Ville de Québec - Parcs, plages et espaces verts

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Résumé

30 ans à faire de Québec une capitale aux sites uniques

Par Annie Melançon, rédactrice de contenu promotionnel

21 juin 2025 à 00h00|

Mis à jour le21 juin 2025 à 08h43

Contenu commandité | Commission de la capitale nationale du Québec

Qu’ont en commun des sites très fréquentés et reconnus pour leur haut potentiel touristique, patrimonial ou naturel comme la promenade Samuel-De Champlain, le parc du Bois-de-Coulonge, le Domaine Cataraqui, le site archéologique Cartier-Roberval, la place des Canotiers, l’Observatoire de la Capitale ou la Place de l’Assemblée-Nationale? Ils appartiennent tous à la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ).


Créée en juin 1995 d’une volonté du gouvernement du Québec de faire rayonner sa capitale, la CCNQ fête aujourd’hui ses 30 ans. Trois décennies à transformer le paysage urbain pour faire de la Capitale-Nationale une région résolument moderne, fière de son passé et confiante en son avenir. La liste des réalisations est grande – vous en aurez un petit aperçu ici – et les retombées sont énormes, à la fois pour les citoyens, pour la région et pour tout le Québec.

Au total, 16 sites uniques appartiennent à la CCNQ. Sa mission est d’aménager, préserver et mettre en valeur ces lieux pour les rendre accessibles à un maximum de gens. Pour faire découvrir et animer ces espaces, plusieurs activités sont aussi organisées un peu partout sur le territoire de la capitale.



André Roy, président-directeur général de la CCNQ.

« On retrouve actuellement quelque 760 activités sur nos sites, et on souhaite bonifier ce volet en développant davantage de partenariats avec différents acteurs régionaux – partenaires événementiels, culturels, touristiques, historiques, etc. Nos sites sont disponibles gratuitement et offrent beaucoup de potentiel. Plus ils seront animés, plus les gens pourront pleinement en profiter », explique André Roy, président-directeur général de la CCNQ.

La CCNQ relève du ministre responsable des Infrastructures et responsable de la région de la Capitale-Nationale, Jonatan Julien. « La Commission joue un rôle central dans la mise en valeur et l’accessibilité des sites emblématiques de notre région. Je suis fier de cette institution qui embellit notre paysage urbain depuis 30 ans. »

Près d’un million de visiteurs!

Certains s’y baladent tout doucement, au rythme des vagues du fleuve. D’autres y pédalent avec énergie, stimulés par la beauté des lieux. Des enfants s’amusent à la piscine alors que plus loin, livre à la main, une dame relaxe sur le mobilier urbain, jetant à l’occasion un coup d’œil sur le majestueux Saint-Laurent. Voilà le genre d’expérience que l’on peut vivre – parmi tant d’autres – à la promenade Samuel-De Champlain. « L’engouement marqué pour la promenade démontre toute l’importance de la CCNQ pour notre communauté, note le ministre Julien. Le site permet de redonner le fleuve aux citoyens et de bonifier leur qualité de vie. »

Promenade Samuel-De Champlain. (Jonathan Robert)

En 2024, selon une étude de Léger, près de 1M de personnes ont fréquenté cet espace aménagé de main de maître par la CCNQ. Et le taux de satisfaction des visiteurs? Une note parfaite de 100%! Le projet a comporté trois phases totalisant 6,8 km entre la côte Gilmour et les ponts. Cette grande réalisation reflète bien la raison d’être de l’organisation, et met en lumière son expertise en aménagement urbain.

Station de la plage, promenade Samuel-De Champlain.

« Ce projet a transformé le visage de tout ce secteur. Rappelons qu’il a fallu déplacer une voie ferrée, retirer un viaduc; les gros silos Irving ont aussi disparu du paysage! Aujourd’hui, des milliers de personnes se sont approprié les lieux et profitent chaque jour de ces installations de haut niveau. Et ça, c’est notre plus belle récompense », mentionne André Roy.

Énoncé de vision, secteur étang de la Côte.

Le gouvernement du Québec a récemment présenté l’énoncé de vision pour lancer la phase 4 de la promenade. Ce réaménagement du littoral du Saint-Laurent s’étend sur une distance de 8 km entre le secteur d’Estimauville et la chute Montmorency. La CCNQ, qui a été mise à contribution dès les premières étapes, a joué un rôle clé dans la conception et la mise en œuvre de cette démarche. Elle a collaboré activement avec la Ville de Québec, le ministère des Transports et de la Mobilité durable, le Port de Québec, la Table citoyenne et d’autres organismes du milieu afin que le projet chemine bien.

Passerelle projetée pour la phase 4.

À l’initiative du ministre Julien, le premier geste concret de ce projet ambitieux sera la construction d’une passerelle pour les piétons et cyclistes. « Ce chantier sera mis en œuvre rapidement, précise-t-il. La passerelle est le premier pas de la mise en œuvre de la phase 4. Cette infrastructure permettra de simplifier l’accès à la baie de Beauport à partir de l’avenue d’Estimauville. » Consultez la page consacrée au projet de réaménagement du littoral du Saint-Laurent, phase 4.

D’autres lieux à découvrir bientôt

Parmi les autres projets de la CCNQ en cours, il y a la restauration des fortifications au parc du Cavalier-du-Moulin, situé au cœur du Vieux-Québec. L’automne dernier, les travaux ont permis de découvrir des vestiges d’une fortification datant du début du 18e siècle. La préservation et la mise en valeur du patrimoine dans la capitale font aussi partie de la mission de la CCNQ qui poursuivra ce chantier majeur pour encore quelques années.

Parc des Moulins.

Autre transformation d’envergure, celle du parc des Moulins. Des travaux seront réalisés pour maintenir les actifs de l’ancien jardin zoologique (ponts, bâtiments, mur d’enceinte) et d’autres viendront transformer le portrait de ce site magnifique qui bénéficie d’une belle biodiversité. Une fois de plus, le projet se fera en concertation avec les gens du milieu. « Il y a notamment deux écoles tout près, et l’espace pourrait être parfait pour des classes en nature. D’entendre les gens qui utiliseront les lieux est très important pour nous; on le fait pour eux, donc pour bien répondre à leurs besoins, il faut connaître leurs attentes. Et il ressort toujours de belles idées de ces consultations publiques », note le président-directeur général de la CCNQ.

Les employés de la CCNQ ont récemment souligné le 30e anniversaire de l’organisation.

Venez célébrer les 30 ans de la CCNQ

Le dimanche 22 juin, les visites seront gratuites à l’Observatoire de la Capitale. Profitez de l’occasion pour bénéficier de la plus belle vue sur la région! Puis le dimanche 27 juillet, une fête champêtre aura lieu au magnifique parc du Bois-de-Coulonge. Il y aura des activités et de l’animation pour toute la famille.

Parc du Bois-de-Coulonge.

« Cet été, venez découvrir ou redécouvrir nos différents sites. Ils offrent chacun une expérience unique et hors du commun », rappelle André Roy.

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La Ville de Québec a annoncé le 29 juillet 2025 le début des travaux d’aménagement de place de Namur, située au carrefour des rues Saint-Nicolas, des Vaisseaux-du-Roi et de la côte de la Potasse.

Trottoirs élargis, intersections sécurisées, ajout de bancs et installation d’œuvres d’art public : reliant la gare du Palais à la ville fortifiée, la place de Namur facilitera des déplacements tout en confort aux piétons et aux piétonnes, en plus d’offrir un espace d’arrêt ombragé pour se reposer et se divertir dans leur montée de la côte du Palais.

La superficie piétonne sera bonifiée de 215 mètres carrés et 100 mètres carrés seront dédiés au verdissement avec l’ajout d’au moins trois arbres.

Un module d’interprétation sera installé à place de Namur. Conçu à l’occasion du
40e anniversaire de la reconnaissance du Vieux-Québec comme site du patrimoine mondial de l’UNESCO, il se veut le premier exemplaire d’un nouveau modèle de structures plus stimulant, donnant la possibilité aux passants de voir et de toucher des objets en exposition.

Le module comprendra entre autres l’œuvre La Hure du Grognon . Ce bas-relief, don de la ville de Namur à la Ville de Québec, est une copie d’une dalle sculptée du 18e siècle. À Namur, La Hure du Grognon est considérée comme la plus vieille œuvre d’art de la collection municipale.

Place de Namur comprendra également une œuvre d’art public, Confluence, de l’artiste de Québec, Danielle April. Conçue spécifiquement pour cet espace, la sculpture à échelle humaine évoque les nombreuses similitudes entre Namur et Québec, deux villes francophones et fortifiées qui se sont développées à la confluence d’un fleuve et d’une rivière. Elle reprendra des toponymes que partagent les deux capitales, dont certains sont gravés sur les lignes ondulées des 14 vagues de la sculpture en aluminium.

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Résumé

Le parc et la marina Saint-Roch échoueraient solidement à un test environnemental

Par Mylène Moisan, Le Soleil

2 septembre 2025 à 04h08

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Sous le parc et la marina Saint-Roch, l’eau et le sol sont hyper contaminés. (Frédéric Matte/Le Soleil)

CHRONIQUE / Il serait impossible aujourd’hui d’aménager la marina Saint-Roch et du parc Gilles-Lamontagne sans s’attaquer à la contamination de l’ensemble du terrain, un des très pollués de la ville. Il ne passerait pas la rampe, même pas proche.


Avant 2003, c’était au bon vouloir de chacun.

Cette année-là, un tout nouveau régime législatif sur les sols contaminés est entré en vigueur, contraignant ainsi tous ceux qui voulaient changer la vocation d’un terrain de passer d’abord par une évaluation du site, puis au besoin, par une réhabilitation des sols pour qu’ils respectent les critères établis par le ministère de l’Environnement.



Le parc Gilles-Lamontagne, autrefois le parc de la Jeunesse, a été aménagé en 1985, à l’occasion de l’Année internationale de la jeunesse. On y trouve des paniers de basket, des sentiers pédestres, de vélo, des aires de jeu, de l’herbe à l’ombre des arbres pour se détendre. On y trouve aussi l’école primaire des Berges tout juste à côté.

Hyper contaminés

Sous les pieds des passants, l’eau et le sol sont hyper contaminés.

Pour établir les niveaux de contamination, le ministère de l’Environnement les classe selon quatre critères: A étant peu ou pas contaminé, D étant extrêmement contaminé. Pour des projets résidentiels, commerciaux et récréatifs, le niveau ne doit pas dépasser B. Pour un projet à vocation industrielle, la limite est fixée à C. Lorsque la contamination atteint D, le sol doit être traité ou, si la chose est impossible, il doit être transporté dans un site accrédité par le ministère.

Sous le parc et la marina Saint-Roch, ça dépasse D. Selon le répertoire des terrains contaminés du Québec, accessible sur le site du ministère, on y a trouvé des hydrocarbures aromatiques monocycliques et polycycliques (les potentiellement cancérigènes HAP), en plus d’hydrocarbures pétroliers, du soufre et des métaux qui ne sont pas identifiés.

On retrouve les mêmes contaminants dans l’eau souterraine, en plus de baryum, de manganèse et de sulfures. Avec la rivière Saint-Charles à côté. Le répertoire indique que les informations contenues dans les deux fiches liées à ce site sont récentes, des mises à jour ayant été effectuées en septembre 2023 pour l’une et le 26 août, mardi, pour l’autre.

Le parc Gilles-Lamontagne, autrefois le parc de la Jeunesse, a été aménagé en 1985, à l’occasion de l’Année internationale de la jeunesse. (Frédéric Matte/Le Soleil)

Il y a deux ans, la collègue Émilie Pelletier nous apprenait la présence de concentrations élevées de biogaz à certains endroits, tel que le révélait un rapport d’évaluation environnementale dont elle avait obtenu copie. «La prudence est de mise dans ce secteur, notamment en cas de travaux d’excavation, puisque les concentrations de méthane se mélangeraient alors à l’air ambiant et pourraient occasionner des situations de concentrations de méthane entre 5 et 15 %», pouvait-on y lire.



«Historique complexe»

Coordonnateur du secteur industriel au ministère de l’Environnement, Guillaume Jacques est bien au fait de ce dossier. «C’est un site qui a un historique complexe. Il y a eu plusieurs stations-service sur ce terrain-là. Il y a eu du remblayage en rive avec des matériaux divers. À l’époque, comme ça se faisait, on prenait des matériaux qui étaient contaminés. Il y a eu une ancienne scierie, un ancien garage d’entretien mécanique. Il y a eu des voies ferrées, il y a eu un nettoyeur à sec.»

Résultat, «c’est des couches et des couches d’usages historiques qui, chacune, a pu contaminer avec différents contaminants. C’est un site aussi qui est un ancien lieu d’élimination de matières résiduelles, par exemple des déchets de la scierie, des écorces, des propos à l’époque qui ont été enfouis. De manière générale, c’est un lieu où on a éliminé des matières résiduelles.»

On a mis un parc là-dessus.

Et tant que ça reste un parc, la contamination peut rester telle quelle. «On ne peut pas gérer tous les sols contaminés d’un coup, c’est une réalité. C’est pour ça qu’on fonctionne avec des déclencheurs. Les deux principaux, c’est quand il y a cessation définitive d’une activité qui est visée par règlement. Le meilleur exemple, c’est une station-service. L’autre, c’est quand on change l’utilisation d’un terrain.»



Sous le parc et la marina, les sols sont lourdement contaminés.

Au printemps, des discussions ont justement été amorcées entre la ville de Québec et le ministère de l’Environnement pour donner une autre vocation à l’endroit, un «déclencheur légal» qui obligerait alors une décontamination du terrain. «Il n’y a toujours pas de plan de réhabilitation et pourtant, on est en discussion avec la Ville depuis des mois.»

Je n’ai pas eu de réponse de la ville à savoir ce qu’on y projetait, mais le texte publié il y a deux ans faisait état d’aménagements pour le tramway.

20 000 m³ de sols contaminés

Selon l’information dont dispose le ministère, il y aurait presque 20 000 m³ de sols contaminés dépassant le critère C, soit l’équivalent de huit piscines olympiques. Pour un usage récréatif, le sol doit être ramené au critère B. «C’est quand même assez majeur» comme opération de réhabilitation, prévient M. Jacques.

La contamination est si profonde dans le sol qu’il ne faut pas s’attendre à ce qu’il soit tout décontaminé. Le ministère pourrait exiger qu’il le soit sur les premiers mètres de surface, laissant en dessous les sols dans l’état où ils sont. L’objectif est d’arriver à «une amélioration par rapport à la situation qui prévaut depuis des décennies».

Pas très loin, les habitations du Village de l’Anse sur la rue de la Croix-Rouge ont également été construites avant la loi de 2003. En consultant le répertoire du ministère, on constate que l’évaluation de l’eau et du sol indique une forte contamination.

Dans le sol, on y a trouvé de l’arsenic, du baryum, de benzène, de cuivre, d’étain, d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), des hydrocarbures pétroliers, du manganèse, du mercure, des métaux, du molybdène, du plomb, du sélénium, du soufre, du zinc.

Alouette.

Dans l’eau souterraine, on a trouvé du baryum, des chlorures, du cuivre, des HAP, du manganèse, des sulfures, du zinc.



À moins d’un déclencheur, ce site, à l’instar des autres lieux contaminés de la ville, continuera à contenir une foule de polluants à des niveaux dépassant les normes actuelles, avec tout ce que ça peut impliquer de conséquence sur la nappe phréatique, les cours d’eau les bordant, la faune, la flore et parfois la santé humaine.

Tout, à cause de décennies de laisser aller.


Résumé

Boisé des Châtels, la conservation à 54 millions

Par Valérie Gaudreau, Le Soleil

17 septembre 2025 à 04h10

La Ville de Québec vient d’acheter au Groupe Daillaire trois nouvelles parcelles de terrain pour les soustraire au développement. La facture de 18 millions de dollars a été votée mardi. (Caroline Grégoire/Archives Le Soleil)

CHRONIQUE / L’administration Marchand versera 54 millions pour protéger 66 % des terrains de Chauveau où se trouve le boisé des Châtels.

«C’est énorme. C’est beaucoup d’argent», lance d’entrée de jeu la conseillère municipale Marie-Josée Asselin en entrevue au Soleil mardi.

Oui, c’est beaucoup de sous. Quand j’ai commencé à écrire sur le sujet il y a près de deux ans, je me demandais bien combien pouvaient bien valoir ces vastes terrains boisés que possède Groupe Dallaire depuis 20 ans.



Au conseil municipal mardi, une somme de 18 millions de dollars a été votée pour acheter trois parcelles de terrain et les soustraire au développement.

Cette somme s’ajoute à l’achat des terrains sur lesquels est situé le bassin de rétention Castonguay pour 11 millions et à une promesse de 25 millions pour acheter au promoteur Groupe Dallaire la partie ouest du site.

Ce secteur boisé avec des milieux humides est sous le coup d’un Règlement de contrôle intérimaire (RCI) qui empêche tout développement.

La Ville, le gouvernement fédéral et l’organisme Canards illimités discutent présentement pour l’acquisition de cette zone protégée.


À lire aussi


Le pari de Marchand pour développer les boisés de Chauveau

Le Soleil révélait aussi en février que Groupe Dallaire fait un «don écologique» d’une partie équivalant à 15 millions de dollars.

«Pour la Ville, ça fait 54 millions investis dans la protection du boisé des Châtels», martèle Marie-Josée Asselin. «Il n’y a pas ben, ben de parcs à Québec depuis quatre ans qui ont eu 54 millions», dit-elle.

La longue route

Pour l’élue du district Loretteville-Les Châtels, cette acquisition de 18 millions vient clore ce dossier qui l’a occupée depuis son élection avec l’équipe de Bruno Marchand en novembre 2021.



À l’époque, le propriétaire des vastes terrains boisés du secteur Chauveau, Groupe Dallaire, avait présenté à l’ancienne administration de Régis Labeaume un projet prévoyant de la construction résidentielle et industrielle sur presque l’entièreté du site.

Marie-Josée Asselin est vice-présidente du comité exécutif responsable du développement durable, des milieux naturels et de la biodiversité. (Caroline Grégoire/Archives Le Soleil)

«Je me souviens, en janvier 2022 quand j’ai eu première rencontre sur ça. Et je me disais: “non, ce n’est pas possible. Ça ne peut pas être ça!”»

Marie-Josée Asselin a été impliquée dans le dossier comme élue du secteur, mais aussi comme vice-présidente du comité exécutif responsable du développement durable, des milieux naturels et de la biodiversité.

Le pari du PPU

Après avoir refusé la dernière mouture du promoteur, l’administration Marchand a fait en janvier 2024 le pari d’élaborer un plan particulier d’urbanisme (PPU). Une première pour un terrain privé.



La Ville a voulu mettre dès le départ le propriétaire Groupe Dallaire et les citoyens dans le coup.

On prévoyait une adoption avant la prochaine campagne électorale de novembre 2025.

Entre nous, je n’y croyais pas trop. Même qu’en janvier 2025, j’écrivais que tout laissait présager que le dossier serait une fois de plus un enjeu électoral dans le secteur.

Finalement, la protection des deux tiers du site est assurée depuis le RCI de février.

Pour l’autre tiers, le zonage, les hauteurs, les rues sont déterminés dans le PPU adopté au conseil du 26 août.

Cette carte du vaste site de Chauveau présente, à gauche, la section ouest qui sera protégée. Les parties roses (industriel) et jaunes (résidentiel) seront construites. Les bandes vertes ont été achetées par la ville qui empêchera toute construction. (Ville de Québec)

Combien pour protéger à 100 %?

Préserver 66 % du secteur n’est toujours pas suffisant pour certains citoyens.

Depuis des années, ils sont plusieurs à souhaiter une protection de 100 % du site. C’est notamment le cas des Amis du boisé des Châtels, du Conseil de quartier, de la cheffe de Transition Québec, Jackie Smith et du député de Québec solidaire Sol Zanetti.

Ils estiment que la Ville de Québec pourrait acheter l’intégralité de cette rare forêt urbaine.



Lors du conseil municipal du 26 août, l’adoption du PPU a donné lieu à des échanges corsés entre Jackie Smith et la conseillère Mélissa Coulombe-Leduc de l’équipe du maire. Au point où Jackie Smith a été expulsée de la séance.

Au fil des ans, des citoyens ont plaidé et plaident toujours pour une protection de 100 % des terres. (Jocelyn Riendeau/Archives Le Soleil)

Pour Marie-Josée Asselin, qui se présente de nouveau pour les élections de novembre, préserver 100% du site est impensable.

Les 54 millions de dollars prouvent, selon elle, combien de fonds publics auraient dû être versés pour une préservation intégrale.

«Quand les gens disent que la Ville avait juste à l’acheter, conclut-elle, je pense qu’ils n’avaient pas idée de la valeur que ça représentait.»

Un parc de huit millions sur les berges d’une école privée

Par Mégan Harvey, Le Soleil

Les berges du Juvénat Notre-Dame, à Lévis, s’apprêtent à changer de visage. Un projet évalué à huit millions de dollars viendra métamorphoser le terrain de l’école secondaire privée en un parc riverain ouvert au public, donnant un accès élargi au fleuve.

Résumé

Un parc de huit millions sur les berges d’une école privée

Par Mégan Harvey, Le Soleil

17 septembre 2025 à 04h04

L’école secondaire privée du Juvénat Notre-Dame se situe à Lévis sur le bord du fleuve Saint-Laurent. (Caroline Grégoire/Le Soleil)

Les berges du Juvénat Notre-Dame, à Lévis, s’apprêtent à changer de visage. Un projet évalué à huit millions de dollars viendra métamorphoser le terrain de l’école secondaire privée en un parc riverain ouvert au public, donnant un accès élargi au fleuve.

Promenade riveraine, classe verte, agora, belvédère d’observation et de pêche: les abords du Juvénat Notre-Dame, à Saint-Romuald, vont bientôt changer.

L’école secondaire privée annoncera jeudi un projet majeur visant notamment la restauration des berges ainsi que l’aménagement de sentiers et d’une promenade riveraine, selon des documents consultés par Le Soleil.



Les coûts de réalisation du projet sont évalués à huit millions de dollars, dont 1,05 million investi par la Ville de Lévis. D’autres partenaires seraient impliqués, dont le gouvernement du Québec, selon nos informations.

Les installations sont prévues à même le terrain de l’école privé, au long du fleuve Saint-Laurent, près de la rivière Etchemin et «en continuité avec le parc municipal du Rigolet situé sur un terrain adjacent.»

Ouvert au public

Même si le parc prendra place sur le terrain de l’école secondaire privée, les nouvelles installations devraient profiter à tout le monde.

Le Juvénat Notre-Dame devrait rendre «les principaux espaces du parc, ouverts au public (sentiers, promenade riveraine, belvédère et accès aux affluents), accessibles en dehors des heures de classe régulières et des activités parascolaires.»

L’entente prévoit un accès libre les soirs de semaine, après 17h, ainsi que durant les fins de semaine et pendant la période estivale. Sauf en cas d’exceptions «liées à la sécurité ou à des évènements autorisés».

Il est aussi prévu que l’établissement scolaire accueille différents publics sur le site, le Camp Rive-Sud et le Demi-marathon de Lévis sont nommés en exemples. L’établissement offrira également de louer certains espaces, comme l’agora et la classe verte, à des organismes, des entreprises, des citoyens et partenaires du projet.

Lévis investit un million

À son dernier conseil municipal, Lévis a voté l’entente qui prévoit une aide financière de un million pour soutenir l’établissement scolaire dans la réalisation du chantier.



«Le fait de ne pas aider le Juvénat dans ce projet compromettrait la viabilité de celui-ci et priverait la population lévisienne d’un accès à un site nature d’un potentiel d’exception dont la mise en valeur et l’aménagement sont nécessaires», peut-on lire dans une fiche de prise de décision. Il s’agit d’un document qui sert à éclairer le choix des élus.

Le financement de la part de Lévis s’échelonnera sur trois ans. Un premier versement de 50 000$ en 2025, 900 000 $ en 2026 et 100 000 $ en 2027.

L’argent provient du Fonds parcs, terrains de jeux et espaces naturels de la Ville de Lévis. L’administration avait déjà consacré, en décembre 2024, un montant de 100 000 $ au Juvénat Notre-Dame pour une étude d’avant-projet.

Au-delà de l’appui de la Ville, le projet reposerait aussi sur une campagne interne de dons, de donateurs privés ainsi que sur une contribution financière directe de l’établissement scolaire.

Cinq terrains de volleyball de plage avaient été aménagés en juin dernier sur le terrain de l’école, constituant une première phase de la transformation du site. Ces derniers ainsi que les stationnements et autres espaces du bâtiment de l’école ne sont pas visés par la présente entente financière avec Lévis.
Le Juvénat Notre-Dame profitera de l’annonce de jeudi pour dévoiler les premières esquisses des installations. Le début des travaux serait prévu au printemps ou à l’été 2026.

Parc linéaire de la Rivière St-Charles photos d’hiver. Piste de ski de fond et sentiers de marche, parfois parallèles, parfois nettement séparés.

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