Village Scalabrini - 3 étages

Construction de 51 logements locatifs sur le site de l’Église Santa Rita Scalabrini qui regoupera 10 logements pour des pères retraités, des logements pour personnes isolées sans attaches, des couples et des familles.

Informations

Emplacement: Site de l’Église Santa Rita Scalabrini Google Maps
Hauteur: 3 étages
Architecte: Humà Design + Architecture
Promoteur: Congregation of the Missionaries of St. Charles – Scalabrinians
Début et fin de la construction: 2021-202x

Détails:

Le projet proposé consiste à la construction d’un pavillon résidentiel de trois étages en forme de « L », qui longeraient la rue Sauriol Est et les avenues Millen et Durham. Le projet implique la démolition du presbytère et la préservation de l’église qui conserverait sa fonction religieuse et communautaire. L’église serait reliée au nouveau pavillon par un passage souterrain.

Le nouveau pavillon proposé compte trois niveaux et comprend un total de 51 logements (studios, 3 ½, 4 ½ et 5 ½). Les aires de stationnement dénombrent 37 unités intérieures et 15 unités extérieures en cour latérale, soit un ratio stationnement/logement de 1/1. Une implantation en recul est envisagée sur l’avenue Durham afin de mettre en valeur les façades de l’église, de maximiser le lien entre l’école et le site, et de créer un espace vert sur la pleine largeur du lot. Le plan d’aménagement paysager prévoit la préservation de la plupart des arbres existants et la plantation d’arbres à grand et à petit déploiement.

Dans la situation actuelle, l’accès au stationnement se fait via l’avenue Durham, du côté de la façade principale de l’église. Dans le projet présenté, l’accès se fait le long de l’avenue Millen. Le changement de point d’accès au stationnement permet l’aménagement végétalisé tout le long de l’avenue Durham.

Les fonds générés par la construction des logements contribuent à la réalisation des travaux de rénovation de l’église et donc au maintien de la fonction cultuelle. De plus, l’immeuble résidentiel hébergera une dizaine de logements pour des pères retraités de la congrégation en plus des logements pour personnes isolées sans attaches, des couples et des familles. La programmation permettrait également la tenue d’offices religieux et de regroupements communautaires.

Sources :

  1. https://res.cloudinary.com/villemontreal/image/upload/v1605124910/portail/umspvefwxkuazggtornd.pdf
  2. https://www.instagram.com/p/B_5C05cHwBq/
Histoire

L’église s’appelait Saint Rita’s Church jusqu’en 2001. Elle a été construite, ainsi que son presbytère, en 1956 dans le secteur du quartier qui s’est développé avec l’arrivée du tramway.

Elle illustre la transition entre l’architecture religieuse traditionnelle et moderne au milieu du 20e siècle. Son intérieur sans colonne et éclairé naturellement ainsi que la cohérence entre ses détails ornementaux simples et géométriques lui assurent un cachet authentique.

Le lieu de culte rappelle la présence de la communauté catholique anglophone dans cette partie de Montréal.

L’édifice a été acheté en 2002 par les Missionnaires Scalabriniens qui se donnent pour mission sociale d’aider les migrants.

Jusqu’en 2017, le presbytère servait de bureau et de locaux d’hébergement au Centre Scalabrini de Montréal pour réfugiés et immigrants.

Celui-ci a changé de nom depuis devenant le Service communautaire pour réfugiés et immigrants (SCRI) et a déménagé ses bureaux à Cartierville.

Images


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Le chantier est déjà bien entamé. Il y avait du coulage de béton pour le solage cet après-midi. :sunglasses:

03-11-2021

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17-11-2021

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01-12-2021 (2 semaines plus tard…)

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15-12-2021

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10-02-2022
(Ça a bien progressé au cours des derniers mois…) :+1:

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6 semaines plus tard… :sunglasses:

23-03-2022

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J’ai donné mon nom à l’agent de ReMax pour les appartements du projet Scalabrini,on nous avait promis les plans il y a quelques mois et depuis toujours rien.Pouvez vous nous aider car ce projet nous intéresse vraiment.
Merci
Gilles Vromet 47g.vromet@videotron.ca

Bonjour M. Vromet,
Je n’ai malheureusement pas d’autres informations que celles déjà affichées autour du projet.

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Je présume qu’il vous faudra réessayer de communiquer avec cette équipe Re/Max. Désolé :man_shrugging:


18-05-2022

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C’est génial qu’on préserve l’église, mais je croyais à la vue des rendus qu’elle serait « rafraîchie » un peu.

2 mois plus tard… et juste avant les vacances de la construction… :sunglasses:

21-07-2022

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Quel est le nom de l’entreprise qui s’occupe de la construction de ce projet?

Il s’agit du Groupe MALO, mentionné pour de mauvaises raisons à propos de ce chantier dans l’article ci-dessous… :thinking: :roll_eyes:

Des manœuvres dangereuses au chantier du Village Scalabrini captées sur vidéo


Des manœuvres dangereuses sur un chantier de construction du Village Scalabrini ont été captées sur vidéo par un citoyen. | Photo: Google

Journal Métro | AHUNTSIC-CARTIERVILLE | 5 août 2022 à 14h25 | Isabelle Chénier

Tout juste avant les vacances de la construction, les promoteurs du Village Scalabrini et l’entrepreneur général responsable de ce projet immobilier, Groupe MALO, se sont retrouvés dans l’eau chaude à la suite de la publication d’une vidéo sur la page Facebook de l’Association mobilité active Ahuntsic-Cartierville (AMAAC) montrant les manœuvres dangereuses d’un opérateur de tracteur sur le chantier.

Les événements filmés par le co-porte-parole de l’AMAAC, Samuel Milette-Lacombe, se sont produits au chantier du Village Scalabrini, situé dans la rue Sauriol, près de l’école Fernand-Séguin.

Dans la vidéo d’une durée d’une minute, un tracteur avec chargeur circule rapidement à contresens sur la chaussée ainsi que sur la voie cyclable à double sens, malgré la présence d’automobilistes et de cyclistes.

Puis, lorsque le véhicule s’immobilise pour effectuer un chargement, des automobilistes sont contraints d’effectuer un détour dans la piste cyclable.

Aucun signaleur de chantier n’est visible et aucune voie de contournement ne semble avoir été mise en place.

«Le free for all encore une fois»

La piste cyclable de la rue Sauriol est la source de beaucoup de maux de tête pour Samuel Milette-Lacombe.

Dans un article récemment publié par Métro, ce dernier dénonçait le fait que la sécurité des enfants se déplaçant à vélo soit compromise lorsque des véhicules se stationnent directement dans la voie cyclable, problème souvent constaté sur ladite rue.

Selon M. Milette-Lacombe, la tendance au «chacun pour soi» persiste chez certains usagers de la route, attitude déjà dénoncée par l’AMAAC auprès de l’Arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville et du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

«L’Arrondissement doit réagir aux manquements»

En réponse à la vidéo, la conseillère de la Ville du district d’Ahuntsic, Nathalie Goulet, tient à aviser la population «que la porte d’entrée principale pour ce genre de signalement doit toujours être le 911».

«Lorsque des citoyens constatent une situation dangereuse ou une infraction au Code de la sécurité routière, c’est la police qu’il faut appeler afin qu’un agent puisse se rendre sur place et sanctionner le conducteur contrevenant.»

Pour sa part, l’Arrondissement a demandé l’intervention du poste de quartier 27. La chargée de communication-relations médias du SPVM Anik de Repentigny a informé Métro que le PDQ 27 avait «ouvert une enquête pour non-respect du Code de la sécurité routière».

Concernant l’absence de signaleur sur le chantier ainsi que de plan de contournement, conditions associées à la délivrance d’un permis de construction, Mme Goulet a personnellement interpellé le responsable du chantier.

Celui-ci aurait souscrit à plusieurs engagements auprès de la conseillère de Ville, dont la présence d’un signaleur et d’un agent de prévention sur la rue Sauriol lors des manœuvres.

L’entrepreneur aurait également fait une demande de permis d’entrave pour le trottoir nord ainsi que pour la voie de stationnement à partir du 8 août.

Mme Goulet spécifie toutefois que «cela ne lui permettra en aucun cas d’entraver la voie de circulation ou la piste cyclable ni de circuler sur la rue Sauriol en sens inverse».

Au moment de la publication de cet article, le Groupe MALO n’avait pas répondu aux demandes d’entrevue de Métro.

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Je suis passé dans le coin ce matin… :sunglasses:

08-08-2022

…et je confirme que le trottoir nord et la voie de stationnement sont maintenant entravés…

… et qu’un signaleur était présent au coin de la rue Sauriol et de l’avenue Millen. :ok_hand:

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3 semaines plus tard, la pose de la brique a débuté. :sunglasses: :brick:

29-08-2022

Bien content qu’ils ont conservé les mêmes couleurs de brique, que celles utilisées au Pavillon Hubert-Reeves de l’École Fernand-Seguin, situé juste à côté… :+1:

… et de l’Église Santa Rita Scalabrini. D’ailleurs, on a fait un joli rappel avec cette église en intégrant au projet quelques fenêtres en forme de losange. :ok_hand:

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16-09-2022

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L’enveloppe extérieure est pratiquement complétée.

Il me sera difficile d’observer ce qui se fait à l’intérieur maintenant… :sunglasses:

24-10-2022

… sauf ici, puisque la porte de l’église était laissée ouverte et accessible. :wink:

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Wow ! :smile:

Le lien vers le fil de discussion consacré au projet sur Agora a été mis dans cette article: :point_down:

Le projet immobilier, mené sur l’ensemble des 5 016,80 m2 du terrain et dont la réfection de l’église a coûté à elle seule 4,3 millions de dollars, a été approuvé au préalable par le Vatican et la Ville de Montréal.

Le retour du communautaire au Village Scalabrini

journaldesvoisins.com | Immobilier | Publié le 14 février 2023 | Camille Vanderschelden, journaliste


L’intérieur de l’église Santa Rita Scalabrini, ou Sainte-Rita, présentement en rénovation. (Photo : François Robert-Durand, JDV)

Le Village Scalabrini, un bâtiment de 51 logements, est venu compléter le site de l’église Santa Rita sise au 655, rue Sauriol Est. Menée à bien par les Missionnaires scalabriniens, la réfection de l’église a nécessité à elle seule 4,3 millions de dollars et témoigne de l’ampleur du projet immobilier. Ce dernier permet à l’église Santa Rita de retrouver sa vocation antérieure et de rouvrir au communautaire.

Voilà cinq ans que le presbytère et l’église étaient laissés vacants. Le Centre Scalabrini, un organisme d’aide aux réfugiés et aux immigrants, occupait auparavant les lieux. Il avait jusqu’au 30 juin 2017 pour déménager, après 15 ans de services rendus à la communauté d’Ahuntsic-Cartierville.

Le Centre Scalabrini, impliqué dans la communauté, s’était alors battu pour conserver sa place dans le secteur. Les Missionnaires scalabriniens de Montréal (autre nom des Missionnaires de Saint-Charles) avaient en effet manifesté à l’époque un vif intérêt quant à l’acquisition du bâtiment – rendu trop onéreux à conserver tel quel – en vue de le vendre à des promoteurs immobiliers.

Miguel Arévalo, alors directeur du Centre Scalabrini, a dû finalement quitter les lieux et a rebaptisé l’organisme Services communautaires pour réfugiés et immigrants (SCRI), dont les locaux se situent aujourd’hui au 35, rue Port-Royal Est (après un bref passage dans l’arrondissement de Montréal-Nord).

Plus de trois ans après sa fermeture, l’église Santa Rita – qui n’est plus une paroisse aujourd’hui – retrouve toutefois sa vocation communautaire grâce au nouveau projet immobilier et les recettes qu’il engendrera.

Le Journal des voisins s’est entretenu avec le Père Giuseppe Fugolo, idéateur du Village Scalabrini et trésorier de la communauté religieuse, ainsi qu’avec Mario Titotto, vicaire de la paroisse Notre-Dame de Pompéi.


Mario Titotto, vicaire de la paroisse Notre-Dame de Pompéi, et Père Giuseppe Fugolo, idéateur du Village Scalabrini et trésorier des Missionnaires Scalabriniens de Montréal. (Photo : François Robert-Durand, JDV)

Village Scalabrini

Le Village Scalabrini est le nom du projet immobilier en construction qui est venu s’ajouter au site de l’église Santa Rita : en tout, ce sont 51 logements allant du 3 ½ au 5 ½ au prix du marché et dont le public cible est les personnes âgées de 55 ans et plus. En 2017, les Missionnaires Scalabriniens faisaient pourtant état d’un complexe immobilier offrant des chambres pour les immigrants.

Basé sur le modèle de Villa Scalabrini en Californie (ou Village Scalabrini) – un concept bien cher aux Scalabriniens et très présent aux États-Unis –, le bâtiment accueille finalement des personnes isolées et des personnes âgées autonomes.

Le Village devait aussi compter 10 prêtres scalabriniens parmi ses locataires… le seul hic? Il n’y en a pas assez! Le Padre Giuseppe Fugolo constitue tout de même le premier locataire et le seul prêtre scalabrinien du lieu.

Le projet immobilier, mené sur l’ensemble des 5 016,80 m2 du terrain et dont la réfection de l’église a coûté à elle seule 4,3 millions de dollars, a été approuvé au préalable par le Vatican et la Ville de Montréal.

Si le presbytère a été détruit, une petite chapelle est conservée pour les fêtes religieuses. Les transepts de l’église et leur perception depuis la rue Sauriol ont aussi été préservés : ils constituaient d’ailleurs la seule condition de la Ville de Montréal à la construction. Pour les détails, téléchargez le document en format PDF : Fiche sur l’église Santa Rita Scalabrini (Sainte-Rita), provenant de la section Patrimoine urbain de la Ville de Montréal à l’adresse 655, rue Sauriol Est.

Une perle pour le communautaire

Les Missionnaires de la congrégation fondée par Giovanni Battista Scalabrini sont une grande organisation multinationale : implanté dans 32 pays sur 5 continents, cet organisme de charité intervient auprès des réfugiés et des immigrants pour leur venir en aide. D’abord concentrés sur la diaspora italienne, ils participent aujourd’hui à soutenir les personnes vulnérables de toutes confessions et origines confondues.

Les recettes des loyers du projet immobilier seront reversées à la mission scalabrinienne dans tout le Canada et le reste du monde. Elles serviront également au maintien de l’église.

Le Père Giuseppe Fugolo, idéateur du projet, explique que nombre de projets similaires existent en Australie, en Californie et à Chicago. Tous portent par ailleurs le nom de Village Scalabrini.

Le Village Scalabrini de Montréal souhaite néanmoins se différencier de ses cousins à l’étranger en intégrant la mission religieuse des Missionnaires scalabriniens au projet. L’ancienne église Santa Rita sera ainsi mise au service d’une organisation communautaire du quartier (voire plusieurs!). Les Missionnaires sont ouverts aux propositions, si des organismes cherchent un local.

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Suite de l’enquête du journaldesvoisins.com, partagée hier…

Village Scalabrini : une maison de retraités financée par des prêtres américains

journaldesvoisins.com | Immobilier | Publié le 15 février 2023 | Camille Vanderschelden, journaliste


Le Village Scalabrini, rue Sauriol Est, entre les avenues Durham et Millen. (Photo : Toma Iczkovits, collaboration spéciale)

Le Village Scalabrini, dont le Journal des voisins vous présentait exclusivement l’ouverture au communautaire hier, a nécessité les efforts de nombreux acteurs pour sa construction. Le projet immobilier, exempté de taxes municipales et d’impôts, intrigue sur sa rentabilité et la destination de ses recettes, reversées dans la mission internationale de l’organisme de charité.

Idéalement situé à l’angle de la rue Sauriol Est et de la rue Millen, le Village Scalabrini est un projet immobilier mené par les Missionnaires scalabriniens, un organisme de charité multinational implanté dans 32 pays sur 5 continents et dont le siège social est au Vatican. L’organisation est divisée en 8 grandes provinces dans le monde entier.

La construction a été menée sur trois années consécutives, en partenariat avec le groupe Malo et le courtier immobilier Nancy Forlini de RE/MAX Solutions. Les travaux ont nécessité la décontamination totale du terrain, et ainsi retardé la finition de l’église Santa Rita, qui reste encore aujourd’hui en construction partielle.

Humà Design + Architecture, cabinet d’architecture, a participé à cette construction ambitieuse, dont les lignes viennent subtilement s’agencer dans leur environnement : les pierres proviennent du presbytère de l’église, maintenant détruit, et rappellent ainsi l’architecture de l’ancienne paroisse, mais aussi celle de l’école Fernand-Seguin.

Le projet a donc été commandité par les Missionnaires scalabriniens, qui ont acheté le terrain en 2002 à l’archevêché de Montréal pour une modique somme de 300 000 $ : à hauteur de 100 000 $ en comptant et 200 000 $ payables en dix ans (et dont la dette a été réglée dans son entièreté en 2012).

Un financement américain

Les Missionnaires scalabriniens fonctionnent par provinces : Montréal est comprise dans la division de l’ensemble de l’Amérique de l’Est, dont le siège social se trouve à New York.

Comme toutes les grandes firmes internationales, la communauté religieuse pratique l’interfinancement entre toutes ses filiales. Les ressources financières des Scalabriniens circulent donc constamment d’un pays à l’autre, dans le monde entier.

C’est donc bien le siège de New York qui a financé la construction du Village Scalabrini dans l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville, sous forme de prêt assimilable à une hypothèque.


L’église Santa Rita Scalabrini, ou Sainte-Rita, sur le site du Village Scalabrini. (Photo : François Robert-Durand, JDV)

Rentabilité

Aujourd’hui inscrit au rôle d’évaluation foncière, l’immeuble du 655, rue Sauriol Est aurait une valeur de 4 283 100 $ dont la valeur imposable est de 0 $, par la nature d’organisme de charité des Missionnaires scalabriniens. Les bâtiments religieux (église, synagogue, mosquées et temples) sont en effet exemptés de taxes municipales selon l’article 204-8 de la Loi sur la fiscalité municipale.

Questionné à ce sujet, le Padre Giuseppe Fugolo, trésorier de la communauté scalabrinienne, explique que ce montant ne représente que la valeur de l’église. Les travaux menés pour construire le Village Scalabrini, un projet de 51 logements réservés aux 55 ans et plus, auraient coûté « bien plus cher », selon l’instigateur du projet.

L’agence du revenu du Canada et Revenu Québec reconnaissent eux aussi la communauté religieuse comme un organisme de bienfaisance enregistré (OBE). Les Missionnaires scalabriniens bénéficient donc également d’un avantageux retour de 50 % des taxes TVQ et TPS sur la construction.

Les logements du Village Scalabrini sont des 3 ½, 4 ½ et 5 ½ dont les loyers varient de 900 $ à 2000 $ par mois. Les appartements sont loués au prix du marché et ne seront pas exempts d’augmentation au fil du temps. Ils devraient ainsi rapporter à la communauté scalabrinienne entre 600 000 $ et 800 000 $ par an. À ces bénéfices s’ajoutent d’autres petits revenus, tels que la location de leurs salles d’activités dans l’église.

Les dépenses quant à elle restent classiques à tout édifice (électricité, chauffage, assurances, réparations, conciergerie, etc.) et s’ajoutent au remboursement du prêt au siège social de New York par les Missionnaires scalabriniens de Montréal. Des événements prendront également place ponctuellement dans l’église, à l’occasion par exemple des fêtes religieuses, et représenteront eux aussi une dépense pour l’organisme.


On retrouve plusieurs décorations malgré les travaux et la poussière à l’intérieur de l’église Sainte-Rita, sur le site du Village Scalabrini. (Photo : François Robert-Durand, JDV)

Répartition des richesses

Il ne fait donc aucun doute que le siège social de New York, dont dépend la communauté montréalaise, ait compris tout l’intérêt financier du projet immobilier pour la mission scalabrinienne, avant de l’appuyer et de le financer. Le projet a aussi été approuvé par le Vatican.

Si une partie des bénéfices des loyers sera utilisée pour le maintien de l’église, la majorité sera réimplantée dans les missions scalabriniennes dans le monde entier.

Rosaria Monaco, coordinatrice du centre des services scalabriniens aux immigrants, assure que les recettes serviront en effet à l’aide internationale (en Haïti, au Vietnam, en Afrique ou en Amérique du Sud, par exemple), mais qu’«une part des retombées servira à la mission scalabrinienne au Canada» également.

Les revenus provenant des pays riches servent ainsi à financer les œuvres scalabriniennes d’un pays plus pauvre. Les communautés américaines sont elles aussi nombreuses et prospères. Elles ont par ailleurs lancé le modèle de Village Scalabrini : un projet immobilier dont les recettes servent à la mission humanitaire de l’organisme de bienfaisance.

Ces Villages ou Villas Scalabrini, présentes partout sur la planète, sont des résidences de vie pour les personnes âgées autonomes. Elles servent également de maisons de retraite pour les vieux pères scalabriniens.

Ici à Ahuntsic-Cartierville, c’est le Père Giuseppe Fugolo qui en sera le premier bénéficiaire, et par ailleurs le seul : manquant de prêtres à Montréal, ce sont finalement des personnes âgées autonomes qui vivront majoritairement au 655, rue Sauriol Est, dont les logements sont presque tous loués à l’heure actuelle.

Le Village de Montréal se différencie de ses cousins à l’étranger par sa mission communautaire qui rouvrira bientôt au sein de l’église Santa Rita, comme le Journal des voisins vous en faisait état hier.

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Les premiers résidents du projet ont aménagé. :package:

22-04-2023

Des travaux de maçonnerie sont effectués à l’arrière de l’église. :brick:

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