Transport en commun - Discussion générale

C’est loin d’être seulement dans le West Island cette mentalité, je dirais même que c’est la mentalité dominante hors “Montréal très central” genre PMR, Rosemont etc. C’est notre côté Nord-Américain qui ressort, mais aussi l’expérience de nos services de bus en général qui n’aident pas le “stigma”. L’exception notable à cette règle ce sont les express de banlieue qui sont souvent en coach et qui offrent un service beaucoup plus confortable.

L’expérience en bus “STM” demeure peu inspirante. Attendre sur un coin de rue exposé aux éléments ou au mieux avec un petit abri, fréquence de passage généralement peu optimale, qualité atroce du roulement des LFS qui te brassent dans tous les sens, service lent qui arrête à chaque coin de rue, correspondances parfois multiples, souvent pas d’air climatisé et malheureusement de plus en plus d’incivilités de la clientèle.

Bref, c’est percu comme étant “dégradant” et “le transport des pauvres qui n’ont pas le choix” parce que la prestation est globalement celle-la. L’autobus est globalement plus lent que l’auto et même le vélo, tout en étant moins confortable. Son seul avantage est d’être “moins cher”. C’est au final en quelque sorte le Wal Mart ou le Dollarama du transport. C’est dommage mais c’est ainsi et d’autres pays ont de meilleurs services bus que les notres.

Le métro, le REM et les trains de banlieue permettent d’éviter le trafic et le stationnement en ville, les deux premiers te font voyager confortablement, à l’abri des intempéries avec une fréquence très élevée et rapidement et donc ont la capacité de convaincre des usagers d’à peu près toutes les strates économiques de les utiliser.

Laisser son BMW au stationnement pour prendre le REM ou le train ca demeure “accepté” mais il va être difficile de convaincre une grande partie de la population de prendre les bus avec le service actuel. C’est pour cela que je crois que le REM devrait être doté de stationnements (payants!) en nombre suffisant dans les stations de banlieue. Vaut mieux capter un automobiliste en banlieue 3-4 km de chez lui qu’il fasse un trajet complet de 30 km et aller congestionner le centre-ville.

Moi-même étant pourtant quand même assez “pro TEC” et un utilisateur fréquent du REM, Métro et au besoin des trains EXO, si un trajet nécessite une portion significative en bus je vais très probablement prendre ma voiture, alors je n’imagine même pas ceux qui sont moins convaincu que moi.

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L’avis d’appel d’intérêt parle d’un projet en phase de faisabilité, incluant les choix technologiques mais déjà avec les lignes directrices sur l’automatisation et l’intégration aux TEC en plus de mentionner que CDPQi détiendrait et exploiterait l’infrastructure, comme pour le REM.

Rien ne dit que le projet serait nécessairement à Montréal.

À Québec, le projet de tramway tram cité est déjà bien enclanché, à moins que la CDPQi décide de faire tout de suite la ligne en tunnel vers Lévis de son plan qui était prévue ultérieurement. Pas impossible considérant la valse autour du 3e lien.

Gatineau vient de voir son tramway confié à MIQ, c’est fort improbable que la CDPQi arrive avec un projet dans ce secteur.

Trois Rivieres, à part un éventuel SRB pour aller à une gare Alto dans l’emprise qui était réservée à la 40 je ne vois pas trop et l’appel ne concorde pas avec ce genre de projet.

Cela nous ramène dans la région métropolitaine.

  • Une reprise du PSE par la CDPQi n’est pas si improbable, mais dans une mouture différente avec potentiellement un genre de partage d’emprise/tunnels avec voies séparées avec Alto et une desserte de Laval et de la rive-nord
  • Le PSSO est également en silence radio, peut être qu’ils pensent intégrer le tout dans un genre de REM B
  • Le projet de Taschereau était il rendu en faisabilité?
  • Sinon c’est peut être juste un people mover entre le terminus Dorval et le REM à l’aéroport?

Logiquement, après avoir desservi l’axe Champlain, le west-island et une ligne au centre des branches de la ligne orange, les prochaines étapes sont l’Est, la rive nord et le sud-ouest. La rive-nord a une expansion démographique significative et à peu près la pire accessibilité de la région, sauf Deux Montagnes/St Eustache.

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Au moins, s’il y a une leçon que la CDPQI a comprit c’est que d’aménager des grands stationnements à proximité des stations, comme le font beaucoup de réseaux Park & Ride nord-américains, c’est pas rentable. C’est même nuisible.

Prendre les terrains avec la meilleure valeure foncière et en faire des stationnements ne sera jamais aussi productif que d’aménager des quartiers qui permettent de rejoindre le TC a pied.

Ah ha! J’ai rien dis de la sorte :smiling_face_with_sunglasses:

Tout ce que j’ai dis c’est que selon ma source, que je ne veux pas bruler, le gouvernement devrait (et c’est conditionnel, rien n’est définitif quand au politique) venir s’immiscer dans la planification du TC, encore une fois. Et que cette fois-ci ce sera une surprise (certains diront même que la CAQ en fait une spécialité).

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Considérant que la CAQ est en voie de tomber dans moins d’un an, je ne vois pas comment cette annonce serait plus significative que la valeur du papier sur lequel elle est écrite.

À moins que la prochaine administration y donne suite, et vu l’historique, j’en doute fort.

Ma thèse est que CDPQi est impliqué parce qu’elle a plus de crédibilité que le MIQ au sein de la population, et qu’elle s’est fait assurer de se faire rembourser les frais si/quand ce sera abandonné, comme les 100M$ pour le REM de l’Est.

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Je dirai peu probable, cela serait bien plus rentable à la cdpq d’aller à l’est, en plus de ramener des usagers pour le tgv.

8 messages ont été fusionnés à un sujet existant : Vision - Alternatives à ALTO (TGV Québec-Toronto)

C’est notre “Quebec Line” (ex ligne Rose…) :sweat_smile:

Honnêtement, même si ce n’est pas à Montréal, je serai content que l’on propose un projet de transport en commun dit lourd quelque part au Québec (de préférence là où les besoins sont les plus criants).

Un message a été fusionné à un sujet existant : Vision - Alternatives à ALTO (TGV Québec-Toronto)

Plot twist: ils annoncent qu’ils remplacent le tramway de Québec par un mode lourd, avant d’annuler le tout et de tabletter l’étude. (/s)

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Cette carte qui date de 1995 me rend triste…

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Une gare terminale à St-Antoine plutôt qu’à St-Jérôme, mais voyons donc!

Et pas d’arrêt entre St-Bruno et Mt-St-Hilaire!

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On aurait eu un aéroglisseur :open_mouth:

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Bof, à part la potenielle ligne dans l’axe de Notre-Dame vers l’est/le train de Mascouche via Laval et le train à SJSR on a eu mieux que ce plan.

Il y avait seulement une station de métro à Laval, un SRB pour Brossard, aucun lien vers l’aéroport. Le REM est à des années lumières de cela.

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C’est vrai! C’est plutôt l’état des trains de banlieue qui n’a quasi-aucunement changé qui m’a marqué.
Pour les intéressés, il y a un document du COTREM détaillant l’achalandage de la ligne 3 et 6 du métro aérien de Montréal ici


Le gouvernement a dû choisir l’option évidente (métro) au lieu d’une modernisation de la ligne de train, mais les contraintes budgétaires en 1992 on causé le changement de projet.

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Pourtant, sur cette carte il y a seulement 2 lignes de trains de banlieue existantes alors qu’on en a 4 de plus. Ou 3, si on retire la ligne Deux-Montagnes.

Sur ce plan il y a 65 stations de métro, alors que d’ici 5-6 ans avec l’ouverture de la ligne bleue on en aura 99 en comptant les stations du REM. C’est presque de la science-fiction.

Ce qui me rend triste, c’est de me remémorer les plans ambitieux de l’AMT d’il y a 12-13 ans de créer un embryon de RER et de doubler la fréquence de toutes les lignes de trains de banlieue. Au final le REM couvre les besoins pour l’ouest mais c’est dommage pour les autres lignes.

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Effectivement.
Concernant les lignes existantes, tu parles des lignes Dorion et DM? Les lignes St Hilaire, Saint-Jérôme et Candiac n’existaient pas avant 1999-2000

Usine à Winnipeg pour les autobus New Flyer

Transports collectifs : des autobus 100 % canadiens à Winnipeg

La ministre fédérale de l’Industrie, Mélanie Joly, a inauguré à Winnipeg les installations de fabrication d’autobus entièrement canadiennes de New Flyer Industries. Cette inauguration s’inscrit dans la stratégie industrielle d’Ottawa, laquelle prévoit 500 milliards de dollars d’investissements et la création de 125 000 emplois à l’échelle du pays.

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Transport collectif: des milliards bloqués à Ottawa

Pendant que le monde municipal somme Québec de ramener les 200 millions de dollars qui viennent d’être retranchés en transport collectif pour les années 2025 à 2027, un autre pactole estimé à 5,5 milliards dort toujours quelque part dans un coffre-fort à Ottawa.

Il s’agit du moins de la part estimée devant revenir au Québec à partir du Fonds pour le transport en commun du Canada. Annoncé en juillet 2024, il ne s’est pas encore matérialisé en sommes concrètes pour la province, le transfert de fonds ne pouvant se faire directement du fédéral vers les municipalités ou leur société de transport sans une entente préalable avec le gouvernement provincial, ce qui se fait toujours attendre.


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Entretemps, ce fonds lancé sous le précédent gouvernement libéral a fondu de 30 à 25 milliards, révélait en janvier Radio-Canada, réduisant ainsi la pointe de tarte potentielle du Québec.



À l’approche du prochain budget provincial, l’Union des municipalités du Québec place donc dans ses demandes prioritaires l’urgence de parapher cette entente afin de rendre les sommes accessibles. «Le monde municipal et ses projets de transport collectif sont pris en otage» à l’heure actuelle, dénonce le président de l’UMQ et maire de Mascouche, Guillaume Tremblay.

Déjà vu

Si la dynamique vous rappelle vaguement quelque chose, c’est peut-être parce que le scénario est pratiquement le même que dans un autre secteur où les besoins sont criants, celui du logement. Après le lancement d’une autre initiative fédérale en 2024, il aura fallu de nombreux mois avant de voir en janvier dernier la conclusion de l’entente Québec-Ottawa permettant de livrer les fonds aux municipalités. On parlait alors d’une enveloppe d’un milliard qui pouvait enfin se rendre sur le terrain.

Résumé

Questionné sur l’étendue de ces délais, Guillaume Tremblay observe que ces ententes se concluent «trop souvent à la veille d’élections» et admet qu’il faut assurément les «dépolitiser».

Parce que pendant qu’on s’échange la balle d’un cabinet à l’autre, «ce n’est pas les projets qui manquent en transport collectif au Québec», observe le président de l’UMQ. Une quantité «industrielle» même de projets attendent, ajoute-t-il.

«Il y a de l’audace en transport collectif dans les municipalités, mais pendant qu’on se fait dire non, il y a de l’argent qui dort», déplore Guillaume Tremblay.

Une part tramway dans la part québécoise?

Même s’il ne s’est pas fait dire non avec son projet de tramway, le maire de Québec, Bruno Marchand attend lui aussi avec impatience la conclusion de cette entente intergouvernementale. Impatience serait peut-être même un euphémisme.



«Les deux parties [Québec et Ottawa] me disent qu’ils y travaillent. Moi, je pense qu’il faut plus que travailler, il faut arriver à un résultat.»

— Le maire Bruno Marchand à propos de l’entente à intervenir entre les Québec et Ottawa sur le transport collectif.

La signature serait imminente, selon les signaux donnés par le ministre Joël Lightbound. «Imminent, pour moi, c’est là, maintenant, pas dans six mois», a exprimé le maire de Québec.

Le financement du tramway est officiellement bouclé et le projet bien en marche, assure-t-il, mais la Ville et le gouvernement Legault ont toujours insisté pour que le fédéral en fasse plus.

Et il lui est permis de croire que le tramway de Québec pourrait toucher une part notable de l’enveloppe de plusieurs milliards qui irait à l’ensemble du Québec.

Le maire de Québec Bruno Marchand lors d’une conférence de presse sur le tramway. (Caroline Grégoire/Archives Le Soleil)

Pour l’instant, l’appui fédéral confirmé dans le projet, à 1,44 milliard sur un total de 7,6 milliards, ne représente que 19 %, alors qu’elle devrait plutôt se porter à 40 %, selon les deux autres partenaires.



Parmi ses recommandations en prévision du budget québécois, l’UMQ demande par ailleurs de débloquer l’ensemble des fonds qui demeurent inaccessibles faute d’entente entre les deux ordres de gouvernement, ce qui pourrait représenter jusqu’à 6,4 milliards. La part du lion représente tout de même la portion sur le transport collectif, estimée à 5,5 milliards.

Sans surprise, le monde municipal réitère également le retour des 200 millions coupés récemment par Québec. On somme plus largement le gouvernement de mieux supporter les municipalités dans leurs défis gigantesques d’entretien d’actifs, d’assurer un accès universel au réseau cellulaire, de mettre en place un fonds destiné aux municipalités qui vivent des activités forestières et minières et un autre en soutien face à l’enjeu des campements et de l’itinérance hors refuge.

Dans la Presse

Les jeunes en région laissés à eux-mêmes

S’il existe plusieurs façons de se déplacer à moindre coût dans les grandes villes, les banlieues et les régions rurales du Canada sont beaucoup moins choyées. Pour les jeunes adultes qui espèrent s’établir ailleurs que dans les zones urbaines, c’est un casse-tête financier de plus.

L’offre de transport public est en déclin un peu partout au Canada depuis le début de la décennie. C’est surtout apparent en banlieue et dans les régions rurales. Dans les provinces de l’Ouest, le retrait de la route des autocars de la société Greyhound, en 2021, a éliminé ce qui était le dernier moyen de transport régional qui n’est pas l’automobile. Au Québec, 85 % des départs d’autocars privés ont disparu au cours des 40 dernières années.

La pandémie a aussi fait mal aux transports en commun dans les banlieues. Pendant que le Grand Montréal attendait la mise en service du REM, les sociétés de transport réduisaient leur offre et dirigeaient leurs usagers vers ses stations. Bien des usagers du REM se sont plaints depuis son inauguration des arrêts de service plus fréquents que prévu, et d’un temps de transit plus long que les déplacements en voiture.

Ce vide crée tout de même de nouvelles occasions pour de nouveaux services qui relient la banlieue plus lointaine aux grands centres urbains. C’est le cas du Taxibus, un service de taxi à la demande fourni par exo jusque dans les Laurentides pour des parties de son territoire peu ou pas desservies par son service régulier.

Ce service est en pleine expansion ces jours-ci. Et pas seulement à Montréal. À Québec, il s’étend jusqu’à Saint-Georges, au sud de la Vieille Capitale, où il a permis à plus de 100 000 personnes de se déplacer, en 2025, selon des données fournies par exo et la municipalité.
[…]

Quand-est ce qu’on se rendra compte de l’échec lamentable du privé en transport interurbain ?

Je rêve d’un gouvernement nationaliste qui créerait QuébecRail et QuébecBus, un grand projet de développement économique comme l’a été HydroQuébec.

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