Effectivement, je crois que nous avons tous les mêmes objectifs!
Si ça peut vous rassurer, dans les dernières années, il y a de moins en moins de barrières. Comme toujours, ça prend du temps avant que les effets se fassent ressentir. Le PUM2050, à titre d’exemple, permettra beaucoup de nouvelles possibilités. Plusieurs CCU ont changé leurs manières de faire pour simplifier le processus pour les bons projets. Plusieurs règlements ont été simplifiés (notamment le règlement sur le retour aux composantes d’origine de Ville-Marie et du Plateau (en cours). Bref, nous sommes dans un processus pour faciliter les bons projets. Les bons projets, je tiens à le réitérer, car ils sont rares. Et par bon projet, j’entends des projets qui visent des quartiers dynamiques, mixtes, vivants, sécuritaires.
Si le sujet vous intéresse, ce documentaire de 2020 est toujours aussi pertinent aujourd’hui: documentaire
Bref, évidement que la lourdeur de certains mécanismes peut avoir un impact, mais c’est négligeable par rapport aux vrais enjeux. Si on veut des quartiers dynamiques, mixtes, vivants, sécuritaires et mobiles, il faudra tôt ou tard agir sur le réel enjeu: il faut construire des logements pour les besoins des gens et non pour faire de l’argent.
Il y a aussi des contre-exemples, comme Vienne, où 60% de son parc immobilier est du logement hors marché. Et c’est une ville non seulement abordable, mais qui en plus est souvent no1 dans les palmarès sur la qualité de vie.
J’arrive un peu tard dans cette discussion, mais c’est intéressant.
La protection de terres comme les ceintures vertes, ont bien un effet sur la rareté des terrains et normalement ont un des 2 effets suivants:
1- soit ça fait augmenter la valeur de l’immobilier
ou
2- ça force la densification en milieu urbain
S’il y a un frein à 2- (NIMBYsme, règlements empêchant la densification, etc.), ça se traduit alors en 1-. Ce n’est pas jamais 100% 1- ou 100% 2- bien sûr, mais l’effet se fera plus sentir dans l’un ou l’autre selon les conditions citées plus haut.
C’est une farce faisant référence à l’ancienne Station Esso qui était la avant le Solstice. Il y a des actions en justice quand à la contamination possible des terrains adjacents mais je n’en sais pas plus. Il ne faut pas prendre ça au premier degré
Comment expliquer qu’avant la grande dépression, le logement était beaucoup plus abordable qu’aujourdhui malgré le fait que le système était 100% libre-marché à cette époque?
Changements de valeurs dans la société, où la marchandisation du logement et la recherche de profit prenait le pas sur le service. Tandis que l’esthétisme en bâtiment faisait davantage place à la construction standardisée et en série. Aussi à l’époque on construisait pour répondre à un véritable besoin à court terme, bien que les constructions étaient paradoxalement plus solides, plus durables et de qualité. Un bon exemple les 2x4 étaient de vraies mesures, ensuite on a aminci les matériaux pour que ça coûte tout simplement moins cher.
Je ne pense pas que c’est tout à fait vrai. On construisait pas mal de taudis à l’époque. La raison qu’on a l’impression qu’on construisait mieux à’dans c temps-là c’est que les logements de mauvaises qualité ont finis par être démolis. Ceux qui reste c’est seulement ceux qui étaient de qualité.
D’après mon expérience de vie à Pointe-St-Charles, on ne construisait pas des taudis mais des logements ouvriers en grande série pour accommoder les nombreux nouveaux arrivants des campagnes.
Bien sûr ces logements étaient plus ordinaires et moins confortables, ils s’adressaient aux plus pauvres et pouvaient peut-être être moins bien entretenus, cela dépendait des propriétaires, bien que c’était une minorité.
Cependant dans le centre-sud et les autres quartiers centraux de Montréal (Verdun, St-Henri, le Plateau, Hochelaga, etc) on trouve encore une majorité de ces logements ouvriers qui ont bien traversé le temps, tout en demeurant solides et pleinement fonctionnels encore aujourd’hui.
C’est ce qui fait justement l’intérêt de ces quartiers authentiques qui ont conservé leur âme. Je vois la même chose aujourd’hui à Québec en descendant dans la basse-ville, St-Sauveur, St-Roch, Limoilou, Vanier, où j’aime me promener, qui sont de l’époque industrielle et qui s’adressaient à la même clientèle.
Il faut un ancrage solide pour une tour de cette importance, il y aura aussi certainement excavation et fondations selon le code du bâtiment. Même si l’entête n’en parle pas je serais très surpris qu’on n’accorde pas un certains nombres de cases de stationnement pour les résidents dans un quartier aussi dense.