Qu’est-ce que ça signifie pour le Canada et ses relations commerciales ?
En somme, il s’agit d’une bonne nouvelle pour le Canada, selon M. Ouellet, même si certains droits de douane pourraient subsister. La conclusion de vendredi marque certainement un changement de ton dans les relations commerciales entre les États-Unis et le Canada, tout comme avec le reste du monde, car l’administration Trump n’a plus la même marge de manœuvre. « Le président ne peut pas faire ce qu’il veut, c’est le message que la Cour lui envoie aujourd’hui », explique le professeur. Il ajoute que le Congrès procède de façon beaucoup plus lente et réfléchie, lorsque vient le temps d’imposer des droits de douane.
D’un côté, vous avez une salle d’audience où les gens s’attendent à ce que la loi soit respectée. C’est pour cette raison qu’ils se présentent devant le juge. De l’autre côté, vous avez ce corridor où des agents masqués, qui ignorent complètement l’État de droit, enlèvent des gens sans tenir compte de ce qui s’est passé dans la salle d’audience.
Brad Lander, contrôleur financier de New York
Cette fois-ci, Brad Lander n’a pas tenté de s’interposer entre le demandeur d’asile et les agents de l’ICE. Mais il ne semble pas moins remué par ce qu’il vient de voir. Selon lui, l’homme arrêté venait de recevoir la date de sa prochaine comparution devant le juge Kim.
« Ces agents de l’ICE sont devenus pour l’essentiel des chemises brunes », dit l’élu démocrate. « Ils enlèvent des gens sans se soucier de la loi. »
« Les enfants non accompagnés comptent parmi les enfants les plus vulnérables confiés à la garde du gouvernement », a écrit le sénateur démocrate, demandant l’abandon du projet d’expulsion. « Dans de nombreux cas, ces enfants et leurs familles ont dû faire le choix impensable d’affronter le danger et la séparation en quête de sécurité. »
L’idée de rapatrier un si grand nombre d’enfants dans leur pays d’origine a suscité des inquiétudes chez les militants qui accompagnent les enfants dans les démarches d’immigration.
« Nous sommes indignés par les nouvelles attaques de l’administration Trump contre les droits des enfants migrants », a déclaré Lindsay Toczylowski, présidente-directrice générale de l’Immigrant Defenders Law Center.
Le maire a ordonné à tous les services municipaux de protéger les droits constitutionnels des habitants de Chicago « face à la possibilité d’un déploiement imminent de l’immigration militarisée ou de la Garde nationale par le gouvernement fédéral ». Interrogé lors d’une conférence de presse sur les agents fédéraux censés « obéir aux ordres », M. Johnson a répondu qu’il ne recevait « pas d’ordres du gouvernement fédéral ».
M. Johnson a eu des mots durs à l’encontre de Donald Trump lors de sa conférence de presse, accusant le président de « se comporter en dehors des limites de la Constitution » et d’instaurer une présence fédérale dans les villes démocrates en guise de représailles contre ses rivaux politiques. « Il est imprudent et incontrôlable, a-t-il déclaré. Il représente la plus grande menace pour notre démocratie que nous ayons connue dans l’histoire de notre pays. »
« Cela fait des mois que je suis inquiet », a déclaré le médecin sur ABC News. Mais « je n’imaginais pas que […] la frontière entre la science et l’idéologie serait totalement abattue ».
Selon ses avocats, l’ex-cheffe des CDC avait refusé « de valider des directives non scientifiques et dangereuses » souhaitées par le secrétaire Kennedy.
À la place de cette scientifique, la Maison-Blanche va nommer Jim O’Neill, bras droit de RFK Jr et ex-financier du secteur des technologies, comme directeur par intérim des CDC, selon le Washington Post.
« Ne pas avoir un dirigeant scientifique à la tête des CDC signifie que nous ne pourrons pas négocier avec le département de la Santé pour véritablement mettre en œuvre une bonne politique de santé publique », a déploré M. Daskalakis.
Les quelque deux millions d’habitants de Gaza seraient déplacés vers d’autres pays ou devraient déménager dans des zones sécurisées à l’intérieur du territoire.
Ceux qui accepteraient de partir recevraient 5000 $ US ainsi qu’une aide couvrant quatre ans de loyer et un an de nourriture, selon le plan.
Les propriétaires qui acceptent de partir recevraient des jetons numériques, qu’ils pourraient utiliser pour se reloger ailleurs ou éventuellement échanger contre un appartement dans l’une des nouvelles villes “intelligentes et aliment锓es par l’intelligence artificielle” qui seraient construites à Gaza.
Il s’agit d’un plan diabolique d’un cynisme absolu qui considère que les Palestiniens ne sont pas des êtres humains à part entière, puisqu’on peut leur proposer n’importe quoi, les trimballer et les faire passer d’une zone à une autre, croit Agnès Levallois, vice-présidente de l’Institut de recherche et d’études Méditerranée Moyen-Orient, à Paris.
Cette tentative de vider Gaza de ses habitants peut être qualifiée d’épuration ethnique, a-t-elle précisé au micro d’Alec Castonguay à Midi Info, sur ICI Première.
Un plan irréaliste
De toute façon, la question ne se pose même pas, puisque ce plan n’a aucune chance de voir le jour, soutient Michael Lynk, professeur de droit à l’Université Western Ontario, à London.
Le plan de paix que Donald Trump avait proposé en 2020, lors de son premier mandat, est passé aux oubliettes. Il arrivera la même chose avec ce projet, estime M. Lynk, qui a été rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés de 2016 à 2022
Le projet américain ne prend aucunement en compte le droit à l’autodétermination des Palestiniens, remarque M. Lynk.
C’est vraiment une utopie politique que personne en dehors du gouvernement israélien et des dirigeants américains ne prend au sérieux.
Une citation de Michael Lynk, professeur de droit à l’Université Western Ontario
Ni les commentateurs ni les médias israéliens ne semblent d’ailleurs prendre le plan au sérieux, ajoute M. Lynk.
“On peut dire que c’est cynique et antihumaniste, mais il s’est donné pour objectif de régler le problème et il semble vouloir le faire, quitte à prendre les grands moyens”, observe M. Boussois, qui ajoute : “Dans la vision du président, tant qu’on ne transforme pas la donne et le territoire, on ne s’en sortira pas.”
Il ne pense pas que les pays de la région, dont plusieurs ont signé des accords économiques avec Israël dans les dernières années, s’opposent à une éventuelle mise en œuvre du projet. Faire table rase pourrait être, pour eux aussi, la meilleure solution pour “effacer toute cette tragédie”.
De plus, quitter le territoire en ruines peut être une option tentante pour plusieurs, estime-t-il, qui pourront refaire leur vie ailleurs.
Cela peut paraître choquant, notamment au regard du droit international, mais il n’y a pas de solution de rechange, souligne le chercheur. Dans un contexte où l’extrême droite domine la politique israélienne, la solution à deux États semble plus lointaine que jamais.
(Washington) Le président Donald Trump a indiqué mardi qu’il ordonnerait l’intervention des forces de l’ordre fédérales pour lutter contre la criminalité à Chicago et à Baltimore, malgré l’opposition des responsables locaux des deux villes.
Le président américain a mentionné qu’il aimerait que J.B. Pritzker l’appelle pour lui dire « Envoyez les troupes », même si le gouverneur a répété à plusieurs reprises qu’il ne le ferait pas.
Plus tôt dans la journée, un juge a déterminé que le déploiement de la Garde nationale par l’administration Trump lors des manifestations contre le contrôle de l’immigration en Californie était illégal.
Le juge Charles Breyer a statué mardi que l’administration du président Donald Trump avait violé la loi fédérale en envoyant des troupes pour accompagner les agents fédéraux lors de rafles visant la détention d’immigrants illégaux. Le juge n’a toutefois pas exigé le retrait des troupes restantes.
Le gouverneur Pritzker et son homologue Wes Moore, à la tête de l’État du Maryland où se trouve Baltimore, également dans le collimateur, ont accusé Donald Trump de « fabriquer des crises » pour justifier l’envoi de forces fédérales dans des États tenus par l’opposition.
C’est que M. Trump a d’« autres objectifs » que la lutte contre la criminalité, soupçonne M. Pritzker : « Il voudrait stopper les élections en 2026 ».
https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2025-09-03/l-independance-de-la-fed-en-cause.php
Alarme
Depuis l’arrivée en poste de Donald Trump, les économistes sonnent l’alarme sur les impacts de ses décisions, que ce soit sur les droits de douane ou autres. Pourtant, l’économie américaine n’est pas en débâcle, malgré les soubresauts. Est-ce à dire que Trump défie les prévisions ?
« Il change souvent d’idée, donc je pense qu’on voit maintenant que les investisseurs attendent », dit M. Clark.
Différents facteurs simultanés – notamment le boom dans l’intelligence artificielle et les déréglementations en environnement, favorables à certaines industries – rendent les évaluations complexes, note M. Drechsel.
« Ce qu’on sait d’autres expériences, c’est que quand on atteint un point de bascule, ça peut dégringoler rapidement », ajoute-t-il.
Poutine joue un jeu dangereux qui montre bien qu’il ne recherche pas la paix. Il ne reculera devant aucun gouvernement européen ou américain, fort de ses alliés clairement présentés à Pékin. https://www.lapresse.ca/international/2025-09-03/defile-militaire/la-chine-est-inarretable-assure-le-president-xi-devant-poutine-et-kim.php
(Kyiv) Le président russe Vladimir Poutine a assuré mercredi être prêt à atteindre « militairement » ses objectifs en Ukraine en cas d’échec des négociations de paix, jetant un froid à la veille d’une réunion d’alliés de Kyiv à Paris.
Le fossé se creuse en matière de vaccins, aux États-Unis. Pendant que le directeur général de la santé de Floride a annoncé mercredi qu’il bannira les obligations vaccinales dans les écoles, trois États de l’Ouest ont créé une « alliance sanitaire » pour proposer de nouvelles recommandations vaccinales.
La même journée, la Californie, l’Oregon et l’État de Washington ont annoncé qu’ils formeront une « alliance sanitaire visant à fournir aux populations des recommandations vaccinales. L’alliance fournira également des informations sur l’efficacité et la sûreté des vaccins « élaborées par des scientifiques, des médecins et d’autres responsables de santé publique de confiance », ont affirmé les dirigeants démocrates de ces États, dans un communiqué commun.
Le tout arrive alors que Donald Trump est engagé dans un bras de fer sans précédent avec les Centers for Disease Control (CDC), la principale agence sanitaire du pays.
Après avoir entamé une refonte importante de cette agence, le secrétaire à la Santé, Robert Kennedy Jr, contesté pour ses positions anti-vaccins, a mis à la porte la scientifique à sa tête. Le renvoi a suscité les condamnations d’institutions médicales et de la gauche américaine.
Avec le Washington Post et Agence France-Presse
Bâillonner les musées, voilà la dernière stratégie du président des États-Unis dans sa volonté acharnée de réécrire l’histoire en cristallisant une vision de l’identité nationale qui asphyxie la diversité nationale. Cette initiative s’inscrit dans les politiques fondées sur de la propagande visant à annuler les politiques d’équité, de diversité et d’inclusion, à censurer des livres dans les institutions d’éducation ainsi qu’à redéfinir l’esclavage et à effacer ses répercussions contemporaines.
Accessoire à la grande épopée américain : l’esclavage
Cette manipulation de la mémoire s’appuie sur un déni des réalités historiques. Selon le président, il faut mettre l’accent sur le « positif » de l’esclavage (brightness) et non sur son inhumanité. En qualifiant l’enseignement de l’esclavage de « woke », alors qu’il s’agit de questions de droit de la personne, le président souhaite que les musées effacent les injustices américaines et se concentrent uniquement sur les triomphes, remplaçant la mémoire par le mythe MAGA.
Le pouvoir d’effacement
Cette attaque des musées illustre que seul l’État peut annuler, car seul lui détient le pouvoir de censurer et de contrôler. En ne reconnaissant pas ces injustices, l’État fait également preuve d’une absence de responsabilité. En braquant l’éclairage sur certains faits historiques et en rayant ou encore en réinterprétant d’autres, qui ne correspondent pas à la vision MAGA, c’est une politique d’ingérence qui se déploie dans les sanctuaires de libre-échange d’idées que sont les musées.
> Face à une telle offensive contre la mémoire, la vigilance citoyenne devient un devoir démocratique. Car une société qui accepte qu’on falsifie son passé compromet irrémédiablement son avenir.
Les Européens « prêts » à « apporter les garanties de sécurité à l’Ukraine »
(Paris) Les Européens sont « prêts » à « apporter les garanties de sécurité à l’Ukraine et aux Ukrainiens, le jour où une paix est signée », à l’issue d’un long travail préparatoire qui est « achevé », a annoncé mercredi Emmanuel Macron en recevant à Paris le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
(Washington) Le déficit commercial des États-Unis s’est de nouveau creusé au mois de juillet, sous l’effet d’une hausse notable des importations, juste avant l’entrée en vigueur des droits de douane présentés improprement comme « réciproques » par le président américain Donald Trump.
Le mois dernier, 54 000 emplois ont été créés dans le secteur privé, contre 106 000 en juillet, selon l’enquête mensuelle ADP/Stanford Lab.
Les marchés s’attendaient à environ 75 000 créations d’emploi, selon le consensus publié par MarketWatch.
« L’année a démarré avec une forte croissance de l’emploi, mais cette dynamique a été freinée par l’incertitude », observe Nela Richardson, l’économiste responsable de l’enquête, citée dans le communiqué.
Selon elle, « plusieurs facteurs peuvent expliquer le ralentissement des embauches, notamment des pénuries de main-d’œuvre, la frilosité des consommateurs ou les bouleversements liés à l’IA » (intelligence artificielle).
La publication sur l’emploi privé est considérée comme un baromètre plus ou moins fiable des chiffres officiels, qui seront publiés vendredi.
Ces données seront scrutées de près, le rapport précédent ayant brossé un tableau négatif et mis en colère le président Donald Trump, qui a limogé la responsable du service des statistiques.
Selon le rapport ADP, la plupart des créations d’emploi sont restées concentrées dans les secteurs des loisirs et de l’hôtellerie en cette période estivale (50 000).
À l’inverse, des emplois ont été détruits dans les secteurs de la logistique et de l’industrie, chahutés par l’offensive protectionniste du président Donald Trump qui a significativement relevé les droits de douane.
Est-ce qu’une taxe peut être considérée comme une forme de règlement, un outil implicite d’un règlement ?
Si vous répondez oui, vous êtes dans le clan de Donald Trump, si l’on peut dire. Si vous répondez non, vous pensez comme 7 des 11 juges de la Cour d’appel fédérale des États-Unis, selon qui les droits de douane imposés à plus de 180 États en avril l’ont été en contravention des lois américaines.
Le jugement ira assurément en Cour suprême. S’il est confirmé et que les droits de douane du « jour de la libération » sont jugés illégaux, c’est tout le rapport de force entre les États-Unis et le monde qui pourrait basculer.
Le jugement de la Cour d’appel du vendredi 29 août porte plus spécifiquement sur les droits de douane imposés par Trump le 2 avril en vertu de l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA).
Ce jour-là, rappelez-vous, les droits avaient été imposés de façon arbitraire selon le niveau du déficit commercial des États-Unis avec chacun des pays.
Ces juges constatent que nulle part les mots « droits de douane » ou « taxe » ne sont mentionnés dans l’IEEPA.
« L’IEEPA ne comporte pas non plus de clause résiduelle accordant au président des pouvoirs au-delà de ceux qui sont explicitement énumérés », est-il écrit dans le jugement des sept juges majoritaires.
Comme outil accordé au président pour parer aux urgences, l’IEEPA permet plutôt de « réglementer les importations et les exportations », d’imposer des sanctions à des pays récalcitrants ou de bloquer des avoirs étrangers.
Or, si cette loi adoptée par le Congrès n’accorde pas le pouvoir spécifique de taxer ou de tarifer au président, le fait de se réclamer de cette loi pour le faire est illégal, expliquent les juges majoritaires. Tout impôt ou taxe doit avoir été autorisé par les représentants élus – les membres du Congrès –, un principe sacré aux États-Unis.
Se pourrait-il que fort de l’appui de ses alliés réunis à Pékin, Poutine se prépare à une guerre à grande échelle?
Des troupes étrangères en Ukraine seraient des « cibles légitimes », prévient Poutine
(Moscou) Le président russe Vladimir Poutine a menacé vendredi les alliés de Kyiv de cibler toute force occidentale déployée en Ukraine, au lendemain d’une réunion à Paris consacrée aux garanties de sécurité dans le cadre d’un hypothétique cessez-le-feu.
Vingt-six pays, essentiellement européens, se sont engagés jeudi à Paris à soutenir militairement l’Ukraine au sol, en mer ou dans les airs dans cette perspective, une avancée « concrète » saluée par le président ukrainien Volodymyr Zelensky après plus de trois ans d’un conflit qui a fait a minima des dizaines de milliers, voire des centaines de milliers de morts.
« Le jour où le conflit s’arrête, les garanties de sécurité se déploient », a expliqué le président français Emmanuel Macron, que ce soit via un « cessez-le-feu », un « armistice » ou un « traité de paix ».
Il ne s’agit donc pas « de mener quelque guerre contre la Russie », mais de la dissuader d’attaquer à nouveau l’Ukraine à l’avenir, a insisté M. Macron, sans fournir de précision ni de détail sur les contributions pays par pays.
Mais Moscou a aussitôt mis son veto à toute garantie militaire occidentale à l’Ukraine.
(Pékin) Le président chinois, Xi Jinping, flanqué des chefs d’État russe et nord-coréen, a fait une démonstration de force mercredi, présentant des armes de nouvelle génération et envoyant un message clair : la Chine monte en puissance pour défier le leadership mondial des États-Unis.
Xi Jingping envoie un message
Ce spectacle impressionnant et les dirigeants réunis autour de M. Xi soulignent son ambition de présenter la Chine comme un rival militaire redoutable pour les États-Unis et comme un pays pouvant constituer une coalition de dirigeants mondiaux pouvant l’aider à contester la primauté de l’Occident.
Selon des universitaires proches du gouvernement, un message est aussi adressé à M. Trump et à ceux qui, dans son entourage, envisagent une relation plus conflictuelle avec la Chine.
« De nombreuses personnes aux États-Unis estiment que la guerre commerciale ne suffit pas et souhaitent provoquer la Chine sur le plan militaire », a déclaré Wang Yiwei, vice-président d’une académie consacrée à la « pensée de Xi Jinping » à l’Université Renmin de Pékin.
Pour le président chinois, c’était une façon claire de dire à Donald Trump qu’il n’est pas le nombril du monde.
L’ordre mondial est à un tournant.
Avec sa guerre tarifaire et son mépris des grandes institutions multilatérales, le président américain a réussi à se mettre à dos ses alliés naturels, au grand bonheur de la Chine.
Pour le président Xi, l’occasion est trop belle de se présenter comme un rempart contre le chaos de Trump, comme un partisan du respect des règles du commerce international.
Son opération charme fonctionne. Pas moins de 26 chefs d’État ont participé au sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai dans le nord de la Chine, au début de la semaine.
Même le premier ministre indien, Narendra Modi, était présent. Assommé par des droits de douane de 50 % voulus par Donald Trump, il a mis de côté sa rivalité de longue date avec la Chine.
Alors que la géopolitique mondiale se transforme, le Canada se retrouve coincé entre l’aigle américain et le dragon chinois. Faute de stratégie bien définie, nous sommes frappés sur tous les fronts, comme on le voit avec la saga des véhicules électriques.
En suivant aveuglément la décision de Washington, Ottawa a bloqué l’accès aux véhicules chinois avec des droits de douane de 100 %. Non seulement cela ne nous a valu aucune gratitude de la part de Donald Trump, qui s’attaque à notre industrie automobile, mais la Chine a répliqué avec des droits de 25 % à 100 % sur des produits comme le canola, le porc et le poisson.
Trop longtemps, le Canada a espéré que l’accroissement du commerce avec la Chine mènerait vers sa démocratisation. Erreur ! Devenue la deuxième puissance économique mondiale, la Chine affirme avec encore plus de cran la supériorité de son régime autocratique.
Le 2 septembre 1945, les envoyés japonais ont capitulé à bord de l’USS Missouri. L’après-guerre a été le début d’une ère d’alliances et de libre-échange. Aujourd’hui, le souvenir de la guerre s’estompe, tout comme le consensus sur la façon d’empêcher de nouveaux conflits entre grandes puissances.
Dans La Presse, via l’agence France Presse : Droits de douane Près de 90 opérateurs postaux suspendent leurs services avec les États-Unis
Genève) Au total 88 opérateurs ont suspendu entièrement ou partiellement leurs services postaux avec les États-Unis, conduisant à une chute de plus de 80 % du trafic vers ce pays à la suite de l’imposition de nouveaux droits de douane par Washington, a annoncé samedi l’agence postale de l’ONU.
L’Union postale universelle (UPU) travaille au « développement rapide d’une nouvelle solution technique qui permettra de relancer l’acheminement du courrier vers les États-Unis », assure son directeur général, Masahiko Metoki, dans un communiqué.
Selon l’UPU, les données échangées entre les opérateurs postaux via son réseau électronique montrent que le trafic vers les États-Unis a diminué de 81 % au vendredi 29 août par rapport au vendredi précédent.
Publication provocante sur Truth Social Trump menace « d’entrer en guerre » avec Chicago
(Washington) Donald Trump a une nouvelle fois agité samedi la menace d’une intervention militaire à Chicago, troisième ville des États-Unis, en mentionnant le nouveau nom donné au département de la Défense, pendant que l’opposition démocrate dénonçait un « dictateur en puissance ».
Une publication qui n’a pas fait rire le gouverneur démocrate de l’Illinois, qui comprend Chicago.
« Ce n’est pas une blague », a écrit samedi J.B. Pritzker sur X.
Le président des États-Unis menace d’entrer en guerre contre une ville américaine.
J.B. Pritzker, gouverneur démocrate de l’Illinois
« L’Illinois ne sera pas intimidé par un dictateur en puissance », a ajouté cette importante figure démocrate.
Des militaires en uniformes, équipés de véhicules blindés, patrouillent depuis mi-août dans la capitale américaine. Samedi, des centaines, voire des milliers, de personnes ont défilé dans les rues de Washington pour protester contre « l’occupation » de la ville par les troupes fédérales.
« À Washington, la grande criminalité, c’est à la Maison-Blanche, » pouvait-on lire sur l’une des pancartes.
