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Heritage Foundation Un « projet Manhattan » pour augmenter la natalité

La Heritage Foundation va proposer des révisions importantes de la politique économique américaine afin d’encourager les couples hétérosexuels mariés à avoir plus d’enfants.

Le groupe de droite à l’origine du Projet 2025 – la stratégie politique proposée au président Donald Trump pour son second mandat – s’apprête à recommander des incitatifs économiques encourageant les couples hétérosexuels mariés à avoir plus d’enfants.

La Heritage Foundation, un groupe de réflexion installé tout près du Capitole américain, souhaite que les élus créent des régimes enregistrés d’épargne financés par le gouvernement, réservés aux couples mariés.

Il espère réorienter le financement de programmes fédéraux de soutien aux enfants vers des familles individuelles, afin d’encourager des parents à rester à la maison et à élever leurs enfants.

« Sauver la famille américaine »

Ces idées figurent dans un résumé de cinq pages – obtenu par le Washington Post – d’un document à paraître intitulé We Must Save the American Family (« Il faut sauver la famille américaine »). La Fondation y réclame un « projet Manhattan pour restaurer la famille nucléaire » et inciter les couples à avoir plus d’enfants.

Ce document marque une rupture pour le groupe, qui se détourne de ses positions prônant la réduction de la taille de l’État et le libre marché, en encourageant le gouvernement à intervenir dans un domaine aussi intime que la procréation.

Depuis peu, les républicains prônent une politique nataliste, plus favorable à la famille en général. Le mouvement « pronataliste » américain estime que les États-Unis et la planète dans son ensemble doivent produire plus d’enfants pour éviter l’effondrement de la société.

Le président de la Fondation Heritage, Kevin Roberts, fait du natalisme une priorité, espérant s’arrimer à une dynamique au sein du Parti républicain, ont déclaré au Washington Post quatre personnes proches des projets du groupe.

Les entrepreneurs technos Peter Thiel et Elon Musk, deux généreux donateurs au Parti républicain, prônent aussi le pronatalisme. Musk, père de 11 enfants, a recruté des mères potentielles sur son réseau social X.

Inquiétudes au sein de la fondation

Le document d’orientation de Heritage suscite l’inquiétude au sein de l’institution. Une personne au fait de son contenu, qui a demandé l’anonymat, l’a décrit comme de l’« eugénisme ».

Une autre l’a qualifié d’« ingénierie sociale » qui inverserait un demi-siècle de progrès vers l’égalité des sexes.

« Ce document n’est pas un compromis entre les partisans d’un gouvernement limité et ceux d’un gouvernement fort », a dit cette personne, qui a elle aussi demandé l’anonymat. « C’est un rouleau compresseur sur les partisans d’un gouvernement limité. »

« Revenir 50 ans en arrière ? », a ajouté cette personne. « Je ne voudrais pas revenir 50 ans en arrière. »

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https://www.lapresse.ca/international/chroniques/2025-09-07/les-trois-amigos-version-nucleaire.php

Xi Jinping, le président chinois, ne sourit pas souvent et ne rit presque jamais. Mercredi, il a fait une flagrante exception à la règle.

Ce ne sont pas les nouveaux joujoux militaires clinquants – notamment des drones sous-marins et des missiles nucléaires – qui semblaient enthousiasmer M. Xi. Non, c’est plutôt la présence de ses invités d’honneur, Vladimir Poutine, le président russe, ainsi que Kim Jong-un, le leader de la Corée du Nord.

Ce nouveau front commun semble annoncer un changement d’ère pour le président nord-coréen, qui quitte définitivement le club des parias. Les relations avec la Russie se sont largement réchauffées depuis que Kim Jong-un a soutenu l’invasion russe de l’Ukraine de 2022. D’abord politiquement, puis en vendant des missiles à Vladimir Poutine avant d’envoyer des troupes au sol.

En recevant les deux leaders côte à côte, Xi Jinping envoie le signal qu’il donne son aval à cette collaboration. Ensemble, M. Poutine et M. Xi bloquent depuis 2022 l’imposition au Conseil de sécurité de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord et cette convergence pourrait aller plus loin.

Et Xi Jinping, dans tout ça, que gagne-t-il avec ce grand spectacle où il a mis en scène ses amitiés avec d’autres leaders ?
« Pour Xi Jinping, le défilé militaire et la présence d’une vingtaine de chefs d’État lui ont permis d’affirmer à la fois son autorité interne, son influence régionale et son rôle sur la scène mondiale. En s’appropriant la mémoire de 1945, la Chine de Xi Jinping se pose en coarchitecte de l’ordre international et affirme son ambition de le transformer plutôt que de s’y adapter », note Arnaud Claveau.

Au-delà du message de force envoyé à l’Occident, il démontre aussi que les alliances ne sont pas l’apanage de l’Occident. Les régimes liberticides sont prêts à se serrer les coudes et assurer mutuellement leur survie.

Alors que Donald Trump terrorise ses alliés, contraints de faire des génuflexions devant lui tout en prenant leurs distances dès qu’ils le peuvent, Xi Jinping regarnit ses rangs. Et pas seulement en recréant une version nucléaire russo-sino-nord-coréenne des Trois Amigos, cette ancienne alliance Canada–États-Unis–Mexique qui est aujourd’hui un souvenir du passé.

La réaction de Donald Trump ne s’est pas fait attendre. « On dirait bien qu’on a perdu l’Inde et la Russie à la Chine profonde et sombre. Qu’ils aient un long avenir prospère ensemble ! », a raillé l’élu américain sur les réseaux sociaux. Sur le même ton sarcastique, mais qui fait penser à la litanie d’un adolescent éconduit, il a accusé la Chine, la Russie et la Corée du Nord de « comploter contre les États-Unis ».

Manifestement, l’homme qui tient d’une main de fer la deuxième économie mondiale a réussi à prouver au président américain qu’il est le plus isolé des deux. Ça vaut bien un sourire ou deux.

https://www.lapresse.ca/international/europe/2025-09-08/ukraine/la-russie-deploie-sa-plus-grande-attaque-de-drones.php

Ukraine La Russie déploie sa plus grande attaque de drones

La Russie a attaqué l’Ukraine dimanche avec la plus grande offensive de drones jamais menée depuis le début de la guerre, ont annoncé les autorités ukrainiennes, endommageant pour la première fois depuis le début de l’invasion à grande échelle en 2022 un bâtiment clé du quartier gouvernemental fortement gardé de la capitale.

L’armée de l’air ukrainienne a divulgué que la Russie avait lancé 805 drones explosifs Shahed de conception iranienne et des leurres à travers le pays, la dernière offensive en date d’une série incessante qui se poursuit sans relâche malgré les efforts de l’administration Trump pour servir de médiateur dans les pourparlers de paix. Avant l’assaut de dimanche, la plus grande attaque avait eu lieu le 9 juillet, lorsque la Russie avait lancé 728 drones.

La Russie a également tiré 13 missiles de croisière et balistiques lors de la dernière salve, selon l’armée de l’air ukrainienne, qui a signalé que 9 missiles et près de 60 drones avaient échappé aux défenses aériennes et avaient touché leur cible.

Malgré l’imposition de « sanctions secondaires » à l’Inde et à d’autres pays qui font des affaires avec la Russie, les menaces de Donald Trump de punir la Russie elle-même sont restées vaines jusqu’à présent, les délais qu’il a fixés pour agir étant passés sans conséquence.

« Une fois de plus, le Kremlin se moque de la diplomatie, bafoue le droit international et tue sans discernement », a écrit Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, sur les réseaux sociaux, alors que les responsables de l’Union européenne ont publié des déclarations apparemment coordonnées condamnant l’attaque de dimanche.

Guerre en Ukraine La Russie a « trois fois plus » de ressources sur le front, selon l’armée ukrainienne

(Kyiv) La Russie a au minimum « trois fois plus » de forces et des ressources que l’Ukraine sur la ligne de front, a estimé lundi le commandant en chef des armées ukrainiennes, Oleksandre Syrsky.

https://www.lapresse.ca/international/europe/2025-09-08/guerre-en-ukraine/la-russie-a-trois-fois-plus-de-ressources-sur-le-front-selon-l-armee-ukrainienne.php

Trump perd en cour… et alors ?

Les juges ont donné tellement souvent tort à Donald Trump qu’on ne porte même plus attention à l’ampleur des illégalités de sa présidence.

Revenons aujourd’hui sur une des causes les moins célèbres, mais qui est peut-être la plus absurde : « Les États-Unis d’Amérique contre le juge en chef George Russell, troisième du nom, et d’autres… »

Dans cette affaire, la procureure générale des États-Unis, Pam Bondi, a déposé une poursuite contre tous les juges fédéraux de l’État du Maryland.

Ce n’est pas un appel de certaines décisions. Non. C’est une poursuite personnelle contre chacun des 15 juges, plus le greffier et « la cour » dans son ensemble. C’est tout juste s’ils ne poursuivaient pas le gérant du stationnement de la cour.

Le motif ? La Maison-Blanche est exaspérée par une série d’injonctions pour empêcher la déportation d’immigrants, ou pour la retarder.

Comme tous les juges du Maryland étaient poursuivis, il a fallu trouver un juge de l’extérieur pour entendre l’affaire en toute impartialité. On a désigné un juge de Virginie, Thomas Cullen, nommé juge en 2020… par Donald Trump.

Conclusion ? Qu’on ne soit pas content d’un ou de dix jugements, c’est une chose. Mais il y a des appels, pour ça. La solution n’est pas de poursuivre les juges, qui de toute manière ont l’immunité absolue pour tous les actes commis dans l’exercice de leurs fonctions.

Il n’y a ici rien de nouveau. Tout étudiant en droit de première année sait qu’on ne peut pas poursuivre un juge personnellement parce qu’on n’est pas content de son jugement.

Ce qui est nouveau, et inquiétant, c’est que le Bureau de la procureure générale des États-Unis se permette de le faire. « Nous ne sommes pas dans des temps normaux », écrit le juge, réputé conservateur, estomaqué.

Ce recours est une « innovation potentiellement calamiteuse », écrit-il aussi en rejetant l’affaire, le 26 août.

Cette poursuite extravagante, comique en d’autres temps, révèle deux choses. Premièrement, l’administration Trump perd généralement devant les juges pour cause d’abus de pouvoir. Deuxièmement, le Bureau de la procureure générale, historiquement tenu à de hauts standards éthiques et très respecté, est maintenant infecté par l’extrémisme politique.

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Incursion de drones en Pologne Varsovie et ses alliés dénoncent une « provocation » russe

(Varsovie) Varsovie et ses alliés ont dénoncé mercredi une « provocation » russe après l’intrusion de drones dans l’espace aérien de la Pologne lors d’une attaque contre l’Ukraine et l’interception de plusieurs de ces aéronefs par les armées polonaises et l’OTAN.

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Israël défend ses frappes visant le Hamas au Qatar

(Jérusalem) Israël a défendu mercredi ses frappes de la veille sur des dirigeants du Hamas au Qatar, estimant que c’était une « bonne » décision, après que cette attaque sur le sol d’un allié des États-Unis a suscité une rare réprimande du président américain Donald Trump.

Mardi soir dans une rare rebuffade publique de son allié israélien, M. Trump avait critiqué l’attaque, laquelle pourrait contrarier ses projets diplomatiques dans la région, les États-Unis ayant de bonnes relations avec le riche émirat gazier.

« Très mécontent »

« Je suis très mécontent », a dit le président américain, affirmant ne pas avoir été informé de l’attaque en avance.

La décision de lancer une attaque au Qatar « a été prise par le premier ministre [israélien Benjamin] Nétanyahou, pas par moi », a encore insisté M. Trump sur sa plateforme Truth Social. Il a affirmé mardi qu’Israël en assumait « l’entière responsabilité ».

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La Pologne a dénoncé mercredi un « acte d’agression » après avoir abattu des drones russes dans son espace aérien au cours d’une attaque contre l’Ukraine, une première pour ce pays membre de l’OTAN. L’alliance a averti mercredi la Russie qu’elle défendrait « chaque centimètre » de son territoire.

Une évaluation complète de l’incursion est en cours, mais qu’elle ait été intentionnelle ou non, elle est absolument irresponsable, dangereuse, a affirmé mercredi le secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte en conférence de presse.

Mon message à Poutine est clair : mettez fin à la guerre en Ukraine […] cessez de violer notre espace aérien et sachez que nous sommes vigilants et que nous défendrons chaque centimètre du territoire de l’OTAN.

Une citation de Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN

Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte. (Photo d’archives)

Photo : Reuters / Thomas Peter

Mark Carney, le premier ministre du Canada, pays membre de l’OTAN, a dénoncé une incursion de la Russie dans l’espace aérien polonais dangereuse et qui comporte un risque d’escalade pour le conflit en Ukraine.

Une fois de plus, le président Poutine montre son refus total d’emprunter la voie de la paix, a ajouté le premier ministre, appelant d’un même souffle à augmenter la pression sur le président russe afin qu’il mette fin à cette guerre.

L’influenceur pro-Trump Charlie Kirk tué par balle sur un campus universitaire

PHOTO TRENT NELSON, THE SALT LAKE TRIBU PAR REUTERS

Charlie Kirk lors de l’évènement où il a été tué par balle, mercredi.

(Orem) L’influenceur conservateur américain Charlie Kirk, porte-drapeau de la jeunesse pro-Trump, a été tué par balle mercredi lors d’une réunion publique dans une université de l’Utah, victime d’un « assassinat politique » selon le gouverneur de cet État.

Publié à 15 h 13 Mis à jour à 20 h 48

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Melissa MAJCHRZAK, avec Emma LACOSTE à Washington Agence France-Presse

Résumé

Un suspect a été arrêté, avant d’être relâché plus tard dans la journée, selon le patron de la police fédérale (FBI) Kash Patel. Les recherches pour trouver le tireur sont toujours en cours.

La mort de Charlie Kirk a été annoncée par Donald Trump, quelques heures après que son jeune allié politique, 31 ans, a été touché par un tir sur un campus universitaire. Le drame a été capté par des vidéos qui ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux.

PHOTO TESS CROWLEY, ASSOCIATED PRESS

Le coup de feu a créé un mouvement de foule chez les personnes assistant à l’évènement.

« Personne ne comprenait mieux […] la jeunesse des États-Unis d’Amérique que Charlie. TOUS l’aimaient et l’admiraient, surtout moi, et maintenant, il n’est plus parmi nous », a écrit sur son réseau Truth Social le président républicain, qui a réchappé à deux tentatives d’assassinat l’an dernier.

CAPTURE D’ÉCRAN DE TRUTH SOCIAL

Donald Trump a ordonné la mise en berne des drapeaux américains en hommage à celui qui avait été un rouage important de sa dernière campagne présidentielle. L’immense étendard de la Maison-Blanche a été abaissé.

CAPTURE D’ÉCRAN DE TRUTH SOCIAL

Friand de joutes oratoires avec les étudiants, Charlie Kirk participait à un évènement en plein air à la Utah Valley University.

Vers midi heure locale, « on a tiré un coup de feu sur Charlie Kirk, conférencier invité. Il a été touché et évacué des lieux par ses gardes du corps », a écrit l’université sur X.

Des vidéos le montrent, touché au cou, s’effondrant sur sa chaise, des cris de panique se faisant entendre dans le public.

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« Violence politique »

« Je veux être bien clair, il s’agit d’un assassinat politique », a souligné le gouverneur républicain de l’Utah, Spencer Cox, lors d’une conférence de presse.

PHOTO TESS CROWLEY, ASSOCIATED PRESS

Le gouverneur de l’Utah, Spencer Cox

Selon les enquêteurs, la seule balle tirée l’a été depuis le toit d’un bâtiment du campus, par un homme habillé de noir, dans ce qui semble être un assassinat ciblé.

L’ancienne vice-présidente et candidate démocrate malheureuse à l’élection de 2024, Kamala Harris, a estimé que « la violence politique n’a[vait] pas de place en Amérique », tandis que l’ancien président Joe Biden a appelé à ce que ce type de violence « cesse immédiatement ».

L’ex-parlementaire de l’Utah Jason Chaffetz, qui était sur place, a expliqué à la chaîne Fox News que Charlie Kirk répondait à des questions du public quand il a été touché par un tir d’arme à feu.

« La première question était sur la religion. Il a parlé pendant environ 15-20 minutes. La deuxième question, de manière intéressante, portait sur les tireurs transgenres, les tireurs qui font de multiples victimes, et pendant sa réponse, le tir a éclaté », a raconté l’homme politique, visiblement secoué.

PHOTO DANIEL BECERRIL, REUTERS

Le drapeau américain surplombant la Maison-Blanche a été mis en berne mercredi soir.

« Plein de gens ont commencé à crier, et tout le monde a commencé à courir », a-t-il continué.

« Fontaine de sang »

Sophie Anderson, 45 ans, a raconté au Daily Mail qu’elle se trouvait à 30 mètres de la scène : « Il a été touché au cou et s’est effondré, il n’était plus qu’une fontaine de sang ».

Interrogée par la chaîne CBS, une étudiante qui a conservé l’anonymat a rapporté que Charlie Kirk était quasiment mort sur le coup.

Originaire de la banlieue de Chicago, chrétien et défenseur du port d’armes à feu, ce père de deux enfants avait abandonné ses études pour se dévouer au militantisme.

PHOTO CHENEY ORR, ARCHIVES REUTERS

Charlie Kirk et Donald Trump lors d’un évènement partisan en Arizona en 2024.

Il était à la tête d’un mouvement de jeunesse : Turning Point USA. Cofondée en 2012 par l’influenceur, alors âgé de 18 ans, cette association est devenue en une décennie le plus gros groupe de jeunes conservateurs aux États-Unis.

Elle comprend une armée de militants enthousiastes, dont certains avaient été envoyés en autobus à Washington à la manifestation du 6 janvier 2021 qui avait débouché sur l’invasion du Capitole.

Avec ses 6,9 millions d’abonnés sur Instagram et 3,8 millions sur YouTube, son influence avait largement servi Donald Trump pour séduire les jeunes hommes américains en promouvant une conception ultratraditionnelle de la famille.

Des politiciens canadiens réagissent

PHOTO ETHAN CAIRNS, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Le chef du Parti conservateur du Canada, Pierre Poilievre

Les politiciens canadiens dénoncent la violence politique après que Charlie Kirk, militant conservateur et proche allié du président américain Donald Trump, a été abattu mercredi lors d’un évènement dans une université de l’Utah.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le chef conservateur Pierre Poilievre a déclaré que la fusillade dont a été victime Charlie Kirk devait être fermement dénoncée.

M. Kirk, dont la mort a été annoncée sur les réseaux sociaux par Donald Trump, s’exprimait lors d’un débat organisé par son organisation politique à but non lucratif.

Le député libéral Anthony Housefather a expliqué sur les réseaux sociaux que le meurtre de M. Kirk était une « tragédie » et qu’il espérait que les gens reconnaîtraient « les conséquences potentielles d’une rhétorique haineuse ciblée ».

La première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, s’est dite « attristée et horrifiée » par la fusillade et a ajouté que la violence politique « n’a pas sa place dans une société libre et démocratique et doit être condamnée sans réserve ».

Avec des informations de l’Associated Press

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Assassinat de Charlie Kirk Le sang appelle le sang

L’hyperpartisanerie étant devenue la norme aux États-Unis, le deuil collectif que devrait entraîner tout assassinat politique n’est tristement plus d’actualité, se désole l’auteur Stephen Marche.

Au moment où nous écrivons ces lignes, le suspect dans la fusillade qui a visé Charlie Kirk est toujours en fuite, et ses motivations restent inconnues, mais l’identité du tueur et ses raisons n’ont guère d’importance. Qui qu’il soit et quelles que soient ses intentions, les conséquences sont tout à fait prévisibles : les États-Unis divisés se diviseront davantage. La violence politique, déjà en hausse, augmentera encore. Les États-Unis continueront de s’enfoncer dans la voie qui mène à la perdition de la République.

Lorsque j’ai publié The Next Civil War in 2022, les experts en guerre civile et en assassinat avec lesquels je me suis entretenu m’ont clairement fait comprendre que ce qui rend la situation actuelle aux États-Unis particulièrement dangereuse, ce n’est pas la violence politique en soi, mais la réaction collective qu’elle suscite.

Au moment où nous écrivons ces lignes, le suspect dans la fusillade qui a visé Charlie Kirk est toujours en fuite, et ses motivations restent inconnues, mais l’identité du tueur et ses raisons n’ont guère d’importance. Qui qu’il soit et quelles que soient ses intentions, les conséquences sont tout à fait prévisibles : les États-Unis divisés se diviseront davantage. La violence politique, déjà en hausse, augmentera encore. Les États-Unis continueront de s’enfoncer dans la voie qui mène à la perdition de la République.

Le peuple américain prend goût à la déshumanisation de l’autre. Jusqu’à présent, la droite a été responsable de la quasi-totalité de la violence politique aux États-Unis, mais la gauche rattrape son retard. Luigi Mangione, qui a abattu un homme parce qu’il travaillait dans les assurances santé, a des sanctuaires à New York.

D’où viendrait même une tentative d’éteindre les flammes ? Les voix qui appellent au bon sens et à la compassion, tant à droite qu’à gauche, n’ont plus aucune influence. Les appels à la vengeance se font de plus en plus forts, étouffant tout sentiment d’humanité commune. Et c’est là l’aspect le plus terrifiant de la réalité actuelle des États-Unis. Ils veulent vivre ainsi. Ils veulent le chaos qui les submerge. On ne peut pas éviter la violence quand les gens la veulent.

Avec l’assassinat de Charlie Kirk, les États-Unis peuvent désormais être comparés à l’Irlande pendant « les troubles » et à l’Italie pendant « les années de plomb ». Dans le chaos actuel, une seule chose est sûre : le sang appelle le sang.
https://www.lapresse.ca/dialogue/opinions/2025-09-11/assassinat-de-charlie-kirk/le-sang-appelle-le-sang.php

Assassinat de Charlie Kirk Tensions au Parlement européen après le refus d’un hommage

Le militant ultraconservateur Charlie Kirk, assassiné aux États-Unis, méritait-il une minute de silence au Parlement européen ? Le refus de cet hommage, réclamé par l’extrême droite, a provoqué des tensions dans l’hémicycle jeudi.

https://www.lapresse.ca/international/2025-09-11/assassinat-de-charlie-kirk/tensions-au-parlement-europeen-apres-le-refus-d-un-hommage.php

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27 ans et 3 mois de prison pour Bolsonaro pour avoir tenté un coup d’état

J’imagine que POTUS47 va augmenter les tarifs douaniers sur les produits importés du Brésil :woman_shrugging:t2:

Comme le 6 janvier 2021 au Capitol aux USA…

Le juge dissident qui dit que c’était juste des discussions :woman_shrugging:t2:

Brésil : Bolsonaro coupable de tentative de coup d’État

L’ex-président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro a été reconnu coupable de tentative de coup d’État, et condamné à 27 ans de prison.

Ce jugement sans précédent pourrait diviser davantage le peuple brésilien, déjà très polarisé.

Le reportage de Jean-Michel Leprince.

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Destruction d’un bateau en mer des Caraïbes L’administration Trump plastronne malgré les critiques

L’administration du président américain Donald Trump n’a cure des critiques suscitées par sa décision de détruire d’un tir de missile un bateau rapide d’origine vénézuélienne avec 11 personnes à bord.

Ce qu’il faut savoir

L’administration du président américain, Donald Trump, fait peu de cas des critiques suscitées par sa décision de détruire le 2 septembre dernier un bateau circulant dans la mer des Caraïbes avec 11 personnes à son bord.
Des juristes s’alarment que la frappe, présentée comme une attaque contre des trafiquants de drogue, viole le droit international et s’apparente à une exécution extrajudiciaire.
L’initiative est survenue alors que Washington multiplie les menaces relativement au dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro.

Le vice-président J.D. Vance est revenu sur le sujet en ligne au cours de la fin de semaine en saluant le rôle joué par des militaires américains dans la destruction le 2 septembre de l’embarcation, qui transportait, selon le Pentagone, une cargaison de drogue.

« Tuer des membres de cartels qui empoisonnent nos concitoyens est la meilleure et la plus noble utilisation que l’on peut faire de notre armée », a-t-il déclaré en ligne.

Sa sortie a suscité l’indignation du sénateur républicain Rand Paul, qui l’a apostrophé sur la pertinence de cautionner ce qui s’apparente selon lui à une forme d’exécution extrajudiciaire.

« Est-ce qu’il s’est déjà demandé ce qui arriverait si les personnes mises en accusation étaient immédiatement tuées sans procès ni défense ? Quelle idée grotesque et irréfléchie de glorifier l’exécution de quelqu’un sans procès », a souligné le politicien, qui chapeaute la Commission sur la Sécurité intérieure et les Affaires gouvernementales.

Très peu de détails

Malgré l’émoi causé par l’attaque et l’incertitude entourant tant l’identité des personnes qui se trouvaient à bord que la nature de la cargaison, les autorités américaines se sont montrées avares de détails à ce sujet.

Elles ont aussi globalement ignoré les questions relatives au cadre légal pouvant justifier leur action en se bornant à répéter que d’autres frappes de ce type pourraient survenir.

Le comportement de l’administration indigne nombre de juristes qui évoquent une grave dérive potentiellement lourde de conséquences pour l’ordre international.

« Ils n’avaient aucun droit légalement de tuer les gens à bord de cette embarcation », souligne Mary Ellen O’Connell, une spécialiste de droit international rattachée à l’Université Notre-Dame.

Le président américain « n’a aucune intention », dit-elle, de se conformer au droit international et ne se préoccupe que de son pouvoir personnel.

Il continue néanmoins de bénéficier d’une forme de « passe-droit » de la communauté internationale qui devrait, selon la chercheuse, protester haut et fort contre la destruction manu militari de l’embarcation.

Si c’était la Chine qui avait détruit un bateau dans les Caraïbes d’un tir de missile, tout le monde serait indigné et la question serait en train d’être traitée aux Nations unies.

Mary Ellen O’Connell, spécialiste de droit international de l’Université Notre-Dame

Résumé

L’ex-directeur exécutif de Human Rights Watch, Kenneth Roth, aujourd’hui rattaché à l’Université de Princeton, note en entrevue que le président Trump semble avoir « de facto » déclenché la guerre contre les trafiquants de drogue en autorisant l’utilisation sans restriction de force létale.

Le chef d’État répète, souligne M. Roth, que les trafiquants sont des « terroristes » et semble vouloir, par ce stratagème, faire écho à la « guerre au terrorisme » et aux pouvoirs élargis accordés à l’administration américaine en réponse aux attentats du 11 septembre 2001. Ceux-ci avaient été évoqués notamment par les précédentes administrations pour justifier des frappes de drones dans des pays avec lesquels les États-Unis n’étaient pas officiellement en guerre.

Une approche critiquée

Le fait de désigner, même formellement, des trafiquants de drogue comme des terroristes ne change pas le fait qu’il s’agit de criminels et que ce sont les règles existantes en matière de lutte contre la criminalité qui doivent s’appliquer, relève M. Roth.

Le militant note à ce titre qu’en l’absence d’une menace directe pour la sécurité des forces de l’ordre, les criminels doivent être arrêtés et non tués sommairement.

Si l’approche suivie par l’administration Trump dans les Caraïbes est tolérée, les autorités américaines se croiront autorisées « à abattre qui ils veulent en déclarant qu’ils sont en guerre avec eux ».

Mark Nevitt, un juriste issu de la Marine américaine qui connaît bien le droit en matière d’opérations navales, expliquait il y a quelques jours sur le site Just Security que la Garde côtière américaine est depuis des décennies responsable de contrer le trafic de drogue.

Un navire suspect qui refuse de s’arrêter peut d’abord faire l’objet, dit-il, de tirs de sommation. Des tirs ciblés peuvent ensuite être utilisés pour tenter d’immobiliser l’embarcation, par exemple en touchant le moteur ou le gouvernail.

« Beaucoup d’inconnues demeurent relativement à l’attaque [contre le bateau vénézuélien], mais rien ne laisse croire que des tirs de sommation ou d’immobilisation ont été utilisés avant de détruire le bateau », écrit M. Nevitt.

Washington multiplie les menaces

L’opération survenue dans les Caraïbes survient après que l’administration Trump a déployé plusieurs navires de guerre au large du Venezuela et multiplié les attaques verbales contre le régime de Nicolás Maduro en l’accusant de jouer un rôle de premier plan dans le trafic de drogue vers les États-Unis.

PHOTO JUAN BARRETO, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Le président du Venezuela, Nicolás Maduro

Philip Gunson, un analyste de l’International Crisis Group établi à Caracas, note que le recours à la force militaire pour contrer le trafic de la drogue ne donne généralement pas de résultats probants.

La frappe contre le bateau reflète, selon lui, l’approche musclée de Donald Trump en matière de politique étrangère et semble s’inspirer de celle de l’ex-président Theodore Roosevelt, à savoir qu’il est préférable pour faire avancer les intérêts du pays de « transporter un gros bâton ».

« Sauf que Roosevelt disait aussi qu’il fallait parler doucement, ce qui n’est pas le cas ici », note le chercheur, qui peine à comprendre ce que l’administration cherche à obtenir du régime vénézuélien en faisant monter la pression.

« Je ne suis pas certain que Donald Trump le sait lui-même. Il semble y avoir un niveau d’improvisation assez important », dit M. Gunson.

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:expressionless:

« Les décrets de Trump sont comme un arrêt de mort pour ma génération. Il s’en prend à nous en faisant des énergies fossiles ses armes; nous ripostons avec la Constitution. »

Préoccupés par le démantèlement des protections environnementales aux États-Unis, 22 jeunes tenteront de convaincre une cour fédérale de suspendre l’application de trois décrets de l’administration Trump visant à accroître la production d’énergies polluantes. Ces décisions, plaident-ils, violent leurs droits fondamentaux à la vie et à la liberté, pourtant garantis par la Constitution.

Dès le premier jour de son second mandat, Donald Trump s’est arrogé des pouvoirs qui excèdent son champ de compétence en signant des décrets qui minent la transition énergétique des États-Unis au profit des combustibles fossiles, allèguent les jeunes plaignants, originaires du Montana, de l’Oregon, de Californie, de Floride et d’Hawaï.

Outre le président américain et son bureau exécutif, une douzaine de départements et d’agences, ainsi que leurs administrateurs, sont visés dans cette affaire, dont les départements de l’Énergie, de l’Intérieur et des Transports, ainsi que l’Agence de protection de l’environnement (EPA).

Les directives adoptées unilatéralement par l’administration Trump laissent présager “des dommages irréversibles aux générations à venir”, selon le cabinet Our Children’s Trust, qui représente les plaignants, âgés de 7 à 25 ans.

Les décrets […] prétendent faussement qu’il y a une “urgence énergétique”, alors que la véritable urgence réside dans le fait que la pollution causée par les combustibles fossiles détruit les fondements mêmes de la vie des plaignants.

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Entrevue avec Comfort Ero, présidente de l’International Crisis Group Quand les architectes du monde sortent le bulldozer

C’était il y a 30 ans. Les cendres du génocide au Rwanda étaient encore chaudes. La guerre en ex-Yougoslavie et les massacres en Bosnie étaient sur leurs derniers milles. La Somalie s’enlisait.

Mais pourquoi la communauté internationale n’avait-elle pas réussi à arrêter ces crises ? À en minimiser la portée ?, se demandaient-ils. Et comment changer la donne ?

Cette année-là, ils ont mis au monde l’International Crisis Group, un centre de recherche voué entièrement à la prévention et à la résolution de conflits. Et soutenu par de grands noms de la politique internationale et de la philanthropie.

Aujourd’hui, l’organisation a 150 employés répartis à travers le monde et se penche en permanence sur 70 conflits, propose des analyses en profondeur et formule des recommandations qui sont ensuite présentées aux grands acteurs mondiaux.

https://www.lapresse.ca/international/chroniques/2025-09-15/entrevue-avec-comfort-ero-presidente-de-l-international-crisis-group/quand-les-architectes-du-monde-sortent-le-bulldozer.php

https://www.lapresse.ca/international/moyen-orient/guerre-a-gaza/gaza-brule/2025-09-17/guerre-a-gaza/nous-sommes-tous-terrifies.php

https://www.lapresse.ca/international/moyen-orient/2025-09-17/guerre-a-gaza/israel-ouvre-un-nouvel-axe-pour-accelerer-la-fuite-des-habitants-de-la-ville-de-gaza.php

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Stephen Miller, non-élu tout-puissant

(New York) Bien avant l’assassinat de Charlie Kirk, la rhétorique de Stephen Miller glaçait le sang des Américains qui s’inquiètent pour l’avenir de leur démocratie.

Démanteler les « organisations de gauche radicale »

Bref, quand Stephen Miller parle, il faut l’écouter. Le Californien de 40 ans n’a pas seulement l’appui entier de Donald Trump. Il a aussi tous les pouvoirs pour mettre en œuvre ses projets. Et ce qu’il propose depuis l’assassinat de Charlie Kirk est digne d’un État autoritaire.

« Le dernier message que Charlie Kirk m’a donné avant de rejoindre son créateur au paradis était que nous devions démanteler et affronter les organisations de gauche radicale dans ce pays qui fomentent la violence. Nous allons faire ça », a déclaré Miller dimanche soir dernier sur Fox News.

« Et nous allons le faire sous la direction du président Trump. Je me fiche de savoir comment. […] Mais nous allons faire ce qu’il faut pour démanteler les organisations et les entités qui fomentent des émeutes, qui font de la divulgation de données personnelles (doxxing), qui tentent d’inspirer le terrorisme, qui commettent des actes de violence gratuite. Le pouvoir des forces de l’ordre, sous la direction du président Trump, sera utilisé pour vous retrouver, pour vous retirer votre argent, votre pouvoir et, si vous avez enfreint la loi, pour vous priver de votre liberté. »

Ces déclarations ont inspiré au sénateur démocrate du Connecticut Chris Murphy une enfilade de commentaires sur X, dont ceux-ci : « Prêtez attention. Quelque chose de sombre pourrait arriver. Le meurtre de Charlie Kirk aurait pu unir les Américains pour faire face à la violence politique. Au lieu de cela, Trump et ses radicaux antidémocratiques semblent préparer une campagne visant à détruire la dissidence. […] La droite cherche depuis longtemps un prétexte pour détruire son opposition. De plus en plus, la droite considère la gauche comme [une menace] existentielle pour une nation à majorité blanche et chrétienne et doit donc être détruite à tout prix, comme l’a écrit Michael Anton [essayiste et membre de l’administration Trump]. »

https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2025-09-17/stephen-miller-non-elu-tout-puissant.php

Suspension de l’émission de Jimmy Kimmel L’agonie démocratique américaine

(Washington) Recadrons tout de suite l’« affaire Kimmel ». Ce n’est pas une mesure disciplinaire malavisée par un employeur trop frileux. C’est une censure d’État.

Qu’a dit Kimmel de si terrible pour être suspendu ? Rien, en vérité. Il s’en est surtout pris à la récupération politique et à l’empressement des républicains à dire que l’assassin de Charlie Kirk n’était « pas des leurs », alors qu’il est issu d’un milieu conservateur pro-Trump. C’était une attaque contre les MAGA, pas contre la victime.

Mais admettons qu’il ait été irrespectueux, déplacé ou inélégant. Ce n’est pas le cas, mais disons que ce l’est. Dans quel genre de pays les ordres de censure viennent-ils de l’État ? Avec des menaces de perte de licence ?

Les ordres en fait viennent de Donald Trump, il ne s’en cache même pas. Le message a été on ne peut plus clair : il faut s’attaquer à ceux qui propagent les idées de la « gauche radicale » et ceux qui financent son influence. Ses proches ont promis de démanteler de prétendus réseaux « terroristes » ayant mené à l’assassinat de Kirk – dont l’auteur a pourtant, selon toutes les preuves disponibles, agi seul.

C’était vague comme message. On comprend maintenant : toute parole dissidente peut être punie par des mesures de rétorsion diverses. Y compris en utilisant les pouvoirs réglementaires de la FCC.

Dans quel genre de régime voit-on ça ? Ça ne s’appelle pas une démocratie constitutionnelle, ou en tout cas, si c’en est encore une, elle agonise.

Si un pays au monde a pris au sérieux la liberté d’expression, ce sont les États-Unis. Jusqu’à l’excès, jusqu’à l’absurde parfois. Ce n’est pas l’article premier de leur charte des droits pour rien. C’est le fondement même de l’idéal démocratique : la libre circulation des idées, même les plus extrémistes, la discussion et la contestation sans entrave des positions politiques.

En 2023, d’ailleurs, le même Brendan Carr, en parlant de la modération sur les réseaux sociaux, écrivait sur X : « La liberté d’expression est le contrepoids du contrôle gouvernemental. C’est pourquoi la censure est le rêve des gouvernements autoritaires. »

C’est ce qui est en train de s’installer, et chaque jour plus solidement, dans ce pays.

J’écris ces mots de la capitale d’un pays qui se prétendait le centre du « monde libre ». Tout près d’ici, des monuments émouvants rappellent les sacrifices de la Grande Génération. Nés dans la misère de la Grande Dépression, ils sont allés combattre les gouvernements fascistes allemand, italien, japonais. Dans des cimetières immenses reposent des gars de 20 ans morts « pour la liberté ». De chez nous aussi.

Quatre-vingts ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, leur pays a encore la même Constitution.

Mais quand tous les pouvoirs sont entre les mains d’un seul homme, ce n’est plus une démocratie.

L’automne dernier, le dernier chef d’état-major interarmées des Forces armées américaines à avoir servi sous Trump, le général Mark Milley, qui n’est pas exactement un excité, a dit que Donald Trump était « un fasciste jusqu’à la moelle ».

Ils ne l’ont pas cru.

https://www.lapresse.ca/international/chroniques/2025-09-18/suspension-de-l-emission-de-jimmy-kimmel/l-agonie-democratique-americaine.php

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Écoutez Jean-René Dufort et Guy A Lepage au micro de Masbourian, après la première partie avec Luc Rabouin au même lien ici:

Le monde à l’envers de Trump

On vit désormais dans ce monde-là, le monde à l’envers où les trumpistes passent le réel au Photoshop. Le faux est vrai, le blanc est noir. Le mensonge, vérité.
Publié à 6 h 00

Je le constatais en février quand le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait été convié à ce guet-apens à la Maison-Blanche1. C’était lui, l’agresseur ; c’était lui qui risquait de provoquer la Troisième Guerre mondiale par son irresponsabilité… Selon la « vérité » trumpiste.

Rien n’a changé en sept mois, bien au contraire. C’est pire. Les trumpistes ne font pas que miner les institutions et les contre-pouvoirs, c’est la réalité qu’ils veulent changer.

La mort de Charlie Kirk nous offre en cela une classe de maître sur la construction du monde à l’envers de Donald Trump. D’abord, Kirk lui-même. Il avait des idées choquantes, qui ciblaient par exemple les minorités et les femmes2. Il en faisait un commerce. Les trans, les Noirs, les homosexuels, il multipliait les déclarations dégueulasses, provocatrices, idiotes…

Regardez ce que Trump dit de la gauche en général et des wokes en particulier. C’est le même acharnement que les nazis consacraient aux Juifs. Je sais, je sais : il ne faut pas faire de liens avec les nazis, on « gagne » ainsi un « point Godwin3 », selon la loi qui stipule que plus un débat dure longtemps sur l’internet, plus les possibilités que quelqu’un établisse un lien avec Hitler augmentent…

Dans la galaxie trumpiste, « la gauche » est responsable de l’essentiel des violences politiques. C’est faux. Aux États-Unis, les faits démontrent que ces dernières années, la violence politique made in America est le fait de fêlés liés à la droite, d’abord et avant tout5.

Pas grave : le président des États-Unis, son vice-président, les dirigeants d’agences clés – comme le FBI – et tous les relais médiatiques trumpistes répètent le même mensonge : c’est la gauche qui est violente.

Quand les trumpistes se posaient en champions de la liberté de parole, ils parlaient d’abord et avant tout de la leur, au mépris de la parole qui la contredit.

Exemple : l’annulation de Jimmy Kimmel, grand critique de Trump. L’État américain (via la FCC, le CRTC américain) a menacé de retirer à ABC sa licence de télédiffusion après une blague de Kimmel sur la réaction trumpiste à la mort de Charlie Kirk.

Résultat, ABC a plié le genou : Kimmel a été suspendu.

Réaction de Trump : « Kimmel is CANCELLED ».

Ce qu’a dit Kimmel n’était même pas près d’être scandaleux. Il n’a pas raillé la mort de Kirk. Il a raillé la récupération politique de sa mort par les trumpistes. C’est le genre de propos qu’on doit défendre, si on a utilisé une fois l’expression free speech.

Et après la mort de Charlie Kirk, le vice-président des États-Unis a utilisé le poids de sa fonction pour inciter des employeurs à punir des employés (des citoyens) qui auraient tenu des propos jugés inacceptables (selon les critères trumpistes) sur Charlie Kirk.

L’autre jour, Trump s’est fait demander pourquoi il n’avait pas mis les drapeaux américains en berne quand l’élue démocrate du Minnesota Melissa Hortman a été tuée par un électeur républicain, comme il l’a fait pour Charlie Kirk. Le président a eu cette réponse : « Qui ? »

Et l’intimidation de Trump ne connaît pas de frontières.

Mercredi à Washington, il n’a pas aimé la question d’un journaliste australien à propos de sa fortune. Voici ce qu’il lui a dit6 : « Je vais bientôt rencontrer votre premier ministre. Je vais lui parler de vous. »

https://www.lapresse.ca/actualites/chroniques/2025-09-19/le-monde-a-l-envers-de-trump.php

Assassinat de Charlie Kirk Un nouveau cycle de vengeance

Me viennent à l’esprit les mots de Martin Luther King, à qui certains ont eu l’étrange idée de comparer Kirk : « La non-violence est une arme puissante et juste, qui tranche sans blesser et ennoblit l’homme qui la manie. C’est une épée qui guérit. » Cette non-violence, il faut apprendre à l’exercer jusque dans nos mots. Et parfois nos silences.

https://www.lapresse.ca/dialogue/chroniques/2025-09-19/assassinat-de-charlie-kirk/un-nouveau-cycle-de-vengeance.php

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États-Unis: la violence politique en six chiffres

Résumé

États-Unis: la violence politique en six chiffres

Par Jean-Simon Gagné, Le Soleil

20 septembre 2025 à 04h13

En mai, un sondage du New York Times avait semé l’effroi. Il suggérait que 40 % des démocrates supportaient la violence pour déloger Donald Trump de la présidence. Et 25 % des républicains voulaient que l’armée soit utilisée pour disperser les manifestations pacifiques. (Infographie Le Soleil)

Aux États-Unis, la violence politique s’incruste dans le paysage. Il est question d’une tempête parfaite. Selon le cas, on accuse la partisanerie, la haine, la solitude, la maladie mentale ou les médias sociaux. Sans oublier la profusion d’armes à feu.

Les politiciens naviguent en eaux troubles. À la fois complices et victimes. Un certain nombre distribuent les allumettes et le combustible, pour ensuite jouer les pompiers patriotes volant au secours du pays… «What could go wrong?» disent les Américains.

(Infographie Le Soleil)

150 actes de violence politique en six mois

Ça ressemble à une épidémie de rage. Folle. Incontrôlable. Le 13 avril, la maison du gouverneur de la Pennsylvanie, Josh Shapiro, a été incendiée. (1) Le 14 juin, un homme déguisé en policier a tué Melissa Hortman, la présidente de la Chambre des représentants du Minnesota. (2)



Vous en voulez d’autres? Le 17 mai, en Californie, un individu s’est fait exploser dans une voiture piégée près d’une clinique de fertilité. Le 25 juillet, à New York, un homme a ouvert le feu dans l’édifice abritant les bureaux de la NFL. Quatre personnes ont été tuées.

Les violences sont vite oubliées. Digérées. Comme on passe à l’épisode suivant. Selon une banque de données de l’Université du Maryland, 150 attaques politiques ont été commises durant les six premiers mois de l’année 2025. (3)

Évidemment, la «liste» ne comprend pas les deux tentatives d’assassinat contre le président Trump, à l’été 2024. Ni le meurtre de l’influenceur Charlie Kirk, survenu le 10 septembre.

Les auteurs des attaques n’ont pas grand-chose en commun. Sauf peut-être la solitude et la haine. La plupart du temps, ils n’appartiennent pas à un groupe précis. Souvent, ils ont été radicalisés en ligne.

Les experts en perdent leur latin. La violence est devenue banale. (4) Ou comme l’aurait dit Jules César dans sa langue maternelle: «Facti sunt violentia communia

Parfois, le carnage est évité par hasard. Un jour, dans la région de Miami, la police débarque chez un homme qui s’exerce au tir dans sa cour. Le monsieur fait un tel raffut que ses voisins s’inquiètent.

Sur place, les policiers trouvent aussi une liste de cibles comprenant l’adresse de Jared Moskowitz, le représentant démocrate du 23e District de la Floride. Le tireur envisageait d’aller descendre l’élu d’une journée à l’autre. Comme on prévoit d’aller faire son épicerie!



— «J’ai été chanceux, a conclu Moskowitz. Épargné parce que le gars était tellement cinglé qu’il tirait du fusil dans sa cour…» (5)

(Infographie Le Soleil)

398 millions d’armes à feu en circulation

Aux dernières nouvelles, on trouvait 398,5 millions d’armes à feu à travers les États-Unis. Plus de fusils que d’habitants! (6) Toutes proportions gardées, on dénombre deux fois plus d’armes aux États-Unis qu’au Yémen, un pays en guerre depuis 10 ans! (6)

Bien sûr, le nombre d’armes n’explique pas tout. Mais il aggrave la crise. Depuis le début de l’année*, 10 620 personnes ont été tuées par une arme à feu, aux États-Unis. Environ un mort toutes les 35 minutes. (7)

Le 10 septembre, au moment même où l’influenceur Charlie Kirk était assassiné, une fusillade éclatait dans le Colorado. Un étudiant de 16 ans venait d’ouvrir le feu dans une école secondaire. Deux élèves ont été grièvement blessés. Par la suite, le tireur a retourné l’arme contre lui-même. (8)

Difficile à croire, mais 7 % des Américains ont désormais été témoins d’une fusillade dans un lieu public. (9)



Ironiquement, Charlie Kirk considérait les tueries comme un mal nécessaire. Le prix à payer pour bénéficier du 2e amendement de la Constitution (sur le droit de porter des armes).

«Je pense que cela vaut le coup, avait-il expliqué en 2023. Malheureusement, cela cause bien des morts. […] Mais [les armes] permettent de protéger nos autres droits, qui nous ont été donnés par Dieu. C’est un calcul prudent. Rationnel.» (10)

«Après chaque tuerie, nous répétons que rien ne pouvait prévenir ce genre de tragédie. En oubliant que les États-Unis constituent le seul pays du monde dans lequel ce genre de tragédie survient régulièrement,» souligne le journal satirique The Onion. (11)

La question des armes semble insoluble. Au point d’engendrer le cynisme. En témoigne cet armurier du Kentucky, qui affichait une pancarte sur laquelle on pouvait lire:

«Donne une arme à un homme et il volera une banque;

Donne une banque à un homme et il volera le monde…»

(Infographie Le Soleil)

11 millions de visionnements en deux heures sur X

Parfois, la violence devient un spectacle macabre. Le 10 septembre, en l’espace de deux heures, les images de l’assassinat de Charlie Kirk ont été vues 11 millions de fois rien que sur le réseau social X. (12)

Les internautes pouvaient observer Charlie Kirk en train de se vider de son sang sous différents angles. En accéléré. Au ralenti. Impossible d’y échapper sur X, Facebook, TikTok, Instagram, Telegram, YouTube et cie.

Certains utilisateurs lançaient des appels pour «arrêter la violence». Ce qui ne les empêchait pas de partager la vidéo d’une violence inouïe! (13)



À peu de chose près, les images de l’assassinat étaient présentées sans filtre. Il a fallu des heures pour établir une certaine «modération». Pas grave. Ça n’empêchait pas les géants du Web de jouer les citoyens modèles.

«Nous sommes de tout cœur avec la famille de Charlie Kirk à la suite de sa mort tragique, a expliqué un porte-parole de YouTube. Nous exerçons un contrôle étroit sur le contenu de notre plateforme […].»

Bla-bla-bla-bla. Plus hypocrite que ça, tu meurs.

Le pire, c’est que pour la plupart des Américains (et des Nord-Américains), les images sanglantes ont des petits airs de déjà-vu. Chacun a été confronté à des scènes semblables au cinéma, à la télévision ou en ligne. Au point d’être un peu désensibilisé…

Déjà, à la fin des années 1990, l’Association pédiatrique américaine estimait qu’un jeune avait vu en moyenne 8000 meurtres à la télévision vers l’âge de 12 ans. Et 16 000 avant d’avoir 18 ans! (14)

Que ceux qui croient que la situation s’est améliorée aujourd’hui veuillent bien lever la main…

(Infographie Le Soleil)

9500 menaces contre des élus du Congrès en 2024

Selon la police du Capitole, les élus du Congrès à Washington ont reçu 9500 menaces l’an dernier. À titre de comparaison, les autorités en avaient dénombré 3800 en 2017. (15)

Périodiquement, tout le monde promet de faire baisser la tension. Mais les bonnes intentions ne durent pas. Le 10 septembre, quelques minutes après l’assassinat de Charlie Kirk, les élus avaient recommencé à s’insulter à la Chambre des représentants.

— «C’est votre faute», criait Anna Paulina Luna, la représentante du 13e District de la Floride.

— «Adoptez des lois pour contrôler les armes!» hurlaient les démocrates.

À la longue, les menaces ont changé la vie politique. Les événements politiques à l’extérieur ont pratiquement disparu. On les juge trop risqués. Des élus comme le représentant Eric Burlison, du Missouri, portent une arme lors de tous leurs déplacements. Leur personnel politique aussi.



Bien sûr, les États-Unis ont connu d’autres périodes de violence. Des vagues d’attentats à la bombe ont secoué le pays durant les années 1920 et 1970. Durant la seule année 1972, on a recensé 1900 attentats. Environ cinq par jour! (16)

Entre 1963 et 1968, le pays avait été ébranlé par les assassinats de John F. Kennedy, de Malcolm X, de Martin Luther King et de Robert F. Kennedy.

La différence? «Les assassinats des années 1960 étaient perçus comme des anomalies. Maintenant, ils semblent devenus une fatalité», nuance une chroniqueuse du Wall Street Journal. (17)

Au mois de mai, Kat Cammack, la représentante du 3e District de la Floride, a reçu 53 menaces de mort en deux semaines. Tout ça parce qu’elle avait subi une intervention chirurgicale pour empêcher une grossesse ectopique [NDLR: Lorsque l’embryon est logé dans une trompe de Fallope]. (18)

Certains fanatiques jugeaient que l’opération s’apparentait à un avortement. Ils accusaient Mme Cammack d’avoir commis un crime! Ils voulaient la punir!

(Infographie Le Soleil)

80 % des électeurs craignent que «l’autre parti» détruise le pays

Le violent, le radical, le traitre, c’est toujours l’autre. L’adversaire. Pas moins de 80 % des démocrates entretiennent une opinion défavorable des républicains. L’inverse est aussi vrai.

En 2022, 79 % des républicains et 81 % des démocrates croyaient que l’élection de «l’autre parti» pouvait détruire les États-Unis. (19) Comment voulez-vous rester calme lorsque chaque élection devient un combat pour sauver «l’âme» du pays?

Après l’assassinat de Charlie Kirk, la galaxie républicaine s’est déchainée contre les démocrates, la gauche et les wokes. «La gauche est le parti du meurtre», a partagé Elon Musk, sur X.

Malheureusement, la réalité n’est pas aussi simple. Bien malin qui trouvera un lien idéologique entre les différents assaillants.

— Thomas Brook, l’adolescent troublé qui a tenté de tuer Donald Trump, le 17 juillet 2024, n’avait pas d’idéologie «particulière». Auparavant, il envisageait de s’en prendre à Joe Biden;

— Cody A. Balmer, l’homme accusé d’avoir mis le feu à la maison de Josh Shapiro, le gouverneur démocrate de la Pennsylvanie, voulait empêcher que l’on fasse du mal aux Palestiniens de la bande de Gaza; (20)

— Vance Boelter, le suspect dans l’assassinat de la présidente de la Chambre des représentants du Minnesota, était un chrétien conservateur. Il s’opposait à l’avortement et il en voulait à la gauche;



— Luigi Mangione est accusé d’avoir tué le PDG de UnitedHealthcare, à New York, le 4 décembre 2024. Il était révolté par le coût exorbitant des soins de santé et la rapacité des grandes compagnies. (21)

Ça ne vous suffit pas?

— Robin Westman, qui a tué deux enfants dans une église du Minnesota, avait écrit: «Tuez Donald Trump» sur certaines de ses armes. Mais il raffolait aussi des slogans néonazis. Il ne cachait pas son admiration pour Adam Lanza, l’auteur d’une tuerie épouvantable dans une école élémentaire du Connecticut, en 2012. (22)

Le comble de la confusion est atteint avec Guy Edward Bartkus, qui serait mort dans un attentat à la voiture piégée commis contre une clinique de fertilité en Californie, en mai 2025. Monsieur estimait que les êtres humains devaient travailler «à leur propre extinction»!

Sans rire, on peut dire qu’il voulait commencer par lui-même! (23)

(Infographie Le Soleil)

Épilogue: jusqu’à 20 % des Américains approuvent la violence

Selon les sondages, entre 10 et 20 % des électeurs américains approuvent la violence politique. (24) Certains experts évoquent une «culture de l’assassinat». (25) Ils exagèrent, mais quand même…

Sans surprise, l’attrait pour la violence politique diminuerait avec l’âge. Un récent sondage YouGov montre qu’à peine 3 % des gens de plus de 65 ans croient que la violence est «parfois» justifiée. Chez les moins de 30 ans, la proportion grimperait à 19 %. (26)

En mai, un sondage du New York Times avait semé l’effroi. Il suggérait que 40 % des démocrates supportaient la violence pour déloger Donald Trump de la présidence. Et 25 % des républicains voulaient que l’armée soit utilisée pour disperser les manifestations pacifiques. (27)

Il faut dire que là-haut, tout là-haut à la Maison-Blanche, l’attitude de Donald Trump apparaît ambiguë. D’un côté, le président a failli tomber sous les balles d’un tireur. De l’autre, il ne cesse de jeter de l’huile sur le feu. «Seuls les présidents importants se font tirer dessus,» a-t-il fanfaronné.

(Tirée de la chaîne YouTube New York Post)

Quelques jours avant l’attentat contre Charlie Kirk, Donald Trump a diffusé une parodie du film Apocalypse Now. Dans une séquence célèbre du film, le lieutenant-colonel Bill Kilgore répète qu’il aime «l’odeur du Napalm le matin». Dans la parodie, Trump s’exclame «qu’il aime l’odeur de déportation le matin».

On peut goûter ce genre d’humour. Ou pas. Mais il est difficile de ne pas y voir une banalisation de la violence…

En attendant la suite, il apparaît prudent de ne pas terminer sur une note totalement pessimiste. Comme le disait récemment un humoriste: «Les gens sont devenus tellement anxieux qu’il y en a beaucoup qui portent leur ceinture de sécurité au ciné-parc».

* En date du 17 septembre 2025.

Trump juge que la manière dont la presse le traite est « illégale »

PHOTO KEN CEDENO, REUTERS

Le président a encore répété vendredi depuis la Maison-Blanche que, sur certaines chaînes de télévision, « 97 % » de la couverture qui lui était consacrée était négative.

(Washington) Donald Trump, qui a attaqué en justice de nombreux grands noms américains de la presse, a qualifié vendredi « d’illégales » les couvertures médiatiques selon lui trop négatives à son endroit.

Publié hier à 18 h 32

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Agence France-Presse

Évoquant plus particulièrement les chaînes de télévision, le président américain, grand consommateur de petit écran, a déclaré : « Ils vont prendre une histoire très bien. Et ils vont en faire une mauvaise histoire. Vous voyez, personnellement, je pense que c’est illégal ».

Jeudi, le républicain de 79 ans avait évoqué la suspension de licence pour les chaînes qui seraient « contre (lui) ».

Le président des États-Unis, Donald Trump

Il a encore répété vendredi que, sur certaines chaînes de télévision, « 97 % » de la couverture qui lui était consacrée était négative.

Donald Trump a par ailleurs pris résolument la défense du patron du régulateur américain de l’audiovisuel (FCC), Brendan Carr.

Ce dernier avait critiqué des déclarations de l’humoriste Jimmy Kimmel concernant l’assassinat de Charlie Kirk, un proche de Donald Trump, et ouvertement menacé ses diffuseurs de sanctions. Peu après, la chaîne ABC avait retiré de l’antenne l’émission « Jimmy Kimmel Live ! ».

« Je pense que Brendan Carr est un patriote » qui « n’aime pas que les ondes soient utilisées de manière illégale et incorrecte », a lancé le président américain.

Les menaces proférées par le patron de la FCC ont créé un malaise chez certains conservateurs, qui les jugent difficilement compatibles avec la liberté d’expression.

« Je pense que c’est particulièrement dangereux pour un gouvernement de se mettre en position de dire quel discours il aime ou il n’aime pas. J’aime bien Brendan Carr, mais nous ne devons pas nous aventurer là-dedans », a ainsi jugé le sénateur républicain Ted Cruz dans un balado.

https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2025-09-19/trump-juge-que-la-maniere-dont-la-presse-le-traite-est-illegale.php

Département de la Défense Le Pentagone resserre son contrôle sur les informations publiées par la presse

(Washington) Le département américain de la Défense demande désormais aux journalistes accrédités de faire valider par lui toute publication d’information le concernant, classifiée ou non, sous peine de perdre leur accès au Pentagone, un changement qualifié d’« attaque contre le journalisme indépendant » par une importante association de reporters.

Ces nouvelles conditions, transmises vendredi soir aux journalistes concernés, constituent une nouvelle étape dans la lutte que mènent Donald Trump et son gouvernement contre la presse traditionnelle, accusée de lui être défavorable.

Les informations émanant du département de la Défense « doivent être approuvées pour leur publication auprès du grand public par un responsable dédié chargé des autorisations, et ce avant la publication, et même si l’information est non couverte par le secret-défense », peut-on lire dans le nouveau document.

Cela semble ainsi inclure des informations collectées par les journalistes via des sources internes, en dehors des canaux de communication officiels.

https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2025-09-20/departement-de-la-defense/le-pentagone-resserre-son-controle-sur-les-informations-publiees-par-la-presse.php

Reconnaissance d’un État palestinien Espoir à Gaza et colère d’Israéliens

(Gaza) La reconnaissance d’un État palestinien dimanche par le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie a suscité des réactions fortement contrastées, de la bande de Gaza, où des Palestiniens y voient un signe d’espoir, à Israël, où des habitants expriment colère et inquiétude.
Publié à 15 h 30

« Lorsqu’un pays comme la Grande-Bretagne, qui, comme d’autres, a joué un rôle dans notre tragédie, et le Canada nous reconnaissent aujourd’hui, cela ébranle la légitimité d’Israël et donne un nouvel élan d’espoir à notre cause », dit-il.

« Cela pourrait inciter d’autres pays à nous reconnaître, et, espérons-le, mettre fin à la guerre. Malgré tout ce que nous traversons, nous nous accrochons encore à une lueur d’espoir », affirme le jeune homme.

Mais d’autres Palestiniens, en Cisjordanie occupée, expriment leur scepticisme quant aux retombées de ces décisions.

La reconnaissance seule « ne suffit pas, car certains pays ont déjà reconnu la Palestine. Ils l’ont reconnue il y a des années, mais cela n’a donné aucun résultat », pointe Mohammed Azzam, un habitant de Ramallah.

« Au contraire, chaque jour, les attaques des colons se multiplient, les meurtres augmentent, les arrestations se multiplient, les raids et les vols se multiplient, et les points de contrôle envahissent toute la Cisjordanie […] Même si les pays européens ont reconnu (la Palestine), en réalité, cela ne nous aide pas du tout », dit-il.

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a affirmé dimanche vouloir étendre la colonisation en Cisjordanie, et les ministres d’extrême droite, Bezalel Smotrich et Itamar Ben Gvir, appelé à l’annexion de ce territoire occupé par Israël depuis 1967.

L’annonce similaire à celle du Royaume-Uni, du Canada et de l’Australie attendue lundi de la France » serait aussi une confirmation pour des groupes terroristes comme le Hamas qu’ils ont eu raison, et provoquerait […] de l’amertume côté israélien «, ajoute-t-elle.

L’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1219 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.

Les représailles militaires israéliennes ont coûté la vie à 65 283 personnes, en majorité des civils selon le ministère de la Santé de Gaza, dont les données sont jugées fiables par l’ONU.

https://www.lapresse.ca/international/moyen-orient/2025-09-21/reconnaissance-d-un-etat-palestinien/espoir-a-gaza-et-colere-d-israeliens.php

Pourquoi certains pays ne reconnaissent pas l’État palestinien

La France et la Belgique reconnaîtront l’État de Palestine lundi ; le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie l’ont déjà fait ce matin. Certains pays le feront à certaines conditions, mais à moins d’un revirement de situation, le nombre des pays de l’ONU reconnaissant la Palestine dépassera bientôt 150. Malgré cet effet d’entraînement déclenché par la situation à Gaza, une quarantaine d’États campent toutefois sur leurs positions. Outre Israël, l’Allemagne et les États-Unis, notoirement contre, ce club de plus en plus restreint compte aussi les pays suivants. Chacun pour des raisons qui lui sont propres. Survol.

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