Ailleurs dans le monde - Politique et économie

Trump admet qu’il pourrait perdre les élections de mi-mandat

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Seule une paix juste peut garantir la fin de l’agression russe contre l’Ukraine, moyennant des sanctions appropriées. D’ailleurs l’histoire nous rappelle qu’en dépit de nombreuses concessions faites à Hitler face à son expansionnisme en Europe. Il a toujours exigé davantage de territoires jusqu’à déclencher la 2ème guerre mondiale. Un jeu dangereux qui se répète avec Poutine et avec l’incroyable assentiment de Trump.


Guerre en Ukraine Zelensky prêt à renoncer à l’OTAN, mais pas à des parties de territoire

Un policier examine un véhicule calciné sur le site de la frappe de drone russe à Zaporijjia, en Ukraine, le 14 décembre 2025.

(Berlin) Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est dit prêt à renoncer à l’adhésion à l’OTAN en échange de garanties de sécurités des pays occidentaux, mais il s’est de nouveau montré intraitable quant à la cession de territoire à l’envahisseur russe, malgré les pressions américaines.

Publié à 11 h 10
Stefanie Dazio et Claudia Ciobanu Associated Press

M. Zelensky et des envoyés américains sont arrivés dimanche à Berlin pour une nouvelle série de pourparlers visant à négocier la fin de la guerre en Ukraine.

Il a insisté sur la nécessité pour l’Ukraine d’obtenir des garanties fermes de la part des États-Unis et de leurs alliés européens, semblables à celles offertes aux membres de l’OTAN, après que les États-Unis et certains pays européens ont bloqué la candidature de l’Ukraine à l’alliance militaire.

« Ces garanties de sécurité permettaient de prévenir une autre vague d’agressions russes, a-t-il déclaré. C’est déjà un compromis de notre part. »

M. Zelensky a souligné que toute garantie de sécurité devrait être juridiquement contraignante et approuvée par le Congrès américain, ajoutant qu’il attendait un compte rendu de son équipe après une réunion entre responsables militaires ukrainiens et américains à Stuttgart, en Allemagne.

Il a indiqué qu’il rencontrerait séparément le chancelier allemand Friedrich Merz et, éventuellement, d’autres dirigeants européens plus tard dans la soirée. Il a précisé n’avoir encore reçu aucune réponse des États-Unis aux dernières propositions ukrainiennes concernant le plan de paix.

Depuis des mois, Washington tente de concilier les exigences des deux camps, tandis que le président Trump fait pression pour une fin rapide de la guerre menée par la Russie et s’exaspère de plus en plus des retards. La recherche de compromis possibles se heurte à des obstacles majeurs, notamment le contrôle de la région de Donetsk, dans l’est de l’Ukraine, majoritairement occupée par les forces russes.

Cette photo diffusée par le service de presse du gouvernement allemand montre le président ukrainien Volodymyr Zelensky (au centre) et l’envoyé spécial américain Steve Witkoff (2e à gauche) se saluer avant une réunion dans une salle de conférence de la chancellerie à Berlin, sous le regard du chancelier Friedrich Merz (à droite).

M. Zelensky a dit que les États-Unis avaient suggéré que l’Ukraine se retire de la région de Donetsk, convoitée par la Russie, contre la création d’une zone de libre-échange démilitarisée. Il a jugé que cette proposition était impraticable.

« Je ne la considère pas comme étant juste. Qui gérera cette zone économique ?, a-t-il demandé. Si l’on parle d’une zone tampon le long de la ligne de front, si l’on parle d’une quelconque zone économique, nous croyons que seule une force de police peut y être déployée. Les troupes doivent être retirées. Si les troupes ukrainiennes reculent de cinq à dix kilomètres, pourquoi les Russes n’en feraient-ils pas autant ? »

Selon lui, cet enjeu est « très sensible ». Il préfère un gel sur la ligne de front, disant que la seule option possible est de rester là où les troupes sont.

Iouri Ouchakov, un conseiller aux affaires étrangères du président russe Vladimir Poutine, a dit que la police et la garde nationale russes demeureraient dans certains secteurs de la région de Donetsk, même si celle-ci devient une zone démilitarisée.

Il a indiqué que la recherche d’un compromis peut demander du temps, notant que la proposition américaine qui tenait compte des demandes russes a été modifiée de façon négative par les exigences du gouvernement ukrainien et de ses alliés européens.

M. Ouchakov a déclaré à la télévision d’État russe que « la contribution des Ukrainiens et des Européens à ces documents ne devrait pas être constructive ». Il a prévenu que Moscou pourrait s’y opposer.

Il a ajouté que la question territoriale avait été activement discutée, plus tôt ce mois-ci, lors de la visite des envoyés américains, Steve Witkoff et Jared Kushner, à Moscou. « Les Américains connaissent et comprennent notre position », a-t-il raconté.

Depuis des mois, Washington tente de concilier les exigences des deux camps, tandis que le président Trump fait pression pour une fin rapide de la guerre menée par la Russie et s’exaspère de plus en plus des retards. La recherche de compromis possibles se heurte à des obstacles majeurs, notamment le contrôle de la région de Donetsk, dans l’est de l’Ukraine, majoritairement occupée par les forces russes.

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L’érosion de la démocratie se poursuit dangereusement dans le monde, encouragé par l’exemple américains.


Nétanyahou en écrasant violemment le peuple palestiniens, ne fait que semer une fois de plus les graines de la revanche pour la prochaine génération, dans une suite infinie de tueries et de souffrances des deux côtés des belligérants, approfondissant davantage le fossée entre les deux peuples :scream:


Fusillade en Australie La mondialisation de l’antisémitisme

Patrick Lagacé La Presse

En marge du massacre de Sydney, il y a cette vidéo pleine de lumière : ce costaud bonhomme qui attaque à mains nues un terroriste tirant du juif à l’arme longue en lui sautant dans le dos, qui le désarme et qui le met en fuite.

Publié hier à 19 h 45

Les images ont fait le tour du monde et elles vont rester dans les esprits longtemps. Elles vont agrémenter l’entrée Wikipédia de l’expression « couilles en acier trempé ».

A-t-il réussi à sauver des vies ? C’est indiscutable.

Le type a pu tirer moins de balles pendant quelques secondes. Moins de gens atteints, moins de blessés, moins de morts.

Le courage impressionne parce qu’il est rare et dimanche, à la plage de Bondi, dans ce massacre de juifs, cet homme chauve et un peu pataud a joué les héros dans le réel.

J’ai toujours trouvé répugnant que des musulmans, ici, soient ciblés à cause de ben Laden ; que des femmes portant le hijab dans un autobus de Montréal soient insultées parce que des talibans existent. C’est tellement con, tellement absurde. Tellement… court.

Même chose quand des juifs, partout, sont ciblés « à cause » de ce que fait le gouvernement Nétanyahou à Gaza.

Même chose quand des salauds tirent sur des synagogues, tirent des juifs en pleine rue ou les mitraillent sur une plage, que ce soit à Montréal, à Washington ou à Sydney.

Il y a de très bonnes raisons de protester contre la façon dont Israël a riposté aux attaques du Hamas d’octobre 2023, pour dénoncer comment le gouvernement israélien a utilisé ce massacre pour raser Gaza et laisser les colons israéliens poursuivre la dépossession des Palestiniens de Cisjordanie. Des juifs de par le monde le font1.

Mais rien ne justifie les actes d’antisémitisme. Au moment d’écrire ces lignes, les médias australiens ne rapportaient pas les motivations des tueurs. Au risque de faire du profilage, on peut penser que ce duo père-fils a ciblé ces juifs australiens en représailles à Gaza, comme si souvent depuis deux ans, partout.

Or, cibler des juifs pour les actions d’Israël, c’est de l’antisémitisme, un des plus vieux racismes ancrés dans l’âme des hommes, toujours au nom de sombres complots imaginaires.

D’abord, les juifs ont été haïs parce que les chrétiens leur ont reproché la mort du Christ. Après, on les a accusés de saigner des enfants chrétiens pour faire du pain. Après, de contrôler le monde avec les banques, avec l’argent…

Des siècles comme ça à se faire expulser, exiler, massacrer ; des siècles de pogroms et de fuites, boucs émissaires utiles pour tous les pouvoirs, grands et petits, religieux ou pas.

Comme l’a écrit Mark Twain : « Toutes les nations se haïssent entre elles, et toutes les nations haïssent les juifs. »

On me dira que ce que vivent les Palestiniens de Gaza peut très bien s’apparenter à ce que les juifs ont vécu à travers les siècles : massacrés, exilés de l’intérieur. Bien sûr, ce que les Palestiniens à Gaza ont vécu – et vivent – relève au minimum du crime de guerre.

Et s’il y a une justice, Nétanyahou et consorts vont un jour subir la justice des hommes pour ces bombes qui tuent 47 personnes parmi lesquelles un combattant du Hamas, pour ces civils affamés, pour ces hôpitaux bombardés.

Mais en attendant, massacrer des juifs pour « punir » Israël, c’est uniquement de l’antisémitisme puant. On peut parier sans trop se tromper que ce sera la motivation des terroristes de la plage de Bondi, comme ce fut le cas dans tant d’autres villes du monde, depuis deux ans. Mondialiser l’intifada, comme le veut le slogan, c’est aussi ça.

Attendez, le premier ministre Nétanyahou a fait une déclaration… Attendez que je la lise…

Je cite : « Il y a trois mois, j’ai écrit au premier ministre australien pour lui dire que sa politique jetait de l’huile sur le feu de l’antisémitisme… »

La politique en question ?

La reconnaissance de l’État de Palestine.

Comme si reconnaître le droit des Palestiniens à un État était, en soi, de l’antisémitisme. Mais dans la vision du gouvernement israélien, si vous n’êtes pas entièrement, totalement et globalement en appui à Israël, vous êtes contre Israël… Et antisémite.

C’est tellement… court.

Et faux : bien sûr qu’on peut critiquer Israël sans être antisémite. Bien sûr que des critiques d’Israël le sont, antisémites. Mais tous ceux qui espèrent une cohabitation juste entre Israéliens et Palestiniens ne sont pas antisémites.

Mais quittons les chancelleries, oublions la politicaillerie une seconde et revenons dans le réel, revenons à la plage de Bondi, à ce type qui, au péril de sa vie, a surmonté sa peur qui devait être immense pour faire la prise de l’ours au terroriste qui tirait du juif…

Quel est le nom du Bruce Willis australien ?

Ahmed al Ahmed !

Ça ne s’invente pas.

Père de deux enfants, marchand de fruits. Et… musulman.

Vous avez donc un musulman qui désarme des terroristes islamistes venus faire un massacre antisémite…

Qui s’est pris deux balles dans la cohue, selon son cousin Moustafa.

On trouve la poésie où on le peut, en ces temps périlleux. De la poésie… ou de la lumière, puisque Hanoukka est la fête des lumières juives.

Des fois surviennent dans l’actualité des épisodes qui ont le potentiel de nous réconcilier (prudemment) avec l’humanité…

Celui de ce marchand de fruits, Monsieur al Ahmed, en fait partie.

1. Lisez la chronique « La lettre aux extrémistes israéliens »

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Des gens nostalgiques de l’ère Pinochet :fearful:

Le Chili choisit José Antonio Kast pour président

Au Chili, le candidat d’extrême droite a remporté le second tour de l’élection présidentielle dimanche (14 décembre 2025). Son adversaire, représentant le Parti communiste, vient de lui concéder la victoire. Ce retour de l’extrême droite au pouvoir marque une première depuis la fin de la dictature de Pinochet, il y a 35 ans.

Reportage d’Andréane Williams

Pour plus d’informations, lisez notre article : Le Chili choisit pour président le leader d’extrême droite José Antonio Kast | Radio-Canada

Une pensée pour la diaspora chilienne qui a fui la dictature de Pinochet, notamment notre nouvelle mairesse et le député Andrés Fontecilla :pensive:

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Ce dure retour de l’extrême droite contribuera à encore plus de souffrances et d’exils dans une société déjà très inégalitaires. Ce qui donnera à court terme la fausse impression de progrès économique, mais au prix d’un fort recul social et des droits individuels.

Décidément l’ère Trump est devenue une plaie planétaire dont il est encore très difficile de prévoir les ravages politiques, économiques, environnementaux et sociaux. En plus avec le rapprochement du président américain avec le régime Poutine, le pire peut arriver, car on entre périlleusement dans la même dynamique qui prévalait et qui a mené directement à la seconde guerre mondiale.

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Il faut lire l’article sur le site de Vanity Fair et voir les photos! C’est fascinant

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Les opérations pétrolières continuent malgré le blocus naval américain, assure Caracas

Un cargo est amarré sous les grues du port maritime de La Guaira, au Venezuela, le 17 décembre 2025.

(Caracas) Le Venezuela a affirmé mercredi que les opérations pétrolières se poursuivaient normalement au lendemain de l’annonce par les États-Unis d’un « blocus total » contre les pétroliers sous sanctions se rendant ou partant du pays.

https://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/2025-12-17/venezuela/les-operations-petrolieres-continuent-malgre-le-blocus-naval-americain-assure-caracas.php

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Discours à la nation de Donald Trump Hurlements à la nation

Donald Trump en direct de la Maison-Blanche, mercredi soir

Yves Boisvert La Presse

Quel étrange moment à nouveau mercredi soir, en direct de la Maison-Blanche. Ces 15 minutes étaient plus près du hurlement que du discours présidentiel.

Publié hier à 23 h 45

Pourquoi ce discours de Donald Trump, au fait ? Ce n’est pas le traditionnel discours annuel sur l’état de l’Union, devant le Congrès, qui viendra cet hiver. Ce n’était pas non plus un anniversaire particulier : Donald Trump a été élu il y a 13 mois et est entré en fonction.

C’était… pour se vanter. Pour désétablir les faits.

Ce fut un torrent de chiffres, plusieurs fantaisistes, d’autres carrément insensés (si les prix des médicaments diminuent de « 500 % », il va falloir que les pharmaciens paient les clients pour acheter leurs pilules…).

Mais ce fut surtout la répétition de ses vieux discours de campagne : sous Biden, le pays était foutu, fini, mort ; maintenant, c’est l’âge d’or, tout va mieux.

Sauf que c’était dit sur le ton hargneux et revanchard des plus mauvais jours de Trump. Pourquoi criez-vous, Monsieur le Président, si tout va si bien ?

Il crie parce que les choses vont mal pour lui. Et pas extraordinairement bien pour le pays.

Les derniers chiffres de l’inflation, quoi qu’il dise, sont les mêmes qu’en janvier, quand il a pris le pouvoir (3 %). Le taux de chômage est passé de 4 % en janvier à 4,6 % en novembre.

Et « sa » propre Réserve fédérale déclare que les droits de douane qu’il lance à gogo dans le plus grand chaos causent de l’inflation – comme prévu.

Les Américains l’ont ressenti. Ils n’ont pas l’impression de toucher à un âge d’or historique. Toutes les élections locales ont montré un recul net pour les républicains. Et l’appui au président Trump est au plus bas, sondage après sondage : 39 %. Pire encore : c’est sur la question économique, censée être sa force dans l’opinion publique, qu’il perd le plus de plumes.

En prenant la parole une semaine avant Noël, Trump espère sans doute changer la perception et promettre des lendemains qui chantent. Il y aura un chèque de 1776 $ pour les 1,45 million de soldats américains, un « dividende des guerriers ». Car ce sera l’été prochain le 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance de 1776… Et il veut montrer qu’il aime l’armée. Il en aura besoin l’an prochain…

Il y aura un programme historique pour la construction de maisons, a-t-il ajouté. On n’a pas de détails.

Selon lui, « 100 % » des nouveaux emplois ont été attribués à des personnes « nées aux États-Unis » – un chiffre hautement douteux, plusieurs citoyens américains étant nés à l’étranger. L’idée est bien sûr d’affirmer qu’avant, les nouveaux emplois allaient aux étrangers. Or, dit-il, la frontière est maintenant totalement étanche, et sous sa gouverne, aucun migrant n’est entré au pays illégalement. C’est sans doute exagéré, mais le fait est que les entrées illégales ont à peu près cessé.

Moment étrange, disais-je, parce que dans ce message précipité, il a voulu à la fois blâmer les démocrates, qui ont perdu le pouvoir il y a un bail, et en dire trop sur ses exploits. Difficile d’identifier une nouvelle initiative originale, un projet national, un thème transcendant.

Pourtant, quand un président mobilise les ondes publiques, d’ordinaire c’est pour faire une annonce majeure. La capture et l’élimination de ben Laden. Une déclaration de guerre. Une nouvelle initiative économique nationale. Une stratégie de mobilisation face à une crise. Etc.

Mercredi, Trump voulait dire que ça allait très, très mal avant, et que grâce à lui, « ça va très, très bien ».

Mais au lieu du ton optimiste que l’entrée dans l’ère de la prospérité devrait commander, c’est au contraire la rage qui se faisait entendre. Il n’avait ni le sourire de Reagan, ni le calme d’aucun Bush. Il précipitait ses phrases comme si quelqu’un lui disait : « Faut pas que ça dépasse 15 minutes, Monsieur le Président, c’est la finale de Survivor ! »

Le discours était touffu et voulait couvrir tous les angles : inflation, emplois, immigration, crimes, soins de santé, lutte contre la drogue…

Et à la fin, rien de vraiment fort ne ressortait.

Que ce ton tellement bizarre pour un chef d’État qui prétend inspirer la confiance, mais qui transpire la défiance.

Jamais un président n’a souhaité joyeux Noël aux Américains avec autant de bile et de mauvaise humeur.

Pour ça, c’était historique.

https://www.lapresse.ca/international/chroniques/2025-12-17/discours-a-la-nation-de-donald-trump/hurlements-a-la-nation.php

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Dire que le président américain réclamait le Nobel de la paix, on se demande vraiment dans quel monde parallèle vit cet individu profondément dérangé. Ami avec Poutine contre l’Europe et ennemi avec Poutine contre le Vénézuela.


Tensions avec le Venezuela Moscou exhorte les États-Unis à ne pas « commettre une erreur fatale »

Un homme observe deux pétroliers restés à l’ancre sur le lac Maracaibo, au Venezuela, le 17 décembre 2025.

(Moscou) Le ministère russe des Affaires étrangères a appelé jeudi les États-Unis à ne pas « commettre une erreur fatale » dans le contexte de la pression grandissante de Washington sur le Venezuela, « pays ami » de la Russie.

Publié à 7 h 06

Agence France-Presse

« Nous constatons une aggravation continue et délibérée des tensions autour du Venezuela, pays ami », a indiqué le ministère dans un communiqué, au lendemain de l’annonce d’un blocus américain au Venezuela sur les « pétroliers sous sanctions ».

Le ministère russe a dit compter sur l’administration Trump « pour ne pas commettre une erreur fatale et pour s’abstenir de glisser davantage vers une situation qui menace d’avoir des conséquences imprévisibles pour l’ensemble de l’hémisphère occidental ».

Destiné à frapper Caracas au portefeuille, le blocus a été annoncé par le président américain Donald Trump, qui a massé depuis l’été dernier une flottille de navires de guerre au large des côtes du Venezuela.

L’administration Trump exerce une forte pression sur le pays et son gouvernement depuis des mois, cherchant à pousser au départ le président Nicolas Maduro, que Washington accuse d’être à la tête d’un vaste réseau de narcotrafic.

Les États-Unis ont notamment bombardé des embarcations en provenance du Venezuela, tuant au moins 95 personnes sans jamais prouver leur implication dans le trafic de drogue, et ont saisi la semaine dernière en mer des Caraïbes un pétrolier à destination de Cuba qui transportait du pétrole brut vénézuélien.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a pour sa part indiqué jeudi que Moscou considère la « montée des tensions dans la région » comme « potentiellement très dangereux ».

« Le Venezuela est notre allié, notre partenaire, et nous sommes constamment en contact », a-t-il déclaré lors de son point presse quotidien auquel participait l’AFP, appelant « tous les pays de la région à la retenue afin d’éviter toute évolution imprévisible de la situation ».

Le président russe Vladimir Poutine s’était entretenu par téléphone début décembre avec son homologue vénézuélien Nicolas Maduro, un fidèle allié, pour lui apporter son « soutien ».

https://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/2025-12-18/tensions-avec-le-venezuela/moscou-exhorte-les-etats-unis-a-ne-pas-commettre-une-erreur-fatale.php

Lula mettra son veto à la loi qui réduirait la peine de prison de Bolsonaro

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Trump ouvre des conflits potentiels partout où il passe et menace de plus en plus le fragile équilibre d’après-guerre, qui nous a pourtant garanti 80 années de paix relative. Ne pas respecter les règles de l’ONU, c’est ouvrir la porte à l’arbitraire et glisser vers le chaos, où la force brutale créerait des conflits sans fin. Un recul que l’humanité de peut se permettre, en retournant aux règles du Moyen-Âge…


Malgré l’opposition de l’Europe Les États-Unis ont « besoin » du Groenland, martèle Trump

Le premier ministre du Groenland, Jens-Frederik Nielsen

(Copenhague) Les États-Unis ont « besoin » du Groenland pour assurer leur sécurité face à la Chine et à la Russie, a martelé lundi Donald Trump malgré l’opposition des pays de l’UE à toute mainmise américaine sur ce territoire danois.

Mis à jour hier à 23 h 44
Agence France-Presse

« Nous avons besoin du Groenland pour notre sécurité nationale », a déclaré le président américain lors d’une intervention aux côtés du ministre de la Défense, Pete Hegseth, à Palm Beach en Floride.

« Si on regarde les côtes du Groenland, il y a des bateaux russes et chinois partout. Nous en avons besoin pour notre sécurité nationale », a-t-il insisté, soulignant que les Groenlandais « ne sont pas protégés militairement » par Copenhague.

Ces propos interviennent après l’annonce par le chef d’État américain de la nomination d’un envoyé spécial pour ce vaste territoire autonome danois qu’il menace régulièrement d’annexer.

Le président des États-Unis, Donald Trump

Cette nomination a provoqué une vive réaction de Copenhague et de l’Union européenne, qui a exprimé lundi sa « pleine solidarité avec le Danemark ».

Le premier ministre du Groenland, Jens-Frederik Nielsen, et la première ministre danoise, Mette Frederiksen, ont rappelé dans une déclaration que « les frontières nationales et la souveraineté des États sont fondées sur le droit international ».

« On ne peut pas annexer un autre pays. Pas même en invoquant la sécurité internationale », ont souligné les deux dirigeants, ajoutant attendre « le respect de notre intégrité territoriale commune ».

Copenhague a convoqué l’ambassadeur des États-Unis. « Nous avons tracé très clairement une ligne rouge », a indiqué le ministre danois des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen.

Le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Lokke Rasmussen

« Tant que nous avons un royaume au Danemark qui se compose du Danemark, des Îles Féroé et du Groenland, nous ne pouvons pas accepter que certains sapent notre souveraineté », a-t-il prévenu à la télévision publique DR.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, Antonio Costa, ont eux rappelé sur X que « l’intégrité territoriale et la souveraineté sont des principes fondamentaux du droit international ».

M. Trump a annoncé dimanche la nomination du gouverneur de Louisiane, le républicain Jeff Landry, au poste d’envoyé spécial des États-Unis au Groenland.

Le gouverneur de Louisiane, Jeff Landry

« Jeff comprend à quel point le Groenland est essentiel à notre sécurité nationale et il défendra avec force les intérêts de notre pays », avait-t-il souligné sur son réseau Truth Social.

Après son élection, Donald Trump avait déjà expliqué avoir « besoin » du Groenland pour la sécurité des États-Unis.

« Formidable » pour le Groenland

Jeff Landry a remercié M. Trump sur X pour cette mission visant à « faire du Groenland une partie des États-Unis ».

Il avait déjà salué en début d’année l’intention du président américain d’annexer le Groenland. « Nous devons faire en sorte que le Groenland rejoigne les États-Unis. Ce serait formidable pour lui, formidable pour nous ! Faisons-le ! », avait-il écrit sur X le 10 janvier.

Le Groenland, une immense île arctique peuplée de 57 000 habitants, répète ne pas être à vendre et vouloir décider seul de son avenir.

En janvier, 85 % des Groenlandais s’étaient dits opposés à une future appartenance aux États-Unis, selon un sondage publié dans le quotidien groenlandais Sermitsiaq. Seuls 6 % y étaient favorables.

Fin mars, le vice-président américain, J.D. Vance, avait provoqué un tollé en prévoyant de se rendre sur le territoire sans y avoir été invité.

Face à l’ire déclenchée au Groenland, au Danemark et à travers l’Europe, il avait limité son déplacement à la base aérienne américaine de Pituffik, la plus septentrionale des États-Unis.

Il avait profité de son séjour pour critiquer l’inaction supposée du Danemark au Groenland.

Fin août, la télévision danoise avait révélé qu’au moins trois Américains liés à Donald Trump avaient réalisé des opérations d’influence dans ce territoire polaire.

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L’Iran dit que son programme balistique n’est pas négociable

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Affaire Epstein Trump pris en flagrant délit de mensonge

PHOTO DÉPARTEMENT DE LA JUSTICE AMÉRICAIN, FOURNIE PAR REUTERS

Donald Trump et Ghislaine Maxwell, à une date inconnue

(New York) L’acteur Mark Ruffalo, féroce critique de Donald Trump, avait dû s’excuser piteusement.

Publié à 5 h 00

Richard Hétu Collaboration spéciale

« Désolé, tout le monde. Apparemment, ces images sont des faux générés par l’IA », écrivait-il le 4 janvier 2024 sur les réseaux sociaux après avoir relayé deux photos montrant l’ancien président et candidat à la Maison-Blanche entouré de jeunes filles dans un avion.

Dans son message initial, la star hollywoodienne s’était indignée : « Écœurant. MAGA veut faire passer toutes les personnes présentes sur ces vols pour des pédophiles, sauf le seul type qui sourit au milieu d’un groupe de jeunes filles toutes en route avec lui vers la “Fantasy Island” d’Epstein. »

Quelques jours plus tard, Donald Trump avait profité de l’occasion pour monter sur ses grands chevaux.

« Voilà ce que les démocrates font à leur opposant républicain, qui les devance largement dans les sondages. C’est de l’IA, et c’est très dangereux pour notre pays ! », écrivait-il sur Truth Social. « De plus, je n’ai jamais été dans l’avion d’Epstein ni sur son île “stupide”. »

On savait déjà que Donald Trump avait menti concernant sa présence dans l’avion du défunt financier et délinquant sexuel. Mais une preuve béton s’est ajoutée lundi, assortie d’une surprise.

« Au moins huit vols »

Peu avant minuit, le département de la Justice a publié près de 30 000 nouvelles pages de dossiers liés aux enquêtes sur Jeffrey Epstein et sa complice, Ghislaine Maxwell, condamnée en 2021 pour trafic sexuel de mineures.

PHOTO DÉPARTEMENT DE LA JUSTICE AMÉRICAIN, FOURNIE PAR REUTERS

Tiroir ouvert et photos encadrées dans la résidence new-yorkaise de Jeffrey Epstein

Figure parmi ces dossiers un courriel daté du 20 janvier 2020 et signé par un des procureurs fédéraux de New York. Cette personne informe ses collègues que des registres de vol « indiquent que Donald Trump a voyagé à bord de l’avion privé d’Epstein bien plus souvent que ce qui avait été rapporté jusqu’à présent (ou que ce dont nous avions connaissance), y compris durant la période pour laquelle nous nous attendrions à retenir des chefs d’accusation dans une affaire Maxwell ».

La personne mentionne « au moins huit vols entre 1993 et 1996, dont au moins quatre vols sur lesquels Maxwell était présente ». Elle évoque un vol où les trois seuls passagers sont Epstein, Trump et une femme alors âgée de 20 ans dont le nom est caviardé. Sur deux autres vols, deux des passagères étaient des témoins potentielles dans une affaire Maxwell.

Le nom de l’auteure ou autrice du courriel est caviardé. Il pourrait s’agir de Maurene Comey, qui a dirigé le procès contre Maxwell et qui a été virée sans explication en juillet dernier.

Une fraction des dossiers

La présence de Donald Trump à bord de l’avion de Jeffrey Epstein avait été abordée lors du procès de Ghislaine Maxwell. Le courriel publié lundi soir forcera à nouveau le président à expliquer son mensonge.

Quelques heures avant la divulgation de la nouvelle tranche de dossiers, Donald Trump avait dénoncé cette opération pourtant réclamée depuis des années par nombre de ses partisans.

« Toute cette histoire avec Epstein est une manière de détourner l’attention de l’énorme succès qu’a le Parti républicain », avait-il déclaré devant les journalistes à Mar-a-Lago.

Il avait également déploré que la divulgation des dossiers puisse nuire à la réputation de personnes qui y apparaissent sans avoir été accusées d’actes criminels.

Au moment où nous écrivions ces lignes, le département de la Justice avait publié environ 130 000 pages de documents liés à Jeffrey Epstein, une fraction seulement du total des dossiers en sa possession. Tous les dossiers auraient dû être rendus publics vendredi dernier, selon une loi adoptée en novembre.

Les mentions de Donald Trump sont plus nombreuses dans la nouvelle tranche que dans la première, publiée vendredi, où de nombreuses photos de Bill Clinton avaient retenu l’attention.

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Bill Clinton et Jeffrey Epstein

Se trouvent parmi les nouveaux documents au moins deux assignations à comparaître envoyées à Mar-a-Lago en 2021 pour obtenir des documents liés à l’affaire Maxwell.

Une lettre « mensongère » ?

Y figurent aussi plusieurs signalements obtenus par le FBI concernant la relation de Donald Trump avec Jeffrey Epstein et des soirées organisées dans leurs propriétés au début des années 2000. Aucun des documents ne précise si ces signalements ont eu des suites ou s’ils ont été corroborés.

Chose certaine, le département de la Justice s’est empressé de lancer une mise en garde mardi matin sur les réseaux sociaux : « Certains de ces documents contiennent des accusations mensongères et sensationnalistes visant le président […]. Pour être clair : ces accusations sont sans fondement et fausses. »

Le département faisait vraisemblablement allusion à une allégation formulée dans un dossier du FBI daté du 27 octobre 2020, soit quelques jours avant l’élection de Joe Biden. Selon le document, une femme dont le nom a été caviardé a contacté le FBI et affirmé, en parlant de Donald Trump : « il m’a violée ». Une autre femme dont le nom a aussi été caviardé est également citée. « Donald J. Trump l’a violée avec Jeffrey Epstein », dit-elle. Rien n’indique que le FBI ait tenté de corroborer ces allégations.

PHOTO DÉPARTEMENT DE LA JUSTICE AMÉRICAIN, FOURNIE PAR REUTERS

Lettre de Jeffrey Epstein à Larry Nassar, ex-médecin de l’équipe américaine de gymnastique condamné à la prison à vie pour des centaines d’agressions sexuelles. Epstein y évoque l’« amour de notre président » pour « les jeunes filles nubiles ».

Le FBI a par ailleurs affirmé mardi après-midi avoir confirmé qu’une lettre attribuée à Jeffrey Epstein et écrite en août 2019 était un faux. Elle se trouve également parmi les documents publiés lundi soir. « Notre président partage notre amour pour les jeunes filles », peut-on lire dans cette lettre adressée à Larry Nassar, ancien médecin de la Fédération américaine de gymnastique. Ce dernier a été condamné en 2018 à une longue peine de prison pour des agressions sexuelles commises sur des femmes et des filles, dont plusieurs athlètes.

À ranger donc parmi les choses que Donald Trump peut nier, au même titre que toute visite dans l’île de Jeffrey Epstein, jusqu’à preuve du contraire.

PHOTO TOBY MELVILLE, ARCHIVES REUTERS

Andrew Mountbatten Windsor, anciennement prince Andrew, en 2023

Le prince Andrew et les « coconspirateurs »

« Comment va Los Angeles ? Tu m’as trouvé de nouvelles copines indécentes ? » Ces questions sont posées dans un courriel daté de 2002 et publié lundi soir par le département de la Justice parmi des documents liés à Jeffrey Epstein. Le courriel est adressé à Ghislaine Maxwell et signé par « A », qui passe son été à Balmoral. Il s’agit évidemment du prince Andrew, désormais connu sous le nom d’Andrew Mountbatten Windsor, accusé d’avoir violé Virginia Giuffre, une des victimes de Jeffrey Epstein.

En organisant un voyage au Pérou pour le prince Andrew, Maxwell écrit à un correspondant dans un autre courriel publié lundi : « Il préfère les attractions à deux pattes si tu vois ce que je veux dire (intelligentes, marrantes et issues de bonnes familles). »

Les nouveaux documents donnent par ailleurs à entendre que les procureurs fédéraux ont songé à porter des accusations contre les « coconspirateurs » et les entreprises qui ont contribué au trafic sexuel de Jeffrey Epstein ou qui en ont profité.

Les documents font allusion à une note de sept pages sur les coconspirateurs que les procureurs pourraient « potentiellement inculper » ainsi qu’à une mise à jour de 86 pages sur les coconspirateurs. Aucun de ces documents potentiellement explosifs ne se trouve dans les documents publiés lundi.

https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2025-12-24/affaire-epstein/trump-pris-en-flagrant-delit-de-mensonge.php


Louisiane Donald Trump déploie 350 membres de la Garde nationale à La Nouvelle-Orléans

La Nouvelle-Orléans devrait enregistrer son plus faible nombre d’homicides depuis des décennies, selon les données préliminaires de la police municipale. Au 1er novembre, on dénombrait 97 homicides en 2025, dont 14 victimes parmi les fêtards tués le jour de l’An lors d’une attaque au camion-bélier sur Bourbon Street.

On a recensé 124 homicides l’an dernier et 193 en 2023, selon les statistiques municipales. Les vols à main armée, les agressions graves, les vols de voiture avec violence, les fusillades et les atteintes aux biens sont également en baisse.

https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2025-12-23/louisiane/donald-trump-deploie-350-membres-de-la-garde-nationale-a-la-nouvelle-orleans.php


Chicago La Cour suprême bloque le déploiement de la Garde nationale

https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2025-12-23/chicago/la-cour-supreme-bloque-le-deploiement-de-la-garde-nationale.php


Ukraine : Washington propose un gel du front, les questions territoriales en suspens

Résumé

Volodymyr Zelenskiy discute à Berlin avec les Américains pour les convaincre d’un cessez-le-feu sans concessions territoriales à la Russie. (Photo d’archives)

Photo : Reuters / service de presse présidentiel de l’Ukraine

Agence France-Presse

Publié à 5 h 46 HNE

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé avoir obtenu des États-Unis une révision de leur plan pour terminer la guerre avec la Russie, qui prévoit désormais un gel du front tout en laissant de côté les questions territoriales et deux exigences clés de Moscou.

La version initiale de ce texte avait été présentée par Washington il y a près d’un mois et perçue à Kiev comme faisant la part belle aux demandes du Kremlin.

Après d’âpres négociations entre Ukrainiens et Américains, le plan n’impose plus un retrait ukrainien du Donbass ni un engagement juridique de l’Ukraine qu’elle n’intégrera pas l’OTAN, deux demandes importantes de Moscou dont l’accord est loin d’être acquis.

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M. Zelensky a présenté aux journalistes, dont ceux de l’AFP, cette nouvelle mouture en 20 points destinée à mettre fin au pire conflit sur le sol européen depuis la Seconde Guerre mondiale.

AILLEURS SUR INFO : Le conte de fées du quartier Petit-Champlain

Ce texte doit désormais être étudié par la Russie. Interrogé à ce sujet mercredi, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué que Moscou était en train de formuler sa position et refusé d’en commenter les détails.

Des artilleurs ukrainiens bombardent sans relâche les positions russes près de Bakhmout, dans la région de Donetsk. (Photo d’archive)

Photo : AP / Libkos

Selon le président ukrainien, le texte ne prévoit plus aucun retrait immédiat des troupes ukrainiennes des quelque 20 % du territoire encore sous leur contrôle dans la région orientale de Donetsk, objectif prioritaire de l’armée russe.

Nous sommes dans une situation où les Russes veulent que nous nous retirions de la région de Donetsk, tandis que les Américains tentent de trouver une solution, a déclaré M. Zelensky.

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Le nouveau document propose ainsi un gel du front aux lignes actuelles et que soient ouvertes des discussions sur la création de possibles zones démilitarisées, qualifiées de zones économiques spéciales par les négociateurs américains.

Aucune obligation sur l’OTAN

Nous ne sommes pas parvenus à un consensus avec la partie américaine sur le territoire de Donetsk, a poursuivi M. Zelensky, plaidant pour une rencontre au niveau des dirigeants afin d’aborder les questions sensibles avec les États-Unis.

Pas de consensus non plus sur la centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande d’Europe, occupée par la Russie depuis 2022 et située dans le sud de l’Ukraine.

Selon M. Zelensky, les États-Unis proposent une gestion conjointe entre Moscou, Kiev et Washington, ce qu’il considère comme très inapproprié et pas tout à fait réaliste. Autre demande capitale de Moscou retirée de l’accord : l’Ukraine n’est plus tenue d’abandonner formellement sa volonté d’adhérer à l’OTAN, ce qui a été présenté par le Kremlin comme l’une des causes du conflit.

Le président de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky (gauche), écoute le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte (droite), qui s’adresse à la presse lors de leur réunion bilatérale en marge du sommet de l’OTAN, à La Haye, le 24 juin 2025.

Photo : AFP / CLAUDIA GRECO

C’est à l’OTAN de décider si elle souhaite ou non accueillir l’Ukraine parmi ses membres. Et notre choix est fait. Nous avons renoncé à modifier la Constitution ukrainienne pour y inscrire que le pays ne rejoindra pas l’OTAN, a annoncé Volodymyr Zelensky.

La version originale du plan rédigée par les États-Unis exigeait de Kiev un engagement juridique à ne pas rejoindre l’Alliance, dont l’expansion est considérée comme une menace existentielle par Moscou.

L’éventualité d’une adhésion de l’Ukraine à l’OTAN est cependant mince, car plusieurs pays membres, dont les États-Unis, s’y opposent.

Élections et référendum

Le président ukrainien, dont le mandat a expiré en mai 2024, a aussi assuré que le document prévoit qu’il organise une élection présidentielle dès que possible après la signature d’un accord mettant fin aux hostilités. Il a en revanche indiqué que tout accord prévoyant un retrait des troupes ukrainiennes devait être approuvé par référendum par les Ukrainiens, ce qui nécessiterait un cessez-le-feu de 60 jours.

La Russie a jusqu’à présent rejeté toute demande de cessez-le-feu sans accord de règlement du conflit à long terme, estimant qu’une pause dans les combats permettrait à l’Ukraine de se réarmer.

Moscou n’a pas réagi pour le moment aux détails du plan américain, mais un responsable russe avait qualifié cette semaine les progrès dans les négociations de lents et critiqué la position des alliés européens de Kiev, accusés de chercher à faire dérailler le processus diplomatique en poussant à des modifications inacceptables pour la Russie.

Des pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens cette année à Istanbul n’avaient abouti à aucun résultat concret, hormis des accords d’échange de prisonniers et de dépouilles de soldats tués.

Sur le terrain, l’armée russe a accéléré ses avancées ces derniers mois. Les forces ukrainiennes ont annoncé mardi avoir dû se retirer de la ville de Siversk, l’un des derniers verrous qui empêchaient les forces russes de se rapprocher de Sloviansk et Kramatorsk, dernières grandes villes du Donbass sous contrôle ukrainien.

De nouvelles frappes russes ont visé mardi le réseau électrique ukrainien, provoquant des coupures de courant, et la région portuaire d’Odessa, ciblée à de multiples reprises ces dernières semaines.

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Le Dôme d’or, un projet ambitieux, risqué et cher

Depuis qu’il a ordonné au Pentagone de déployer d’ici la fin de son mandat un bouclier antimissile spatial, Donald Trump a chiffré son coût à 175 milliards de dollars. Il a promis que son Dôme d’or aurait un taux de succès proche de 100 %, « mettant fin à jamais à la menace des missiles sur le sol américain ».

Publié à 0 h 00
Christian Davenport, William Neff et Aaron Steckelberg The Washington Post

Or, la Maison-Blanche a dévoilé peu de détails sur ce projet qui a été comparé à la course à la bombe atomique pendant la Seconde Guerre mondiale et aux alunissages d’Apollo. Selon des analystes, il prendra au moins une décennie à se concrétiser et coûtera 1000 milliards, voire plus.

Le Dôme d’or modifierait radicalement la doctrine militaire et militariserait davantage l’espace sans pour autant offrir la protection complète promise par M. Trump, loin de là.

Pour les opposants au programme, son idée de base – inonder l’orbite terrestre basse de milliers de satellites pour détecter et détruire les missiles ennemis – n’est qu’une chimère qui déstabiliserait le fragile ordre international qui a empêché une guerre nucléaire depuis les années 1950.

« Le Dôme d’or est peut-être l’idée la plus dangereuse que Trump ait jamais eue, et ce n’est pas peu dire », affirme l’élu démocrate Seth Moulton, membre de la commission des forces armées.

Ses partisans rétorquent que l’intensification des menaces et les progrès technologiques font en sorte qu’il faut relancer Star Wars*,* surnom de l’initiative de défense stratégique de l’ère Reagan annulée à la fin de la guerre froide. Depuis des années, ils plaident en faveur d’un bouclier antimissile, les États-Unis ne disposant pas d’une protection exhaustive de leur territoire

https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2025-12-27/le-dome-d-or-un-projet-ambitieux-risque-et-cher.php

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Pas si mal pour quelqu’un qui s’auto-proclame le meilleur candidat au prix Nobel de la paix et qui en même temps crée la bisbille sur la planète entière, veut annexer le Groenland, veut détruire le Canada économiquement, est sur le bord d’une guerre avec le Vénézuela, veut faire de Gaza une nouvelle Riviera, pousse pour que l’Ukraine cède une bonne partie de son territoire à la Russie et ne soit jamais membre de l’OTAN et plusieurs autres événements dont ses tentatives parfois fructueuses de museler ceux qui le critique et ses menaces ridicules et quotidiennes. Tous des exemples de paix qui selon lui devraient lui valoir incontestablement le Nobel.

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Mais il a déjà reçu mieux: le Prix de la paix de la FIFA.

Prestigieuse reconnaissance. :soccer: :trophy: :soccer:

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Sans oublier le bombardement de l’État Islamique au Nigéria, le bombardement des installations nucléaires d’Iran, tout comme d’autres attaques lancées en Iraq, Somalie, Syrie et Yémen, les menaces contre Panama et toutes les déstabilisations économiques avec ses tarifs, même sur des îles sans habitant !!

Paraît qu’il faut faire la guerre pour obtenir la paix…

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Et ce bilan en moins d’une année seulement. Qu’en sera-t-il au bout de son mandat? J’aime mieux ne pas y penser tellement la politique de Trump est chaotique et destructrice à tous les égards. Une chose est sûre, les dommages seront durables pas seulement à l’intérieur des frontières américaines. Mais aussi pour sa politique étrangère et les rapports avec ses alliés, si alliées il reste après avoir chamboulé toutes les règles internationales, nuit a tous les traités et être devenu une nouvelle menace pour le monde libre, au même titre que la Chine et la Russie.

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