Ville de Québec - Événements, culture, art public, loisirs et festivals

Autant les activités de la Caserne Dalhousie sont importantes, essentielles même, et méritent tout mon respect, autant le choix architectural de son agrandissement n’est pas seulement une erreur — c’est une honte, une insulte au bâtiment historique de 1912 et à son environnement immédiat.

Je comprends qu’un projet financé en grande partie par des fonds publics doive respecter une enveloppe budgétaire (qui, soit dit en passant, a presque triplé et reçu plusieurs millions en subventions additionnelles). Mais je ne comprends pas qu’avec tous les architectes talentueux que nous avons, personne n’ait su proposer un projet digne de cet emplacement chargé d’histoire.

Je ne plaide pas pour un pastiche du passé : si l’on choisit la voie du moderne, qu’on le fasse vraiment — avec audace, émotion et respect du lieu. Surtout ici, dans un espace consacré à la création. Au lieu de cela, on nous sert encore une fois une boîte grise, monotone, sans âme, qui ne s’intègre ni au quartier ni à l’esprit de Québec.

J’aime profondément cette ville, mais nous ne pouvons pas continuer à la défigurer en nous reposant uniquement sur nos bâtiments patrimoniaux. Québec doit continuer à innover. Et l’innovation n’est pas qu’une question de budget — c’est avant tout une question de vision, pour aujourd’hui et pour les générations à venir.

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Nouveau prix d’architecture pour la bibliothèque Gabrielle-Roy

Moins de trois mois après avoir été sacrée Bibliothèque publique de l’année par la Fédération internationale des associations et institutions de bibliothèques (IFLA), la bibliothèque Gabrielle-Roy poursuit sa lancée. L’édifice phare du quartier Saint-Roch vient de recevoir le Prix Architecture de bibliothèques et de centres d’archives du Québec 2025. C’est une nouvelle distinction qui s’ajoute à une série de reconnaissances depuis sa réouverture.

Christophe Gagnon-Fortin • 5 novembre 2025

L’œuvre de Micheline Beauchemin située dans l’escalier central, fait partie de l’une des trois stations d’ateliers de création à la Bibliothèque Gabrielle-Roy.

Crédit photo: Ville de Québec

Remis par la Fédération des milieux documentaires, ce prix récompense les meilleures réalisations architecturales de bibliothèques et de centres d’archives au Québec. La distinction a été attribuée à la Ville de Québec et au consortium d’architectes Saucier + Perrotte | GLCRM lors du Congrès des professionnels de l’information, tenu cette semaine à Laval.

Une architecture primée pour sa diversité et son ancrage local

Le projet de transformation de la bibliothèque Gabrielle-Roy s’est distingué parmi sept finalistes dans la catégorie des réalisations de plus de 2 millions de dollars. Le jury a salué la diversité et la fonctionnalité des espaces intérieurs, organisés autour de dix foyers thématiques, ainsi que la manière dont l’édifice s’inscrit dans la trame urbaine de Saint-Roch.

« Le jury a été particulièrement sensible à la capacité de la bibliothèque à s’ouvrir sur son milieu tout en offrant une expérience riche et fluide à ses usagers », a indiqué la Fédération dans son communiqué.

Rouverte en mars 2024 après plusieurs années de travaux, la bibliothèque Gabrielle-Roy a été agrandie de 25% pour atteindre 10 500 mètres carrés. L’aménagement, misant sur la luminosité, la convivialité et la flexibilité, témoigne d’une volonté de créer un lieu de vie aussi fonctionnel que durable.

Le projet a nécessité un investissement total de 43,3 millions de dollars, dont 10 millions provenant du gouvernement du Québec dans le cadre de l’Entente de développement culturel, et 1,5 million de Patrimoine canadien pour équiper l’incubateur créatif intégré à la bibliothèque.

Une série de distinctions depuis la réouverture

Ce nouveau prix s’ajoute à une impressionnante série d’honneurs obtenus depuis la réouverture de l’édifice. L’été dernier, la bibliothèque phare de Saint-Roch avait déjà été couronnée « Bibliothèque publique de l’année » par la Fédération internationale des associations et institutions de bibliothèques (IFLA), une distinction remise lors du congrès annuel de l’organisation, tenu à Astana, au Kazakhstan.

Ces distinctions reconnaissent non seulement la qualité architecturale du bâtiment, mais aussi son rôle dans le développement culturel et communautaire de la ville.

En mai dernier, la bibliothèque avait également remporté le prix Joseph-Beaubien dans le cadre du Mérite Ovation municipale, ainsi que le prix Denis-Vaugeois au Gala des bibliothèques publiques du Québec.

De la rénovation à la reconnaissance

Après plusieurs décennies d’existence, la bibliothèque Gabrielle-Roy a fait l’objet d’une transformation majeure entre 2019 et 2024. Ce chantier visait à moderniser les installations, à améliorer l’accessibilité et à adapter les services aux besoins actuels des usagers.

Le projet, mené par la Ville de Québec en collaboration avec l’Institut canadien de Québec, s’inscrivait dans une démarche de revitalisation du centre-ville et de mise à niveau des équipements culturels municipaux.

Depuis sa réouverture, la bibliothèque s’est imposée comme un équipement culturel de premier plan, fréquenté à la fois pour ses ressources documentaires et pour la diversité de ses espaces publics. Les distinctions reçues au Québec et à l’international témoignent de l’intérêt suscité par le projet dans le milieu professionnel des bibliothèques et de l’architecture.

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Je respecte ton opinion, mais j’ai tout de même voulu aller voir par moi-même le contexte environnant, afin de me faire une idée plus personnelle des lieux.

J’avoue que j’ai aimé ma visite hier. Finalement j’apprécie ce nouvel ajout qui s’insère assez bien dans son voisinage immédiat. D’abord le bloc de verre est le volume du théâtre (sans fenêtre), ce sont donc des murs aveugles qui réfléchissent les environs immédiats.

On peu aussi apprécier le côté façade en harmonie avec celle très contemporaine du Musée de la Civilisation, d’ailleurs l’alignement des hauteurs des bâtiments donne l’impression visuelle d’un prolongement naturel.

Ensuite les édifices du voisinage sont de styles et d’époques très différents, c’est très éclectique mais pas du tout choquant. On est d’ailleurs en face d’immeubles qui datent pour plusieurs du 400ème.

Par ailleurs il y a définitivement un certain dialogue moderniste avec le Musée lui-même qui pour sa part côtoie des constructions plus anciennes tout en reprenant subtilement certains éléments patrimoniaux du secteur.

En dernier lieu j’aime particulièrement la perspective (image 1106) où on aperçoit plus haut au-dessus du musée, le sommet d’une des ailes du Séminaire de Québec, en rénovation en vue de devenir l’éventuel Musée national de l’histoire du Québec (ouverture printemps 2026).

Bien sûr mon opinion demeure elle aussi très discutable. Mais en tant qu’amateur d’architecture et aussi d’amoureux de la ville de Québec, où j’ai maintenant le plaisir d’habiter. Je me réjouis de l’audace prise par certaines institutions qui n’hésitent pas à briser certains concepts, en intégrant des oeuvres plus hardies dans le paysage urbain sans cesse changeant de la Vieille Capitale.

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Merci — même si tes photos sont vraiment très belles. Je continue à penser qu’à cet emplacement, on aurait pu (ou dû) faire mieux. Ils confirment malheureusement la froideur et le manque d’âme de ce projet… c’est mon humble opinion, bien sûr, merci pour le partage !

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AURA et le défi de la «cohabitation» entre visiteurs et itinérants

Par Émilie Pelletier, Le Soleil et Léa Harvey, Le Soleil

14 novembre 2025 à 04h00|

Mis à jour le14 novembre 2025 à 07h10

Une vue aérienne de l’église Saint-Roch (Jocelyn Riendeau/Archives Le Soleil)

La paroisse de l’église Saint-Roch craint que le «statu quo» sur le parvis ne nuise à l’image et au succès du spectacle AURA. La Ville de Québec et ses partenaires se font rassurants sur la «cohabitation» projetée entre visiteurs et itinérants.

À raison de quelque 340 représentations chaque année pendant au moins cinq ans, l’église Saint-Roch grouillera bientôt au rythme du spectacle de son et lumière AURA, création de la firme montréalaise Moment Factory.

Mais le parvis de l’église, lui, est déjà bien vivant. Chaque jour, plusieurs personnes en situation d’itinérance s’agglutinent dans les escaliers ou sur les bancs au pourtour.



«C’est clair que le statu quo ne fonctionne pas. Ce n’est pas adéquat, c’est certain, autant pour les usagers que les touristes et les travailleurs. Il y a du travail à faire», prévient en entrevue au Soleil Nicolas Marcil, directeur général de la paroisse Sainte-Marie-de-l’Incarnation.

Chaque jour, plusieurs personnes en situation d’itinérance s’agglutinent dans les escaliers ou sur les bancs au pourtour. (Jocelyn Riendeau/Archives Le Soleil)

Alors que s’amorce ce vendredi la vente de billets pour cette imposante production de calibre international qui doit prendre place dans le bâtiment patrimonial où des dizaines de milliers de visiteurs sont attendus chaque année, ce dernier s’inquiète pour l’éventuelle cohabitation entre les différentes clientèles qui fréquenteront le lieu au cours des prochaines années.


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Des milliers de visiteurs par an attendus à l’église Saint-Roch

Selon les informations du Soleil, des négociations serrées avec la Ville ont eu lieu, la paroisse étant préoccupée que l’état actuel du parvis de l’église ne ternisse «l’image touristique» de Québec. Elle aurait plaidé pour un réaménagement des lieux, afin de garantir un accueil digne de ce nom aux spectateurs.

«Moi je vois un risque potentiel pour l’expérience et le succès du spectacle, partage M. Marcil. On ne se le cachera pas: le parvis n’est pas assez éclairé, c’est sombre et ça ne donne pas un sentiment de sécurité approprié pour un espace public de cette notoriété-là».

Le frigo-partage du parvis de l’église Saint-Roch doit être relocalisé le temps de l’événement AURA. (Erick Labbé/Archives Le Soleil)

Après des discussions qui se sont étirées, un bail de location a finalement été conclu entre les partenaires mardi, toujours selon les informations du Soleil.

«Peut-être que ça a paru comme de l’obstruction de la part de la paroisse, mais ce n’était pas le cas», assure le directeur général, insistant sur sa volonté de voir l’événement pour lequel il s’implique depuis 2018 être un succès.



«Si les bottines suivent les babines, je suis confiant. La Ville nous a promis des actions concrètes, alors on va espérer qu’ils vont bien le faire pour que ce soit une réussite pour tout le monde», rapporte-t-il.

Une «bougie d’allumage»

De façon unanime, les différents partenaires mobilisés dans la concrétisation du spectacle AURA, dont les premières représentations sont attendues en décembre, disent travailler à garantir «la meilleure expérience» qui soit, pour tous.

Notamment, le promoteur verra à installer des cordons de foule temporaires pour la file d’attente vers la rue Saint-Joseph et des «agents d’accueil» formés auprès des organismes seront présents à l’extérieur les soirs de spectacle.

Des cordons de foule temporaires seront installés le long de l’église Saint-Roch, sur la rue Saint-Joseph. (Patrice Laroche/Archives Le Soleil)

La Ville de Québec ajoute pour sa part que comme pour les autres événements d’importance, ses équipes de nettoyage et de sécurité, aux côtés des organismes communautaires, «se concertent pour assurer le meilleur accueil possible aux visiteurs».



Les partenaires planchent aussi sur l’idée de faire des personnes en situation d’itinérance des «ambassadeurs» de l’événement, en leur permettant d’y assister en avant-première.

Dans un quartier Saint-Roch mis à mal par le télétravail et les réalités commerciales changeantes, la venue de l’expérience immersive de Moment Factory est accueillie comme un souffle nouveau.

Tous espèrent qu’elle deviendra un «fer de lance», en contribuant à prolonger les séjours à Québec, en soutenant les commerces environnants et en renforçant la vitalité du quartier.

Pour ce faire, il faudra que Saint-Roch soit «beau», plaide à son tour Marc-Antoine Beauchesne, président de la société de développement commercial (SDC) centre-ville.

Des commerçants de la rue Saint-Joseph voient d’un œil positif l’arrivée de AURA à l’église Saint-Roch. (Frédéric Matte/Archives Le Soleil)

«C’est important, quand on amène des touristes, qu’on les mette dans les meilleures conditions possibles», défend-il.

Et leur expérience débutera dès qu’ils mettront le pied dans le quartier.

«Personne n’est assez fou pour penser qu’on va mettre un spectacle dans une église et que tout va être réglé. On le sait qu’il faut qu’on soit beaux. Ça fait partie du plan de match.»

— Marc-Antoine Beauchesne, président de la SDC centre-ville

Plus largement que le parvis de l’église, il rappelle que les commerçants qu’il représente réclament eux aussi plus d’éclairage, de sécurité et de soutien aux personnes toxicomanes ou en situation d’itinérance bien visibles dans le quartier.

«On a tout à gagner et tout à perdre. Une église illuminée, on voit ça comme un pas en avant. Et je suis convaincu que ça va avoir un impact plus grand que les gens pensent», anticipe M. Beauchesne, enthousiaste.

«Cohabitation possible»

Comme partenaire du projet, Cynthia Hovington, présidente de Kamaï, assure que les partenaires sont à pied d’œuvre pour garantir une saine «cohabitation» dans le secteur.



«Il va y avoir une nouvelle clientèle importante qui va circuler dans le secteur, il va y avoir une mixité, c’est certain», admet-elle.

L’expérience AURA promet d’attirer des milliers de visiteurs chaque année à l’église Saint-Roch. (Erick Labbé/Archives Le Soleil)

Mais comme dans tous les centres-villes du monde où l’itinérance visible est présente, «les gens sont les bienvenus et la cohabitation est possible», insiste celle qui est également vice-présidente de la Corporation Renaissance urbaine, qui pilote le projet avec comme mission de dynamiser le centre-ville.

Une chose est certaine, pas question de chasser les personnes itinérantes.

De façon personnelle, Patricia Ruel, directrice de création chez Moment Factory, ne voit d’ailleurs pas la question de l’itinérance dans le secteur comme un enjeu problématique, elle qui tient à rassurer les spectateurs qui pourraient être craintifs du lieu où se tiendra AURA.

Pour elle, malgré les défis, le choix de l’église Saint-Roch s’est imposé. En raison de sa situation géographique, mais aussi grâce à l’impact que le spectacle pourrait avoir sur la revitalisation du quartier.

«Saint-Roch a des enjeux d’itinérance, mais par l’arrivée d’AURA, on crée de nouveaux canaux de communication. On a là quelque chose qui peut donner confiance que les choses se déroulent bien», souligne sa collègue de Kamaï, parlant d’un comité de partenaires qui se réunissent toutes les deux semaines.

«On a toutes les clés entre les mains pour faire en sorte que l’accueil soit à la hauteur de l’expérience.»

— Cynthia Hovington, présidente de Kamaï

«Ça ne veut pas dire qu’on ne fera pas de faux pas et que tout va être parfait. Mais [on veut] mettre en place ce qui est nécessaire pour le bien du projet et le bien du secteur», insiste Cynthia Hovington.


UN AVENIR GARANTI POUR L’ÉGLISE SAINT-ROCH?

Avec la Ville de Québec comme locataire du sous-sol et les promoteurs d’un spectacle à grand déploiement dans la nef pour au moins cinq ans, la fabrique de la paroisse Sainte-Marie-de-l’Incarnation se réjouit de constater que l’avenir de l’église Saint-Roch semble «pas mal assuré pour un bon bout de temps».

«L’église Saint-Roch va être sur la map

— Nicolas Marcil, directeur général de la paroisse Sainte-Marie-de-l’Incarnation

Parce que la plus grosse église de la Ville de Québec vient aussi avec «les plus gros frais» des églises sur le territoire, affirme Nicolas Marcil, directeur général de la paroisse Sainte-Marie-de-l’Incarnation.

Depuis quelques années, il estime que les dépenses se font au rythme d’environ 1 million de dollars par année en travaux. S’ajoute à cela la facture des frais fixes, qu’il chiffre entre 150 000 $ et 175 000 $ par année «quand ça va bien».

Une photo de l’intérieur de l’église Saint-Roch (Patrice Laroche/Archives Le Soleil)

«En patrimoine, chaque fois qu’on lève un clou, on découvre toujours des surprises. Ce n’est jamais simple et pas cher», illustre-t-il.



L’église Saint-Roch a d’ailleurs été aux prises avec un dégât d’eau récemment, dans la tour. «La section touchée n’affecte pas l’espace principal où se déroulera le spectacle», assure M. Marcil.

Aux paroissiens inquiets devant la tenue d’activités à grand déploiement, le directeur général indique par ailleurs que la vocation première de l’église demeure le culte et qu’il entrevoit «peu de conflits d’horaire potentiels» à l’horizon.

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Arts

Six mois et 1,5 million plus tard, le Musée des Ursulines rouvre ses portes

Par Ian Bussières, Le Soleil

29 avril 2025 à 14h50|

Mis à jour le30 avril 2025 à 15h17

Le Musée du Monastère des Ursulines rouvre ses portes mercredi après une fermeture de six mois pour rénovation et aménagement d’une nouvelle exposition. (Frédéric Matte/Le Soleil)

Fermé depuis octobre pour rénovation et aménagement d’une nouvelle exposition permanente, le Musée du Monastère des Ursulines de Québec ouvre à nouveau ses portes aux visiteurs mercredi.


Comme l’explique Sophie Limoges, directrice générale de la Fiducie du patrimoine culturel des Ursulines, il a fallu puiser dans 50 000 éléments patrimoniaux et des archives historiques qui feraient un demi-kilomètre si on les mettait bout à bout afin de bâtir l’exposition Grandir chez les Ursulines.

Cette exposition vient remplacer L’Académie des demoiselles, qui était en place depuis 14 ans. «La précédente exposition s’attardait à la période du XIXe siècle», a rappelé Mme Limoges mardi lors de la visite médiatique de l’exposition.



«Notre nouvelle exposition est vraiment la première qui cherche à couvrir toute l’histoire des Ursulines à Québec, de 1639 à aujourd’hui. Nous avons beaucoup de chance de pouvoir nous appuyer sur des collections aussi importantes.»

— Sophie Limoges, DG de la Fiducie du patrimoine culturel des Ursulines

Les médias n’étaient cependant pas les premiers à pouvoir jeter un œil sur ces nouveautés puisque, la semaine dernière, une quarantaine de la centaine des religieuses ursulines encore présentes au Québec ont eu l’honneur de voir en premier le résultat final.

1,5 million

«En plus des 500 000 dollars consacrés à la nouvelle exposition, il a fallu investir un million en rénovations et pour refaire tout le système électromécanique du bâtiment», poursuit Mme Limoges.

Elle ajoute qu’en raison de la présence dans cette exposition de documents anciens et fragiles, il a fallu s’assurer de conditions qui éviteraient leur détérioration, tant pour ce qui est de la température que du degré d’humidité.

Le Musée des Ursulines rouvre ses portes mercredi. (Frédéric Matte/Le Soleil)

Ainsi, parmi les 600 objets et documents d’archives présentés dans six salles, le Musée des Ursulines peut montrer au public pour la première fois l’autorisation signée par le roi de France Louis XIII permettant aux religieuses, dont Marie de l’Incarnation, Cécile de Sainte-Croix et Marie Saint-Joseph, de s’embarquer sur le navire qui les mènerait en Nouvelle-France pour enseigner aux jeunes filles.

Une horloge qui aurait appartenu à la bienfaitrice des Ursulines Marie-Madeleine de la Pelleterie, de même que le tableau Mater Dolorosa de Claude François, alias Frère Luc, font partie des «trésors» dévoilés par le musée.

L’œuvre Mater Dolorosa de Frère Luc, considéré par certains comme «le premier artiste d’Amérique». (Frédéric Matte/Le Soleil)

«Frère Luc était un franciscain venu en Nouvelle-France au XVIIe siècle et il est considéré comme le premier artiste en Amérique du Nord», souligne Arnaud Bessières, conservateur du Musée.



On peut aussi voir un parement fabriqué avec des fleurs données en 1639 à Marie de l’Incarnation par Anne d’Autriche, l’épouse de Louis XIII.

Un mur rendant hommage aux anciennes élèves des Ursulines, notamment la romancière Chrystine Brouillet, la designer de mode Marie Dooley, l’ethnologue Isabelle Picard, l’ex-ministre péquiste Véronique Hivon, la chanteuse et comédienne Louise Portal et la juge Claire L’Heureux-Dubé, clôt la visite d’une heure et demie.

Premières Nations

Les autorités du Musée ont aussi apporté une attention particulière à la question des Premières Nations, puisque les jeunes filles autochtones ont été les premières élèves des Ursulines à leur arrivée en Nouvelle-France.

«Elles avaient compris que le modèle européen des religieuses cloîtrées avec leurs élèves ne fonctionnerait pas ici. Alors, il n’y avait pas vraiment de calendrier scolaire, les jeunes filles pouvaient retourner dans leurs familles lors des saisons de chasse et de cueillette», explique Sophie Limoges, qui ajoute que les Ursulines ont aussi appris l’anishinabek, le wendat et l’innu pour communiquer avec les jeunes filles.



Mme Limoges s’est d’ailleurs assurée de l’apport de représentants des Premières Nations dans cette exposition.

Pour Sophie Limoges, il était important d’impliquer des représentants des Premières Nations dans cette exposition. (Frédéric Matte/Le Soleil)

«Nous ne voulions pas que ce soit nous qui racontions cette histoire, alors nous avons approché Stéphane Picard, directeur du Musée wendat, et l’ex-infirmière et militante autochtone Bibiane Courtois pour expliquer les relations entre les Ursulines et les Premières Nations», poursuit-elle.

La directrice générale sait pertinemment que les relations entre communautés religieuses et autochtones n’ont pas toujours été favorables à ces derniers.

«Mais tout de même, nous estimons que les Ursulines sont un bel exemple de bonnes relations avec les Premières Nations, d’abord en raison de leurs valeurs de rencontre de l’autre. Bien sûr, il y a eu un choc culturel, mais elles se sont adaptées aux Premières Nations», résume Mme Limoges en terminant.

La Capitale

Une autre «étape» de franchie pour les Ursulines

Par Félix Lajoie, Le Soleil

15 novembre 2025 à 04h09

Dans le futur, la chapelle accueillera des activités culturelles comme des spectacles ou des conférences. (Ralph Samson/Pôle culturel du Monastère des Ursulines)

Les émotions ont été vives, mais c’est avec sérénité que les sœurs des Ursulines ont assisté à la désacralisation de leur chapelle, une autre «étape» de franchie dans la transition de leurs biens.

«Ça faisait déjà un bon moment qu’on préparait nos cœurs à cet évènement», signale sœur Pauline Duchesne.

La désacralisation de la chapelle des Ursulines, qui a été érigée sur la rue Donnacona dans le Vieux-Québec en 1722 et reconstruire en 1901, s’est déroulée le 6 novembre dernier.



Malgré cette préparation, la cérémonie a été émouvante, des larmes ont été versées, et la plupart des membres de la communauté ont vécu la désacralisation «comme un deuil», indique celle qui est supérieure générale des Ursulines de l’Union canadienne.

«Les évènements nous amènent à cheminer, à voir les choses différemment, et à respecter ce qu’on a à vivre présentement», note sœur Pauline, avant d’ajouter qu’elle a vécu la désacralisation avec «sérénité».

La cérémonie, qui était présidée par le cardinal Cyprien Lacroix, marque un «tournant» dans l’histoire de la communauté des Ursulines et une «étape» dans la transition de leurs biens immobiliers.

Je trouve toujours ça bizarre quand Bonhomme parle :sweat_smile:

Le Carnaval de Québec dévoile sa programmation

Le Carnaval se déroulera du 6 au 15 février 2026.

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Mes photos du marché de Noël Allemand de Québec hier soir. Il y a 4 sites dans le Vieux-Québec On en voit 3 sur ces photos[grid]




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La Maison des sciences pourrait s’installer dans l’Espace Quatre Cents

Le Musée de la civilisation vise une ouverture en 2029.

Le Musée de la civilisation souhaite que la Maison des sciences s’installe dans le bâtiment qui a été construit pour les célébrations du 400e de Québec.

Photo : Radio-Canada

Publié hier à 17 h 17 HNE

Initialement prévue au pavillon Camille-Roy du Séminaire de Québec, la Maison des sciences pourrait finalement élire domicile à l’Espace Quatre Cents. Ce bâtiment vitré, situé sur la rue du quai Saint-André, a été érigé pour les célébrations du 400e anniversaire de Québec et est peu utilisé. « Dans notre étude de faisabilité, c’est possible d’installer ce beau projet dans ce bâtiment », explique Julie Lemieux, directrice générale du Musée de la civilisation (MCQ), responsable de la création de la Maison des sciences de Québec.

Ça fait plus d’une vingtaine d’années que ce projet-là est voulu par la communauté, soutient-elle avec, pour preuve, la campagne de financement de 2022-2023, qui a connu un succès fulgurant. En l’espace d’un an, le MCQ a levé 5,5 millions de dollars, dépassant à la fois l’objectif de 5 millions de dollars et l’échéance de quatre ans initialement fixée.

Le pavillon Camille-Roy du Séminaire de Québec devait accueillir la Maison des sciences. Ce projet a été abandonné au profit de l’arrivée du Musée national de l’histoire.

Photo : Radio-Canada / Bruno Giguère

C’est la création du Musée national de l’histoire qui est venu bouleverser les plans pour la Maison des sciences. Après avoir choisi le pavillon Camille-Roy pour l’aménagement de ce nouveau musée né du démantèlement des Espaces bleus, le Musée de la civilisation était à la recherche d’un nouveau lieu. L’Espace Quatre Cents s’est imposé, confirme Julie Lemieux, au sujet de la nouvelle qui a d’abord été rapportée par le Journal de Québec.

C’est un lieu qui est super bien situé, très accessible à pied et par les autobus scolaires. […] C’est un lieu qui a des conditions muséales dans deux grandes salles aussi, donc ça nous plaît beaucoup.

Une citation de Julie Lemieux, directrice générale du Musée de la civilisation

La directrice générale souligne que ce serait une occasion d’assurer la pérennité de ce lieu et de profiter de son emplacement dans un quartier touristique. Avec l’arrivée de La Caserne – scène jeune public, avec le Musée national de l’histoire, le Musée de la civilisation, ça créerait un pôle jeunesse vraiment intéressant, mentionne-t-elle.

Le Musée de la civilisation fêtera ses 20 ans en 2028.

Photo : Radio-Canada

Le bâtiment appartient à la Ville de Québec et des pourparlers sont en cours. Une mise à niveau du bâtiment est nécessaire. Il reste des discussions à avoir… mais la Ville est ouverte, vraiment, elle trouve que c’est un beau projet ,[…] mais il reste quand même des validations au plan financier, explique Julie Lemieux, qui ne peut avancer de chiffres pour l’instant.

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La Maison des sciences vise à stimuler la curiosité des jeunes et à leur permettre de s’initier aux sciences de façon ludique tout en exposant des instruments scientifiques, dont la collection du Séminaire de Québec. C’est une collection unique […] qui est l’une des plus importantes en Amérique du Nord, souligne Julie Lemieux.

La directrice du MCQ a déjà visité des institutions scientifiques comparables dans d’autres métropoles. C’est fascinant de voir à quel point ça fonctionne. […] C’est très très fréquenté. C’est des succès un peu partout sur la planète.

Julie Lemieux souhaite que la Maison des sciences s’installe dans le bâtiment de l’Espace Quatre Cents.

Photo : GRACIEUSETÉ MUSÉE DE LA CIVILISATION

Un sondage effectué cet été auprès de 8000 répondants a démontré que 90 % d’entre eux se disaient intéressés par une visite de la future Maison des sciences, nous mentionne Mme Lemieux. Selon une étude du MCQ, l’ouverture de la Maison va créer autour de 175 emplois directs et indirects. Ce n’est pas juste les gens qui travaillent là, parce que c’est sûr que c’est l’équipe du Musée aussi qui va continuer d’animer ce lieu, explique-t-elle.

Le Musée pense pouvoir attirer jusqu’à 185 000 visiteurs annuellement avec un impact économique provenant des dépenses touristiques de 20 millions de dollars. Une ouverture en 2029 reste l’objectif. On fête nos 40 ans au Musée en 2028, donc ce serait un beau cadeau pour le Musée de la civilisation et surtout pour la population, ajoute Julie Lemieux.

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Les Violons du Roy reçoivent un appui important pour les cinq prochaines années

La Chaire Ann Birks est créée en reconnaissance de l’engagement de la philanthrope.

Bernard Labadie et la Chapelle de Québec lors du Chemin de Noël. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Thibault-Delorme

Publié à 17 h 16 HNE

Les Violons du Roy et La Chapelle de Québec bénéficient d’un don majeur de la philanthrope montréalaise Ann Birks. Elle s’engage auprès de l’institution artistique pour les cinq prochaines années afin de soutenir son développement et ses activités.

En reconnaissance de son engagement, le poste de directeur musical de La Chapelle de Québec portera désormais le nom de Chaire Ann Birks. Bernard Labadie en est le premier titulaire.

Elle est très connue pour son intérêt pour la musique chorale, explique Jean Poitras, directeur, philanthropie et partenariats aux Violons du Roy et La Chapelle de Québec. Ça fait des années qu’elle suit la Chapelle de Québec avec Bernard Labadie à sa direction, poursuit M Poitras. C’est quelqu’un qui vient à nos concerts depuis longtemps […] C’est un membre de notre public de longue date, souligne-t-il.

La philanthrope montréalaise Ann Birks s’associe avec Les Violons du Roy et La Chapelle de Québec pour les cinq prochaines années.

Photo : Marie Rainville

Sans révéler le montant de la donation, le directeur de la philanthropie explique que cette contribution va permettre de prévoir et de mieux planifier les projets avec La Chapelle. C’est pour nous une grande nouvelle parce que les projets qu’on fait avec La Chapelle de Québec, c’est toujours nos projets à plus grand déploiement. Ce support-là est complètement bienvenu et nous rend très heureux, se réjouit-il.

AILLEURS SUR INFO : Québec veut supprimer l’équivalent de 5000 postes dans la fonction publique d’ici 2027

Créée en 1985 par son chef fondateur et directeur musical, Bernard Labadie, La Chapelle de Québec est l’un des plus importants ensembles vocaux d’Amérique du Nord et formée exclusivement de chanteurs professionnels triés sur le volet qui viennent de partout au Canada. Comme c’était très évident que sa connexion était avec la musique chorale et qu’elle a aussi une relation particulière avec la vision artistique de Bernard Labadie, c’était évident que c’était vers ces projets-là que cet argent-là allait être distribué, explique M. Poitras.

Ça nous permet d’avoir des projets de plus grande envergure.

Une citation de Jean Poitras, directeur, philanthropie et partenariats aux Violons du Roy et La Chapelle de Québec

Ann Birks n’est pas la seule donatrice. Les Violons du Roy et La Chapelle de Québec comptent plusieurs donateurs importants. L’organisme a d’ailleurs consulté leurs grands donateurs pour leur offrir des opportunités de reconnaissance, vu que cette reconnaissance-là en particulier est inhabituelle pour le contexte culturel au Québec, mentionne Jean Poitras.

Le chef d’orchestre Bernard Labadie. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada

L’annonce de la Chaire Ann Birks est une façon de reconnaître l’engagement d’un grand donateur. La philanthrope espère d’ailleurs encourager d’autres actes philanthropiques, soutient M. Poitras. C’est une façon pour elle d’attirer l’attention sur le fait qu’on peut faire ces dons-là et que cela peut avoir un impact sur une association artistique comme la nôtre, dit-il.

Le concert Pour la nuit de Noël sera la dernière prestation de la saison régulière 2025 des Violons du Roy et de La Chapelle de Québec. L’événement se tiendra le 11 décembre au Palais Montcalm.

Des expériences culturelles autochtones pour sortir des sentiers battus

Par Gabrielle Cantin, Initiative de journalisme local

6 décembre 2025 à 04h00

Le parcours lumineux Ohnwa’ Lumina, créé par Moment Factory. (Édouard Plante-Fréchette/Archives La Presse)

La fin de l’année approche et sonne le retour des traditionnelles activités du temps des Fêtes. Mais pourquoi ne pas varier les plaisirs et sortir un peu des sentiers battus? Voici quelques sorties culturelles autochtones à ajouter à votre horaire pendant vos vacances festives.

La grande région de Québec regorge d’activités autochtones tout au long de l’année. Entre le Salon du livre des Premières Nations, le festival KWE!, le Pow-Wow international de Wendake et les nombreuses propositions éphémères qui émergent aux quatre coins de la ville, les amoureux de culture, comme les amateurs de plein air, sont bien servis.

Mais à travers le boulot et les obligations familiales, le temps manque pour apprécier pleinement l’offre culturelle disponible. La période des Fêtes devient alors une occasion en or pour explorer tout ce que les peuples autochtones ont à offrir.

Le Soleil vous a donc préparé une liste de découvertes culturelles autochtones à ajouter à votre calendrier ― même pendant le temps des Fêtes!

Découvrir la culture anicinabe au Musée de la Civilisation

Depuis quelques semaines seulement, les visiteurs du Musée de la Civilisation peuvent plonger dans la culture anicinabe, à travers la nouvelle exposition *NIN.

D’abord présentée au siège social de l’UNESCO, à Paris, et dans les communautés du territoire anicinabe, l’exposition propose un parcours immersif où se succèdent les références à la forêt, les œuvres et les témoignages. Le parcours culmine au centre de la pièce, où des souhaits d’enfants issus de différentes communautés tapissent les murs.

L’exposition NIN est présentée au Musée de la Civilisation depuis octobre. (Frédéric Matte/Le Soleil)

Fait inusité: Malgré les strictes règles linguistiques imposées aux établissements muséaux gouvernementaux, NIN met de l’avant l’anicinabemowin, reléguant le français et l’anglais au second plan.

«C’est une première pour le Musée de la Civilisation», a félicité la directrice générale, Julie Lemieux, lors de l’inauguration.


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Nin s’ajoute à une foule d’autres expositions présentées par l’établissement muséal, dont la populaire exposition C’est notre histoire, qui offre, depuis 2013, une immersion dans les réalités des Premières Nations et des Inuit.



Pour la période des Fêtes, le musée est exceptionnellement ouvert tous les jours, même les lundis 22 et 29 décembre. Il sera toutefois fermé le 25 décembre et le 1er janvier.

Pleins feux sur la tradition wendat à Ohnwa’ Lumina

Le parcours nocturne immersif Ohnwa’ Lumina continue d’illuminer Wendake, malgré la neige et le temps froid.

Conçue par Moment Factory, l’attraction multimédia combine la lumière, le son, la scénographie et les projections vidéos pour faire briller la culture wendat. À la tombée de la nuit, les visiteurs sont invités à s’aventurer dans la forêt, où se succèdent les jeux de lumière et les chants traditionnels.


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Onhwa’ Lumina illumine Wendake [PHOTOS]

Vous pourrez profiter des installations d’Ohnwa’ Lumina tout au long du temps des Fêtes, à l’exception du 24, 25 et 31 décembre, ainsi que le 1er janvier.



Les billets pour adultes sont en vente au coût de 33,75 $.

«Et si chaque bonbon pouvait raconter une histoire?»

Le Musée huron-wendat, situé dans l’Hôtel-Musée Premières Nations, à Wendake, propose l’exposition temporaire Otsikhe’ta’: Une histoire sucrée, jusqu’au 11 janvier.

L’Hôtel-Musée des Premières Nations, dans lequel les intéressés peuvent profiter de l’exposition Otsikhe’ta’: Une histoire sucrée. (Caroline Grégoire/Archives Le Soleil)

À travers les différentes sucreries vendues au cœur du village, au dépanneur Alphé Picard, l’exposition relate l’histoire de la communauté wendat et le quotidien de ses résidents.

Une fois sur place, les visiteurs peuvent également profiter de l’exposition permanente Wendat Endi’, Nous les Wendat, mettant en valeur certains des personnages les plus importants de la Nation.

Le musée demeure ouvert pendant la période estivale, à l’exception du 25 décembre et du 1er janvier. Seules les visites libres et avec audioguides seront offertes le 26 décembre et le 2 janvier.

Savoir-faire autochtone au Salon des artisans de Québec

La 20e édition du Salon des artisans de Québec, présenté au Centre de foires d’Expocité, permet également une immersion dans les cultures autochtones.


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Jusqu’au 7 décembre, la Zone Premières Nations offre la possibilité aux visiteurs de découvrir le travail de plus de 30 artisans issus des 11 communautés autochtones du Québec.

Le Salon des artisans de Québec se tient jusqu’au 7 décembre, au Centre de foires d’Expocité. (Salon des artisans de Québec)

Le 6 décembre, le rayonnement des Premières Nations monte d’un cran, à l’occasion de la Journée des Premières Nations. Allocutions, danse traditionnelle et présentations de savoir-faire sont au menu pour l’avant-dernière journée de ce rendez-vous culturel des Fêtes.

Le Salon des artisans de Québec ouvre ses portes de 10 h à 17 h, jusqu’à dimanche.

Un parcours d’art public pour revitaliser Saint-Roch

De février à mai 2026, les résidents et visiteurs de Saint-Roch pourront découvrir le parcours d’art public Les engins à souhait, qui regroupera cinq œuvres de l’artiste Fannie Giguère, réparties à travers le quartier.

Simon Bélanger • 27 novembre 2025

Rue Saint-Joseph, été 2025.

Crédit photo: Simon Bélanger

À quelques jours de la première du spectacle AURA, la création immersive de Moment Factory dans l’église Saint-Roch, on apprend qu’un parcours d’art public se déploiera également au printemps et à l’hiver dans Saint-Roch.

Le sommaire décisionnel AP2025-549, publié ce jeudi sur le site de la Ville de Québec, indique qu’une entente a été conclue entre la Ville et l’organisme EXMURO Art Public, afin de réaliser et diffuser un parcours d’art public dans le quartier Saint-Roch.

Ces cinq œuvres éphémères, réalisées par Fannie Giguère et réunies sous le titre Les engins à souhait, seront réparties à travers Saint-Roch.

Outil de revitalisation

Tout juste au début de la campagne électorale, le maire Bruno Marchand annonçait un plan de revitalisation du quartier Saint-Roch, promettant un montant supplémentaire de 100 M$ répartis sur une période de 15 ans.

Par ailleurs, dans les jours suivant sa réélection, il nommait la nouvelle conseillère municipale de Saint-Roch—Saint-Sauveur en charge du dossier de la revitalisation du quartier Saint-Roch. En entrevue avec Monsaintroch, celle-ci mentionnait d’ailleurs que l’ajout d’événements culturels contribuait aux retombées locales.

Dans le sommaire décisionnel, on peut lire que le parcours Les engins à souhait participera à «revitaliser Saint-Roch par l’art et l’innovation urbaine».

«Le parcours de cinq œuvres d’art public, intitulé Les engins à souhait, vise à redonner une place centrale à l’imaginaire et au rêve dans l’espace public de Saint-Roch ainsi qu’à restaurer un sentiment de bien-être et de sécurité pour les personnes qui fréquentent le quartier. Grâce à un parcours lumineux, invitant, accessible à toute heure, le projet crée des zones chaleureuses et animées, transformant la perception des lieux», peut-on aussi lire dans le sommaire.

Ce parcours, «à la fois poétique et technologique», souhaite attirer résidents, familles, touristes et curieux. En plus de revitaliser le quartier, il vise à «favoriser l’accessibilité culturelle», «renforcer l’identité artistique de Québec» et «stimuler le vivre-ensemble».

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Contrat de 160 000$

L’entente entre la Ville de Québec et EXMURO Art Public s’élève à 160 000$, un montant qui grimpe à 167 979,99$, en ajoutant les taxes.

Ce projet est réalisé sans appel d’offres. Précisons que l’article 573.3, paragraphe 4, de la Loi sur les cités et villes, permet de conclure des contrats d’approvisionnement ou de service sans appel d’offres, dans le cas d’un projet artistique ou culturel.

La Ville mentionne également que ce nouveau parcours d’art public s’inscrit dans les objectifs de la Politique culturelle 2025-2030 de la Ville de Québec.

Cet article bénéficie du soutien de l‘Initiative de journalisme local, financée par le gouvernement du Canada.

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On a rencontré la nouvelle conseillère municipale de Saint-Roch–Saint-Sauveur. Elainie […]

Lire sur Monsaintroch

Pour en savoir plus …

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Arts visuels

La bibliothèque Gabrielle-Roy se transformera en «archive mouvante»

Par Léa Harvey, Le Soleil

11 décembre 2025 à 17h01

La bibliothèque Gabrielle-Roy devrait servir d’écran pour de toutes nouvelles projections artistiques, à l’été 2026. (Frédéric Matte/Archives Le Soleil)

L’expérience immersive Aura, inaugurée récemment, recevra du renfort afin de revitaliser le quartier Saint-Roch. L’œuvre Lueurs de mémoire devrait venir la rejoindre dans quelques mois.

«À l’été 2026, la bibliothèque Gabrielle-Roy se transformera en archive mouvante, devenant le canevas de quatre oeuvres vidéos dans le cadre d’un projet de projection vidéo architecturale célébrant la mémoire et l’histoire», peut-on lire dans un sommaire décisionnel de la Ville de Québec, publié jeudi.

Pour ce projet, la Ville de Québec souhaite faire équipe avec Interférences — arts et technologie. Un organisme basé à Québec qui se spécialise dans les «installations publiques, les spectacles multimédias, les innovations scéniques» et «les projections architecturales» intégrant la technologie.

En 2024, Interférences a notamment collaboré avec le Morrin Center afin de souligner les 200 ans de la Literary and Historical Society of Québec (LHSQ). Trois artistes visuels ainsi qu’un musicien avaient alors été invités à créer des œuvres vidéos explorant l’histoire de la LHSQ. Ceux-ci ont ensuite été projetés sur l’ancienne prison.

L’artiste Anne-Marie Bouchard a participé à la création de l’œuvre Illuminé, projetée sur le Morrin Center. (Louis-Robert Bouchard/Interférences)

Lueurs de mémoire marchera un peu dans les traces de ce précédent projet. Quatre artistes de la région participeront à la création de courts films (entre 8 et 10 minutes) qui seront diffusés sur la façade Est de la bibliothèque Gabrielle-Roy. Un appel de candidatures sera bientôt lancé pour les dénicher.

Une fois choisis, ceux-ci puiseront dans «les documents, les iconographies, les textes, les vidéos et la littérature accessibles dans les archives de la ville de Québec» afin de s’inspirer. Chacun d’entre eux pourra ainsi développer une facette de l’histoire de la ville de Québec, explique Louis-Robert Bouchard, directeur général, artistique et technique d’Interférences, au bout du fil.

«Les artistes seront libres de puiser dans les archives visuelles qui les inspirent (images et photographies anciennes, cartes historiques, etc.). Plusieurs sujets et périodes sont donc susceptibles d’être traités», confirme de son côté la Ville de Québec, dans un échange de courriel.

La nouvelle bibliothèque construite en verre sera d’ailleurs un écran fort intéressant pour Lueurs de mémoire, selon M. Bouchard, qui a déjà collaboré par le passé avec la Ville de Brossard, le musée POP de Trois-Rivières, les Rendez-vous d’histoire de Québec ou encore le Carnaval de Québec.

En présentant cette projection au centre-ville, l’administration municipale espère de son côté «dynamiser et animer le quartier Saint-Roch».

«C’est une façon originale de sensibiliser les spectateurs à l’évolution historique de la ville de Québec, berceau de l’Amérique française. Un volet littéraire s’ajoute afin de faire vivre et rayonner la désignation Ville de littérature UNESCO», explique-t-elle.

L’entente entre la Ville et Interférences, entérinée par le comité exécutif, devrait être officiellement adoptée lors de la prochaine séance du conseil de ville, le 16 décembre.

Selon la Ville de Québec, le budget de Lueurs de mémoire s’élève à 300 000 $. Le projet bénéficiera d’une aide financière de 180 000 $ du gouvernement du Québec.

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Le spectacle AURA dépasse les attentes dans Saint-Roch

Par Émilie Pelletier, Le Soleil

19 décembre 2025 à 04h00

Le spectacle AURA à l’église Saint-Roch. (Caroline Grégoire/Le Soleil)

Après deux semaines et une dizaine de représentations, le spectacle AURA installé à l’église Saint-Roch dépasse déjà les attentes des partenaires derrière l’expérience.

La vente de billets pour le spectacle immersif présenté en Basse-Ville de Québec est «au-delà de ce qui était attendu», résume en entrevue au Soleil Annie-Claude Bergeron, porte-parole de l’événement.

«Le mot s’est passé vite et ça dépasse les attentes. On ne s’attendait pas à avoir autant de sold-out aussi rapidement», souligne-t-elle.



Depuis la première présentation accessible au public, le 5 décembre, AURA s’est déployé à dix reprises dans la nef de l’église Saint-Roch.

Chaque soir, les partenaires de l’événement, dont Moment Factory et Kamaï, calculent qu’entre 500 à 800 personnes se sont déplacées pour venir assister au spectacle son et lumière, dont un millier uniquement au cours du premier week-end.

Même si l’organisation garde confidentielles les données détaillées sur la vente de billets, elle soutient que «plusieurs représentations» à venir affichent déjà complet, dont certaines pendant le temps des Fêtes.

«Il y a une bonne réponse du public», observe Mme Bergeron.

Selon elle, autant la population locale que des visiteurs d’ailleurs au Québec et des touristes de l’international ont jusqu’ici pris part au rendez-vous, qui jouit également d’autres activités en cours dans la capitale, comme le Marché de Noël allemand, note-t-elle.

La Ville salue l’«engouement spontané»

Partenaire du projet, la Ville de Québec s’est réjouie, jeudi, du succès rencontré jusqu’ici par le spectacle AURA, qui s’est établi ici pour une durée d’au moins cinq ans.



«L’engouement spontané pour AURA est la preuve qu’il s’agit du produit d’appel dont Saint-Roch avait besoin pour amener des gens à redécouvrir et adopter tout ce que notre centre-ville a à offrir», a salué Elainie Lepage, conseillère municipale de Saint-Roch—Saint-Sauveur.

Invitant les spectateurs à profiter également des restaurants du coin lors de leur visite, l’élue assure que l’administration Marchand continuera de travailler avec les autres partenaires «pour que ses retombées se multiplient dans le quartier.»

Plus que du jeudi au dimanche comme c’était le cas jusqu’ici, le rythme des représentations du spectacle AURA s’accélèrera avec plus de dates disponibles pendant le temps des Fêtes.

La billetterie affiche pour le moment un calendrier jusqu’à la fin février.

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Arts et cultureSport

Le Turbo Fest revient pour une 18e édition

Le Turbo Fest débarque dans Limoilou du 2 au 5 janvier. Plus grand festival de jonglerie au Canada, l’événement réunit des jongleurs et jongleuses de partout dans le monde venus assister à des formations et participer à des ateliers. Un grand spectacle intitulé le Turbo Show est prévu à la Salle Sylvain-Lelièvre du Cégep Limoilou le 3 janvier.

Olivier Alain • 16 décembre 2025

Le festival attire chaque année des jongleurs et jongleuses de partout en Amérique du Nord.

Crédit photo: Alexandre Miller (photo recadrée)

Environ 300 personnes participent chaque année au Turbo Fest qui se tient en partie à l’École de cirque de Québec dans le Vieux-Limoilou. Des ateliers de formations, des compétitions et des jeux de jonglerie leur sont proposés tout au long du festival. L’objectif étant de s’initier à de nouvelles techniques ou en perfectionner d’autres. L’événement est ouvert à tout le monde rappelle Véronique Provencher, membre fondatrice de Turbo 418 et du Turbo Fest.

Véritable vitrine pour les jongleurs de la relève, le festival donne l’opportunité à de nouveaux talents d’être découvert chaque année.

« On a commencé avec un groupe de jongleurs motivés qui voulaient créer un événement unique en son genre. un festival qui soit international et qui fait la promotion de la jonglerie en tant que sport et en tant qu’art », Véronique Provencher.

Des ateliers pour tous les goûts et tous les niveaux

Le festival se déroulera sous le thème Bingo! cette année. Les participants et participantes se verront attribuer une carte avec des défis et activités indiqués sur chacunes de cases. L’objectif, comme au bingo, sera de compléter une ligne en cochant chaque défis ou activités réalisés, explique Véronique Provencher.

« Tout le monde peut venir au festival pour essayer la jonglerie, peu importe le niveau. Ce n’est pas seulement pour les experts. Toute personne qui a envie d’apprendre peut venir », précise-t-elle.

Des ateliers en tout genre et pour tout type de jongleurs auront lieu. Un tournoi de volley-quille sera également organisé au cours des quatre jours que dureront l’événement.

Le Turbo Show

Le moment fort du festival sera sans doute la présentation du Turbo Show à la salle Sylvain-Lelièvre assure l’organisatrice. Plusieurs invités spéciaux y présenteront des numéros de jonglerie en tout genre. L’australien Joe Fisher, connu pour ses numéros de quilles et d’anneaux, prendra part au spectacle. Jorge Petit montera également sur scène pour présenter un numéro de balle rebond. Les 4apultés agiront à titre de maîtres de cérémonie tout au long de la soirée.

Le spectacle est présenté le 3 janvier à 20h. Les billets sont en vente sur le site Web de Turbo 418 et seront disponibles à la porte. La passe pour les quatre jours de festival est aussi en vente sur le site Web de l’organisme.

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La Capitale

Grève au Massif de Charlevoix: offre «déterminante» déposée, puis rejetée

Par Simon Carmichael, Le Soleil

23 décembre 2025 à 11h01|

Mis à jour le23 décembre 2025 à 11h32

Le Massif de Charlevoix

À quelques jours d’une grève, le Massif de Charlevoix dit avoir déposé une offre «déterminante» à ses employés. Il s’agit de «l’effort maximal» de l’entreprise, prévient la direction, qui a récemment ouvert la porte à acheter le Mont-Sainte-Anne. Le syndicat juge que l’offre n’était même pas présentable.

Au surlendemain du dépôt d’un avis de grève par le Syndicat des salarié-es du Massif Petite-Rivière-St-François (CSN) pour le 2 janvier, la direction de l’entreprise dit avoir déposé une offre «déterminante» afin de «préserver la saison récréotouristique dans Charlevoix».

Par communiqué, Groupe Le Massif annonce avoir fait une offre «concurrentielle et supérieure à la moyenne de l’industrie dans la région» à ses employés, lundi après-midi.




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Celle-ci n’est pas détaillée, mais l’entreprise affirme que la nouvelle offre «représente l’effort maximal que le Massif de Charlevoix peut consentir» dans le cadre de ces négociations «intensives».

Les employés devraient pouvoir se prononcer sur l’offre en question lors d’une assemblée, affirme l’employeur, qui avance que celle-ci pourrait se tenir dès ce soir ou le 30 décembre.

Pas comparable ni présentable

Mais ce ne sera pas le cas. Après l’annonce de l’offre, le syndicat a tranché que les salariés n’auront pas à l’analyser, jugeant que celle-ci n’est même pas présentable aux membres.

«L’employeur qualifie son offre de déterminante, mais elle est loin de l’objectif des membres et de ce qui se fait dans le secteur», critique la présidente du syndicat, Annick Simard.

«L’employeur propose 2,75% la première année quand les montagnes avoisinantes ont obtenu 8,75%. On est loin de ce qui se fait dans le secteur.»

— Annick Simard, présidente du Syndicat des salarié-es du Massif Petite-Rivière-St-François (CSN)

«L’offre ne sera pas présentée en assemblée, car elle ne répond pas du tout à ce que nos membres nous ont donné comme mandat, ajoute-t-elle. La balle est dans le camp de l’employeur, il doit revenir avec des offres raisonnables.»

Sans entente, les 350 membres du syndicat débrayeront pour une première de dix journées de grève le 2 janvier prochain.

Et pour le Mont-Sainte-Anne

La menace de grève est survenue au lendemain d’une sortie publique du président et fondateur du Massif, faite en marge des ratés du début de la saison au Mont Sainte-Anne.

Dans les médias, la direction du Massif a ouvert la porte à acheter la montagne de Beaupré, affirmant que «la revitalisation du Mont Sainte-Anne suscite assurément son intérêt». L’entreprise «demeure attentive aux occasions permettant de pérenniser, structurer et de mettre en marché une offre globale en synergie avec Le Massif de Charlevoix et la destination Québec-Charlevoix­», ajoutait-on.

Cette déclaration d’intérêt a fait bondir le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Massif de Charlevoix, dont la convention collective échoue le 31 décembre. À 96%, ils ont adopté un mandat de dix jours de grève.

«Pendant que le syndicat tente de négocier et qu’on lui propose des reculs, l’employeur clame publiquement son intérêt pour l’achat du Mont-Sainte-Anne. Avant de vouloir acquérir une nouvelle montagne, il devrait d’abord bien gérer la sienne», s’indignait le syndicat par communiqué.


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«L’employeur félicite ses équipes dans les médias, mais à la table de négociation, il demande des reculs qui nuisent directement à nos vies. Le temps avance, mais notre négociation piétine», déploraient les employés, avisant que «si le Massif veut continuer de grandir, il doit investir dans celles et ceux qui portent son image».

En 2022, le Groupe Le Massif avait déjà signalé son intérêt à devenir gestionnaire du Mont-Sainte-Anne, offre que Resort of the Canadian Rockies (RCR) avait rejeté.

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Arts et cultureSport

Le Turbo Fest revient pour une 18e édition

Le Turbo Fest débarque dans Limoilou du 2 au 5 janvier. Plus grand festival de jonglerie au Canada, l’événement réunit des jongleurs et jongleuses de partout dans le monde venus assister à des formations et participer à des ateliers. Un grand spectacle intitulé le Turbo Show est prévu à la Salle Sylvain-Lelièvre du Cégep Limoilou le 3 janvier.

Olivier Alain • 16 décembre 2025

Le festival attire chaque année des jongleurs et jongleuses de partout en Amérique du Nord.

Crédit photo: Alexandre Miller (photo recadrée)

Environ 300 personnes participent chaque année au Turbo Fest qui se tient en partie à l’École de cirque de Québec dans le Vieux-Limoilou. Des ateliers de formations, des compétitions et des jeux de jonglerie leur sont proposés tout au long du festival. L’objectif étant de s’initier à de nouvelles techniques ou en perfectionner d’autres. L’événement est ouvert à tout le monde rappelle Véronique Provencher, membre fondatrice de Turbo 418 et du Turbo Fest.

Véritable vitrine pour les jongleurs de la relève, le festival donne l’opportunité à de nouveaux talents d’être découvert chaque année.

« On a commencé avec un groupe de jongleurs motivés qui voulaient créer un événement unique en son genre. un festival qui soit international et qui fait la promotion de la jonglerie en tant que sport et en tant qu’art », Véronique Provencher.

Des ateliers pour tous les goûts et tous les niveaux

Le festival se déroulera sous le thème Bingo! cette année. Les participants et participantes se verront attribuer une carte avec des défis et activités indiqués sur chacunes de cases. L’objectif, comme au bingo, sera de compléter une ligne en cochant chaque défis ou activités réalisés, explique Véronique Provencher.

« Tout le monde peut venir au festival pour essayer la jonglerie, peu importe le niveau. Ce n’est pas seulement pour les experts. Toute personne qui a envie d’apprendre peut venir », précise-t-elle.

Des ateliers en tout genre et pour tout type de jongleurs auront lieu. Un tournoi de volley-quille sera également organisé au cours des quatre jours que dureront l’événement.

Le Turbo Show

Le moment fort du festival sera sans doute la présentation du Turbo Show à la salle Sylvain-Lelièvre assure l’organisatrice. Plusieurs invités spéciaux y présenteront des numéros de jonglerie en tout genre. L’australien Joe Fisher, connu pour ses numéros de quilles et d’anneaux, prendra part au spectacle. Jorge Petit montera également sur scène pour présenter un numéro de balle rebond. Les 4apultés agiront à titre de maîtres de cérémonie tout au long de la soirée.

Le spectacle est présenté le 3 janvier à 20h. Les billets sont en vente sur le site Web de Turbo 418 et seront disponibles à la porte. La passe pour les quatre jours de festival est aussi en vente sur le site Web de l’organisme.

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