Période de codéveloppement de 14 mois
Comme prévu dans le projet TramCité de CDPQ infra, les consortiums sélectionnés arrimeront, avec le fournisseur du matériel roulant, leurs propositions respectives pendant la période de codéveloppement et de conception détaillée, confirme CDPQ Infra.
Cette période devrait durer 14 mois. Cette période permettra, entre autres, de préciser les solutions techniques, de consolider la planification et de préparer les travaux à venir, en cohérence avec l’échéancier global de TramCité.
Financement du Tramway : « il y a une enveloppe de 25 milliards », rappelle Ottawa
Tandis que des voix s’élèvent à Québec pour réclamer une clarification du montage financier du tramway, Ottawa rappelle que des sommes importantes sont disponibles pour le transport collectif au pays. Il reviendrait aux provinces de prioriser les projets qui doivent aller de l’avant.
Il y a beaucoup d’informations divergentes qui circulent autour du projet de tramway de Québec, a déploré le lieutenant pour le Québec des conservateurs, Pierre Paul-Hus, durant la période de questions au Parlement. Combien le fédéral est-il prêt à mettre dans ce projet-là?
Mercredi, l’opposition à l’Hôtel de Ville de Québec réclamait aussi des précisions du gouvernement Carney, alors que des travaux préparatoires sur le boulevard René-Lévesque doivent entraîner l’abattage de nombreux arbres matures dans le secteur Montcalm.
Selon le ministre fédéral de la Transformation du gouvernement, des Travaux publics et de l’Approvisionnement, Joël Lightbound, il revient au gouvernement du Québec de puiser sa part dans le nouveau Fonds pour le transport en commun du Canada (FTCC) afin de bonifier le financement alloué au tramway.
Un financement à hauteur de 40 %?
Depuis des mois, le gouvernement Legault demande à Ottawa d’assumer 40 % de la facture totale du tramway de Québec, évaluée à 7,6 milliards de dollars.
Pour accéder à cette demande, le fédéral doit doubler sa participation dans le projet en la faisant passer de 1,44 milliard de dollars à 3 milliards.
Au prorata de sa population, le Québec peut espérer toucher au moins 5,5 milliards sur les 25 milliards prévus au FTCC d’ici 2035.
On travaille avec Québec. Si la volonté de Québec, c’est que le projet de tramway soit priorisé, ça va nous faire plaisir, certainement.
Pas d’entente
Or, l’entente qui doit permettre au Québec d’obtenir sa part des investissements du FTCC tarde à se concrétiser.
Depuis des mois, le ministre des Transports et de la Mobilité durable, Jonatan Julien, négocie avec son homologue fédéral afin d’obtenir des transferts sans condition.
(…)
Tramway de Québec: «les consortiums privilégiés» pour la réalisation du projet dévoilés
CDPQ Infra a dévoilé jeudi l’identité des deux «consortiums privilégiés» qui assureront la conception et la réalisation des ouvrages et des systèmes du tramway de Québec.
Or, le bureau du projet de tramway n’a pas voulu dévoiler les coûts du projet. TramCité dit toutefois respecter le budget prévu de 7,6 milliards de dollars pour le moment.
Lol autant dire:
“On veut simplement l’argent sans devoir la dépenser ce pour quoi elle est prévu, comment vous osez refuser cela!?”
Considérant la volonté complètement absente de Québec et ses pirouettes sur le tramway pas étonné qu’Ottawa soit hésitante.
![]()
Les sceptiques du tramway réclament depuis plusieurs semaines qu’on suspende l’abattage de centaines d’arbres le long du tracé. Ils disent que la coupe de ces arbres sera un geste irréparable alors que le financement pour le tramway n’a toujours pas été confirmé.
Ils manifesteront samedi à 10h dans le cadre d’une «marche familiale pour sauver les arbres».
«C’est un mouvement citoyen, c’est un ras-le-bol. Ce n’est pas à savoir si on est pour ou contre le projet de tramway, on veut simplement que les choses se fassent dans le bon ordre. Où est l’empressement de couper des arbres et défigurer Québec à ce stade-ci?» questionne Jean-Pierre Du Sault, co-organisateur du rassemblement.
Il soutient que les coupes prévues le long du tracé et le début des travaux préparatoires pour le tramway font partie d’une stratégie «du bras dans le tordeur» de la part de l’administration du maire Bruno Marchand alors que le financement n’est pas garanti.
[…]
Je crois bien que personne de sensé n’approuverait l’abattage d’arbre matures sans raison valable, moi le premier étant environnementaliste dans l’âme. Dans le cas actuel, les arbres concernés sont trop près des fosses à creuser pour les infrastructures souterraines, donc impossible d’assurer leur survie, notamment à cause des grosses racines principales qui entraveront les travaux et n’assureraient plus par ailleurs la stabilité de l’arbre, ni la sécurité des piétons face aux futures intempéries.
Ce n’est donc de gaité de coeur que les citoyens acceptent ce passage obligé, puisqu’il était déjà prévu de procéder ainsi par force majeure. Entendu que cette étape était connue et approuvée par la ville et les arrondissements, car il faut absolument déplacer les infrastructures souterraines de part et d’autre de la rue afin de libérer l’espace sous les voies du tramway qui circulera au centre des rues et boulevards. L’objectif est simple: le tram sera ainsi suffisamment éloigné des infrastructures souterraines et son opération ne souffrira pas d’éventuels travaux d’entretien le cas échéant.
Donc le chef de l’opposition à Québec ne fait que de la petite politique, lui qui était déjà contre le tramway et poursuit sa cabale pour tenter de se faire du capital politique, en faisant au passage de la pure désinformation auprès de sa base.
Faut rappeler que c’est Stéphane Lachance, un ancien du PCQ, dont la plateforme de son parti Respect Citoyen inclus aussi un 3e lien via l’île d’Orléans, où le nombre d’arbres abattus sera pas mal plus élevé ! Le parti qui voulait aussi retirer les pistes cyclables qui prenaient des places de stationnement, élargir le boulevard Pie-XI pour ajouter une voie pour le virage à gauche… Bref, pour la protection de quelques arbres quand ça fait son affaire !
C’est l’hypocrisie de cet homme sans envergure devenu par défaut le chef de l’opposition municipale à Québec. Justement le PCQ porte-parole officieux des radios-poubelles de Québec, le lobby vociférateur du tout à automobile depuis des décennies dans la capitale.
Étrangement, je ne sais pas pourquoi, mais ceci me rappelle ce sketch du Bye Bye 2011, lorsque le Madrid, la fameuse halte autoroutière avec ses statues de dinosaures sur l’A-20 entre Montréal et Québec, avait fermé pour être entièrement reconstruit à l’époque. Les manifestants hurlaient: “Les dinosaures vont être au chômage!”
:
J’ai l’impression de plus en plus que nous vivons dans une parodie plutôt qu’une réalité…
Monsieur Lâchez moi avec les GES se mêle de l’abattage des arbres ![]()
Le candidat à la chefferie de la Coalition avenir Québec (CAQ), Bernard Drainville, estime qu’il faut sursoir à l’abattage des arbres le long du tracé du tramway en Haute-Ville de Québec. Or, les coupes sont nécessaires pour exécuter les travaux préparatoires sur le boulevard René-Lévesque et permettre le lancement du chantier principal en 2027.
Tout ce que j’ai dit sur le tramway de Québec, c’est qu’il fallait sécuriser le financement du fédéral avec de commencer à couper des arbres et je le maintiens!, a martelé Bernard Drainville, mercredi matin, en marge de la période de questions à l’Assemblée nationale.
« Sans ça, pas de tramway? », lui a demandé un journaliste.
« Que le fédéral paye sa part » , a répliqué l’élu de Lévis.
[…]
Drainville n’a aucun pouvoir sur l’échéancier des travaux du tramway, sa déclaration opportuniste n’est que pur commentaire politique relié à la course à la chefferie de la CAQ. Or, il n’a rien à perdre et tire sur tout ce qui bouge pour essayer de gagner des appuis et tenter de se bâtir du capital politique.
Est ce que cela veut dire qu’il attendrait un hypothétique financement du fédéral avant de couper des arbres pour le 3e lien?
Drainville est le Denis Coderre de la CAQ: sa mèche politique est brulée à mon avis.
Trois bâtiments bientôt démolis pour préparer la station D’Youville du tramway
L’emplacement du futur édicule de la station D’Youville sera localisé près de l’ancien édifice du RTC, situé à l’intersection de l’avenue Honoré-Mercier et de la rue Saint-Joachim.
Photo : Radio-Canada / Erik Chouinard
Trois bâtiments situés à l’angle de l’avenue Honoré-Mercier et des rues Saint-Jean et Saint-Joachim, dans le quartier Saint-Jean-Baptiste, devront être démolis pour permettre la construction de la station D’Youville du tramway de Québec.
Dans une demande d’expression d’intérêt lancée mercredi, CDPQ Infra précise que l’emplacement du futur édicule de la station D’Youville sera localisé au quadrant nord-ouest de l’intersection de l’avenue Honoré-Mercier et de la rue Saint-Joachim et s’étend jusqu’à la rue Saint-Jean.
Les trois bâtiments qui seront démolis.
Photo : Crédit : CDPQ Infra
Concrètement, l’entrepreneur intéressé devra, au terme du processus d’appel d’offres, démolir le bâtiment situé au 875-879, rue Saint-Jean, et celui situé au 880, rue Saint-Joachim.
L’ancien édifice du RTC, situé au 884, rue Saint-Joachim et qui fait face à l’avenue Honoré-Mercier, devra aussi être démoli.
L’entrepreneur devra, au terme du processus d’appel d’offres, démolir le bâtiment situé au 875-879 rue Saint-Jean.
Photo : Radio-Canada / Erik Chouinard
L’entrepreneur sera responsable de la démolition, du retrait des composantes et de la remise en état des lieux, notamment.
Les travaux prévus à la présente demande d’expression d’intérêt présentent un niveau de complexité technique et opérationnelle important, dans un secteur très achalandé et visible de la Ville de Québec, devant être réalisés par des entrepreneurs spécialisés, disposant d’une expérience démontrée dans des projets comparables, ajoute CDPQ Infra.
La façade du bâtiment de la rue Saint-Jean sera cependant démantelée en vue de sa reconstruction à l’identique dans le cadre des travaux ultérieurs. CDPQ Infra précise qu’elle sera intégrée à la future station de tramway.
Une maquette conceptuelle de l’intérieur de la station D’Youville. (Image d’archives)
Photo : Ville de Québec
Des travaux archéologiques dès le mois de mai
L’appel d’intérêt mentionne également le fort potentiel archéologique du site. Un inventaire archéologique, d’une durée de trois à six semaines, doit démarrer au mois de mai 2026.
Les travaux de démolition pourront débuter une fois cet inventaire complété, explique CDPQ Infra.
À lire aussi :
Tramway : la Ville exproprie un bâtiment « de bonne valeur patrimoniale » pour 1 M$
version archivée : http://archive.today/NN0Om
«Ceux qui vous disent: “il faudrait retarder le projet”, ça va être les premiers à chialer si le projet qui coûte plus cher», s’impatiente Bruno Marchand, devant les appels à freiner les travaux du tramway en attendant l’enveloppe budgétaire du fédéral.
Malgré des «réponses claires» de la part de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), maître d’œuvre du tramway de Québec, le chef de l’opposition municipale à Québec, Stéphane Lachance, répète sa requête que les détails financiers du projet soient «démontrés publiquement».
«L’opposition déplore que des travaux préparatoires soient amorcés alors que des éléments déterminants restent à confirmer, notamment la contribution fédérale et la validation du coût final du projet», écrit l’équipe de Stéphane Lachance dans un communiqué jeudi. L’opposition martèle ce message depuis plusieurs semaines.
[…]
Des portes ouvertes sur le tramway fort courues à Sainte-Foy
En fin de soirée, la Ville recensait 800 participants à l’activité porte ouverte, un chiffre à préciser le lendemain, a-t-on indiqué. (Frédéric Matte/Le Soleil)
Les portes ouvertes pour présenter le tronçon ouest du projet de tramway à la population ont été fort populaires jeudi à Sainte-Foy. Des données préliminaires montrent que plus de 800 personnes sont passées au fil de l’exercice, qui s’étalait de l’après-midi jusqu’en soirée.
La salle du bureau d’arrondissement grouillait effectivement de monde et de conversations lors du passage du Soleil en début de soirée.
Pour ou contre le projet de TramCité, tous semblaient intrigués de connaître le tracé exact, l’ampleur des travaux à venir et l’impact qu’ils pouvaient envisager sur leur quartier et leurs déplacements.
Bref, des préoccupations bien terre-à-terre auxquelles tentaient de répondre du mieux possible les équipes. Une trentaine de professionnels ont été mobilisés pour l’exercice, surtout des employés municipaux, mais aussi des représentants de CPDQ Infra et de la RTC.
Une occasion d’établir un dialogue direct entre la population et ceux qui travaillent sur le projet, qui ont d’ailleurs eu le mot d’ordre de garder un langage accessible et de vulgariser leur champ d’expertise.
En formule libre, les visiteurs pouvaient déambuler d’une table à l’autre selon les thématiques, consulter des cartes agrandies par secteur, poser leurs questions et visionner une vidéo explicative de quelques minutes.
Discussion entre un citoyen et un des employés lors de l’activité portes ouvertes de jeudi. (Frédéric Matte/Le Soleil)
L’équipe d’Info-Chantier était sur place puisqu’elle sera l’un des intermédiaires principaux pour les citoyens lorsque viendra le temps de procéder aux travaux dans les rues. C’est un peu le «visage connu et humain» des chantiers pour les citoyens qui souhaitent relayer leurs questions, critiques ou demandes.
Le RTC affichait pour sa part les outils afin de renseigner les utilisateurs sur les impacts potentiels des travaux en utilisant le trajet personnalisé de chacun, vers leur lieu de travail ou leur épicerie habituelle, par exemple.
Les personnes rencontrées sur place rapportaient apprécier l’organisation et les réponses obtenues, dans la mesure du possible, puisque plusieurs détails restent encore en suspens.
Les plus enthousiastes vantaient le projet en espérant pouvoir emprunter le futur tramway le plus tôt possible, et les plus sceptiques parlaient d’un projet bien loin des priorités réelles pour Québec et qui semble toujours traîner de la patte… tout en s’inquiétant de l’impact sur leurs taxes.
Les cartes grand format étaient particulièrement efficaces pour permettre aux citoyens de visualiser les travaux dans un secteur bien précis. (Frédéric Matte/Le Soleil)
Un couple de résidents du secteur s’inquiétaient aussi pour le jardin communautaire situé à l’angle de McCartney et de Pie-XII. Les premières indications semblent laisser présager qu’on peut espérer éviter de trop empiéter, mais le tracé exact n’est pas encore coulé dans le béton.
D’autres auraient apprécié une modélisation complète du projet pour réellement concevoir ce que le tramway aura l’air et comment il s’intégrera dans le tissu urbain.
Des curieux constructifs
Plus de détails
Les participants ont affiché une «belle curiosité», dans une ambiance constructive, a résumé le conseiller municipal Raymond Poirier, rencontrée sur place. Pour lui, la formule retenue s’est montré la bonne. Il ne s’agit que de l’une des nombreuses initiatives mises en place pour maintenir un «dialogue en continu» avec la population sur ce projet, a-t-il aussi indiqué.
Son collègue du secteur, Jean-Luc Lavoie, observait également que l’activité porte ouverte permet un flot de questions bien supérieur à une formule classique où les gens auraient eu à se présenter au micro.
C’est évidemment plus convivial pour un citoyen que de devoir s’exprimer en public, et on évite par le fait même que des opposants ne viennent «donner un show», a soulevé M. Lavoie.
Le tout marque une étape importante pour celui qui partage avoir le tramway «dans les veines». À ce stade, «il n’y a pas de risque de déraillement», a-t-il assuré.
Quelques participants à l’activité portes ouvertes sur le projet TramCité. (Frédéric Matte/Le Soleil)
Entendu durant la visite
«Ça va déranger du monde, et ça va en arranger d’autres!»
«C’est un besoin, mais on n’en a pas les moyens. Je ne pense pas que ce soit une priorité pour Québec.»
«Il y a tellement d’autos aujourd’hui sur les routes, et ça ne s’améliore pas. Si ça peut aider à en enlever…»
«On a déjà pris ça à Calgary et c’est vraiment pratique. J’ai vraiment hâte!»
«On ne le prendra pas… mais je pense qu’on est rendu là à Québec.»
«J’espère qu’en le réalisant, ça va prouver qu’on peut faire d’autres projets [de mobilité], comme des pistes cyclables.»









