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Résumé

Affaires

Le nouveau souffle du Genévrier

Par Annie Lafrance, Le Soleil

23 juin 2025 à 04h00

Depuis un an, les cousins Louis et Émilie Labbé assurent la relève de l’entreprise familiale Le Genévrier. (Frédéric Matte/Le Soleil)

BIENVENUE AU CAMPING / Le paysage charlevoisien du Genévrier a changé depuis deux ans. Résultat des inondations qui avaient emporté des roulottes et terrains, des traces demeurent. Se tenant bien droit devant la rivière, Louis Labbé est confiant.


«Ç’a été un choc brutal. Pour mes oncles qui étaient alors les propriétaires, c’était le labeur d’une vie qui partait avec la rivière, souffle-t-il. Mais après le choc, on s’est dit qu’il fallait se retrousser les manches et y voir des opportunités.»

Au volant de sa camionnette, Louis Labbé nous fait faire le tour des lieux. Même pour les habitués, certains secteurs sont méconnaissables. «La rivière n’a jamais passé ici. Elle a dévié de sa trajectoire et s’est fait un nouveau lit», pointe-t-il, montrant l’enrochement qui s’est installé naturellement, par le pouvoir de l’eau, le long des rives. «À certains endroits, elle est cinq fois plus large qu’avant.»



En changeant de trajectoire, la rivière des Mares a modifié le paysage et la configuration du site du Genévrier. (Annie Lafrance/Le Soleil)

Bâtir pour l’avenir

Résiliente, la direction du site de camping et de villégiature Le Genévrier dit avoir appris de cette catastrophe. «Des événements climatiques, il va y en avoir d’autres. On doit adapter nos pratiques pour mieux y faire face», met sur la table M. Labbé.

Une firme l’accompagne dans cette réflexion afin de mieux construire près des rives. «On veut bâtir pour l’avenir», répète le jeune copropriétaire.

Ainsi, une digue a été aménagée, pour protéger les emplacements en bordure, et d’autres ont été déplacés. Tandis que le système de traitement des eaux usées a entièrement été refait, afin de répondre aux nouvelles normes.

L’eau a coulé sous les ponts, ou plutôt sous le nouveau pont, qui avait été trouvé presque par miracle pour remplacer celui qui avait été arraché par les inondations.

Acheté à un entrepreneur québécois, le nouveau pont relie les deux secteurs du camping. (Annie Lafrance/Le Soleil)

«Refaire une partie d’un terrain de camping, avec les égouts et l’électricité, ça demande de bons investissements», dit-il. Les dommages ont été évalués à près de 12 millions de dollars.

Malgré les travaux qui avancent rondement, la saison a tout de même débuté avec près d’une centaine d’emplacements et quelques chalets en moins. «Mais on aura bientôt une nouvelle section pour les grands motorisés, qui va ouvrir en juillet», se réjouit-il. Il espère ainsi augmenter la capacité d’accueil à environ 70 % de l’achalandage habituel.



Ce nouveau secteur a été aménagé pour les grands motorisés. Lors de la visite du Soleil, il n’était pas encore prêt. (Annie Lafrance)

Faire renaître le joyau

L’équipe n’a pas ménagé les efforts pour faire renaître le joyau de Baie-Saint-Paul.

La nouvelle administration, qui a pris la relève en mai 2024, multiplie les activités pour égayer le site. Une nouvelle offre alimentaire (avec le chef David Forbes aux commandes), des événements de vélo de montagne et la réouverture de deux secteurs attirent déjà les visiteurs. Sans oublier la plage et les installations sportives qui font que les gens reviennent, constatent les propriétaires.

«Les inondations sont derrière nous, on regarde en avant.»

— Louis Labbé, copropriétaire du Genévrier

Ouvert quatre saisons, Le Genévrier accueille près de 20 000 visiteurs chaque année.

Toujours dans la famille

L’esprit familial se fait sentir sur le site. Partout où ils passent, les vacanciers saluent les cousins Louis et Émilie Labbé, qui assurent depuis un an la relève de l’entreprise.



Après un début de carrière en finances à Québec, Louis a choisi de revenir s’installer dans Charlevoix, avec sa petite famille. Dès 2020, un plan de repreneuriat sur trois ans s’est rapidement mis en marche.

«On a grandi ici, sur le terrain de camping. C’était naturel pour nous de reprendre l’entreprise familiale.»

— Émilie Labbé, copropriétaire du Genévrier

Pour la troisième génération, il n’a jamais été question d’abandonner le projet. «On devait passer chez le notaire en mai 2023. Avec les inondations, le transfert a été reporté d’un an, mais on n’a jamais hésité», explique Émilie Labbé, qui travaille comme conseillère pédagogique pour le Centre de services scolaire en dehors de la période estivale.

Émilie et Louis Labbé sont aujourd’hui les deux seuls actionnaires de l’entreprise. (Annie Lafrance/Le Soleil)

Bientôt 60 ans

Déjà, les propriétaires pensent à l’an prochain, alors que Le Genévrier célébrera ses 60 ans.

Fondé en 1966 par un groupe d’hommes d’affaires de Baie-Saint-Paul, dont Marcel Labbé, Le Genévrier a rapidement profité de l’engouement des Québécois pour le camping, qui était alors une activité en plein essor.

«On a un site magnifique, on a l’expertise et, surtout, plusieurs projets à venir», promet Louis Labbé.


Ils achètent, investissent ou poursuivent l’entreprise familiale. Qui sont les propriétaires de vos campings préférés? Cet été, Le Soleil vous propose les portraits de ces entrepreneurs. Vous avez une suggestion? Écrivez-vous à alafrance@lesoleil.com

Résumé

Expositions

Chagall et un road trip laurentien dans Charlevoix

Par Félix Lajoie, Le Soleil

22 juin 2025 à 04h20|

Mis à jour le22 juin 2025 à 10h41

Les gravures de Chagall présentées cet été au Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul portent toutes le #51 d’une série de 200. (Félix Lajoie/Le Soleil)

Les visiteurs qui se rendront dans les musées charlevoisiens cet été auront droit à de la variété. À Baie-Saint-Paul, des œuvres du fameux Chagall font leur passage, tandis qu’à La Malbaie, un road trip présente le fleuve sous de multiples facettes.


L’exposition Fables, qui est en place au Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul jusqu’au 9 novembre prochain, met en perspective le travail de deux artistes qui ont évolué à une centaine d’années d’écart, mais qui ont tous deux exploré le monde des fables de Jean de La Fontaine.

L’idée derrière cette présentation est venue avec l’opportunité de mettre en valeur une centaine de gravures du célèbre Marc Chagall, propriétés d’un collectionneur québécois, explique la conservatrice en chef et directrice générale du Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul, Gabrielle Bouchard.



«Je ne savais pas que Chagall avait travaillé sur les fables de La Fontaine», avoue-t-elle avec humilité. L’artiste biélorusse, naturalisé Français, a réalisé la centaine de gravures entre 1927 et 1930, à la suite de la commande du marchand et éditeur Ambroise Vollard.

«Les fables de Jean de La Fontaine mettent en évidence des valeurs hyper simples qui sont dans les premières qu’on apprend à l’école. Mais je pense qu’elles ne sont pas seulement destinées aux enfants.»

— Gabrielle Bouchard, directrice générale du Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul

«C’est impressionnant de constater à quel point ces valeurs-là s’appliquent encore à nous aujourd’hui. Au final, c’est faire attention à l’environnement, éviter la vantardise, aider son prochain. Ce sont des valeurs qu’on est tous un peu en train de perdre par bout. On pourrait tous s’asseoir et lire 3 ou 4 fables de temps en temps», souligne-t-elle.

La conservatrice en chef du musée a eu l’idée de «faire dialoguer» les œuvres de Chagall avec celles de Carol Wainio, une peintre ontarienne qui a réalisé beaucoup d’œuvres avec les contes et fables comme inspiration.

Combien de fables de Jean de La Fontaine pouvez-vous réciter par cœur? (Félix Lajoie/Le Soleil)

Les peintures de Wainio, dont la plupart ont été réalisées entre 2019 et 2021, sont d’une grande dimension. Afin de mieux «dialoguer» avec les gravures de Chagall, Wainio a réalisé quelques œuvres verticales de plus petite dimension spécialement pour l’exposition Fables.

Plusieurs couches

Peu de gens peuvent se vanter de connaître les 243 fables des 12 livres des Fables de La Fontaine. Ainsi, le musée mettra à la disposition des livres dans la salle d’exposition pour que les visiteurs puissent bien apprécier les œuvres de Chagall et de Wainio qui font référence à des fables moins connues.

La centaine de gravures de Chagall est en noir et blanc, ce qui s’éloigne de son corpus classique rempli d’œuvres très colorées. Or, on reconnait quand même le style de l’artiste, avec ses personnages et leurs formes atypiques ainsi que beaucoup de mouvement dans les scènes, note Mme Bouchard.

«Dans ses œuvres la question de la perspective, le décor, n’est pas vraiment important. Il vient vraiment chercher les détails importants de la fable et il se concentre là-dessus», ajoute la conservatrice en chef.



De l’autre côté de la salle d’exposition, les 13 œuvres de Wainio sont très colorées, avec un esprit un peu fantaisiste, à l’instar des œuvres plus classiques de Chagall. Au premier coup d’œil rapide, certaines des peintures font même penser à des toiles abstraites.

Carol Wainio a été professeure à l’Université d’Ottawa et à l’Université Concordia. (Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul/Caroll Wainio)

«Il y a vraiment plusieurs éléments, plusieurs registres qui sont juxtaposés. Il y a plusieurs codes, qui, lorsqu’on prend le temps de les analyser, nous permettent de réfléchir de manière plus large aux fables», explique Mme Bouchard.

Elle croit que l’exposition Fables fera des heureux chez les jeunes comme les plus vieux, et intéressera les néophytes comme les connaisseurs, puisque les peintures et gravures présentées - tout comme les fables de La Fontaine - peuvent être appréciées pour leur esthétique ou encore être analysées en profondeur dans un contexte beaucoup plus large.

Un road trip spontané sur le fleuve

Du côté de La Malbaie, Sylvain Gendreau, directeur général du Musée de Charlevoix, explique que son organisation avait été approchée il y a quelque temps par le Port de Trois-Rivières pour présenter l’exposition Hommage au Saint-Laurent, qui rassemble les tableaux de cinq peintres québécois.



Le Musée de Charlevoix désirait également présenter dans les prochains mois le travail de l’artiste verrier Jean-Pierre Léger, installé aux Éboulements, avec l’exposition Ô Fleuve.

Récemment, l’organisation a également reçu une donation non attendue d’œuvres de Jack Jequel, un peintre d’origine belge ayant produit de nombreuses toiles des goélettes de la région et qui sont affichées dans le hall du musée sous l’exposition Les Goélettes de Charlevoix.

Cette cession a donné l’idée «spontané» au directeur général de présenter en même temps ces trois expositions qui «s’imbriquent ensemble par un beau hasard» pour la période estivale, sous la thématique Notre Saint-Laurent.

Ainsi, le fleuve qui borde et enveloppe littéralement le musée situé à Pointe-au-Pic prend maintenant ses aises à l’intérieur de l’institution, en se présentant sous de multiples facettes.

«On vit tellement à côté du fleuve qu’on ne le voit plus. On le prend pour acquis. Quand tu visites des expositions comme celles-ci, ça te permet de l’apprécier et de voir des perspectives du fleuve qui sont différentes», illustre le directeur général.

Les cinq peintres d’Hommage au Saint-Laurent mettent en valeur le fleuve avec des couleurs et un style qui leurs sont propres. (Félix Lajoie/Le Soleil)

La centaine de tableaux rassemblés dans Hommage au Saint-Laurent s’impose comme un véritable road trip qui fait voir notre fleuve de Montréal jusqu’à la Côte-Nord, en passant par la Gaspésie, sous la lunette de cinq peintres au style distinctif.

Les toiles d’Yvon Saint-Aubin, très colorées avec des teintes et des couleurs automnales, côtoient celles de Gérard Boulanger, qui affichent des couleurs plus sobres et sombres mettant souvent en valeur la période hivernale.

Les œuvres de Raymond Quenneville, quant à elles, sont dominées par des ambiances de coucher de soleil ou de brumes matinales.

Finalement, les toiles de Robert Roy, qui représentent souvent des scènes de la vie en bordure du fleuve avec un petit côté expressionniste, sont accompagnées de celles d’Yvon Lemieux, plus épurées et au nombre de coups de pinceau limité.



Le tout baigne dans une trame sonore de bruits fluviaux et de poèmes de Pierre Perrault. Dans la salle multimédia, les visiteurs peuvent en apprendre plus en visionnant un petit documentaire sur le projet Hommage au Saint-Laurent, sur lequel un livre a aussi été publié.

À la mezzanine du musée, les vitraux de l’exposition Ô Fleuve sont mis en valeur par la lumière naturelle et le décor dominé par le Saint-Laurent. Les longues heures de travail du verrier Léger se ressentent dans les couches de verres superposées qui forment ses œuvres. (C’est le conjoint de ma cousine, pour ceux et celles qui veulent en savoir plus sur son travail, me contacter en privé)

Les vitraux de Léger ont été créés spécifiquement pour être exposés à la mezzanine du Musée de Charlevoix. (Félix Lajoie/Le Soleil)

Ô Fleuve est en place à la mezzanine jusqu’au 15 septembre tandis que les amoureux du fleuve ont jusqu’au 12 janvier 2026 pour visiter Hommage au Saint-Laurent.

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J’ai une proposition; un fil Tourisme - Capitale-Nationale dans discussions générales, et Train de Charlevoix dans transports.

Pas de problème.

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La fête nationale à Québec vire à la catastrophe : Orages violents | La fête nationale à Québec vire à la catastrophe | La Presse

Résumé

Une baie charlevoisienne élue parmi les plus belles du monde

Par Félix Lajoie, Le Soleil

28 juillet 2025 à 04h06

La baie de Saint-Irénée, avec les terrains du Domaine Forget au bas de la photo (Cratère et Marées)

Charlevoix n’a rien à envier au Mont-Saint-Michel, à San Francisco, ou à la baie d’Ha Long, puisque Saint-Irénée a été récemment acceptée aux côtés de ces trois monuments du tourisme mondial dans l’Association des plus belles baies du monde.


La mairesse de la localité de 678 âmes située sur la route 362 entre Les Éboulements et La Malbaie, Odile Comeau, est très fière que sa municipalité ait été officiellement confirmée comme 43e membre du Club des plus belles baies du monde, le 7 juillet dernier.

«Ça fait longtemps que la municipalité est consciente de la richesse de son patrimoine naturel et maritime et qu’on fait des efforts pour le protéger. Je crois que c’est une belle reconnaissance pour nos efforts», mentionne Mme Comeau.



La baie de Saint-Irénée, dans Charlevoix, fait maintenant partie des 43 membres du Club des plus belles baies du monde. (Tourisme Charlevoix)

Le directeur général de Tourisme Charlevoix, Mitchell Dion, ajoute que cette entrée dans l’association vient solidifier la réputation de Saint-Irénée comme une «destination d’exception», qui est maintenant de classe touristique mondiale.

«C’est une grande fierté de se retrouver aux côtés de baies de renommées mondiales comme ça. Je pense que cela peut amener un bel impact sur la notoriété de Saint-Irénée, mais aussi de tout Charlevoix», se réjouit M. Dion.

Les démarches afin d’intégrer l’association sont menées depuis décembre 2024 par l’organisme Cratère et Marées, qui est dédié à la représentation et la concertation des acteurs du tourisme des municipalités des Éboulements et de Saint-Irénée.

«C’est une démarche qui émane des jeunes de la municipalité, donc c’est d’autant plus intéressant que ce soit eux qui ont porté le projet, je suis très fière ils ont travaillé très fort», souligne Mme Comeau.

Trouver l’équilibre

L’association a été fondée en France en 1997. Elle rassemble aujourd’hui 43 membres répartis à travers 25 pays. Au Canada, la baie de Tadoussac fait partie de l’association depuis 1998, tandis que la baie des Chaleurs y figure depuis 2014.

Certes, l’adhésion est une reconnaissance claire d’un paysage d’exception. Mais c’est surtout l’attestation d’un effort afin de conserver «l’équilibre» entre tourisme de masse et conservation des écosystèmes, signale Guy Rousset, trésorier international de l’association.

«On n’est pas des altermondialistes […] c’est tout l’inverse, c’est découvrons ce qu’on a comme trésors tout en réfléchissant à des moyens de les protéger», explique M. Rousset.



Afin d’entrer dans le prestigieux club, la baie doit remplir au moins trois des dix critères de sélection de la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, ainsi que 6 des 17 objectifs de développement durable de l’ONU.

«Par exemple, le cas de Tadoussac est un exemple à copier pour la protection des baleines et des mammifères marins. Des représentants brésiliens de la baie de Praia do Rosa sont venus rencontrer les gens du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM) afin de s’en inspirer», indique M. Rousset.

Littoral, culture et eaux usées

Pour sa part, la baie de Saint-Irénée rayonne pour sa conservation de la technique ancestrale de la pêche à la fascine, note-t-il. Le Domaine Forget participe également à la mise en valeur du patrimoine naturel et culturel, ajoute M. Rousset.

La municipalité a aménagé une promenade de bois, à gauche sur la photo, pour sécuriser la circulation et protéger le littoral. (Félix Lajoie/Le Soleil)

La plage de Saint-Irénée est sans contredit la plus connue et la plus fréquentée de Charlevoix. Afin de limiter les impacts de cette popularité, la municipalité a aménagé l’année dernière une promenade de bois qui protège le littoral et sécurise la circulation piétonne entre le passage des automobiles et de la voie ferrée.



«On a un plan d’action pour améliorer notre système de traitement des eaux usées. Ça fait plusieurs années qu’on est là-dessus et c’est un très gros dossier», énumère la mairesse parmi d’autres efforts de protection de l’environnement.

Le trésorier ajoute que l’adhésion à l’association permettra à Saint-Irénée de poursuivre ses efforts pour limiter le rejet d’eaux usées dans le fleuve puisqu’elle agit comme un réseau de contacts et de ressources.

«Un de nos membres, soit la baie des Sables-d’Olonne, est en train de développer un système de retraitement total des eaux usées […] donc les gens de Saint-Irénée et de la MRC vont pouvoir entrer en contact avec les gens de la baie des Sables-d’Olonne et créer des rencontres entre les techniciens pour mieux faire les choses», conclut-il.

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Un autre dossier que la CAQ laisse pourrir, en laissant une entreprise de CB continuer sa gestion erratique et son sous-entretien, faisant perdre beaucoup d’argent à la région, tout en offrant une très mauvaise image au niveau touristique.


Mont-Sainte-Anne : la Régie du bâtiment ordonne la fermeture de 4 remontées

Le Mont-Sainte-Anne a dû retarder l’ouverture de sa saison en raison de problèmes électriques.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Publié hier à 20 h 00 HNE

La Régie du bâtiment du Québec (RBQ) a ordonné la fermeture de quatre remontées mécaniques aériennes de la station de ski Mont-Sainte-Anne.

Dans un communiqué, la RBQ dit avoir effectué des inspections mercredi en raison de problèmes d’alimentation électrique qui perturbent la majorité des opérations de la montagne depuis plus d’une semaine. L’exploitant de la montagne, Resorts of the Canadian Rockies, a été avisé vendredi de la décision.

Selon la Régie, les résultats de l’inspection ont permis de constater que le bris touchant une section souterraine du réseau électrique empêchait le fonctionnement normal et sécuritaire des équipements visés par l’ordonnance, ce qui constitue un danger pour la sécurité et l’intégrité physique des personnes.

De plus, la gravité des manquements observés au cours des dernières années crée une situation d’urgence qui oblige la RBQ à intervenir sans délai en vue d’éviter qu’un préjudice irréparable soit causé au public.

Une citation de Régie du bâtiment du Québec (RBQ)

L’ordonnance concerne les remontées mécaniques appelées L’Express du Nord, L’Express du Sud, L’Étoile filante et La Panorama Express.

Photo : Radio-Canada / Marie-Eve Trudel

La RBQ indique qu’une interdiction d’utiliser les quatre remontées mécaniques aériennes avait été transmise par courriel le 5 décembre aux représentants du Mont-Sainte-Anne. Elle précise aussi avoir transmis à l’exploitant des conditions requises pour la remise en service des remontées, notamment de lui fournir les preuves du bon fonctionnement de ces infrastructures.

Rappelons que la station de ski avait reporté son ouverture, initialement prévue pour la fin de semaine dernière, au 13 décembre.

En décembre 2022, la RBQ avait forcé l’arrêt des remontées mécaniques de la station de ski pendant près d’un mois après la chute d’une télécabine. Un rapport allait plus tard conclure qu’une erreur humaine était à l’origine de cet accident qui n’avait heureusement fait aucun blessé.

À lire aussi :

L’ouverture retardée du MSA, « une tuile sur toute la région de la Côte-de-Beaupré »

https://www.lapresse.ca/actualites/2025-12-12/decision-de-la-regie-du-batiment-du-quebec/fermeture-forcee-pour-quatre-remontees-mecaniques-du-mont-sainte-anne.php

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Un autre des trop nombreux dossiers où la CAQ se traine les pieds et où rien de concret ne s’est matérialisé durant ses deux mandats. Chaque année de négligence entraine des coûts supplémentaires de mise à niveau, met en danger la sécurité des usagers et nuit considérablement à l’économie de la région par manque d’investissement et de revenus à leur plein potentiel pour la communauté.


Gestion du Mont-Sainte-Anne : « Il y a eu de la négligence », selon le ministre Simard

Même s’il juge « regrettable » que des travaux n’aient pas été effectués plus tôt, le ministre Jean-François Simard soutient que la sécurité est sa priorité.

Photo : Radio-Canada

Publié hier à 14 h 36 HNE

« À l’évidence, il y a eu de la négligence » dans la gestion du Mont-Sainte-Anne (MSA), concède le ministre responsable de la Capitale-Nationale, Jean-François Simard, à la suite de la fermeture forcée de quatre remontées mécaniques aériennes pour des enjeux de sécurité.

Vendredi, une ordonnance de la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) a été communiquée à cet effet suivant une inspection non concluante des systèmes de L’Express du Nord, de L’Express du Sud, de L’Étoile filante et de La Panorama Express plus tôt dans la semaine.

2:27

Le Téléjournal Québec

Mont-Sainte-Anne : la Régie du bâtiment ordonne la fermeture de 4 remontées

Le Mont-Sainte-Anne a dû retarder l’ouverture de sa saison en raison de problèmes électriques.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

La RBQ a également rappelé à l’ordre Resorts of the Canadian Rockies (RCR), l’entreprise exploitant la station, pour la gravité des manquements observés au cours des dernières années.

L’ouverture de la saison de ski sur la montagne, initialement prévue la fin de semaine dernière, avait déjà été repoussée en raison d’un problème d’alimentation électrique.

Je partage l’impatience des gens, je la comprends et je pense beaucoup aussi ce week-end aux commerçants, aux hôteliers, aux restaurateurs, aux gens qui travaillent sur la montagne. Ce n’est pas une bonne nouvelle.

Une citation de Jean-François Simard, ministre des Ressources naturelles et de la Capitale-Nationale

Rappelons qu’un accord prévoyant un total de 100 millions de dollars en investissement au MSA avait été convenu l’an dernier entre le gouvernement du Québec et RCR. Les deux parties se sont alors engagées à avancer 50 M$ chacune d’ici cinq ans pour de nouvelles infrastructures sur le site.

Or, douze mois plus tard, aucune de ces sommes n’a été injectée. Ce qui se passe cette semaine nous rappelle l’importance de faire des investissements, indique Jean-François Simard.

Par ailleurs, malgré ces nouveaux développements et la grogne de nombreux citoyens, le ministre Simard affirme que des négociations sont toujours en cours entre Investissement Québec, la Sépaq et RCR au sujet du mandat de gestion du pourtour de la montagne qui devrait à nouveau être accordé à l’entreprise albertaine.

On touche du bout des doigts à cette entente et on espère pouvoir l’annoncer sous peu, révèle-t-il.

Le Mont-Sainte-Anne a retardé, deux fois plutôt qu’une l’ouverture complète de sa saison.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Le milieu politique s’impatiente

Ayant déjà monté aux barricades par le passé pour critiquer la gestion du Mont-Sainte-Anne par RCR, Pascal Paradis n’est nullement surpris par l’intervention de la RBQ. Le député de Jean-Talon et porte-parole du Parti québécois pour la Capitale-Nationale réitère que le gouvernement Legault doit intervenir dans ce dossier en expropriant le gestionnaire de la montagne.

Ça fait 20 ans que RCR promet de faire des investissements. Ça fait 20 ans que RCR est tenu d’entretenir normalement le Mont-Sainte-Anne et ne le fait pas. C’est un mauvais citoyen corporatif, tranche-t-il.

Le porte-parole du Parti québécois pour la Capitale-Nationale, Pascal Paradis, s’insurge de voir RCR conserver la gestion de la montagne.

Photo : Radio-Canada

Il est temps pour le gouvernement de la CAQ de cesser de jouer aux aveugles, de cesser d’être à genoux devant RCR et de faire la seule chose qui s’impose actuellement : sortir RCR du Mont-Sainte-Anne.

Une citation de Pascal Paradis, député de Jean-Talon et porte-parole du Parti québécois pour la Capitale-Nationale

Le député de Taschereau et porte-parole de Québec solidaire pour la Capitale-Nationale, Étienne Grandmont, réclame lui aussi que le gouvernement retrouve la propriété de la montagne.

Étienne Grandmont presse le gouvernement à se pencher sur le contrat liant RCR à la gestion de la montagne.

Photo : Radio-Canada

Le propriétaire de cette compagnie-là est milliardaire. Depuis des années, on voit le Mont-Sainte-Anne dépérir, se briser, ne pas être réparé, ne pas être entretenu et pourtant coûter très cher à ses usagers, fait-il valoir.

L’impatience se fait également sentir dans la ville de Beaupré, où le maire Serge Simard ne cache pas sa déception de voir la station faire défection pour la deuxième fois en autant de fins de semaine.

Avec tous les problèmes que la montagne a connus dans les dernières années, ce n’est pas surprenant de voir que la RBQ est un petit peu plus frileuse qu’habituellement pour des questions de sécurité, estime-t-il.

Le premier magistrat refuse néanmoins de diaboliserRCR ou encore de se prononcer sur qui il aimerait voir opérer la montagne. Nous, on veut que ça avance. Ce soit avec n’importe quel opérateur, insiste-t-il en respectant la prérogative gouvernementale.

Quant à RCR, l’entreprise a décliné la demande d’entrevue de Radio-Canada.

Avec les informations d’Alexandre Painchaud et Rosalie Sinclair

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Malgré la neige blanche qui recouvre la montagne, c’est un autre début de saison noir au Mont-Sainte-Anne. La station de ski a reporté son ouverture sur ordre de la Régie du bâtiment (RBQ) et le gouvernement, échaudé par des années d’incuries et d’accidents, n’exclut aujourd’hui aucun recours – même l’expropriation de l’entreprise en faute, Resorts of the Canadian Rockies (RCR).

Pendant que les skieurs et les skieuses profitent d’un hiver précoce pour dévaler les pentes un peu partout au Québec, le Mont-Sainte-Anne a dû repousser deux fois plutôt qu’une le démarrage de sa saison.

En cause : la défaillance du câble souterrain de 25 kV qui alimente la station – et l’impatience de la RBQ à l’égard de « manquements majeurs en lien avec la sécurité et qui constituent un danger pour la sécurité et l’intégrité physique des personnes, écrit-elle dans une ordonnance émise vendredi dernier.

Devant ce nouvel embarras qui ternit encore le lustre passablement fané du Mont-Sainte-Anne, le gouvernement change de ton.

« Tout est sur la table, explique la députée de Charlevoix-Côte-de-Beaupré, Kariane Bourassa. S’il faut que la montagne ferme, elle fermera. »

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Le début de la saison de ski reporté au Mont-Sainte-Anne

Un problème d’électrification majeur retarde le début de la saison de ski au Mont-Sainte-Anne. La régie du bâtiment du Québec a ordonné la fermeture de quatre remontées mécaniques.

Le reportage de Guylaine Bussière.

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Cette farce a assez duré… J’ai juste l’impression qu’on est dans un cul-de-sac. Si on laisse RCR ils reçoivent éventuellement 50 M$ du gouv.

Sinon on les exproprie et c’est une saga qui va durer des années et des millions en frais légaux. Évidemment RCR ne voudra pas faire d’investissements importants sur la montagne s’ils sont à risque de se faire mettre dehors.

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C’est toujours la même histoire à la CAQ, beaucoup de bavardage et très peu d’actions efficaces. Et quand ils agissent, ils le font de manière improvisée et sans consultation, ni études sérieuses. Résultat: des reculs sur tout, des délais et des échecs à la chaine. En fait le seul secteur où il y a une croissance soutenue, c’est dans les déficits.

La caricature de Côté

Par André-Philippe Côté, Le Soleil

17 décembre 2025 à 04h11

(André-Philippe Côté/Le Soleil)

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Une manifestation pour « sortir RCR » du Mont-Sainte-Anne

1:51

Le Téléjournal Québec

Une manifestation pour « sortir RCR » du Mont-Sainte-Anne

Quelques pancartes des manifestants au pied de la montagne.

Photo : Radio-Canada / Philippe L’Heureux

Publié hier à 13 h 35 HNEMis à jour hier à 17 h 48 HNE

Après le plaisir des premières descentes tant attendues en matinée pour de nombreux skieurs, place à la mobilisation de plus d’un millier de manifestants, en après-midi samedi, au pied de la montagne de la station Mont-Sainte-Anne. Ils ont réclamé que le gouvernement mette fin au contrat de Resorts of the Canadian Rockies (RCR).

RCR dehors pouvait-on lire sur plusieurs pancartes. Le message était clair de la part de ces amoureux de la montagne, comme l’organisateur Olivier Dubé-Thériault a décrit les participants. On veut envoyer un message fort qu’on ne fait plus confiance au gestionnaire de la montagne actuel. On veut que le gouvernement trouve une solution pour enlever la gestion de la montagne à RCR et la confier à une autre entreprise qui est sérieuse.

C’est la deuxième année de suite qu’une manifestation en ce sens a lieu. Le député péquiste Pascal Paradis était présent aux deux manifestations. Selon lui, il y a des circonstances favorables cette fois-ci. J’étais ici l’hiver dernier pour une autre manifestation des gens de la Côte-de-Beaupré qui disaient la même chose, parce qu’on était rendus à la 18e dernière chance. Là, on est passé la dernière chance. Il insiste lui aussi : le gouvernement doit agir pour sortir RCR.

Je demande au ministre [Jean-François] Simard, à la ministre [Isabelle] Charest, à la députée Kariane Bourassa, à la ministre Christine Fréchette, de faire ce qu’il faut. Et ce qu’il faut faire, c’est reprendre la montagne.

Une citation de Pascal Paradis, député péquiste de la circonscription de Jean-Talon

Il s’agissait d’une deuxième manifestation du genre pour un deuxième hiver de suite.

Photo : Radio-Canada / Philippe L’Heureux

Olivier Dubé-Thériault et Pascal Paradis font la liste des problèmes des dernières années : la télécabine qui est tombée, des problèmes de remontées mécaniques, le stationnement qui s’est affaissé, la démolition du chalet de la Crête. Ce n’est pas un incident isolé, ce qui s’est passé il y a 10 jours, a martelé le député. C’est une série d’événements au cours des dernières années qui démontrent à quel point le Mont-Sainte-Anne est en mauvais état.

Offre de remboursement de l’abonnement

Dans un courriel à ses abonnés envoyé en soirée vendredi, la station Mont-Sainte-Anne écrit qu’elle veut informer de façon claire et concrète des mesures d’accompagnement offertes aux abonnés souhaitant un remboursement et que les clients pourront faire cette demande sans justification. Il y a toutefois une condition : ne pas utiliser l’abonnement à partir du 20 décembre, soit samedi, la journée d’ouverture.

Un remboursement complet de l’abonnement de saison peut être demandé pour les abonnements illimité et semaine du Mont-Sainte-Anne ou Double Montagne, et ce, peu importe l’utilisation qui en a été faite jusqu’à maintenant, peut-on lire dans ce courriel envoyé aux clients.

L’accès à la montagne était toujours restreint à la pente école et aux sentiers de randonnée depuis le début de la saison, d’abord en raison d’un problème électrique, puis d’une ordonnance de fermeture par la Régie du bâtiment du Québec de quatre remontées mécaniques aériennes. Cette restriction a été levée plus tôt cette semaine, mais les conditions météorologiques de vendredi ont forcé un autre report d’une journée pour l’ouverture des pentes.

Ceux qui veulent annuler ou transférer leur abonnement pour l’année 2026-2027 pourront faire les démarches nécessaires d’ici le 5 janvier. Après quoi, les conditions de remboursement régulières s’appliqueront, précise-t-on dans le message aux clients. La marche à suivre sera envoyée prochainement dans une infolettre contenant l’ensemble des détails nécessaires.

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Le Téléjournal week-end

Une manifestation pour « sortir RCR » du Mont-Sainte-Anne

Sur la page Facebook Dynamisons le Mont-Sainte-Anne!, quelques personnes écrivent ne pas avoir reçu ce courriel, ni dans leur boîte de réception ni dans les courriels indésirables. Sur le site web du Mont-Sainte-Anne, il faut quelques instants pour le trouver, puisqu’il est non pas mis en évidence sur la page d’accueil mais publié dans une section de notification tout au bas de l’écran.

L’attachement à la station était bien visible pour l’ouverture : de très nombreux skieurs étaient présents à l’ouverture des remontées mécaniques, à 8 h 30.

Appelée à commenter l’ouverture de la station et la manifestation, RCR n’a pas souhaité accorder d’entrevue.

Avec les informations de Philippe L’Heureux et d’Edouard Dubois

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