Montréal en 1929 avec la tour Bell Téléphone.
Fonds L’Action catholique, BAnQ.
Première victoire de Jean Drapeau à la mairie de Montréal le 25 octobre 1954, à l’âge de 38 ans, en compagnie de Pacifique Plante et de Pierre DesMarais.
Fonds La Presse, BAnQ.
38 ans ça avait l’air plus vieux à l’époque ![]()
Donc cet immeuble (Bell) aura été le plus haut de Montréal avant la fin de la construction de la phase III de la Sunlife terminée en 1933.
J’ai voulu savoir si des vestiges architecturaux du Centre Rockland bâti en 1959 avaient été préservés lors de l’agrandissement des années 1980. La réponse est un retentissant non, en tout cas pour ce qui est des éléments intéressants: la place ouverte et les préaux qui permettaient le déplacement à l’intérieur du “premier mail du Québec”, les arches, les luminaires…
Mon souhait est qu’un éventuel projet de mise a jour du centre redonne à cet îlot un peu de son passé (architectural) glorieux. A suivre éventuellement sur le fil PPU Rockland.
Entretemps je partage ce que j’ai trouvé, des capsules d’une autre époque que j’ai essayé d’ordonner chronologiquement:
Il y a 60 ans, Rockland ouvrait ses portes Journal “Station Mont-Royal” le 23 mars 2018
L’article décrit les événements qui ont entouré le vote unanime mais controversé pour le changement de zonage en 1958.
Quand Henry II [Morgan] lançat son projet du Centre Rockland– appelé plutôt le Morgan Shopping Centre à l’époque, cela fit beaucoup de bruit en ville!
Au début septembre 1955, l’idée d’ériger un centre commercial dans la section de la ville où se trouve un terrain de golf de 18 trous, progresse. L’enjeu principal est le re-zonage de quelque 750 000 pieds carrés de terrain. Les citoyens veulent en discuter. On organise donc une rencontre à cet effet. Une rencontre qui se voudra alors historique. La scène est décrite sous la plume de Jos Ledden dans le Weekly Post, comme « un décor dramatique qui aurait fait honneur à une première d’Hollywood », tellement il y avait foule (« facilement plus de 500 personnes ») et de projecteurs.
Annonces des magasins Morgan et Woolworth dans La presse, 1959-08-17, Collections de BAnQ.
Vue aérienne du Centre Rockland 1962, archives de VMR. Flickr.
Centre Rockland c. 1964. Flickr.
Centre-Ville de Montréal à partir du Canal Lachine le 6 août 1964. On remarque l’avancement de la construction de Place Victoria.
Fonds Henri Rémillard, BAnQ.
Prise dans l’ancien observatoire au dernier étage de la tour CIBC je présume ? Merci du partage !!!
Exact!
Vielle photo, vieille histoire… L’observatoire de la Banque Impériale de Commerce que j’ai visité plusieurs fois à l’époque, où j’ai d’ailleurs vécu une aventure inoubliable à un moment donné.
Pour atteindre le 45 ème niveau il fallait changer d’ascenseur au dernier étage des bureaux (parce que cet étage avait été rajouté en dernier, dans la compétition pour la hauteur des deux plus grands immeubles de Montréal entre la CIBC et la Banque Royale). J’étais avec une amie et au retour j’ai décidé de descendre les 2 étages à pied au lieu de prendre l’ascenseur et la rejoindre pour l’autre ascenseur qui descendait jusqu’au foyer de l’immeuble.
C’était sans savoir que les portes de l’escalier (de secours) se verrouillaient en se refermant, un détail que j’ignorais bien sûr. J’ai donc dû descendre la quarantaine d’étages à pied, puis sortir directement à l’extérieur comme cela devait se faire dans une véritable évacuation.
Mon amie m’a attendu assez longtemps, ayant été informée par le gardien de sécurité, de cette particularité de l’édifice. Depuis ces nombreuses années, je n’oublie jamais de vérifier si les portes dans un escalier peuvent être utilisées entre les étages intérieurs. Autrement je prends sagement l’ascenseur comme tout le monde. ![]()
Estrade géante installée à la Place d’Armes pour les festivités du 350e de Montréal en 1992.
Fonds La Presse, BAnQ.
Début de construction de l’autoroute Ville-Marie dans le secteur de la station de métro Champ-de-mars en 1971.
Fonds La Presse, BAnQ.
En 1955, un des plus gros logos publicitaires de Montréal annonçait la bière Dow sur le toit de cet édifice de la rue Saint-Maurice. L’édifice est toujours là aujourd’hui, sans publicité sur le toit.
Fonds Armour Landry, BAnQ. Photo Stu.
Église St. Ann de Griffintown, en 1955. Aujourd’hui démolie, ses fondations sont visibles dans le parc St. Ann.
Fonds Armour Landry, BAnQ.
Traffic sur la rue De La Gauchetière en 1982. On remarque la construction des tours Banque Nationale/Bell en arrière-plan.
Fonds La Presse, BAnQ.
Un phénomène quasi oublié me frappe particulièrement sur cette photo. C’est la dimension moyenne des véhicules automobiles nettement plus imposante à l’époque, si on exclut les SUV contemporains (malgré tout plus compacts en comparaison).
Donc des automobiles plus volumineux, plus lourds et plus grands consommateurs d’essence qu’aujourd’hui. Ces derniers occupaient plus d’espace sur rue, pour le stationnement comme pour le déplacement, à un moment où le transport actif ne jouait pratiquement aucun rôle dans la mobilité urbaine de la ville.
Plus lourd, c’est relatif… J’ai une Cadillac de 1981, et la masse enregistrée est de 1700kg. Plus que des compacts, similaire à la masse d’une sedan CT5 (1662kg),mais nettement moins que la plupart des électriques qui dépassent les 2000kg. La CT5 est 30cm plus courte, mais 70mm plus large et 80mm plus haute. Comparé à un VUS comme le Trailblazer, 1475kg, 80cm moins long, même largeur, 30cm plus haut. Et c’est un VUS sous compact !
Si on prend la Civic stationnée, une 1980 faisait 765kg, 383cm de long, 158cm de large et 135cm de haut. Une 2025 fait 1420kg, 467cm de long, 180cm de large et 141 cm de haut.
C’est bête de même, mais ce que les grosses berlines ont perdu en nombre, les compacts l’ont gagné en masse à cause de l’équipement embarqué ou avec la hausse des VUS et électriques, mais surtout du nombre total de véhicules ! Un peu plus de 3 millions de véhicules en 1982 contre un peu plus de 7 millions en 2023.
Ton commentaire est pertinent, bien que tout soit relatif, d’ailleurs on trouvera toujours des exceptions aux généralités. Ce n’était donc pas l’objectif de mon observation, mais une simple perception visuelle doublée de souvenirs personnels.
Quant aux 3 millions de véhicules de l’époque en comparaison des 7 millions d’aujourd’hui. On doit aussi relativiser et ne pas oublier que durant toutes ces années le territoire métropolitain n’a pas cessé de s’étendre par l’important étalement urbain, toujours d’actualité.