceux qui parlent de la victoire de Zohran Mamdani comme d’un miracle.

Laura-Julie Perreault La Presse

Publié à 8 h 00

D’un miracle portant l’aura de la colère qui gronde contre le président américain dans les milieux progressistes, mais d’un miracle quand même.

Et pourtant, et pourtant, c’était écrit dans le ciel qui flotte au-dessus de l’Empire State Building.

Pas dans le ciel des astrologues. Balance ascendant cornes de Taureau, le futur maire new-yorkais né en Ouganda n’a pas vraiment eu besoin de l’intercession de Jupiter et de Saturne pour le propulser devant ses deux rivaux, un démocrate écorché et un républicain qui garde ses distances avec la Maison-Blanche.

Non, c’était plutôt écrit dans le ciel des sondeurs, qui, année après année, voient la popularité du socialisme gagner du terrain aux États-Unis, pays capitaliste par excellence (sauf quand il est temps de sauver les fesses des grandes banques comme ce fut le cas lors de la crise de 2008). Et cette progression est tout particulièrement fulgurante au sein de l’électorat démocrate.

Au début de septembre, la maison de sondage Gallup a publié une étude sur l’opinion des Américains à l’égard du capitalisme et du socialisme. Elle le fait depuis 2011.

En 2025, à la grandeur du pays, 39 % des Américains ont une opinion favorable du socialisme, soit sensiblement la même proportion qu’il y a cinq ans, alors que 54 % se disent partisans du capitalisme, soit un recul de 6 points de pourcentage. Mais ces chiffres en cachent d’autres. Chez les électeurs démocrates en 2025, 66 % sourient dorénavant au socialisme, du jamais vu. Ce nombre n’est que de 14 % chez les électeurs républicains, plus à droite que jamais.

Et qui a voté lors de l’élection municipale de New York ? Sur la liste électorale, il y a 3,3 millions de démocrates inscrits pour 600 000 républicains. Faites le calcul !

Disons que Zohran Mamdani avait statistiquement une sacrée longueur d’avance. Et le chemin avait déjà été pavé par Alexandria Ocasio-Cortez, la première démocrate aussi membre des Démocrates socialistes d’Amérique (DSA) à avoir été élue au Congrès par les New-Yorkais, en 2018.

Depuis 2019, Mme Ocasio-Cortez, la politicienne américaine de gauche la plus en vue avec le sénateur Bernie Sanders, est reportée à la Chambre des représentants des États-Unis par passablement le même électorat qui vient de donner les clés de la plus grande ville américaine à M. Mamdani.

Cet électorat est jeune, majoritairement féminin et hautement instruit, selon les études qui lui ont été consacrées.

Cette déduction mathématique n’explique cependant pas tout, puisque la première question qui vient à l’esprit reste la même. Mais de quel socialisme parle-t-on ?

« Le socialisme est un concept ouvert à plusieurs interprétations. Dans les années 1940, Gallup décrivait le socialisme comme la nationalisation des entreprises – une position que ne défendent pas les candidats démocrates de la gauche. Le socialisme américain d’aujourd’hui semble plutôt prendre la forme d’un ensemble de programmes sociaux pris en charge par le gouvernement pour assurer les besoins fondamentaux de la population en matière de santé, d’éducation, de logement et d’emploi », a écrit la maison Gallup à la fin d’une de ses études publiées en 2020.

Et les promesses du maire désigné de New York vont en ce sens et ont un air de parenté avec les politiques sociales-démocrates qui sont monnaie courante chez nous, au nord de la frontière. Il promet notamment des garderies accessibles pour tous, en affirmant ouvertement s’inspirer du modèle québécois. Il veut subventionner le transport collectif par autobus et geler les hausses de loyer pour les quelque deux millions de New-Yorkais qui habitent dans les logements qui tombent sous le contrôle de la Ville. Disons qu’on n’y perd pas trop notre latin !

Mais ces mesures ne sont qu’une partie des idées politiques défendues par les Démocrates socialistes d’Amérique, dont M. Mamdani se réclame. L’organisation politique affirme vouloir aller plus loin que la mouvance sociale-démocrate à la canadienne et à la scandinave – qui soutient l’idée d’un État providence fort – pour amener le gouvernement à contrôler les principaux moteurs économiques qui régissent nos vies, dont la production d’énergie et le transport. En ce sens, Zohran Mamdani propose que la Ville de New York devienne propriétaire d’épiceries. Il veut aussi établir le salaire minimum, qui est actuellement à 16,50 $ US à New York, à 30 $ US.

Mais n’imaginez pas pour autant que les socialistes new-yorkais rêvent de chanter l’hymne de l’Union soviétique. « La vision autoritaire du socialisme doit être reléguée aux poubelles de l’Histoire », peut-on lire sur le site des Démocrates socialistes d’Amérique.

En fait, les dérives des régimes socialistes et communistes du passé ne sont que des concepts théoriques pour Zohran Mamdani comme pour Alexandria Ocasio-Cortez. Si cette dernière est née en 1989, l’année de la chute du mur de Berlin, le maire désigné de New York est né deux mois avant l’effondrement définitif de l’Union soviétique, en 1991. Dans ses discours, il ne cite pas Lénine et Marx, mais Martin Luther King Jr. et Eugene Debs. Il parle d’inégalités et de dignité plutôt que de prolétariat. Sa promesse de rendre New York « plus abordable » parle autant aux serveuses de diner qu’aux professionnels qui peinent à joindre les deux bouts avec un salaire annuel de 140 000 $ US.

Non, la victoire de Zohran Mamdani n’est pas un miracle, mais elle démontre qu’il est possible de faire de la politique autrement, en assumant ses croyances politiques et son identité, plutôt qu’en édulcorant son message pour plaire au plus grand nombre et aux donateurs richissimes qui pèsent trop lourd dans l’échiquier électoral américain. Si le Parti démocrate sait compter, il comprendra peut-être enfin que son électorat changeant a le cœur résolument à gauche.

https://www.lapresse.ca/actualites/chroniques/2025-11-09/election-de-zohran-mamdani-a-la-mairie-de-new-york/cet-incontournable-socialisme-americain.php

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La Chambre des représentants vote pour clore la paralysie budgétaire

(Washington) La Chambre américaine des représentants doit voter mercredi un texte, salué comme « une très grande victoire » par Donald Trump, pour mettre fin à la plus longue paralysie budgétaire de l’histoire des États-Unis.
Publié à 6 h 19

Robin LEGRAND Agence France-Presse

Résumé

La puissante commission des règles de la Chambre, qui examine les projets de loi avant qu’ils ne soient soumis au vote des parlementaires, a indiqué sur son site internet avoir donné son feu vert mardi soir (8 voix contre 4) à l’examen du projet de loi adopté par le Sénat lundi.

Grâce à ce feu vert procédural indispensable, la Chambre dominée par les républicains pourra voter le texte mercredi en soirée. Il ne resterait alors que la signature présidentielle pour lever le « shutdown ».

Après plus de 40 jours d’impasse, huit sénateurs démocrates avaient fini par rendre les armes lundi en votant avec leurs collègues républicains le projet de texte budgétaire.

Cette proposition de loi, adoptée par la marge minimum de 60 voix contre 40, étend le budget actuel jusqu’à fin janvier. Le texte laisse en revanche dans le flou la prolongation de l’assurance maladie pour les plus modestes (« Obamacare »), au grand dam de la base et de nombreux élus démocrates.

Seule concession à l’opposition, le texte prévoit la réintégration et le paiement des salaires de ceux qui ont été licenciés ou mis en chômage technique depuis le début du « shutdown ». Quelque 650 000 fonctionnaires ont été mis en congé sans solde et 600 000 autres ont travaillé sans rémunération.

Le projet de loi prévoit également des fonds pour le programme d’aide alimentaire jusqu’en septembre prochain.

« Notre long cauchemar national touche enfin à sa fin », s’est félicité le chef républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson. « Nous rouvrons notre pays, il n’aurait jamais dû être fermé », s’est réjoui de son côté le président Donald Trump.

« Capitulation »

Huit voix de l’opposition étaient nécessaires pour adopter le texte, même si les républicains sont majoritaires au sénat. Et les huit qui l’ont voté se sont attiré les foudres de nombreux membres du camp démocrate, qui dénoncent de maigres concessions et de fausses promesses républicaines.

Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, s’est ainsi plaint sur X d’une « capitulation » et d’une « trahison » envers l’Amérique qui travaille.

La polémique vise principalement Chuck Schumer, chef des démocrates au Sénat. S’il a voté non au texte, il est soupçonné par de nombreux élus et sympathisants démocrates d’avoir poussé en coulisses pour un accord.

PHOTO NATHAN HOWARD, ARCHIVES REUTERS

Le chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer

Le chef de la minorité démocrate à la Chambre, Hakeem Jeffries, a pour sa part exhorté les républicains à tenir leur engagement d’organiser bientôt un vote au Congrès pour prolonger certaines subventions de l’« Obamacare ».

« Maintenant, il va falloir voir s’il y aura des actes ou si c’était seulement des mots », a déclaré Hakeem Jeffries sur CNN.

Santé « inabordable »

La question de ces subventions est au cœur du différend qui a mené au « shutdown ». Sans leur prolongation, les coûts de l’assurance maladie devraient plus que doubler en 2026 pour 24 millions d’Américains qui utilisent « Obamacare », selon KFF, un cercle de réflexion spécialisé sur les questions de santé.

« La santé des gens à travers ce pays est sur le point de devenir inabordable. […] Et cela en Amérique, le pays le plus riche au monde dans l’Histoire ! », a dénoncé Hakeem Jeffries lors d’une conférence de presse mardi au Capitole.

PHOTO JOSE LUIS MAGANA, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Le chef de la minorité démocrate à la Chambre, Hakeem Jeffries

Depuis le 1er octobre, plus d’un million de fonctionnaires ne sont pas payés. Le versement de certaines aides est fortement perturbé, tout comme le trafic aérien.

En raison de pénuries de contrôleurs aériens, certains choisissent de se faire porter pâle plutôt que de travailler sans salaire. Des dizaines de milliers de vols ont été annulés ces derniers jours dans le pays.

Le secrétaire aux Transports, Sean Duffy, a lancé un nouvel avertissement mardi : si la Chambre des représentants n’adopte pas rapidement le nouveau texte budgétaire, de nouvelles répercussions sont à attendre dans les aéroports.

https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2025-11-12/la-chambre-des-representants-vote-pour-clore-la-paralysie-budgetaire.php

Trump se sert directement de son poste de président pour faire des affaires, éliminant la frontière entre ses avoirs et ceux de l’État, ouvrant la porte à toutes les corruptions


La marque Trump dans un « gigaprojet » saoudien ?

La Trump Organization mène des pourparlers qui pourraient aboutir à l’implantation d’un établissement portant la marque Trump dans l’un des plus grands complexes immobiliers publics d’Arabie saoudite, selon le PDG de la société saoudienne chargée du projet.
Publié à 0 h 18

Vivian Nereim et Rebecca R. Ruiz New York Times

Ces négociations sont le dernier exemple en date de la manière dont le président Donald Trump mêle gouvernance et affaires familiales, en particulier dans les pays du Golfe. Depuis son retour au pouvoir, la famille et les entreprises du président ont annoncé de nouveaux projets à l’étranger se chiffrant en milliards de dollars, ont gagné des centaines de millions grâce aux cryptomonnaies et ont vendu des billets pour un dîner privé organisé par M. Trump.

Le président s’apprête à accueillir le prince héritier Mohammed ben Salmane, dirigeant de facto de l’Arabie saoudite, à Washington cette semaine.

Le prince héritier supervise un projet de 63 milliards de dollars visant à transformer la ville historique saoudienne de Dariya en une destination de luxe avec des hôtels, des magasins et des bureaux. La Trump Organization a déjà prêté son nom à des projets à usage mixte vantant leur « luxe emblématique ».

« Rien n’a encore été annoncé, mais cela ne saurait tarder », avance Jerry Inzerillo, PDG du projet de développement de Dariya et ami de longue date de Donald Trump, lors d’une entrevue. Il a ajouté que ce n’était « qu’une question de temps » avant que la Trump Organization ne conclue un accord.

Les responsables saoudiens ont visité le projet immobilier de Dariya avec M. Trump lors de la visite officielle du président en mai, dans le but de susciter son intérêt pour le projet, souligne M. Inzerillo.

« Cela s’est avéré un heureux hasard, et ç’a été sans doute assez malin de notre part de dire : “OK, faisons appel à lui comme promoteur immobilier.” Il a adoré », dit M. Inzerillo.

Le prince héritier en visite

Cette semaine, le prince héritier Mohammed ben Salmane devrait effectuer sa première visite aux États-Unis depuis sept ans. Il espère signer un accord de défense mutuelle avec Washington et éventuellement faire avancer un accord visant à opérer un transfert de la technologie nucléaire américaine à l’Arabie saoudite.

Cela crée un scénario dans lequel le chef de la Maison-Blanche discute de questions de sécurité nationale avec un dirigeant étranger qui est également une figure clé dans un accord commercial potentiel avec la famille du président.

Les transactions commerciales et la diplomatie sont de plus en plus étroitement liées pour M. Trump et les membres de sa famille. Certains se sont engagés dans des négociations commerciales à travers le monde, mêlant projets lucratifs et relations politiques.

Dariya est l’un des nombreux projets saoudiens en cours qui sont si importants que les responsables les qualifient de « gigaprojets ».

La Trump Organization n’a pas répondu aux questions concernant cet accord potentiel, pas plus qu’Eric Trump, l’un des deux fils du président américain qui supervisent l’entreprise familiale. Il peut être difficile de distinguer le battage médiatique de la réalité dans les discussions immobilières internationales. Les spéculations ne débouchent pas toujours sur des négociations, et les négociations ne se soldent pas toujours par la signature de contrats.

Mais les commentaires de Jerry Inzerillo font écho à des remarques similaires de Dar Global, le plus important partenaire commercial étranger de la Trump Organization et un intermédiaire clé auprès des gouvernements arabes et d’entreprises du golfe Persique.

Le PDG de Dar Global, Ziad El Chaar, a déclaré le mois dernier que de nouveaux projets Trump étaient en préparation en Arabie saoudite.

« Vous nous verrez annoncer d’autres collaborations avec les mégaprojets », a-t-il affirmé au site d’information Al-Monitor, spécialisé dans les enjeux du Moyen-Orient.

Dar Global n’a pas précisé si ces remarques faisaient référence à Dariya ou à un autre accord qui n’a pas encore été annoncé. Tous les « gigaprojets » appartiennent au fonds souverain saoudien.

Dar Global n’a pas donné suite à nos demandes de commentaires.

Les projets se multiplient

Couplées aux commentaires de Jerry Inzerillo, PDG du projet de développement de Dariya, les remarques de Ziad El Chaar soulignent la vague de transactions conclues dans le golfe Persique impliquant la famille Trump depuis l’année dernière.

En Arabie saoudite, une tour Trump est prévue à Djeddah et deux projets ont été annoncés à Riyad. Un hôtel et une tour Trump ont vu le jour à Dubaï, la plus grande ville des Émirats arabes unis. Et un accord concernant un terrain de golf au Qatar a permis à la famille Trump de s’associer à une société immobilière publique de ce pays.

Ziad El Chaar et Dar Global ont supervisé toutes ces transactions. « Nous avons démarré grâce à un partenariat avec la prestigieuse Trump Organization, qui a immédiatement donné une dimension internationale au projet », a déclaré M. El Chaar l’année dernière à Oman, en parlant d’un terrain de golf et d’un hôtel Trump en cours de construction dans le cadre d’un projet soutenu par le gouvernement omanais.

Chaque entreprise génère des droits de licence pour l’utilisation du nom Trump. Dar Global a versé 21,9 millions de dollars américains (environ 30,7 millions CAN) à la Trump Organization en droits de licence l’année dernière, selon ses déclarations financières. Une partie de cet argent revient au président.

Les accords de licence peuvent être lucratifs, en particulier si un projet se déroule bien. Souvent, une entreprise est rémunérée pour l’utilisation de son nom sans être tenue d’investir de l’argent dans le projet lui-même. Les accords de licence de la Trump Organization ne sont pas publics, de sorte qu’il est impossible d’en connaître les termes.

Des « gratte-ciel majestueux »

Dar Global, une filiale de la grande société de développement saoudienne Dar Al Arkan, entretient des liens étroits avec le gouvernement saoudien. Les bureaux de vente de la société à Londres et à Riyad présentent des maquettes architecturales de gratte-ciel de la marque Trump qui n’ont pas encore été construits. Le matériel promotionnel contient des photos des membres de la famille Trump.

La Trump Organization avait renoncé à conclure de nouveaux contrats à l’étranger après l’élection de Donald Trump en 2016, mais cet engagement a pris fin avec son premier mandat. Le mélange récent entremêlant affaires et politique marque une rupture brutale avec les normes américaines, mais c’est chose courante dans les pays du Golfe, où les familles régnantes héréditaires détiennent un pouvoir quasi absolu et où l’expression « conflit d’intérêts » n’a que peu de poids.

En Arabie saoudite, les responsables du développement ont vu dans la visite officielle de Donald Trump en mai une occasion de susciter son intérêt pour Dariya, explique M. Inzerillo. Lors de sa première nuit à Riyad, avant le dîner officiel, le président américain et le prince héritier Mohammed ben Salmane ont visité le centre historique rénové de Dariya. Les maquettes de ce projet gigantesque ont même été présentées lors de ce dîner officiel.

Le lendemain, lors d’un forum sur l’investissement à Riyad, M. Trump a annoncé ce qu’il a qualifié de « période exaltante » pour la péninsule Arabique.

« Au cours des huit dernières années, l’Arabie saoudite a prouvé que les critiques avaient totalement tort », a-t-il déclaré. Il a fait l’éloge des « gratte-ciel majestueux » qu’il avait vus et de « certaines des pièces exposées » que le prince héritier Mohammed lui avait montrées, y voyant le signe d’un « génie extraordinaire ».

Cet article a été publié dans le New York Times.

https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2025-11-16/immobilier/la-marque-trump-dans-un-gigaprojet-saoudien.php

Affaire Epstein Plusieurs républicains voteraient pour la publication des documents

(Washington) Faisant fi des pressions exercées par la direction de leur parti, un grand nombre de représentants républicains voteront cette semaine en faveur d’un projet de loi autorisant la divulgation des dossiers liés à l’enquête impliquant Jeffrey Epstein, prédisent des partisans de cette mesure.
Publié à 15 h 00

Kevin Freking Associated Press

Ce projet de loi obligerait le département de la Justice à divulguer tous les dossiers liés à Epstein, ainsi que toute information concernant l’enquête sur sa mort dans une prison fédérale. Les renseignements concernant les victimes d’Epstein ou les enquêtes fédérales en cours pourraient être caviardés.

« Plus de 100 républicains voteront en faveur du projet de loi, avance le représentant républicain Thomas Massie. J’espère obtenir une majorité suffisante pour passer outre un veto. »

M. Massie et son collègue démocrate Ro Khanna ont lancé en juillet une procédure visant à contraindre le président de la Chambre, le républicain et allié de Donald Trump, Mike Johnson, à tenir un vote sur la question.

M. Johnson avait préféré renvoyer les élus chez eux pour les vacances estivales.

Les démocrates l’ont aussi accusé d’avoir retardé la prestation de serment de la représentante Adelita Grijalva. L’élue de l’Arizona a finalement pu le faire la semaine dernière et devenue la 218e membre de la Chambre à signer la procédure, le seuil minimal pour exiger un vote.

M. Massie prédit que les Johnson, Trump et compagnie, subiront « une lourde défaite ».

M. Khanna a exprimé des attentes plus modestes en avançant que 40 républicains ou plus se joindraient à l’initiative.

« Je ne sais même pas dans quelle mesure Trump était impliqué », a-t-il reconnu. Il y a beaucoup d’autres personnes impliquées qui doivent être tenues responsables. »

M. Khanna a également demandé au président de rencontrer des victimes. Certaines d’entre elles seront présentes mardi au Capitole pour une conférence de presse, a-t-il annoncé.

Massie dit que les législateurs républicains qui craignent de perdre le soutien de M. Trump en raison de leur vote pourraient en souffrir politiquement à long terme.

Les conséquences de ce vote seront plus longues que la présidence de Donald Trump.

Thomas Massie, représentant républicain

Même Mike Johnson s’attend à ce que ses collègues appuient massivement le projet de loi. « Nous allons simplement régler cette question et passer à autre chose. Il n’y a rien à cacher », a-t-il soutenu, ajoutant que la commission de surveillance et de réforme du gouvernement de la Chambre des représentants avait déjà divulgué « bien plus d’informations ».

Le vote survient à un moment où de nouveaux documents soulèvent de nouvelles questions sur Jeffrey Epstein et ses associés. Par exemple, le prédateur sexuel a écrit à un journaliste en 2019 que Donald Trump « était au courant pour les filles ». La Maison-Blanche a accusé les démocrates d’avoir divulgué ces courriels de manière sélective afin de salir la réputation du président républicain.

M. Johnson a prétendu que M. Trump « n’avait rien à cacher à ce sujet ».

« Ils font cela pour s’en prendre au président Trump en partant du principe qu’il a quelque chose à voir avec cette affaire. Ce n’est pas le cas », a-t-il déclaré.

Les liens entre Donald Trump et Jeffrey Epstein sont déjà bien établis. Le nom du président figurait dans les documents publiés en février par son propre département de la Justice dans le cadre d’une initiative visant à satisfaire l’intérêt du public pour les informations issues de l’enquête sur le trafic sexuel.

M. Trump n’a jamais été accusé d’actes répréhensibles en rapport avec Epstein et le simple fait que le nom d’une personne figure dans les dossiers de l’enquête n’implique pas le contraire. Epstein, qui s’est suicidé en prison en 2019 alors qu’il attendait son procès, avait également de nombreuses connaissances éminentes dans les milieux politiques et parmi les célébrités, outre Trump.

Même si le projet de loi est adopté par la Chambre des représentants, rien ne garantit que les républicains du Sénat l’approuveront. M. Massie dit espérer simplement que le leader de la majorité au Sénat, John Thune, « fera ce qu’il faut ».

« La pression sera forte si nous obtenons un vote massif à la Chambre », souligne-t-il.

https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2025-11-16/affaire-epstein/plusieurs-republicains-voteraient-pour-la-publication-des-documents.php

Le Conseil de sécurité de l’ONU a voté lundi pour le plan de paix de Donald Trump à Gaza, prévoyant en particulier le déploiement d’une force internationale, sous la pression des États-Unis qui mettaient en garde contre le risque d’une reprise de la guerre.

Treize membres du Conseil se sont prononcés en faveur du texte, que l’ambassadeur américain aux Nations unies Mike Waltz a qualifié d’historique et constructif. La Russie et la Chine se sont abstenues.

La résolution américaine, modifiée à plusieurs reprises, lors de négociations sensibles, endosse le plan du président américain ayant permis la mise en place, le 10 octobre, d’un cessez-le-feu fragile entre Israël et le Hamas dans le territoire palestinien ravagé par deux années de guerre provoquée par l’attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien du 7 octobre 2023.

La semaine dernière, la Russie avait proposé une contre proposition, qui n’a finalement pas abouti.

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Ce fut une première depuis le début du deuxième mandat du président américain : des élus républicains du Congrès ont forcé Donald Trump à reculer cette semaine, et non l’inverse.

Le message a été clair : à la Chambre des représentants, pas moins de 427 élus des deux partis ont voté pour rendre publics les documents concernant l’affaire Epstein. Un seul républicain a voté contre. Au Sénat, le projet de loi est passé comme une lettre à la poste.

Cela a constitué une gifle pour un président qui a passé des semaines à tenter de contrecarrer la tenue de ce vote, qualifiant l’affaire de canular démocrate. À la dernière minute, il a fait volte-face et a encouragé les républicains à voter en faveur de la divulgation, sachant sans doute qu’ils seraient nombreux, au sein de son propre parti, à la défier.

Les conséquences pourraient toutefois être beaucoup plus lourdes pour Donald Trump. Le vote auquel on a assisté reflète un changement de dynamique au sein de sa propre famille politique. L’aile législative du Parti républicain a rappelé au président qu’il n’est pas le seul maître à bord.

Donald Trump sent-il que la loyauté de ses troupes est en train de lui glisser entre les mains?

La fracture MAGA

La saga Epstein est aussi un rappel de la puissance de la base républicaine et du mouvement MAGA (« Make America Great Again », ou « Rendons sa grandeur à l’Amérique »). En s’opposant à la divulgation des dossiers, le président s’est aussi placé en position de rupture avec les électeurs républicains qui étaient largement favorables à leur publication.

Les élus de son parti qui ont mené la charge pour forcer le vote de cette semaine le savaient très bien. Les représentants Thomas Massie et Marjorie Taylor Greene ont réussi à faire reculer Donald Trump et en ressortent énergisés.

> J’ai été qualifiée de traîtresse par un homme pour qui j’ai combattu pendant […] six ans et à qui j’ai voué ma loyauté gratuitement.
>

Une citation de Marjorie Taylor Greene, représentante républicaine de Georgie

Signaux d’alerte

Le locataire de la Maison-Blanche pourrait aussi être aux prises avec d’autres désaccords à l’interne.

Par exemple, des élus républicains doutent de sa proposition d’utiliser les recettes de ses tarifs douaniers pour envoyer un chèque de 2000 $ US aux Américains à faible et à moyen revenu pour les aider à faire face au coût de la vie. Les sénateurs John Thune et Shelley Moore Capito croient plutôt que cet argent devrait être utilisé pour rembourser la dette. Les élus républicains se sentiront-ils inspirés par l’indépendance d’esprit qu’ils ont retrouvée?

Le président s’est aussi heurté à un mur cette semaine après avoir tenté d’inciter des élus républicains de la législature de l’Indiana à redessiner la carte électorale à l’avantage de son parti en prévision des élections de mi-mandat, l’année prochaine.

C’est sans compter qu’à l’heure actuelle, les sondages ne sont pas encourageants à l’échelle nationale. Selon un récent sondage, le Parti démocrate a une avance de 14 points sur le Parti républicain, sa plus importante depuis 2017, en vue des élections de 2026.*

Il serait exagéré de dire que Donald Trump est en train de devenir un canard boiteux. Il demeure la figure la plus influente du Parti républicain.

Toutefois, plus l’échéance de 2028 approchera, plus sa famille politique commencera à penser à l’après-Trump. Les querelles internes et les joutes d’influence pourraient s’intensifier.

Cette semaine, une faille est apparue dans son armure.

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