Ville de Québec et région - Nouvelles économiques et commerciales

Résumé

Saint-Vallier Est : une rue de Saint-Roch qui « manque d’amour »

Les commerces de la rue Saint-Vallier Est ont été exclus d’un programme d’aide financière d’un million de dollars.

Photo : Radio-Canada / François Pouliot

Publié à 4 h 00 HAE

La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.

Alors qu’une aide financière a été annoncée lundi dernier pour aider les commerces de la rue Saint-Joseph Est, des commerçants de la rue Saint-Vallier Est, aussi dans le quartier Saint-Roch, se sentent oubliés, étant exclus du programme.

Le programme d’aide totalisant un million de dollars vise à favoriser la croissance économique des commerces existants et à stimuler l’arrivée de nouveaux joueurs. L’argent sera rendu sous forme de remboursement de certaines dépenses admissibles.

S’étendant sur un peu plus de 500 mètres entre le boulevard Langelier et la rue Dorchester, la rue Saint-Vallier Est, où plusieurs commerces ont pignon sur rue, fait partie intégrante du quartier Saint-Roch.

Pourtant, elle manque d’amour.

C’est sûr que j’aimerais ça avoir un coup de main, souffle Stéphanie Thériault, présidente et copropriétaire de La Planque Jeux Vidéo. Un discours qui trouve aussi écho dans celui des autres commerçants de Saint-Vallier Est avec qui Radio-Canada s’est entretenue.

Je comprends que Saint-Joseph, c’est la grosse artère à laquelle tout le monde pense, dit Mme Thériault. Mais il faut soigner tous les petits morceaux!

Consciente que le secteur n’est pas autant touchés par l’enjeu de l’itinérance [qu’on observe à proximité de l’église Saint-Roch, par exemple], elle rappelle qu’on a quand même un centre d’injection supervisée à côté.

En activité depuis la pandémie, le centre L’Interzone demeure super important, juge Mme Thériault.

Qu’est-ce que L’Interzone?

C’est un endroit sécuritaire où sont offerts des services permettant la consommation supervisée des personnes utilisatrices de drogues par injection et inhalation (UDII). Ces derniers peuvent consommer les drogues qu’elles apportent :

  • Dans de bonnes conditions d’hygiène et de sécurité;
  • Sous la supervision d’un personnel qualifié;
  • En toute légalité.

Source : CIUSSS de la Capitale-Nationale

Mais ça apporte quand même la réalité que ça apporte, indique-t-elle, racontant que, l’an dernier, la vitrine de son magasin a été fracassée avec un morceau de gravats qui était dans le stationnement en face.

C’est des choses qu’on sait qui peuvent arriver, nuance-t-elle.

La Planque Jeux Vidéo a ouvert ses porte en 2009.

Photo : Radio-Canada / David Remillard

Une baisse de l’achalandage dans le secteur

Comme ses voisins, Stéphanie Thériault craint que des gens aient de plus en plus peur de venir dans le secteur.

On a vu quand même une baisse de notre achalandage, note-t-elle. Notre vente en ligne se porte bien, mais les gens qui viennent au magasin, ça a quand même diminué depuis un certain temps. On sait qu’il y a des gens qui n’ont pas envie de venir se promener dans Saint-Roch.

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Travaux, manque de stationnement, crainte de faire des rencontres… Il y a plusieurs réalités qui sont arrivées en même temps, souligne-t-elle.

Se doutant bien que ce n’est pas l’intention de la Ville, elle dit néanmoins se sentir enterrée. C’est un petit peu dur de garder la tête en dehors de l’eau dans ces circonstances-là.

On n’aura pas d’aide, là, avec le chantier de Trudel. On n’a pas plus d’aide avec la situation actuelle. C’est sûr que j’aimerais ça avoir un coup de main.

Une citation de Stéphanie Thériault, présidente et copropriétaire de La Planque Jeux Vidéo

Faute de soutien financier, elle aimerait en revanche que des incitatifs – la gratuité du stationnement, peut-être? – soient mis en place pour attirer les gens.

Dans les commerces avoisinants, si on remarque un maintien de la clientèle locale, on observe toutefois une baisse flagrante des clients ne provenant pas du centre-ville.

Je n’ai pas de solution, mais je comprends qu’il faut faire quelque chose, insiste Mme Thériault.

Je ne veux pas démoniser le quartier […] Je me sens chez moi à cet endroit-là, et j’aimerais ça que les gens le voient de cette façon-là.

Une citation de Stéphanie Thériault, présidente et copropriétaire de La Planque Jeux Vidéo

Élargissement de la zone d’application du programme en vue?

Rappelons que le territoire de la Société de développement commercial (SDC) Saint-Roch, qui administre les fonds du programme, couvre essentiellement la rue Saint-Joseph Est, entre la rue Caron et la rue Saint-Dominique en plus d’une petite partie sur le boulevard Charest et quelques rues adjacentes.

La rue Saint-Joseph Est est l’artère commerciale principale du quartier Saint-Roch. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Eric Careau

Saint-Vallier Est, oui, c’est le quartier Saint-Roch, mais ce n’est pas la SDC, indique Marie-Pier Ménard, directrice générale de l’organisme. Ce que les commerçants peuvent faire, toutefois, c’est devenir membres volontaires, ajoute-t-elle.

Mais même s’ils sont membres volontaires, actuellement [pour des raisons légales], je ne peux pas offrir le “programme 1 million”.

Ce que je peux dire, c’est qu’on est dans les démarches d’agrandissement [du territoire de la SDC]. Cependant, ça ne se fera pas demain matin.

Une citation de Marie-Pier Ménard, directrice générale de la SDC St-Roch

Pour ce qui est du programme d’aide, il revient à la Ville de déterminer si le territoire sera agrandi, tranche-t-elle.

Au cabinet du maire Bruno Marchand, on confirme avoir été interpellé par des commerçants du quartier Saint-Roch exclus du programme afin de voir s’il était possible d’élargir la zone d’application pour le programme d’aide de 1 M$.

Une analyse est en cours du côté de la Ville afin d’évaluer cette possibilité, dit-on, et de voir quelle pourrait être la zone d’application élargie.

Une bonne idée pour Montréal aussi


La Ville lance un projet pilote de barrière anti-intrusion sur la rue Saint-Jean

2:04

Le Téléjournal Québec

La Ville lance un projet pilote de barrière anti-intrusion sur la rue Saint-Jean

Québec est la première ville en Amérique du Nord à acquérir et à utiliser le module Armis One.

Photo : Radio-Canada / Camille Carpentier

Publié hier à 11 h 06 HAEMis à jour hier à 15 h 19 HAE

Devant l’augmentation du nombre d’évènements avec des camions-béliers un peu partout dans le monde, la Ville de Québec va tester une barrière anti-intrusion et lance un projet pilote pour sécuriser d’abord la rue Saint-Jean.

Nice, Toronto, Berlin, Amqui : plusieurs évènements ont démontré les risques d’intrusions de véhicule à haute vitesse ou à basse vitesse, constate la Ville de Québec.

Pour diminuer les risques sur son territoire, elle a fait l’acquisition d’un dispositif nommé Armis One afin de prévenir l’intrusion de véhicules sur la voie publique lors de la tenue d’évènements ou de rassemblements.

Nouveau dispositif pour sécuriser les événements et les rues piétonnes

Bien que les sites soient déjà bien sécurisés, la Ville a amorcé une réflexion dans la dernière année afin d’identifier des mesures de protection additionnelles contre les risques modernes. Parmi les moyens identifiés, la barrière anti-véhicule-bélier Armis One s’avère une option adaptée puisqu’elle offre plus de sécurité tout en permettant les passages ciblés, explique l’administration municipale.

Le dispositif a été installé dans 90 villes européennes.

Photo : Crédit : Consel Group

Projet pilote

Dès le 1er juin, deux dispositifs seront installés sur la rue Saint-Jean, derrière les portes Saint-Jean, dans le cadre d’un projet pilote. La rue est piétonne pour une durée d’environ trois mois lors de la saison estivale.

Deux endroits précis sont visés pour l’installation, soit à la hauteur de la rue D’Auteuil et au carrefour de la côte du Palais. Quatre barrières et neuf bacs de plantation en béton seront installés sur la chaussée et les trottoirs.

Ce projet pilote permettra d’évaluer l’efficacité de l’appareil lors des opérations de montage et démontage ainsi que l’accès aux véhicules d’urgence. La Ville pourra ensuite évaluer la possibilité de déployer ce système à plus grande échelle.

La rue Saint-Jean est piétonne dans le Vieux-Québec pour une durée d’environ trois mois lors de la saison estivale.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Il s’agit d’un outil dans un arsenal de mesure et il ne correspond pas aux besoins de tous les évènements, prévient le directeur du Service du transport et de la mobilité intelligente, Marc des Rivières.

C’est la bonne intervention, pour le bon lieu en fonction du bon risque.

Une citation de Marc des Rivières, directeur du Service du transport et de la mobilité intelligente

L’installation d’Armis One ne nécessite aucun réaménagement de génie civil pour la rue Saint-Jean. Les dispositifs seront installés et retirés au moment de l’ouverture et la fermeture de la rue piétonne.

Marc des Rivières, directeur du Service du transport et de la mobilité intelligente.

Photo : Radio-Canada / Camille Carpentier

Pour l’instant, la Ville est toujours en réflexion sur les évènements qui pourraient nécessiter ce nouveau dispositif.

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Technologie européenne

Québec est la première ville en Amérique du Nord à acquérir et à utiliser le module. Fabriqué en Suisse, il est déjà utilisé dans 90 villes en Europe, selon la Ville de Québec.

Il a coûté pour l’instant 95 000 $ à l’administration Marchand. La technologie fonctionne autant en été qu’en hiver, assure Marc des Rivières.

La barrière anti-intrusion Armis One

  • Résistance minimale à un camion de 9 tonnes à 50 km/h (750 000 joules d’énergie);
  • Utilisation quatre saisons;
  • Installation et désinstallation rapides et sans travaux d’ingénierie;
  • Accès sans entrave pour les piétons, les cyclistes et les fauteuils roulants;
  • Accès rapide des véhicules d’urgence (moins de trois minutes);
  • Adaptable à la largeur et au profil de la rue

Un bon compromis selon les commerçants

Les commerçants de la rue Saint-Jean demandent depuis plusieurs années des mesures de sécurité renforcées. Les nouveaux dispositifs devraient améliorer les choses. Il y a beaucoup de clientèle, de visiteurs sur la rue Saint-Jean, donc ça devenait nécessaire de passer à une autre étape pour la sécurité, estime Xavier Bernier-Prévost, directeur de la SDC du Vieux-Québec.

Xavier Bernier-Prévost, directeur de la SDC du Vieux-Québec

Photo : Radio-Canada

Il aurait aimé qu’il y ait installation de bollards rétractables, mais le gel et le dégel empêchent une telle installation. L’installation de clôtures lors des années précédentes était aussi peu esthétique et largement insuffisante pour la sécurité, selon le directeur.

On pense que les bollards auraient pu mieux se fondre, mais si ça vient renforcer la sécurité on pense que c’est un bon compromis à faire. On ne pense pas que ça va nuire à l’esthétique de la Ville plus que les clôtures qui sont en place en ce moment.

Une citation de Xavier Bernier-Prévost, directeur de la SDC du Vieux-Québec

Évaluation des risques

La Ville se défend d’avoir installé de tels dispositifs près de 10 ans après les évènements de Nice, qui ont eu l’effet d’un wake up call planétaire, selon Marc des Rivières.

Des policiers sur la promenade des Anglais, le lendemain de l’attentat de Nice, en 2016.

Photo : Getty Images / VALERY HACHE

Chaque évènement, on l’a toujours regardé, analysé puis déployé des choses. On voit une accélération des évènements. C’était opportun pour nous de continuer à réfléchir et arriver aujourd’hui avec un produit comme celui-là qui va nous donner une certaine assurance, souligne Marc des Rivières.

Il y a une analyse qui est faite en fonction de ce qui se passe à Québec et l’analyse de risque nous permettait de mettre en place les moyens qu’on jugeait appropriés. Maintenant, tout ça, ça évolue

Une citation de Marc des Rivières, directeur du Service du transport et de la mobilité intelligente

Il prévient toutefois que le risque zéro n’existe pas. On peut protéger tous nos évènements […] mais souvent ce n’est pas sur les lieux où les sites sont sécurisés que les choses se passent, c’est à l’extérieur. On ne pourra jamais protéger 1800 km de trottoirs. Par contre, aux endroits où on a de grands regroupements, rassemblements, c’est là qu’on va privilégier un moyen comme celui-là.

Par exemple, le dispositif est efficace pour des évènements statiques et des sites fermés, moins pour les évènements dynamiques comme le Marathon de Québec ou le Grand Prix cycliste de Québec. C’est difficile de protéger 42 km. On va travailler avec d’autres moyens, prévient Marc des Rivières.

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Par esprit d’équité c’était nécessaire d’offrir le même support à l’ensemble du quartier. De toute façon à part le coeur de quartier il n’y a pas tant de rues commerciales dans ce secteur et toutes ont besoin d’un coup de pouce pour retrouver leur dynamisme.

Un immeuble de quatre étages poussera sur Saint-Vallier

Par Félix Lajoie, Le Soleil

4 juin 2025 à 04h15

3 minutes

La construction du bâtiment est estimée à près de 18 millions de dollars, avant taxes. (Frédéric Matte/Le Soleil)

Un «projet novateur» verra bientôt le jour sur l’avenue Saint-Vallier Ouest, dans Saint-Sauveur. Un stationnement public fera place à un bâtiment comprenant des logements sociaux et abordables, ainsi qu’un centre de la petite enfance (CPE), tout en conservant des cases de stationnement ouvertes à tous les automobilistes.


Le futur immeuble, dénommé Le Carillon, est le fruit de la collaboration entre la Ville de Québec, l’Office municipal d’habitation de Québec (OMHQ) et le CPE La Butte à moineaux.

Le terrain visé par le projet est situé à l’intersection des rues de Carillon et Saint-Vallier Ouest, vis-à-vis le parc Durocher.



30 logements sociaux et abordables seront inclus dans le bâtiment de quatre étages, ainsi que des locaux permettant au CPE d’accueillir 84 enfants de plus, dont 10 poupons.

L’endroit conservera aussi sa vocation de stationnement public, puisque le bâtiment sera muni d’un stationnement sous-terrain de 36 cases ainsi qu’un stationnement extérieur disposant de 25 places.

Le futur immeuble Le Carillon, sera situé vis-à-vis le parc Durocher, à quelques pas de l’organisme Le Pignon Bleu. (Frédéric Matte/Le Soleil)

Dans un sommaire décisionnel publié le 29 mai dernier, la Ville indique qu’elle «juge opportun» d’inclure un stationnement public au projet afin de satisfaire «les besoins des commerçants et des citoyens du secteur».

La construction du bâtiment est estimée à près de 18 millions de dollars, avant taxes. La Ville assumera les coûts liés au stationnement intérieur et extérieur, l’OMHQ déboursera la portion des coûts des unités locatives, tandis que le CPE versera les coûts reliés à ses futurs locaux.

Ainsi, la Ville assumera 28 % du montant total, l’OMHQ 57 % et le CPE, 15 %.

Selon le cahier de charges de l’appel d’offres du projet, les travaux seront réalisés entre le 4 août prochain et le 30 novembre 2026.

237 personnes en attente

Le directeur général de l’OMHQ, Dany Caron, précise que la moitié des unités locatives du projet sera constituée de logements sociaux (aussi appelés logements subventionnés). L’autre moitié sera composée de logements abordables.

«Les trente unités de logement sont destinées à des personnes de 55 ans et plus qui sont autonomes. C’est vraiment la clientèle qui est visée dans ce quartier», détaille M. Caron.



Le Carillon comportera 27 unités 3 ½ et trois unités 4 ½. Les logements abordables de 3 ½ seront offerts à environ 875 $ par mois, mentionne le directeur général.

«Sur notre liste d’attente, on a 237 ménages admissibles pour les logements subventionnés [sociaux] dans le quartier Saint-Sauveur», souligne-t-il.

À l’échelle de la ville, 2800 personnes autonomes de 55 ans et plus sont en attente d’un logement social auprès de l’OMHQ.

Avec des besoins aussi criants, le directeur général espère que d’autres projets comme Le Carillon pourront éventuellement voir le jour sur le territoire de la ville de Québec.

«En plus de créer un milieu de vie avec de la mixité sociale, il y a vraiment un avantage à ce projet novateur, puisque le partage des coûts au prorata de ce qu’on va utiliser optimise l’investissement et nous permet d’économiser», se réjouit M. Caron.

À ce jour, l’OMHQ administre 170 ensembles immobiliers, répartis en 478 adresses, pour un total de plus de 12 000 unités de logements sociaux et abordables.

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Résumé

Bulles et pasta dans l’ancien McDo de Grande Allée

Par Francis Higgins, Le Soleil

17 juin 2025 à 04h01

Les restaurateurs ont complètement changé l’apparence intérieure de cette adresse de Québec. (Caroline Grégoire/Le Soleil)

Au printemps 2015, le McDonald’s de la Grande Allée fermait ses portes. Dix ans plus tard, un nouveau restaurant redonne vie à ce bâtiment laissé vide sur l’artère de Québec. Pas pour vendre des burgers et des frites, mais plutôt pour servir des bulles et des plats italiens à partager.


Depuis quelques jours déjà, le restaurant Mora - Pasta e Prosecco s’offre des soirées de rodage en vue de son ouverture officielle prévue ce mercredi 18 juin 2025. Ce faisant, le Groupe Maestro — également propriétaire des restaurants L’Atelier, Ophelia et Va Bene — dévoile une nouvelle table italienne à Québec.

L’idée de faire revivre un resto à cette adresse trotte dans la tête des associés Fabio Monti, Justin Cazelais et Alexandre Grenier depuis un moment, avant même la pandémie. C’est finalement un voyage à Miami qui a cristallisé le concept.



La façade du nouveau restaurant italien Mora sur Grande Allée, à Québec (Caroline Grégoire/Le Soleil)

«J’étais dans un carrefour où il y avait un restaurant à chaque coin de rue: deux italiens et deux asiatique. Et il y avait des files d’attente pour les deux restos italiens», raconte M. Monti, en entrevue au Soleil.

«La cuisine italienne est la plus appréciée, la plus mangée au monde. Et il n’y avait pas de resto italien sur la Grande Allée, alors ça prenait ça!»

— Fabio Monti, copropriétaire du Mora et président du Groupe Maestro

Des pâtes et des plats à partager

Le menu promet des assiettes de pâtes et des pizzas, bien sûr, mais aussi des plats de viandes, des poissons, un risotto, entre autres. Le tout parfois préparé à la table, devant les clients, sur un guéridon de service.

Surtout, on entend mettre l’accent sur les cicchettis (une espèce de tapas à l’italienne), soit une vingtaine de petites portions «à partager dans l’abondance», pour qui aime goûter à tout sans se limiter au choix d’un plat principal.

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Le restaurant Mora sur Grande Allée, à Québec (Caroline Grégoire/Le Soleil)

Le restaurant Mora sur Grande Allée, à Québec (Caroline Grégoire/Le Soleil)

Le restaurant Mora sur Grande Allée, à Québec (Caroline Grégoire/Le Soleil)

Le restaurant Mora sur Grande Allée, à Québec (Caroline Grégoire/Le Soleil)

Le restaurant Mora sur Grande Allée, à Québec (Caroline Grégoire/Le Soleil)

Le restaurant Mora sur Grande Allée, à Québec (Caroline Grégoire/Le Soleil)

Le restaurant Mora sur Grande Allée, à Québec (Caroline Grégoire/Le Soleil)

Le restaurant Mora sur Grande Allée, à Québec (Caroline Grégoire/Le Soleil)

Le restaurant Mora sur Grande Allée, à Québec (Caroline Grégoire/Le Soleil)

Le restaurant Mora sur Grande Allée, à Québec (Caroline Grégoire/Le Soleil)

Le restaurant Mora sur Grande Allée, à Québec (Caroline Grégoire/Le Soleil)

Le restaurant Mora sur Grande Allée, à Québec (Caroline Grégoire/Le Soleil)

Le restaurant Mora sur Grande Allée, à Québec (Caroline Grégoire/Le Soleil)

Le restaurant Mora sur Grande Allée, à Québec (Caroline Grégoire/Le Soleil)

Le restaurant Mora sur Grande Allée, à Québec (Caroline Grégoire/Le Soleil)

Le restaurant Mora sur Grande Allée, à Québec (Caroline Grégoire/Le Soleil)

Le restaurant Mora sur Grande Allée, à Québec (Caroline Grégoire/Le Soleil)

Le restaurant Mora sur Grande Allée, à Québec (Caroline Grégoire/Le Soleil)

Le restaurant Mora sur Grande Allée, à Québec (Caroline Grégoire/Le Soleil)

Le restaurant Mora sur Grande Allée, à Québec (Frédéric Matte/Le Soleil)

«Chaque plat a sa propre recette pour que chaque pâte et chaque sauce se marient parfaitement. C’est un art!» assure M. Monti.

Les pâtes et les pizzas seront d’ailleurs préparées dans une cuisine vitrée aménagée au sous-sol. On pourra y admirer les machines à pâtes de marque La Monferrina ainsi que les cuisiniers à l’ouvrage, récemment formés par le consultant italien Danilo Fer.

Le Prosecco à l’honneur

Côté bulles, on annonce une carte ambitieuse, riche en importations privées: deux pages de Prosecco (le fameux vin sec et effervescent d’Italie), une page de Franciacorta (vin mousseux de Lombardie) et une page de champagnes, etc. Le tout élaboré par le sommelier Jason Murphy, d’Ophélia.



Le Mora propose une carte de vins mousseux italiens. (Caroline Grégoire/Le Soleil)

«L’idée est de démocratiser les bulles. Il faut faire connaître aux gens toute la variété qui existe dans les mousseux. Montrer que ça peut aussi bien aller à l’apéro qu’avec les pâtes, les poissons, mais aussi les viandes», estime M. Monti, précisant que ces bouteilles seront vendues à partir de 50 $.

Dans un décor de jardin italien

Un coup d’œil au carrelage du plancher du rez-de-chaussée permet de comprendre que le décor s’inspire des jardins italiens. La mosaïque, la verdure et une longue «fausse» fenêtre au mur donnent l’impression de visiter une cour intérieure vénitienne.

Il a fallu tout un chantier pour en arriver là, se rappelle Fabio Monti. Il a fallu tout rebâtir, puisque la structure inoccupée depuis dix ans était complètement vide. On a même fait tomber un mur intérieur pour agrandir l’espace entre le bâtiment original et son annexe à l’arrière.

Coût du concept: 2 millions de dollars pour l’achat, 4,5 millions pour les travaux de structure et de mise à niveau ainsi que l’aménagement du resto.



On a tenu à ajouter de la verdure au décor. (Caroline Grégoire/Le Soleil)

Coûteux, certes, mais les propriétaires misent sur le long terme, espérant pour leur nouvelle adresse une longévité comparable à celles de L’Atelier et de l’Ophélia. Et les idées ne manquent pas pour assurer une longue vie à ce resto à la «tendance festive de fin de soirée».

À commencer par l’embauche d’une acrobate qui sera suspendue au plafond, à des soirées thématiques de cirque, à l’embauche d’un DJ, à d’éventuelles tables apéro débordantes de petites bouchées et de «finger food» comme dans les cafés d’Italie, etc.

L’escalier qui mène à la mezzanine. (Caroline Grégoire/Le Soleil)

«La cuisine italienne, c’est dans mon sang. Autant dans mes origines que dans les restos de mon père où j’ai travaillé, confie M. Monti. Mais il fallait pour nous que ce soit un concept complètement différent de ce qui se fait ailleurs à Québec!»

À savoir

  • Restaurant Mora Pasta e Prosecco
  • Adresse: 649, Grande Allée Est, à Québec (voisin de La Galette libanaise, en face d’Ophelia)
  • Info: restaurantmora.com

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Les associés du Mora: de gauche à droite, Justin Cazelais, Fabio Monti et Alexandre Grenier (Frédéric Matte/Le Soleil)

Résumé

Le FEQ, une «bénédiction» pour les commerçants

Par Geneviève Turcotte, Le Soleil

15 juillet 2025 à 04h08

Les commerçants de la Grande Allée ont fait de bonnes affaires pendant le FEQ. (Frédéric Matte/Archives Le Soleil)

De la grève des employés d’entretien du RTC, à la pluie pour certains: les conditions étaient réunies pour que les commerçants de la Grande Allée fassent de bonnes affaires pendant le FEQ cette année. Certains établissements ont connu de meilleures recettes que l’an dernier.


«C’était une bonne édition avec un bel achalandage, une belle clientèle tous les soirs, des bons débuts de soirée, des bonnes fins de soirée aussi», affirme Fabio Monti, copropriétaire du Groupe Maestro qui détient notamment les restaurants Ophelia, L’Atelier et Mora situés sur la Grande Allée.

Pour ces restaurants, le FEQ représente près de 10 % du chiffre d’affaires de l’année, et l’équivalent de près d’un mois et demi d’hiver en 11 jours, dans le cas de L’Atelier.



«C’est un achalandage qui ne ressemble à rien, c’est inexplicable. Il y a des gens sans cesse de midi à trois heures du matin.»

— Fabio Monti, copropriétaire du Groupe Maestro

La météo plus difficile que celle des dernières années a cependant eu un impact financier, selon M. Monti. La pluie a privé l’établissement de places sur la terrasse certains soirs.

«Les gens sont là quand même, la demande est là, mais il y a moins de place pour les accueillir.»

Fabio Monti est copropriétaire du Groupe Maestro, qui détient les restaurants Ophelia, L’Atelier et Mora situés sur la Grande Allée. (Erick Labbé/Archives Le Soleil)

Le constat est le même du côté du Complexe Maurice. «C’est une année sensationnelle et formidable au niveau des ventes, qui aurait pu être encore meilleure s’il y avait eu plus de beau temps la première semaine», mentionne Guyaume Arseneault, le directeur des opérations.

Il ajoute toutefois que malgré la pluie, «les gens étaient au rendez-vous».

«Le Festival d’été de Québec, c’est une bénédiction pour la ville de Québec, pour les gens de Québec, pour les commerçants de la Grande Allée. Ça amène des retombées économiques qui sont, selon moi, incalculables.»

— Guyaume Arseneault, directeur des opérations du Complexe Maurice

Encore mieux cette année

Le propriétaire des Voûtes Grande Allée, Jérôme Landry, a pour sa part constaté une augmentation de 20 % des ventes par rapport à la même période l’an dernier. Une semaine de Festival d’été de Québec (FEQ) représente trois fois une semaine normale.

Dès la fin des spectacles, l’endroit se remplissait. Les heures d’opération étaient aussi prolongées pour l’occasion, le bar ouvrant dès 16 heures au lieu de 21 heures pendant le FEQ.



N’ayant pas de terrasse, le restaurant n’a pas vécu les impacts de la mauvaise température sur l’achalandage. «Quand il pleut, on en profite, le monde vient chez nous», observe M. Landry.

Les heures d’ouveture des Voûtes Grande Allée ont été prolongées pendant le FEQ. (Geneviève Turcotte/Le Soleil)

La grève des employés d’entretien du RTC n’a pas nui, au contraire. Selon les commerçants rencontrés par Le Soleil, les festivaliers se seraient rendus près du site plus tôt et auraient quitté plus tard, fréquentant ainsi davantage les établissements de la Grande Allée.

Préparatifs des mois à l’avance

Au Groupe Maestro, les préparatifs en vue du FEQ commencent des semaines et même des mois à l’avance. Ils vont de l’embauche de personnel, à l’aménagement d’espace pour entreposer la nourriture, à l’achat de tables, de chaises, d’assiettes et de verres supplémentaires. «On est prêt à toute éventualité», explique M. Monti.

La terrasse a été agrandie au Complexe Maurice et le personnel a été doublé pour l’événement, indique son directeur des opérations, qui considère le FEQ comme étant «le plus beau festival au monde».



Selon Guyaume Arseneault, directeur des opérations du Complexe Maurice, le FEQ est une «bénédiction» pour la ville de Québec. (Geneviève Turcotte/Le Soleil)

Selon le directeur général de la SDC Grande Allée, André Verreault, les commerçants multiplient les places sur les terrasses jusque dans la rue pour que les gens soient confortables.

«C’est un avantage pour le FEQ, c’est un avantage pour nous, c’est un avantage pour la ville de pouvoir accommoder autant de monde sur la Grande Allée», note-t-il.

Pour servir l’afflux de clientèle, le Complexe Maurice a misé sur l’accessibilité. «On a fait un menu agréable, de qualité, à bon prix, qui sort rapidement», a précisé Guyaume Arseneault

Tous les commerçants rencontrés s’entendent pour lancer des fleurs à l’équipe derrière l’événement.

«On est contents du travail des gens du FEQ qui ont travaillé fort pour amener des bons artistes, puis ça a amené du monde en ville», a souligné Jérôme Landry.

Les vélos-cargos utilisés par l’entreprise ont été conçus sur mesure au Québec, en partenariat avec les entreprises Trivel et Devinci, puisque rien d’assez robuste n’existait sur le marché pour transporter des charges jusqu’à 350 kilogrammes sur une base régulière.

La “sécurité du livreur et la maintenance minimale” ont guidé tout le processus de conception, explique Mikaël Simard, directeur en recherche et développement chez Devinci.

Il ajoute que pour s’assurer de la robustesse du véhicule, les pièces du vélo électrique s’apparentent plus à celles d’un véhicule tout terrain. Le vélo-cargo est aussi équipé de clignotants, de lumières de freins, d’un frein à main et d’un klaxon.

Devinci, une entreprise du Saguenay, est maintenant à la recherche de partenaires au Québec pour augmenter la cadence de production de ces vélos nouveau genre.

Avec des informations de Marika Wheeler

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Résumé

Affaires locales

Un «18 trous» s’établit dans Saint-Roch

Par Chloé Pouliot, Le Soleil

19 juillet 2025 à 04h06

Après plusieurs semaines de travaux, le Grand Mini-Golf accueillera ses premiers clients ce samedi. (Caroline Grégoire/Le Soleil)

Un mini-putt en plein cœur du centre-ville? C’est le pari des quatre associés derrière le Grand Mini-Golf, un parcours immersif qui multiplie les clins d’œil à l’histoire de Québec.


Les portes du Grand Mini-Golf s’ouvrent ce samedi à 10 h.

À l’étage du 770, rue Saint-Joseph Est, l’espace de bureau de 8600 pieds carrés s’est métamorphosé en un mini-putt thématique de 18 trous.



Agissant à titre d’investisseurs, Élise Fortin et son conjoint Éric Amyot ont fait la rencontre des idéateurs du projet, Nicolas Renaud et Laura Sivasli, à travers l’écosystème de la Jeune Chambre de commerce de Québec.

Il ne se sera écoulé que six mois entre cette première rencontre et le jour de l’inauguration. Le projet s’est concrétisé à la vitesse grand V, convient Élise Fortin, en entrevue avec Le Soleil.

Élise Fortin, copropriétaire du Grand Mini-Golf (Caroline Grégoire/Le Soleil)

Près de 500 000 $ auront été dépensés pour que le concept prenne vie. «Le gros du budget est allé dans les décors, les boîtes, le tapis», affirme-t-elle.

Clins d’œil à l’histoire

Chacun des 18 trous met en scène un chapitre de l’histoire de la ville de Québec.

Les joueurs devront faufiler leur balle entre les troupes de la bataille des Plaines d’Abraham, sous l’ancien Mail Saint-Roch ou encore, parmi les chapiteaux du Festival d’été de Québec.

«On n’est pas dans une ligne du temps directe. […] On trouvait ça très rigide et muséal de mettre un événement après l’autre. On voulait rester dynamique», explique celle qui a fait appel à la chargée de projets au Musée national de l’histoire du Québec, Catherine Thibault.

Ce projet de mini-putt a été réalisé par l’équipe de Conception Alain Gagné. (Caroline Grégoire/Le Soleil)

Les trois derniers trous du parcours font écho à une passion sportive des Québécois. «Les gens vont troquer leur bâton de golf pour un bâton de hockey. Ils vont jouer sur une surface avec une puck de hockey», signale-t-elle.



«Le côté du hockey, c’est vraiment quelque chose qui s’exporte. Et c’est notre intention», renchérit la femme d’affaires, à propos de ses projets à plus long terme.

Les joueurs devront manier le bâton de hockey et la rondelle pour les trois derniers trous du parcours. (Caroline Grégoire/Le Soleil) D’ici l’automne, un bar sportif sera également construit à même la mezzanine, en plus d’une salle événementielle pouvant accueillir plus d’une vingtaine de personnes.

Bienvenue aux touristes

Après une courte réflexion, le choix d’ancrer leur offre dans le quartier Saint-Roch s’est imposé.

«Le maire en parle souvent: de ramener le touriste en basse-ville. Les touristes, c’est vraiment [un public] qu’on veut aller chercher pour non seulement notre golf, mais les autres commerces aussi. On veut participer à cette revitalisation», affirme Mme Fortin, consciente des défis actuels du quartier.



«On voulait être un acteur de changement dans le milieu. […] On se dit que ça va revenir, ça va lever.»

— Élise Fortin, copropriétaire du Grand Mini-Golf

Le secteur a également été privilégié pour son accessibilité tant en automobile qu’en transport collectif. «C’est sûr qu’on ne voulait pas s’en aller dans les périphéries. Il y a déjà Fluo s’amuse à Charlesbourg», nomme-t-elle à titre exemple.

Ce parcours de golf miniature est ponctué d’allusions à l’histoire, à des récits populaires et à la culture québécoise. (Caroline Grégoire/Le Soleil)

En plus de la clientèle touristique, les familles, les activités corporatives et les groupes scolaires sont dans le viseur des actionnaires.

«C’est ludique en même temps d’être éducatif. Les profs d’histoire cherchent tout le temps des activités à faire», glisse celle qui promet d’offrir une expérience au-delà du golf miniature conventionnel.

Jusqu’à 37 personnes par demi-heure peuvent réserver afin de s’élancer sur le mini-golf. (Caroline Grégoire/Le Soleil)

À savoir :

  • Le Grand Mini-Golf
  • Adresse: 770, rue Saint-Joseph Est, à Québec
  • Ouvert tous les jours
  • Prix: 10 $ pour les enfants, 18 $ pour les adultes
  • Info: legrandminigolf.ca
Résumé

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|La Vitrine

Les trésors cachés de l’arrière-pays de Charlevoix

20 juillet 2025 à 04h13

Un pique-nique du terroir à la Ferme Ambrosia. (Saveurs authentiques de Charlevoix)

Contenu commandité | Saveurs authentiques de Charlevoix

On a parfois l’impression de connaître un endroit sur le bout des doigts, de n’y trouver plus rien à découvrir. Pourtant, il existe des chemins qui mènent ailleurs, bordés de paysages et de savoir-faire, où le temps ralentit pour laisser place à de nouvelles rencontres. Le circuit agrotouristique « Les trésors cachés de l’arrière-pays » invite les curieux et les gourmands à s’aventurer loin des foules pour découvrir des producteurs passionnés et des saveurs méconnues du terroir.


Ce parcours unique relie six fermes et artisans d’exception dans les coins les plus secrets de Charlevoix. Là où la nature est intacte, où les gestes sont patients et où les produits racontent une histoire, chaque visite devient une immersion dans un univers singulier. Munis d’un passeport offert chez les fermes participantes, les visiteurs sont invités à collecter des étampes en achetant des produits sur place et courent la chance de remporter de magnifiques prix. Trois arrêts suffisent pour participer au concours, mais on parie que vous voudrez tous les faire!

Le Véritable Agneau!, où l’excellence du terroir est protégée



La boutique du Véritable Agneau ! regorge des meilleurs produits de Charlevoix. (Saveurs authentiques de Charlevoix)

Aux portes de Saint-Hilarion, cette entreprise familiale concentre toutes ses activités sur place : l’élevage, la transformation et la vente s’y pratiquent dans un respect absolu de la qualité du produit et du territoire. On y produit l’agneau de Charlevoix, seule production animale à Indication Géographique Protégée du Québec, reconnaissable à sa viande tendre et juteuse au goût délicat. Découpes, viandes marinées et saucisses savoureuses sont offertes pour prolonger le plaisir à la maison.

Tout près, un arrêt aux Jardins de la Minga vaut le détour pour découvrir le célèbre Vinaigre de Feu, un incontournable des saveurs charlevoisiennes.

Ferme Ambrosia, le canard éthique élevé en liberté

À la Ferme Ambrosia, on peut rencontrer de sympathiques canards au pâturage. (Union des producteurs agricoles (UPA))

Dans un paysage époustouflant du cratère de Charlevoix, cette ferme à taille humaine élève ses canards dans le respect du bien-être animal : ici, pas de gavage, pas de cruauté! Chaque volatile vit à son rythme, dans des pâturages riches en biodiversité. Cette approche éthique donne une viande remarquable, et la ferme est reconnue pour le raffinement inégalé de ses produits gastronomiques inspirés du terroir boréal. Le site comprend aussi des sentiers et un mini verger nordique, parfait pour un pique-nique improvisé.

Aux petits moutons tout ronds, pour reconnecter avec la vie rurale

Aux petits moutons tout ronds, on se reconnecte avec l’agriculture. (Saveurs authentiques de Charlevoix)

Ici, on ne vend pas de viande, on partage un mode de vie. Cette ferme pédagogique offre des activités immersives de découverte du monde agricole pour petits et grands, comme le biberonnage des agneaux. Dans cette fermette où les animaux sont chouchoutés, on se reconnecte avec l’origine de notre alimentation et nos liens avec la nature. Entourés des chevaux, poules et autres animaux emblématiques, les visiteurs vivent un moment authentique et touchant, à la rencontre de la ruralité vivante.

Ferme Martin Tremblay, des petits fruits et beaucoup de cœur

Les meilleures fraises de Charlevoix récoltées le jour même, à la ferme Martin Tremblay. (Saveurs authentiques de Charlevoix)

Cette fraisière et bleuetière familiale cultive avec passion plus de 40 hectares de petits fruits savoureux, directement au cœur de Charlevoix. En plus des généreux casseaux de fruits, on y retrouve des marinades, confitures et collations gourmandes faites maison, et de nombreux produits d’autres producteurs locaux talentueux. Un arrêt généreux au bord de la route 138 pour refaire le plein d’énergie et trouver tout ce qu’il faut pour un goûter improvisé et tout en fraîcheur.

Ferme Jean-Robert Audet, où on redécouvre les découpes oubliées

Un service attentionné et passionné chez Jean-Robert Audet. (Saveurs authentiques de Charlevoix)

Produisant seulement douze veaux par année, cette petite ferme mise sur une qualité exceptionnelle et la valorisation complète de l’animal. Dans une démarche écologique exemplaire, rien n’est perdu : le gras devient savon, les os servent à des bouillons ou des gâteries pour chiens, les peaux sont réutilisées : une philosophie culinaire et circulaire. Dans sa boutique épicurienne, Jean-Robert nous enseigne personnellement à cuisiner les morceaux moins connus, si riches en collagène et en goût.

En quittant, on fait une pause à Saint-Aimé-des-Lacs au café-crèmerie Chez les Bergeron pour déguster une crème glacée locale avant de passer au kiosque libre-service des Jardins Écho Logiques, pour garnir notre panier de légumes bio récoltés le jour même.

Safran Nordique, l’épice rare de Charlevoix

Une démonstration haute en saveurs pour les visiteurs de Safran Nordique. (Saveurs authentiques de Charlevoix)

Dans cette ferme unique en son genre, la passion des artisans est palpable à chaque visite. Cultivé avec patience dans un climat nordique, le safran charlevoisien se décline dans une variété de produits gourmands, et toute une gamme de produits cosmétiques faits à la main. En saison, il est même possible d’y faire de l’autocueillette de petits fruits dans un paysage à couper le souffle. Un rendez-vous gastronomique à ne pas manquer!

Et pour clore l’aventure, direction Cap-à-l’Aigle où l’auberge Pour un instant nous accueille sur la terrasse relaxante de son bistro-crêperie, pour déguster un repas inspiré des saveurs croisées sur la route.

Le circuit « Les trésors cachés de l’arrière-pays » est plus qu’un itinéraire gourmand, c’est une façon de vivre Charlevoix autrement. Chaque arrêt est un prétexte à la rencontre et à l’éveil des sens et chaque produit rapporté est chargé d’histoires, de visages et de paysages. Une invitation à ralentir, et à découvrir, parce que Charlevoix, c’est aussi ce que vous n’avez pas encore goûté.

Je ne crois pas que l’on a un thread pour YQB donc je mets cela içi.

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Dix pistes pour relancer le secteur de la traverse

Par Simon Carmichael, Le Soleil

25 septembre 2025 à 04h00

## Il y a de l’espoir pour le secteur de la traverse, à Lévis. Une nouvelle étude propose plusieurs voies pour sortir le secteur de son marasme économique. Voici une sélection de 10 solutions proposées.

Malgré les dizaines de millions qui y ont été investis, le secteur de la traverse de Lévis vivote.

Dans les dernières années, plusieurs commerces ont décidé de plier bagage, blâmant la Ville pour leurs mauvaises affaires.



En septembre 2024, après le départ d’une énième enseigne, le Café Bonté divine, le maire Gilles Lehouillier s’est résout à commander une étude pour savoir «comment ça se fait que ça ne décolle pas».

Le rapport de 297 pages, payé 190 000 $, a finalement été rendu public, lundi.

Voici 10 autres constats et pistes de solutions qui s’y trouvent pour relancer le secteur de la traverse.

Résumé

1. Revoir la gestion des stationnements

Sans surprise, une part importante du document concerne le stationnement. Il s’agit d’une doléance de longue date des commerçants et des résidents du secteur.

Lévis est invitée à explorer l’idée de retirer au Patro de Lévis la gestion de quatre plus grands stationnements privés de la traversée, qui rassemblent quelque 145 stationnements payants.

L’organisme en est responsable depuis maintenant plusieurs années, et utilise les profits pour son financement.

La Ville «explore la possibilité de céder cette gestion à Mon Quartier de Lévis, à un autre organisme à but non lucratif par mise en concurrence, à une entreprise privée spécialisée ou encore de mettre fin au paiement des stationnements et de les rendre gratuits, comme sur l’ensemble du territoire», écrit-on.



Une grande part des stationnements privés du secteur de la traverse sont gérés par le Patro de Lévis, qui en tire du financement. (Erick Labbé/Archives Le Soleil)

2. Construire un stationnement étagé «novateur»

Pour régler le problème de rareté des stationnements, on recommande aussi à Lévis de construire une structure étagée près de la traverse. Celle-ci viserait entre 250 et 500 nouvelles cases pour les voitures.

Dans les coulisses, cette possibilité est d’ailleurs déjà évoquée depuis plusieurs mois, voire plusieurs années.

Mais les experts insistent pour que Lévis innove et propose un «bâtiment multifonctionnel» avec «des usages plus attrayants» pour rendre acceptable la construction d’un stationnement étagé dans le secteur.

On propose par exemple à la Ville d’imposer l’aménagement d’un parc, d’un espace public ou même d’une galerie d’art à même le stationnement advenant sa construction.

Les auteurs mettent toutefois Lévis en garde: jamais la Ville ne comblera totalement le besoin de places pour voitures. «Les jours de très grand achalandage […] il faudrait pouvoir fournir entre 2 000 et 4 000 cases de stationnement à proximité, un scénario impensable», écrivent-ils.



3. Restaurer (ou raser) l’ancienne gare

À plusieurs reprises, le rapport mentionne l’ancienne gare intermodale, présentement semi-occupée par le bureau d’information touristique.


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Traverse de Lévis: Lehouillier demande une étude et de la patience

Un autre commerce déserte la traverse de Lévis

Selon les auteurs, Lévis doit se pencher sur l’utilisation du bâtiment construit en 1864 et trancher sur son sort.

«Cette démarche devrait permettre de clarifier la stratégie à privilégier: restauration ou bien démolition et reconstruction à neuf via l’organisation d’un concours d’architectes.»

Le bâtiment comme tel n’est pas protégé pour sa valeur patrimoniale, mais la marquise adjacente, qui rappelle les quais ferroviaires originaux, l’est.

Dans tous les cas, on propose à Lévis de miser sur la gastronomie, l’artisanat et le terroir pour occuper l’endroit une fois qu’il sera restauré ou reconstruit.

L’ancienne gare intermodale de Lévis devra subir une cure de jouvence avant d’être revalorisé. (Erick Labbé/Archives Le Soleil)

4. La navette Paquet, tout le temps

Devant les enjeux de stationnement, Lévis a mis en place en 2017 la navette Paquet, qui lie le secteur de la traverse aux Galeries Chagnon.

Les experts saluent l’initiative, soulignant qu’elle a été grandement appréciée par ceux qui l’ont utilisé, et qu’elle «répond un besoin de desserte et d’alternative à l’auto pour accéder au quai Paquet».

Mais ils notent qu’en 2023, Lévis a coupé dans les dessertes, la réservant pour les soirs de grands achalandages, comme lors des Grands feux Loto-Québec en raison «d’enjeux de disponibilité de véhicules et de main-d’œuvre»



Au contraire, le rapport recommande de «bonifier le service» vers le quai Paquet, «en incluant la pérennisation de la navette Paquette», autant entre les saisons qu’entre les différentes heures.

Il propose aussi «d’améliorer le circuit de la navette en ajoutant des arrêts dans le secteur de la Traverse et dans le Vieux-Lévis.»

Le rapport recommande que la navette Paquet soit pérennisée. (Jocelyn Riendeau/Archives Le Soleil)

5. Des camions restaurants qui plaisent, mais qui nuisent

Depuis quelques années, des camions restaurants s’installent en été sur le quai Paquet. Ils offrent des crèmes glacées, des poutines et des burgers, au grand plaisir des visiteurs.

Mais s’ils sont appréciés des passants, le rapport confirme que ces camions saisonniers «cannibalisent» les revenus des commerçants qui sont installés dans le secteur à l’année.

Surtout que leurs conditions sont assez favorables, notent les auteurs. Il en coute quelques dollars par jour pour être sur place, et, contrairement aux commerces permanents, ils n’ont pas à composer avec la saisonnalité de l’achalandage.

Le premier camion-restaurant du quai Paquet était celui du Barbacoa, qui avait pignon sur rue près de la traverse. Depuis, la majorité ds camions présents n’ont pas de lien particulier avec le secteur. (Frédéric Matte/Archives Le Soleil)

Leur localisation, en plein quai Paquet, est aussi «optimale», note le rapport, alors que «les restaurants encore ouverts aujourd’hui sont, eux, peu visibles depuis le quai Paquet».

«Il est donc probable que la fermeture de certains établissements de la rue Saint-Laurent qui offraient des produits similaires aux camions soit en partie liée à la concurrence des camions de cuisine de rue, écrit-on. On pense notamment à Chocolato (2019-2022), Le Coin du riverain (2020-2021) et Barbacoa (2010-2019).»

Les auteurs notent cependant que les fermetures en série ne sont pas qu’attribuables aux camions saisonniers, mais aussi à la dynamique économique du secteur et à la pandémie de COVID-19.

6. Un hôtel ne règlera pas tout

Depuis plusieurs années, Lévis et l’administration Lehouillier rêvent d’un grand hôtel sur le flanc de la falaise de la traverse. On y voit un moyen d’animer le secteur en y faisant une destination de choix,

Le projet est pour l’instant devant les tribunaux, la Ville et le promoteur s’entraccusant de ne pas respecter le contrat.

Mais, même si un hôtel devait finalement voir le jour, il ne viendra pas à la rescousse de la traverse, préviennent les auteurs du rapport.

«Le développement d’un projet d’hôtel dans le secteur de la traverse est perçu comme une bougie d’allumage du développement du secteur. Néanmoins, en raison de l’abondance de l’offre à Lévis et du comportement des usagers, une réflexion plus approfondie sur les clientèles cibles de l’établissement devrait être menée», écrivent-ils.

Les experts notent aussi que l’hôtel devra être construit au terme du processus de revitalisation, une fois que l’offre commerciale sera solide et diversifiée dans le secteur, et non pas au début.



Ce pan de falaise dénudé dans l’attente d’un projet d’hôtel pourrait être utilisé de manière temporaire. (Patrice Laroche/Archives Le Soleil)

7. Une traverse plus fiable

Sans surprise, les experts qui se sont penchés sur le secteur de la traverse tracent un lien direct entre l’activité économique du coin et… le traversier.

On note donc que, pour le succès des commerçants, la Société des traversiers du Québec (STQ) doit «s’assurer de la régularité et de la fiabilité du service en tout temps», que l’horaire soit régulier ou estival, qu’il y ait un événement ou une grève.

Les auteurs proposent aussi «la possibilité de mettre en place un projet pilote de second lien fluvial saisonnier orienté vers les cyclistes», entre le quai Paquet, la Pointe-Benson et la promenade Samuel-De Champlain.

Finalement, ils recommandent le lancement «d’un service express» pour le traversier, sans le détailler davantage.

8. Miser sur le vélo

À plusieurs reprises, le rapport recommande à Lévis de miser sur la clientèle cycliste du quai Paquet, en été comme en hiver. Le mot «vélo» apparaît d’ailleurs 449 fois dans le document.

Les auteurs soulignent la grande valeur pour le secteur, et surtout le grand potentiel, de ceux qui empruntent le parcours des Anses, la piste cyclable qui longe le fleuve.

«Les cyclistes forment une clientèle importante et récurrente à développer, car ils fréquentent le secteur sans créer d’enjeu de stationnement, souligne le rapport. Avec des aires de repos et des lieux sécuritaires pour laisser les vélos, cette clientèle pourrait prolonger son séjour et dépenser davantage».

Le rapport met l’accent sur l’apport économique important des cyclistes. (Erick Labbé/Archives Le Soleil)

On suggère d’ailleurs que le secteur de la traverse mousse cette clientèle en accueillant un service de vélopartage électrique, comme àVélo.

Lévis devrait aussi encourager l’élaboration d’une offre de location de fatbikes en hiver dans le secteur et installer beaucoup plus d’infrastructures pour les vélos, comme des stationnements sécurisés et des stations mécaniques.

9. Des congés de taxes?

Devant le marasme économique du secteur de la traverse et les difficultés économiques générales du Vieux-Lévis, le rapport commandé par Lévis suggère d’envisager des avantages financiers pour les commerçants qui s’y installent ou qui rénovent leurs bâtiments.

Selon les auteurs, Lévis devrait «entamer une discussion sur la possibilité d’implanter des congés de taxes totaux ou partiels pour une durée limitée pour les promoteurs qui s’engagent à respecter les plus hauts standards de qualité».



Ces incitatifs devraient durer au maximum cinq ans, propose le document.

10. Pourquoi ne pas illuminer la falaise?

Le rapport propose à Lévis de «mettre en œuvre une animation lumineuse nocturne» sur le cran de falaise dénudé qui se trouve en face du quai Paquet, où serait justement un jour construit un hôtel.

Les auteurs suggèrent une installation temporaire, prenant exemple sur les projets de la firme Moment Factory.

Une telle projection pourrait être mise en place rapidement, soit pour l’été 2026.

On évoque aussi de possibles activités d’escalade sur cette même falaise.


En attendant, des conteneurs et des élections

Lévis n’a pas encore déterminé quelles avenues identifiées par le rapport seront mises de l’avant sur le moyen long terme pour relancer le secteur de la traverse.


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Lehouillier confie le dossier de la traverse au prochain maire

Le maire Gilles Lehouillier remet à la prochaine personne qui dirigera Lévis, soit Isabelle Demers, Serge Bonin ou Steven Blaney, les clés proposées par le rapport.

L’élu sortant, qui quittera la vie politique le 2 novembre, a cependant insisté sur l’idée de commerces dans des conteneurs pour animer temporairement le quai Paquet.

Cette proposition permettrait de répondre rapidement aux enjeux du secteur, malgré le moratoire qui freine les nouveaux projets pour encore quelques années.

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Les défis d’un boom démographique à Québec (2 articles)

La ville de Québec aura la plus forte croissance démographique de la province au cours des 25 prochaines années, ce qui devrait lui causer un défi d’intégration. Quelle serait la meilleure façon d’accueillir avec succès tous ces gens ? Comment mesurer le succès ou l’échec ? Expert et acteurs de Québec se prononcent. Un dossier d’Isabelle Dubé
Publié hier à 13 h 00

Pour que le bonheur demeure

Le mot du directeur invité

Alors que Québec s’apprête à connaître la plus forte croissance relative de toute la province, je m’interroge sur ce qui fait la singularité de notre ville et que nous devons préserver. Notre patrimoine, notre qualité de vie et notre solidarité citoyenne sont des forces, mais la transformation qui nous attend passera aussi par une immigration plus importante. Le véritable défi sera d’accueillir ces nouveaux arrivants de manière à en faire une formidable occasion de croissance et de diversification pour notre collectivité. Existe-t-il de meilleures pratiques ou des cas d’intégration particulièrement réussis ailleurs dans le monde ?

Isabelle Dubé La Presse

Résumé

En 2051, quand la population de l’île de Montréal aura chuté de 4,5 % par rapport à 2021, celle de Québec et de sa banlieue aura augmenté de 23 %, selon l’Institut de la statistique du Québec (ISQ). C’est une croissance trois fois plus rapide que ce que l’on observe pour le Québec dans son ensemble (7,3 %) et presque neuf fois plus rapide que celle de la région de Montréal, banlieue incluse (2,6 %).

Les citoyens de Québec sont jaloux de leur qualité de vie, qu’ils voudront conserver. Qu’est-ce qui fait actuellement de la ville de Québec un endroit de choix pour vivre et travailler ? Comment le mesurer ? À l’instar des entreprises qui ont des indicateurs de performance, La Presse a consulté des acteurs de Québec pour trouver des indicateurs de performance qui pourraient être appliqués à la ville.

Que devrait-on mesurer au cours des 25 prochaines années afin de vérifier si la municipalité réussit l’accueil de tous ces gens en peu de temps ?

Selon Me Olga Farman, PDG du Port de Québec, le fleuve Saint-Laurent donne le rythme, la beauté et l’identité à Québec. « Le fleuve permet de relier notre ville au reste du monde. Il y a un côté bucolique avec des paysages spectaculaires et une qualité de vie. »

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVESLA PRESSE

Le fleuve Saint-Laurent fait partie de l’identité de la Vieille Capitale.

L’accès de la population au fleuve est un indicateur de bonheur et de santé, suggère-t-elle. Les gens de tout âge viennent pour se promener, festoyer, assister à des évènements culturels et pratiquer des activités nautiques.

La capitale nationale a aussi une économie stable. La force économique de cette ville portuaire est un bon indicateur mesurable, soutient l’ancienne associée directrice au bureau de Québec de Norton Rose Fulbright Canada, qui siège aux conseils d’administration de La Caisse, de Beneva et de la Fondation du Musée de la civilisation de Québec.

PHOTO ERICK LABBÉ, ARCHIVES LE SOLEIL

Olga Farman, PDG du Port de Québec

C’est une ville qui est économiquement forte, qui me donne accès à la nature, au fleuve, et où, en même temps, je peux rêver. Je peux imaginer qu’elle va se moderniser, se réinventer.

Olga Farman, PDG du Port de Québec

Québec est également une ville à taille humaine avec une chaleur et une solidarité entre les citoyens, affirme-t-elle. Pour s’assurer d’avoir bien réussi l’intégration, il faudrait donc mesurer dans 25 ans si l’économie est stable, si les citoyens se sentent toujours solidaires et si on leur donne accès au fleuve.

Mesurer le sens de la communauté

Depuis les fêtes du 400e anniversaire de la ville, en 2008, un important changement de perception s’est opéré, remarque le grand philanthrope Yvon Charest, PDG pendant 18 ans d’Industrielle Alliance. « Les gens sont fiers de leur ville, de leurs institutions et de leur communauté ». Il observe que parmi la centaine d’organismes Centraide au Canada, le taux d’augmentation des contributions de celui de Québec–Chaudière-Appalaches dépasse les 5 % depuis 15 ans alors que les autres progressent de 0 à 1 %. Il propose donc de mesurer dans 25 ans ce sens de la communauté en analysant le succès des campagnes de financement, en sondant la population sur son niveau de tolérance ou encore en utilisant le nouvel Indice d’humanité, conçu par Pierre Côté, le créateur de l’Indice relatif de bonheur (IRB).

Une étude de l’expert américain Richard Florida a attiré l’attention d’Yvon Charest. « Il y avait comparé la ville de Québec avec plusieurs villes aux États-Unis, et Québec scorait très fort », se souvient-il. Ce professeur d’aménagement urbain avait mesuré le succès des villes en fonction de la performance des trois T : talent, technologie, tolérance. « La tolérance signifie que tu admets des créatifs, explique Yvon Charest. Pour mesurer le talent, ça pourrait être le niveau de scolarité de la population, la technologie, le nombre d’emplois dans ce secteur, et la tolérance se mesure par sondage », explique-t-il.

M. Charest croit qu’il faudrait aussi vérifier la stabilité des emplois de la ville dus au secteur gouvernemental, de l’assurance et de la finance, sans oublier sa croissance qui est actuellement entre les mains de bon nombre d’entrepreneurs.

Aux yeux de Nicolas Racine, président-directeur général de BLEUFEU et du Festival d’été de Québec (FEQ), Québec est magnifique avec la vieille ville, les plaines d’Abraham, le fleuve, la montagne, sa culture et sa gastronomie, en plus d’être sûre et propre.

L’homme d’affaires, qui travaille dans l’industrie touristique depuis deux décennies, suggère de mesurer le maintien de la sécurité dans la ville.

La pauvreté est un indice important. Si la rémunération moyenne des gens s’améliore malgré le fait que la population croît, et que cette croissance n’est pas pour combler uniquement les emplois de premier niveau, peut-être que le scénario de bonheur marchera.

Nicolas Racine, président-directeur général de BLEUFEU et du Festival d’été de Québec

Le taux de fréquentation des transports en commun est aussi un bon indicateur de performance, explique-t-il, car cela améliore certainement la vie des gens.

Est-ce que le coût des propriétés d’entrée de gamme explosera comme à Vancouver ? Est-ce qu’il faudra des mesures pour limiter l’augmentation des prix du logement moyen ? Quoi qu’il en soit, mesurer l’abordabilité des logements et leur accessibilité est un bon indicateur de performance, selon lui.

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

La foule était au rendez-vous sur les plaines d’Abraham pour le spectacle de Simple Plan, au Festival d’été de Québec, en juillet dernier.

« J’aurais pu vous dire que si on continue à vendre nos billets à 100 % pour le Festival d’été en aussi peu de temps, c’est aussi un bon indicateur », lance-t-il avec humour.

Dans le nouveau Plan métropolitain d’aménagement et de développement de la Communauté métropolitaine de Québec (CM Québec), les projections de croissance démographique ressemblent à celles de l’ISQ avec une augmentation de la population de près de 24 % entre 2021 et 2041.

Après avoir consulté des citoyens, des organismes, des municipalités et des experts du territoire, la CM Québec s’est donné des objectifs pour protéger ce qui rend ce territoire attractif, soit son économie diversifiée, ses milieux naturels, ses paysages et son patrimoine.

Le plan prévoit la mise en place de milieux de vie complets, où il est possible à la fois d’habiter et de faire la majorité de ses activités quotidiennes à quelques minutes de marche : consommer, s’adonner à des loisirs, aller à l’école primaire, secondaire et même travailler.

Parmi les cibles à atteindre et mesurable pour 2041, il y a la construction de 65 % des nouveaux logements dans ce milieu de vie complet ou dans un corridor de mobilité durable ; augmenter la part des déplacements réalisés par des modes durables de 50 % comparativement à 2023 ; garder la même superficie des périmètres urbains régionaux par rapport à 2025.

Les ingrédients de la réussite

Les plus belles histoires d’intégration de nouveaux arrivants s’écrivent quand tous les acteurs locaux se mobilisent et se coordonnent, observent les experts que La Presse a contactés.

Publié hier à 13 h 00

Résumé

« Une bonne pratique qu’on met souvent de l’avant, c’est ce qu’on appelle le maillage des acteurs au niveau local », explique Catherine Xhardez, professeure adjointe au département de science politique de l’Université de Montréal et directrice de l’équipe de recherche sur l’immigration au Québec et ailleurs (ERIQA).

Qui sont ces acteurs qui doivent se coordonner ? La communauté d’accueil, les organismes communautaires, les associations des différentes communautés culturelles, les communautés religieuses, la municipalité, les autorités publiques, la société civile, le secteur privé, les employeurs et, bien sûr, souligne-t-elle, les personnes immigrantes.

« Au sein des petites villes, on a vu l’importance de la coordination et du volontarisme », ajoute Ilke Adam, professeure associée de sciences politiques de la Brussels School of Governance et directrice du centre de recherche interdisciplinaire sur l’immigration et les minorités.

Le rôle du maire

Tout commence par l’accueil des immigrants par le maire ou la mairesse de la ville, affirment les experts en immigration.

Quand les maires reçoivent les immigrants lors d’une cérémonie d’accueil, c’est un geste de bienvenue qui est énorme.

Christine Poulin, présidente d’Immigration Elite

« Plusieurs maires l’ont fait au Québec avec fierté. Le maire envoie le message aux citoyens qu’il n’a pas peur des immigrants tout en disant aux immigrants : “Venez chez nous, on a besoin de vous.” », souligne Mme Poulin, dirigeante du cabinet-conseil qui accompagne les candidats à l’immigration dans leurs démarches.

Cet élément est crucial pour que l’intégration fonctionne, renchérit Ilke Adam.

« Cet appui du sommet de la ville est très important, parce que s’il y avait des craintes de la population et une résistance, elles diminuent avec l’intervention du maire. Du côté des immigrants, ça augmente le sentiment d’appartenance, parce que l’on sait qu’on est bienvenu, et si on sait qu’on est bienvenu, on va mieux fonctionner. »

Un centre réunissant tous les services

Ce qui facilite l’intégration, c’est lorsque tous les services dont les immigrants ont besoin se retrouvent dans un seul bâtiment. Plusieurs villes d’Europe ont adopté cette structure. De cette façon, les immigrants ne se perdent pas entre deux services et tous les allers-retours entre différents lieux, illustre Ilke Adam.

La chercheuse a participé au projet Whole-COMM, qui a étudié 49 localités petites et moyennes dans 10 pays, dont la Turquie, le Canada et 8 de l’Union européenne.

« Tout est coordonné au même endroit, explique-t-elle. Vous dites bienvenue aux immigrants, leur expliquez les cours de langue, l’accès aux soins de santé, à l’école, à l’emploi, et ils ont le contact avec l’association d’immigrés de leur communauté, qui est aussi dans le même bâtiment. C’est très important pour le sentiment de bien-être. »

Trois initiatives précieuses

Le parrainage d’un immigrant par un citoyen, souvent organisé par des OBNL, ajoute à la réussite de l’intégration, a constaté Christine Poulin, qui fait partie des consultants en immigration du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration du Québec.

Quand quelqu’un part du Maghreb, du Cameroun, du Guatemala ou même de la France, il ne comprendra pas toutes nos lois, les taxes municipales, les services offerts par la Ville. Le parrainage fait une différence. Les personnes se sentent épaulées.

Christine Poulin, présidente d’Immigration Elite

Pour créer rapidement un sentiment d’appartenance fort chez les jeunes immigrants, rien de mieux que la pratique du sport national. L’experte en immigration cite le Club optimiste de Beauce et l’organisme Jusqu’Au Bourg à Montréal, qui fournissent de l’équipement de hockey et des cours de patinage. Ce sont des initiatives qui ont un impact frappant, soutient-elle.

Une troisième initiative qui change vraiment les choses, soulève Christine Poulin, c’est la construction de vrais logements. Des propriétaires d’entreprise en Beauce, à Sorel, à Shawinigan, à Mont-Laurier, à La Tuque et à Sherbrooke en ont fait bâtir spécifiquement pour leurs nouveaux employés.

L’exemple réussi des Ukrainiens en Pologne

L’intégration des Ukrainiens, qui ont afflué dans plusieurs villes d’Europe, a été analysée par les chercheurs et leurs constats pourraient servir à la Ville de Québec.

« C’était une migration forcée, mais le profil socio-économique est comparable à ce qu’on pourrait voir au Québec, c’est-à-dire que c’étaient des gens assez qualifiés, instruits, qui avaient des ressources pour pouvoir partir », affirme Catherine Xhardez.

Les chercheurs se sont penchés plus en profondeur sur le cas de la Pologne, parce qu’il y avait 49 centres d’accueil dans le pays.

PHOTO TIRÉE DU SITE WEB D’ERIQA

Catherine Xhardez, professeure adjointe au département de science politique de l’Université de Montréal et directrice de l’équipe de recherche sur l’immigration au Québec et ailleurs

Dans ces expériences, on a vu que l’élan est venu du terrain, de la communauté locale, des groupes religieux, des organismes communautaires et du secteur privé. Et les acteurs se sont mobilisés d’eux-mêmes.

Catherine Xhardez, professeure adjointe au département de science politique de l’Université de Montréal et directrice de l’équipe de recherche sur l’immigration au Québec et ailleurs

« L’intégration a fonctionné même si, au départ, le gouvernement n’était pas accueillant et faisait du lobby pour fermer les frontières. Ce sont les villes et le niveau local qui ont donné l’élan, ensuite le gouvernement a suiv. », souligne Mme Xhardez.

Il y a une différence entre les migrants qualifiés choisis par un pays et les demandeurs d’asile et les réfugiés, soulève Ilke Adam. Les ressources à mettre en place ne seront pas les mêmes.

La chercheuse a constaté que le fait d’avoir une politique très accueillante envers les Ukrainiens a facilité leur intégration, comparativement aux Syriens.

Les Ukrainiens ont eu leur permis de séjour, des logements construits pour eux, des services d’emploi et des gens engagés spécifiquement pour les accueillir. Non seulement les Syriens n’ont pas eu ces services, mais ils ont aussi dû passer par la longue procédure d’asile. À cela s’ajoute l’ennemi européen commun, Poutine, ce qui a créé un élan de solidarité et une culture similaire, contrairement aux Syriens.

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Une vague géante arrive à Québec

Par Céline Fabriès, Le Soleil

25 novembre 2025 à 04h03

La vague du Complexe Aloha sera accessible aussi bien aux enfants de 8 ans qu’aux aînés de 80 ans. (Rebel design)

Initialement prévu pour l’automne 2025, le Complexe Aloha prend forme et comptera la plus grande vague de surf intérieur au pays. Les trois associés visent une ouverture à l’été 2026.

Annoncé en 2024, le projet des frères Laurent et Jean-François Paquin, avec leur associé Raphaël Provost, a pris de l’ampleur. Il réunira un centre de surf intérieur, un restaurant, un gym, des soins de bien-être et un étage entier consacré au divertissement, du golf virtuel au patinage rétro.

«Le caractère innovant et rassembleur du projet le rend unique au pays», souligne le cofondateur Laurent Paquin.



Les promoteurs ont pris quelques mois de plus pour peaufiner leur concept avant de lancer les travaux. La superficie prévue des trois étages passe ainsi de 66 000 à 86 000 pi².

Les travaux ont commencé sur le boulevard Wilfrid-Hamel pour accueillir le futur complexe sportif. (Aloha)

«On a maximisé l’espace et renforcé la structure du toit, ce qui nous permet d’agrandir les zones du miniputt et de la terrasse. Plus de gens pourront en profiter. C’est gagnant pour tout le monde», précise l’entrepreneur.

Les travaux, amorcés cet été, représentent un investissement de 25 millions de dollars.

«Au début, mon frère et moi voulions simplement louer un local. Après notre rencontre avec Raphaël [Provost], l’idée d’un complexe multifonctionnel s’est imposée. On a aussi ajouté du stationnement, et on tenait absolument à ce qu’il soit gratuit», explique M. Paquin.

«On est vraiment fiers de ce qu’on livre. On est partis de rien et c’est notre premier projet de cette ampleur. On s’est lancés dans le vide en se disant : “notre plan B, c’est de faire marcher le plan A”», ajoute l’enquêteur aux crimes majeurs à la SQ.

Une vague 2.0

Pour permettre aux adeptes de tous âges et niveaux de s’initier au surf, les frères Paquin ont opté pour la toute nouvelle technologie Flow Surf 2.0 de l’entreprise américaine FlowRider. Une première version avait été conçue par l’entreprise française Hydrostadium en collaboration avec FlowRider.

«La version 2 est largement améliorée. La modulation de la vague permet d’ajuster la profondeur de l’eau, ce qui rend l’expérience plus sécuritaire. Les usagers ne se blessent pas en tombant, tandis que les plus expérimentés peuvent surfer des vagues plus à pique. L’expérience devient personnalisable, et des moniteurs seront sur place», indique Laurent Paquin.



Aloha deviendra le premier complexe canadien à accueillir cette vague nouvelle génération. Trois autres installations sont en développement au Luxembourg, en Arabie saoudite et au Texas.

Le détaillant québécois Sport Radical ouvrira aussi une seconde succursale à l’intérieur du complexe, en tant que boutique officielle d’Aloha Surf. On y trouvera tout l’équipement nécessaire pour affronter les vagues ou préparer un voyage au soleil.

Le resto-bar permettra de se détendre dans une ambiance conviviale. (Rebel design)

Le restaurant adjacent, doté de plus de 130 places, offrira une ambiance élégante inspirée de Bali. Une salle de réception de 50 places permettra d’y tenir événements et célébrations.

Un gym haut de gamme

Les adeptes d’entraînement seront également servis. L’espace vise à devenir une référence fitness à Québec, avec le même type d’équipement utilisé par les joueurs du Canadien et par des équipes de la NFL.

Les clients bénéficieront d’un gym ultra-moderne. (Rebel design)

«On voulait offrir ce qu’il y a de mieux, tant pour l’entraînement que pour la récupération: sauna, spa, bain de glace, massothérapie, physiothérapie et bar santé. On proposera aussi des cours tendance, comme le yoga et le Pilates, et d’autres suivront.»



«C’est pour les gens sérieux dans leur mise en forme, mais surtout dans leur bien-être, ceux qui veulent investir dans leur santé. C’est une approche holistique», fait valoir M. Paquin.

Le bien-être sera mis de l’avant au Complexe Aloha. (Rebel design)

Chaque section du complexe fonctionnera de manière autonome, permettant aux clients de choisir leurs activités à la carte. Une séance d’une heure de surf, incluant 15 minutes de formation théorique, coûtera environ 69 dollars.

Les réservations pour l’ouverture seront accessibles sous peu sur le site web. Le Complexe Aloha se trouve au 2205, boulevard Wilfrid-Hamel, à Québec.

La pharmacie Jean Coutu du Vieux-Québec fermera ses portes

La pharmacie Jean-Coutu de la rue Saint-Jean, dans le Vieux-Québec, fermera ses portes.

Photo : Radio-Canada / Quentin Brunner

La pharmacie Jean Coutu de la rue Saint-Jean, dans le Vieux-Québec, fermera ses portes le 21 janvier. Une « décision d’affaires » reçue comme un coup dur pour les résidents du quartier, qui déplorent la perte d’un autre commerce de proximité.

Résumé

C’est une petite affiche, placée mardi dans la vitre de la porte du commerce, qui annonce la nouvelle aux clients.

On y précise que l’équipe des propriétaires, Simon Desmarquis et Philippe Nadeau, continuera d’assurer le suivi des dossiers à leur autre succursale du quartier Montcalm, qui se situe à une vingtaine de minutes à pied.

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Par courriel, une porte-parole de Metro, propriétaire de la bannière Jean Coutu, explique qu’il s’agit d’une décision d’affaires. La consolidation des activités permettra de mieux répondre aux besoins de la clientèle.

AILLEURS SUR INFO : Des détecteurs de métaux pour entrer à l’urgence de Notre-Dame à Montréal

La pharmacie occupait ce local depuis plus de 13 ans.

Plusieurs clients ont appris la nouvelle en voyant cette affiche dans la porte du commerce.

Photo : Radio-Canada / Quentin Brunner

Stupéfaction dans le quartier

L’annonce de la fermeture est vécue comme un choc par plusieurs résidents du quartier.

C’est une grande stupéfaction, s’exclame Michel Masse, président du Comité des citoyens du Vieux-Québec.

C’est quelque chose qu’on n’a pas vu venir, personne. Les résidents qui ont fréquenté la pharmacie en début de semaine l’ont appris du personnel sur place, raconte-t-il.

Michel Masse est président du Comité des citoyens du Vieux-Québec. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada

Une autre pharmacie est toujours établie dans le quartier, sur la côte du Palais. Malgré tout, le départ du Jean Coutu est une autre tuile qui s’abat sur le quartier, croit Michel Masse.

Cette fermeture-là s’ajoute à d’autres services qui ont déjà fermé dans le passé, que ce soit l’épicerie, le Marché du Vieux-Port, et en plus, si vous vous promenez sur la rue Saint-Jean, il y a plusieurs locaux vides de commerces qui ont fermé, se désole-t-il.

Pourtant, quand on se promène sur la rue Saint-Jean, les bonbons, ça, ça ne manque pas, par exemple.

Une citation de Michel Masse, président du Comité des citoyens du Vieux-Québec

Toujours par courriel, Metro explique comprendre que ce changement puisse représenter un ajustement pour certains. Notre priorité demeure de faciliter l’accès aux services. Le service de livraison sera gratuit pour les médicaments sur ordonnance, ajoute l’entreprise.

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Des incitatifs pour les commerces de proximité

En entrevue au téléphone, le directeur général de la Société de développement commercial (SDC) du Vieux-Québec, Xavier Bernier-Prévost, admet que cette annonce suscite de la déception.

C’est sûr qu’un local vacant de cette ampleur-là, dans le milieu de la rue Saint-Jean, c’est désagréable, ce n’est pas ce qu’on veut voir, se désole-t-il.

Ça vient affecter encore plus négativement le mix commercial dans le Vieux-Québec. C’est un type de commerce moins présent, qui offre beaucoup de commodités pour les résidents, mais aussi pour les visiteurs, ajoute-t-il.

Xavier Bernier-Prévost est directeur général de la Société de développement commercial du Vieux-Québec. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada

Xavier Bernier-Prévost précise qu’il discutera dans les prochains jours avec les propriétaires de la pharmacie pour comprendre ce qui a motivé leur décision. Il admet que c’est une chose normale dans une rue commerciale qu’il y ait des fermetures de commerces de temps à autre.

Cependant, là où c’est inquiétant, c’est que c’est de plus en plus difficile pour un entrepreneur d’ouvrir un commerce de proximité dans le Vieux-Québec, à cause du marché immobilier local, croit-il.

La SDC espère que la Ville adoptera une stratégie pour attirer les commerces de proximité dans le quartier, par exemple, en proposant des mesures fiscales avantageuses.

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La Ville n’aura pas le dernier mot sur le successeur du Jean Coutu

Rien ne garantit qu’une nouvelle pharmacie remplacera le Jean Coutu de la rue Saint-Jean après sa fermeture. Un autre commerce de bonbons ou destiné aux touristes pourrait bien prendre sa place.

Résumé

À la Ville de Québec, il n’existe présentement «aucun mécanisme» pour empêcher une autre enseigne touristique de s’établir dans le local de l’actuel Jean Coutu de la rue Saint-Jean.


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Les propriétaires de la pharmacie installée dans le quartier historique ont annoncé la fermeture de la succursale le 20 janvier, tel que le rapportait Le Soleil vendredi.



En mêlée de presse devant le commerce vendredi, la conseillère municipale de Cap-aux-Diamants, Mélissa Coulombe-Leduc, n’a pas pu prendre l’engagement qu’un autre commerce de proximité — comme une pharmacie ou une épicerie — s’y établira dans le futur.

«Je ne suis pas en mesure de vous l’assurer», a-t-elle laissé tomber.

Même si elle accueille la disparition du Jean Coutu comme une mauvaise nouvelle pour le quartier historique, l’administration municipale s’estime limitée dans son pouvoir d’action.

La Ville dit d’ailleurs avoir appris la fermeture à venir «en même temps que les citoyens», pas plus tard qu’en début de semaine.

Avec un zonage commercial en vigueur et n’étant pas propriétaire du bâtiment qui abrite le Jean Coutu, Québec pourrait «bien encourager» l’établissement d’un autre commerce de proximité dans le secteur. Mais elle ne dispose pas des leviers pour l’«obliger».

Incitatifs à venir?

Sans connaître les raisons exactes qui motivent les pharmaciens propriétaires à mettre la clé sous la porte, l’élue de l’équipe du maire Bruno Marchand indique qu’il est complexe pour la Ville de Québec de statuer sur des solutions.

Loyer trop élevé, manque de rentabilité: le groupe Métro, propriétaire de la bannière Jean Coutu, s’en tient encore vendredi à justifier la fermeture par une «décision d’affaires» et une «consolidation des activités».

Or, le savoir, pourrait «enligner» la Ville sur les actions à prendre pour attirer d’autres commerces de proximité ou empêcher la disparition d’autres.



L’administration Marchand évoque par exemple des modifications au zonage ou encore des incitatifs fiscaux pour ce faire.

«On n’est pas du tout fermés à regarder comment on peut attirer des commerces de proximité», assure Mélissa Coulombe-Leduc.

Sur la rue Saint-Jean, comme sur d’autres artères commerciales de Québec, il existe déjà un contingentement pour des usages de restaurants ou de bars, pour en limiter le nombre. Dans le Vieux-Québec, le quota de cet usage est atteint et un nouveau commerce de restauration ne pourrait donc pas ouvrir à l’heure actuelle.

La rue Saint-Jean ne pourrait pas accueillir de nouveau restaurant, pour le moment, le quota pour ce type de commerce étant contingenté. (Patrice Laroche/Archives Le Soleil)

«Est-ce qu’on pourrait éventuellement penser à une forme de contingentement inversé pour encourager l’établissement de commerces de proximité? C’est des choses qu’on veut regarder. Chose certaine, il va falloir innover», dit la conseillère municipale.



Mais ce ne sera pas demain matin, prévient-elle.

«Le temps qu’on fasse les modifications de zonage, le propriétaire du [local du Jean Coutu] va probablement avoir le temps de le louer. On est sur des mesures qui sont de longue haleine.»

Plus de résidents avant tout

Pour l’instant, «en action», la Ville de Québec dit surtout continuer de travailler «de manière très interventionniste et active» à convaincre des citoyens de venir vivre dans le Vieux-Québec.


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Vieux-Québec: les touristes viennent, les résidents s’en vont

Depuis 2022, l’exode pourrait même avoir été freiné, selon Mélissa Coulombe-Leduc, qui, sans pouvoir fournir de chiffres, évalue un «statu quo» dans le nombre d’habitants du quartier.

Elle est d’avis qu’une plus grande proportion de résidents permanents pourrait contribuer à inverser la tendance du fort nombre de commerces axés vers une offre touristique pour davantage de commerces destinés aux besoins des citoyens.

«On a un plan de match. Une des façons d’arriver à renverser la façon dont la trame commerciale se développe, c’est d’avoir une masse critique de résidents.»

— Mélissa Coulombe-Leduc, conseillère municipale de Cap-aux-Diamants

Forte de l’acquisition de plusieurs bâtiments au cours des dernières années et de projets immobiliers sur le point de lever de terre, la Ville se montre «confiante» que son objectif de ramener 500 résidents dans le Vieux-Québec sera à terme «atteint, voire dépassé».

Et même s’il existe «des gens qui cherchent en ce moment, malgré le contexte, à venir s’établir dans le Vieux-Québec», observe Mme Coulombe-Leduc, «le renversement de tendance va être long» et pourrait s’étirer sur une décennie.

«On pose des gestes concrets, mais ce sont des gestes qui prennent du temps à atterrir», conclut-elle.

Affaires

Québec clôt l’année avec un taux de chômage sous 4 %

Avec ses indicateurs au vert, le marché de l’emploi de la grande région de Québec a su s’adapter aux montagnes russes de 2025. L’année s’est clôturée avec un taux de chômage sous la barre des 4 %.

Résumé

Au cours du mois de décembre, la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec a gagné 5072 emplois, tandis que son taux d’emploi a franchi le seuil de 67 %, d’après les résultats de l’Enquête sur la population active publiée par Statistique Canada.

«Une solide performance», qualifie l’économiste de Québec International, Rosalie Forgues.

Le taux de chômage s’est quant à lui établi à 3,4 %, son plus bas niveau en 17 mois. Il s’agit d’un recul de 0,8 point de pourcentage.



«En clôture de 2025, le taux de chômage passe sous les 4 % […], confirmant la robustesse du marché du travail à Québec et laissant entrevoir une capacité d’adaptation face aux défis de 2026», partage la spécialiste.

Les perspectives pour les 12 prochains mois semblent optimistes à la lueur de ces résultats.

Au cours de la dernière année, la création d’emploi a progressé de 7,3 % dépassant le rythme des années précédentes.

À la fin de 2025, des postes se sont, notamment, ajoutés dans le secteur de la construction, alors qu’il y a eu des signes de ralentissement du côté des services professionnels, scientifiques et techniques.

En fin d’année, les créations d’emplois se sont concentrées dans des secteurs clés, tels que la construction. (Jocelyn Riendeau/Archives Le Soleil)

«La croissance de l’emploi devrait se poursuivre, mais à un rythme modéré, dans un contexte où les entreprises demeurent attentives aux conditions économiques et financières», explique Mme Forgues dans son analyse.

On s’attend également à ce que le taux de chômage se maintienne près des niveaux observés en 2025.




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Le taux de chômage a augmenté à 5,4 % au Québec en décembre

Reste que bien des facteurs pourraient venir perturber cet élan, dont la conjoncture économique mondiale, les politiques publiques et la capacité d’adaptation.

En 2026, la pénurie de compétences risque de persister, alimentant la crainte d’un manque de talents dans certains secteurs d’activité.

«Cette situation continue de peser sur les employeurs et sur l’adéquation entre les compétences disponibles et celles recherchées», conclut l’économiste, soulignant que cet enjeu est accentué par les contraintes liées à l’immigration.

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