Et la ville refuse la construction de logements tout juste de l’autre côté de la 40, mais ce côté-ci, du 14 étages c’est ok? Il y a une raison pour l’interdire seulement d’un côté?
L’énorme stationnement qui crée une distance entre la 40 et le bâtiment, pas comme pour l’autre projet où il n’y avait que les 3 voies de Crémazie.
Vraiment aucun rapport comme commentaire ici. Suffit de regarder les 2x sites pour voir qu’un est collé sur l’autoroute et l’autre ne l’est pas, pas de racisme ou de classisme ici
En fait, c’est plutôt Villeray qui semble beaucoup plus capricieux que Ahuntsic.
@Olivier fait bien de souligner cette incohérence. Un autre exemple, c’est que Ahuntsic va aller de l’avant avec La Maison du Coin qui est CARRÉMENT au coin de Crémazie.
Ce n’est pas une incohérence comme telle. Les arrondissements sont responsables de leur règlement d’urbanisme, d’autoriser les projets, et de délivrer les permis.
Un arrondissement croit que c’est OK de mettre des résidences sur le bord d’une autoroute, l’autre non.
C’est dans leur responsabilité d’arrondissement, c’est par design, et c’est voulu. Ce n’est pas incohérent avec les règlements et la structure de la ville de Montréal. C’est juste le choix de deux administrations distinctes. Comme le fait d’autoriser des tours ou non, de demander de restaurer des éléments patrimoniaux ou de ne pas autoriser du stationnement de surface.
Ensuite, on voudrait peut-être que la ville de Montréal soit plus uniforme dans les règlements d’urbanisme et ces décisions, mais c’est un tout autre débat. Les réalités d’aménagement sont très différentes dans le territoire de la ville de Montréal, et comme l’administration de la ville centre à tendance à polariser les quartiers centraux et ceux plus excentrés, c’est probablement une bonne chose d’avoir de l’autonomie, jusqu’à un certain point.
À mon avis, spécifiquement pour le fait de vivre collé sur une autoroute, on devrait simplement avoir une norme provinciale basée sur les publications scientifiques, et appliquer des standards pour la construction et l’aménagement. Si ça se trouve, l’un exagère les conséquences de santé publique, ou l’autre ne fait que les ignorer. Dans les deux cas, ça peut simplement être un manque d’expertise à faire un bon choix.
Avec ce que la recherche a démontré en terme de santé publique, je n’arrive pas à concevoir qu’on s’apprête à reconstruire la Métropolitaine à l’identique de sa conception originale !
Je comprends ton point sur la pollution, mais quand je parlais d’incohérence, c’est que les planificateurs de Villeray visent trop la perfection, alors qu’il y a urgence pour du logement abordable.
Autre incohérence: il y a des immeubles résidentiels au bord de Crémazie juuuuuuuuuuuuuste de l’autre côté de la rue sur Fabre:
Je crois que c’est surtout une zone de gris. Dans un autre sujet, on a apporté le bon point que c’était mieux d’avoir une ressource là que du monde dans la rue. Difficile d’être contre ça.
Mais si on dit qu’on fait grandir un enfant là et qu’il a 50% plus de chance de souffrir d’asthme, est-ce qu’on fait le bon choix de construire du logement social là? Si le choix est entre ça et rien, sûrement que oui. Mais il y a des dizaines de sites offerts par la ville qui sont meilleurs, en ce moment, sans preneur à cause du manque de financement. C’est une autre perspective. Faut qu’on assume qu’on crée un fossé important, mesurable, peut-être injuste, de santé publique pour cette population vulnérable, avec les couts humains et de ressources que cela implique.
Je comprends les deux positions, personnellement. Mais si on prend la route d’Ahuntsic, j’aimerais que ça se fasse en assurant les meilleures pratiques possibles pour l’aménagement de l’édifice et des abords de l’autoroute. Mur anti-bruit, barrière végétale, et surtout rendre Crémazie compatible avec un milieu de vie sur les autres points (genre sécurité routière). On a malheureusement pas cette réflexion chez nos élus, et ça rendrait peut-être les projets “mal situés” plus consensuels.
C’est vrai que jusqu’à maintenant, on s’en foutait un peu de ce genre d’enjeu et on a fait des habitations proches des autoroutes. Mais je ne crois pas que ça empêche d’avoir une réflexion maintenant, sur la façon de faire, avec de meilleures données et une connaissance de l’enjeu. C’est juste une évolution des meilleures pratiques. À mon avis.
Le fait que des logements aient été construits à cet endroit en 1989 change-t-il vraiment quelque chose? Aujourd’hui, on connaît beaucoup mieux les effets de vivre à proximité d’une autoroute, tout comme on comprend désormais les risques liés à l’utilisation de l’amiante ou du plomb dans la construction résidentielle.
Quoi qu’il en soit, même s’il est clair que le projet dont il est question ici est situé plus reculé de l’autoroute que celui mentionné dans l’article, ça ne change rien au fait que le nouveau Plan d’urbanisme de la Ville de Montréal ne permet pas l’habitation à cet endroit.
La question n’a donc aucun lien avec ton expérience personnelle à Villeray.
Comment tu expliques La Maison du Coin que j’ai mentionné plus haut?
Villeray est clairement plus restrictif qu’Ahunstic.
Quand je parlais d’expérience personnelle, je faisais référence à l’obtention de permis. Pour faire invalider un refus non justifié, je n’ai seulement eu qu’à parler au superviseur, pointer l’incohérence vs un voisin, et magie! Je ne crois pas que ce soit exclusif à Villeray, mais ça arrive plus fréquemment qu’on le souhaite.
Effectivement, bien d’accord qu’on pourrait ajouter un mur végétalisé aux abords des bâtisses pour mitiger le bruit ou la poussière, c’est un minimum pour atténuer ces désagréments.
Donc ultimement, au lieu d’un refus, l’arrondissement aurait pu imposer ces requis afin d’en arriver à un compromis.
P.S. j’imagine qu’on devrait déplacer cet argument dans un autre sujet?