TramCité (Tramway de Québec)

Couper des arbres pour faire place à un projet structurant comme un tramway est une opération acceptable, puisqu’on pourra les remplacer et ensuite leur assurer la pérennité une fois replantés à distance sécuritaire des infrastructures souterraines.

Or je me sens personnellement directement concerné, car la bibliothèque (des Jésuites boul René-Lévesque dans mon quartier) que je fréquente régulièrement, a justement de beaux arbres matures qui devront être sacrifiés. Parce que leurs racines principales sont à l’intérieur du périmètre des travaux souterrains en vue du déplacement des égouts et aqueducs le long des trottoirs (afin de libérer de toutes infrastructures le sous-sol des voies réservés pour le tram au centre du boulevard).

Bien sûr que je suis triste à cause de cette perte de végétation considérable, mais en même temps cette perte de couvert végétal (principalement des ormes) n’est que temporaire, puisqu’on replantera de manière durable des essences qui seront en même temps mieux adaptés et diversifiés pour les zones urbaines.

En d’autres mots il faut se concentrer sur le plus grand tableau, un réseau de transport public structurant qui sera très bénéfique pour l’avenir économique de Québec. Et s’élever au-dessus de la courte vue, en pensant que la coupe actuelle des arbres n’est qu’un passage obligé sur un parcours restreint, en comparaison de l’immense canopée existante qui sera préservée dans l’environnement immédiat.

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Tout dépend des abres que l’ont coupe. Si par exemple ce sont des abres centenaires . Même si on replante d’autres abres c’est quelque chose d’irremplacable.

Ceci dit je suis pour le tramway de Québec.

Même des arbres centenaires sont remplaçables. C’est juste que ça prendra un siècle pour mitiger l’effet.

Ça ne prendra pas un siècle parce que les arbres centenaires cessent de croitre pour simplement se maintenir rendu à maturité. Passé une vingtaine d’années la croissance des arbres devient déjà plus importante, mais leur bienfait (selon leur essence) pourra se faire sentir heureusement bien avant.

De toute façon il est bon d’avoir des arbres de tout âge en ville pour assurer justement le remplacement naturel de la végétation dans le temps. Ici à Québec la ville a tout à gagner notamment dans les quartiers plus anciens où l’espace est très limité.

Je pense notamment à St-Sauveur ou les trottoirs sont minuscules et le stationnement sur rue se fait souvent des deux côtés sur les rues principales. On aurait alors avantage a remplacer en alternance quelques espaces par des saillis où justement on planterait des arbres à cet effet. Il faut dire que St-Sauveur est très minéralisé et est un immense ilot de chaleur pénible durant les canicules.


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Si on fait de l’ironie . Le tramway sera peut être désuet dans moins de 100 ans.

Tu marques un bon point, dans la mesure où ceux qui s’opposent à la coupe d’arbre pour le tramway, sous faux prétexte évidemment, sont les mêmes qui seraient contre le retrait de stationnement dans St-Sauveur pour faire de la plantation d’arbre.

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C’est d’ailleurs particulièrement dommage parce que ça ne met pas en valeur le beau patrimoine architectural de ce quartier. Idem dans St-Jean Baptiste !

Je suis optimiste avec ce qui se passe à Québec, mais le potentiel est immense ! Québec à vraiment la capacité de devenir une des villes avec le meilleure urbanisme du continent d’ici quelques années si elle continue à se transformer. Mais ça demandera du courage et des efforts constants de tous les acteurs !

Pour retirer du stationnement il faut proposer des alternatives. En haute-ville, le tramway sera là, mais à date pour St-Sauveur on a rien. Il faut absoluement que le SRB sur Charest se fasse pour avancer à ce niveau.

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Si on fait de l’ironie . Le tramway sera peut être désuet dans moins de 100 ans.

C’est vrai.

Mais il est tout aussi vrai que l’humanité pourrait disparaître avant cela - ainsi que d’autres espèces - si nous ne cessons pas de maltraiter notre environnement avec des choses comme la culture du char.

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J’ai appris ce matin que le premier ministre ou la première ministre devient automatique maire/mairesse honoraire de Québec, d’où la présence de Mme Fréchette à la l’hôtel de ville de Québec.

Texte de la Presse canadienne dans la Pesse

Tramway | Fréchette veut régler le plus vite possible, selon Marchand

À sa première rencontre avec le maire de Québec, Bruno Marchand, la première ministre désignée, Christine Fréchette, a notamment abordé l’enjeu du financement du projet de tramway par le gouvernement fédéral.

À la sortie de son entretien à l’hôtel de ville, elle a laissé entendre qu’elle allait en faire un objet de discussion.

Actuellement, le gouvernement caquiste est toujours en train de négocier pour obtenir sa part d’une enveloppe de 25 milliards du fédéral.
[…]

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Les travaux lourds qui mèneront à d’importantes entraves sur le boulevard René-Lévesque pour préparer le tramway de Québec sont prévus « à la fin de l’été » à l’ouest de l’avenue Belvédère. Pour le secteur est, l’entrepreneur responsable des travaux prévoit « mener des travaux » à la fin de l’automne.

Le maître d’œuvre du tramway de Québec, CDPQ Infra, a fait le point mercredi sur les travaux préparatoires à venir sur le boulevard René-Lévesque, accompagné de l’entrepreneur responsable des travaux, Kiewit et de la Ville de Québec.

Les dates exactes et des précisions sur le déroulement des chantiers restent toutefois à déterminer au fur et à mesure de la conception. Or, il faudra attendre à la fin de l’été pour voir des restrictions à la circulation de transit sur le boulevard René-Lévesque.
[…]

Il y a peut-être trois certitudes à Québec : l’impôt, la mort et les déchirements sur le tramway. Au moment où le plus important chantier de l’histoire de la ville prend son envol, ses adversaires reprennent de la vigueur et tentent à nouveau de mobiliser la population contre l’abattage d’arbres matures en bordure du tracé.

Les feuillus qui campent de part et d’autre du boulevard René-Lévesque continuent de polariser. Selon les estimations actuelles, 250 d’entre eux devront passer sous la lame des tronçonneuses au cours de l’été pour laisser le champ libre au tramway.
[…]

Tout cela c’est de la petite politique menée par le lobby automobile (et les radios poubelles dont Duhaime a été un des principaux animateurs avant sa carrière politique) qui a depuis le début contesté le projet de tramway à Québec.

Ça fait des décennies qu’on rêve d’un transport public structurant pour la capitale nationale, qui est une des rares villes importantes au Canada à ne pas avoir un service de TEC moderne et efficace.

On ne parle pas ici d’une ville secondaire, mais bien de la capitale du Québec qui a aussi un sérieux retard en matière de transport public par rapport à bien d’autres villes équivalentes dans le monde.

Or après avoir quadrillé toute la zone urbaine d’autoroutes, qui sont maintenant congestionnées quotidiennement à Québec. On voudrait refuser ou retarder la seule solution qui allégerait véritablement le problème automobile. Pourtant avec le tram on permettra de densifier la ville par des projets immobiliers, qui à leur tour réduiront la croissance de l’étalement urbain et stimuleraient le développement économique comme jamais auparavant.

Il est là le problème et on ne laissera pas une fixation exagérée et disproportionnée sur des arbres tout à fait remplaçables, nuire à l’échéancier des travaux du tram. Oui il y aura une perte de canopée verte mais elle sera temporaire. Tandis que les énormes avantages environnementaux du tram eux seront durables et permanents.

Donc qu’on arrête de mettre le focus sur les contestations de quelques politiciens opportunistes qui chauffent certains groupes de pression, au détriment des intérêts supérieurs de la majorité de la population du grand Québec.

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Le chef de l’opposition à Québec a enfin compris le ridicule de sa position face à l’énorme investissement que représente le tramway pour l’économie et les transports publics de la capitale.

« Je laisse aller le processus » : Lachance capitule sur la coupe d’arbres pour le tramway

Le chef l’opposition à l’hôtel de ville de Québec change de ton. Stéphane Lachance s’engage à ne pas entraver l’abattage des arbres prévu le long du tracé du tramway, alors que les travaux sur le boulevard René-Lévesque doivent s’intensifier cet été.

M. Lachance a par ailleurs prévenu ses partisans qu’il ne cautionnera aucune forme d’entrave qui viendrait nuire au travail des ouvriers. On est des démocrates, des professionnels, a-t-il déclaré mardi. Des désobéissances civiles, ça n’arrivera pas.

Le chef de l’opposition a également affirmé prendre acte de la position de la première ministre Christine Fréchette, qui s’est engagée à poursuivre le projet.

La Ville salue son engagement

À l’hôtel de ville, la déclaration du chef de l’opposition a été bien accueillie par la mairesse suppléante Catherine Vallières-Roland. Elle estime qu’il s’agit d’une preuve de sérieux de sa part, après des mois de tensions autour de ce dossier. C’est une bonne nouvelle que M. Lachance se rallie dans l’intérêt de tous les citoyens de Québec parce qu’on a trop tergiversé, a-t-elle déclaré.

Mme Vallière-Roland a également appelé le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, à adopter la même posture à l’approche des prochaines élections provinciales. Les citoyens se sont prononcés en faveur de l’avancement du projet. Maintenant, je pense que toutes les voix devraient se rallier.

En Haute-Ville, les travaux lourds ne devraient finalement pas débuter avant la fin de la saison estivale. CDPQ Infra, maître d’œuvre du chantier, a déjà indiqué que des arbres pourraient être abattus le long du boulevard René-Lévesque dès le mois de juillet.

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Pour avoir travaillé dans le domaine de la construction, je peux confirmer que ces jours-ci, il y a tout un processus et une évaluation pour décider si oui ou non, un arbre peut être préservé, déplacé ou transplanté, ou simplement abattu. Dans les villes et les firmes, il y a des spécialistes pour le milieu forestier également. Donc, je ne pense pas que la décision de couper certains arbres dans le cadre du projet ait été prise à la légère ou dans l’empressement.

Il faudrait vérifier la politique et le processus de la Ville de Québec par rapport à la préservation des arbres. Je sais que pour des villes comme Montréal et Longueuil par exemple, le processus de préservation ou de coupes d’arbres, à ma connaissance, est assez rigoureux. On ne peut pas décider du jour au lendemain: “Oh cet arbre là, on le coupe!”

À mon avis, ce débat sur l’abattage des arbres dans le cadre du projet de tramway de Québec, c’est juste de la petite politique, et des politiciens (et activistes) qui s’expriment sur un sujet qu’ils ne connaissent pas, ni ne maîtrisent pas… Mais bon, c’est le principe de la démocratie, les gens ont le droit de s’exprimer sur tous les sujets, même s’ils n’y connaissent rien…

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Étant donné que la ville de Québec a carrément un site dédié aux arbres répertoriés sur son territoire, aucun doute que leur préservation fait parti de leur politique aussi.

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Tramway: ces villes qui sont passées par là

Ces temps-ci, le mot tramway rime davantage avec sacrer qu’avec mobilité. (Frédéric Matte/Le Soleil)

CHRONIQUE / On coupe des arbres, on éventre la chaussée pour déplacer la canalisation, on multiplie les chantiers pour faire place au tramway. À n’en pas douter, la ville de Québec est sens dessus dessous pour réaliser le plus gros projet de transport collectif de son histoire.

On n’est pas les premiers ni les derniers.

D’autres villes sont passées par là. Non seulement elles ont survécu aux travaux de construction, mais elles n’ont pas vécu l’apocalypse annoncée par les oiseaux de malheur, comme le font les opposants au projet de Québec depuis des années. Comme l’a fait Stéphane Lachance en janvier en entrevue au Soleil, où il donnait l’exemple de plein de villes qui sont passées par là.

Allons voir.

Liège, en Belgique. Un titre de FranceInfo en janvier, «les chiffres fous du tram de Liège: il a déjà transporté 8,5 millions de voyageurs en 8 mois!» Ça dit aussi que la ville en a bavé pendant les travaux, mais que la majorité des gens ne retourneraient pas en arrière. Presque 80 % des gens l’apprécient, on trouve que ça circule mieux, plus vite.

Liège compte quelque 198 000 habitants et son agglomération, 650 000 habitants.

Tramway de Liège (Ville de Liège)

Édimbourg, en Écosse. Mis en fonction en mai 2014, avec des années de retard, le tramway circule aujourd’hui sur une vingtaine de kilomètres, à peu près la même longueur que celui projeté à Québec. En avril 2018, RailPassion nous informe que «2017 aura encore été une année record pour le tramway d’Édimbourg avec près de 6,6 millions de voyageurs, une hausse de 19 % par rapport à 2016. Depuis sa réintroduction en 2014, sa fréquentation ne fait que croître avec un taux de satisfaction de 97 %.»

Édimbourg compte un peu plus de 500 000 habitants, 900 000 en ajoutant la région métropolitaine.

Le tramway d’Édimbourg (EdinburghTrams)

Nice, en France. Relancé en novembre 2007, un demi-siècle après l’abandon de ce mode de transport, le tramway de Nice n’a cessé de s’étendre dans la ville au fil des années. Dès les premiers mois de mise en service, le succès est immédiat, on compte entre 60 000 et 70 000 passages par jour, on en comptait plus de 140 000 en 2024. Le réseau compte aujourd’hui quatre lignes de tramway, totalisant 27 kilomètres, et un autre agrandissement est prévu d’ici 2030.

Nice compte 355,000 habitants, environ 550 000 pour la région.

Tramway de Nice (Facebook Ville de Nice)

Bordeaux, en France. Implanté dans cette ville en 2003, le tramway en est aujourd’hui le moyen de transport collectif principal, avec six lignes qui totalisent plus de 70 kilomètres. Le projet a germé en 1995 dans la tête du maire de l’époque, Alain Juppé, qui s’est attiré des volées de bois vert, notamment des commerçants inquiets pendant les trois ans de travaux qui ont mis la ville sens dessus dessous. Dès la première année, presque 20 millions de passages ont été enregistrés, 10 millions de plus l’année suivante, jusqu’à 115 millions en 2024.

Bordeaux compte 246 000 habitants, plus de 700 000 en région métropolitaine.

Tramway de Bordeaux (Anne Pelouas/Anne Pelouas)

Montpellier, en France. Inauguré en 2000, le tramway de Montpellier compte aujourd’hui cinq lignes circulant sur un peu plus de 70 kilomètres de rails. Et là aussi, dès le début, le tracé proposé s’attire des critiques et des propriétaires de cafés s’inquiètent de l’avenir de leur commerce. À Montpellier comme dans les autres villes, le succès est immédiat, la fréquentation dépasse largement les estimations avec quelque 130 000 voyageurs par jour, tant et si bien qu’on a prolongé le réseau dès 2002.



Montpellier compte 320 000 habitats, 500 000 avec la région métropolitaine.

Tramway de Montpellier (Tourisme Montpellier)

Bruxelles, en Belgique. Il n’y a pas à dire, Bruxelles a l’habitude du tramway, qui fonctionne de façon ininterrompue depuis… 1869! Avec ses 19 lignes circulant sur 215 kilomètres, le réseau a dépassé en 2024 le cap des 400 millions de voyageurs en un an. Au fil du développement du réseau, Les Bruxellois ont dû composer avec des chantiers majeurs qui se sont parfois étirés sur des années. Et 2026 s’annonce aussi costaude, des usagers ont fait état à Sud Info qu’ils craignent «une année noire» à partir de lundi, alors que s’amorceront des travaux d’agrandissement prévus Plan Tram de 2023, qui prévoient 13 nouveaux développements d’ici 2035.

Et ça se comprend. Pendant les travaux, à Bruxelles comme à Québec, tramway rime davantage avec «sacrer» qu’avec «mobilité».

La ville de Bruxelles compte quelque 200 000 habitants, mais la population grimpe à 1,25 million en incluant les 19 communes aussi desservies par le réseau.

Tramway de Bruxelles (Société des Transports Intercommunaux de Bruxelles (STIB))

Odense, au Danemark. Quatre ans après la mise en service des premiers tramways, qui circulent sur un trajet d’une quinzaine de kilomètres, la ville a lancé la phase 2, qui vise à ajouter 7,5 kilomètres de rails. Des travaux préparatoires ont eu lieu de 2015 à 2017 avec leurs lots d’entraves, suivis de deux années de chantiers majeurs. Dès que les wagons se sont mis en branle, la popularité de ce moyen de transport a rapidement augmenté, passant de 3,3 millions de voyages en 2022 à 7,4 millions l’an dernier.

La population d’Odense est de 200 000 habitants, elle monte à 500 000 si on englobe la région métropolitaine.

Tramway d’Odense (VisitOdense)

À l’exception de Bruxelles, qui a maintenu son tramway depuis plus de 150 ans, plusieurs des villes s’étaient détournées de ce moyen de transport pour y revenir quelques décennies plus tard. C’est le cas de Nice, d’Édimbourg, de Bordeaux, de Montpellier, de… Québec. Force est de constater que, partout, on est passé par «c’est l’enfer sur terre» avant d’arriver à «on ne s’en passerait plus».

Même si, évidemment, tout ne roule pas toujours sur des roulettes.

Pardon, des rails.

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