J’ai cherché sur le site de la Commission de toponymie du Québec sur les rues alentours. Pour elles aussi, les noms sont d’origine inconnue
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J’ai cherché sur le site de la Commission de toponymie du Québec sur les rues alentours. Pour elles aussi, les noms sont d’origine inconnue
Va falloir créer un sujet toponymie Saint-Léonard ![]()
Le sujet sera vide… disons.
You mean all the streets in the suburbs named after real estate developers have nothing to do with saints and seigneurs? ![]()
Ça dépend si tu considères les promoteurs immobiliers comme des seigneurs du monde moderne. ![]()
Est-ce que ça a été confirmé ou non que des noms de rues/parcs allaient être modifiés pour refléter la toponymie des stations du prolongement de la ligne bleue.
Aucune confirmation
Ce sont juste des souhaits des personnes qui veulent que les noms des stations reflètent un repère géographique
« Plutôt que de faire comme avant et adopter les noms des rues, ce sera les rues qui adopteront les noms des stations de métro. »
Éric Alan Caldwell, président du C. A de la STM
De façon plus large, avoir des noms de stations qui correspondent au réseau viaire immédiat, ça rentre également dans le concept d’accessibilité universelle.
J’ai vu beaucoup de gens dans la discussion soutenir que ce n’était pas neccessaire une cohérence géographique de la toponymie; que dans notre monde hyper connecté on s’oriente avec notre cellulaire. Pour eux, peut-être, mais faudrait penser un peu plus loin que ça, il me semble.
14 septembre 2025
Longue publication Facebook de Sylvain Ouellet sur le choix des noms des futures stations de la ligne bleue.
Les noms des 5 futures stations de la ligne Bleue enfin dévoilés… et expliqués!
(Désolé d’avance pour la longueur de la publication, mais je voulais vous expliquer les dessous du choix des noms des futures stations de métro de façon calme et posée, contrairement à certains chroniqueurs qui se sont arraché la chemise cette semaine…)
Mardi matin, j’ai eu le privilège d’assister à la conférence de presse sur le dévoilement des noms des stations de la ligne bleue, non seulement car une station au coin de Pie-IX et Jean-Talon est située dans mon district, mais également car je siège sur le conseil d’administration de la STM où j’ai eu à entériner les noms des cinq futures stations.
Avant d’entrer dans le vif du sujet, et du débat entourant les noms retenus, pas tous les jours qu’on a la chance de nommer des nouvelles stations de métro à Montréal. En fait, la dernière station de métro à être ouverte sur l’île de Montréal fut la station L’Acadie en 1988 et son nom a dû être officialisé quelques années avant, donc on parle d’un événement qu’on n’a pas vu ces 40 dernières années! Je pourrais parler de pourquoi ça a pris autant de temps de prolonger la ligne bleue ou encore les enjeux de maintien d’actifs du métro actuel, mais cette semaine on est en mode célébrations et tous les regards se posent sur ces cinq nouveaux toponymes.
D’abord un peu de contexte, historiquement la STM a nommé ses noms de stations en fonction de marqueurs géographiques, le plus souvent en prenant le nom de la rue perpendiculaire à la station. Par exemple, quand on regarde la branche Est de la ligne Orange, toutes les stations entre Henri-Bourassa et Sherbrooke suivent ce modèle en prenant le nom des artères perpendiculaires, artères pas mal toutes importantes et connues sauf peut-être Laurier. Vu que cette station à deux édicules dont un qui donne sur le boulevard Saint-Joseph, il aurait probablement été plus judicieux d’utiliser ça que Laurier qui est une beaucoup plus petite rue qui ne se rend pas dans le quartier Rosemont contrairement à Saint-Joseph.
D’autres stations du réseau initial du métro font plutôt référence à des marqueurs géographiques connus à proximité de la station. On peut penser aux stations Square-Victoria, Place-d’Armes et Champ-de-Mars, quoique seule la première station est donne réellement sur le lieu physique du nom de la station. Dans les cas de Champ-de-Mars, et encore plus Place-d’Armes, les stations ne sont même pas collées dessus. À croire qu’ils ont pris les noms des stations qui étaient prévus dans le premier projet du métro de Montréal conçu dans les années 50’ et qui devait passer sous la rue Notre-Dame dans le Vieux-Montréal… Pire, quand les stations ont été ouvertes, la tranchée de l’autoroute Ville-Marie était une véritable barrière physique et psychologique entre les stations et leurs références géographiques. Ça aura pris des décennies pour que la traversée de cette autoroute large et bruyante soit moins pénible avec la construction du Palais des Congrès, et tout récemment, de la Place des Montréalaises.
Toujours dans le réseau initial du métro, la station Beaudry donne sur une minuscule rue du même nom qui fait à peine 1 km et qui fait référence à la rue Beaudry qui a pour origine le nom de Pierre Beaudry, savonnier et propriétaire du terrain traversé par cette voie. Dans ce cas, c’est clairement la station qui a fait connaître la rue et non l’inverse. Au moins, elle n’a pas gardé son nom connu pendant sa construction, soit Amherst…
Le cas de Berri-de-Montigny est également intéressant, car étant une station où deux lignes se croisent de façon perpendiculaire, on a choisi la rue nord-sud comme référence alors qu’on aurait pu donner l’intersection complète si on voulait clarifier le positionnement géographique de la station. Enfin, la rue Berri était une toute petite rue à l’époque, longue oui, mais très secondaire. D’ailleurs, Jean-Drapeau a choisi de construire la ligne Orange sous cette rue plutôt que la rue Saint-Denis située juste à côté pour minimiser les impacts des travaux sur cette rue commerciale où circulaient de nombreux tramways.
Au fil des ans, certains noms de station ont été modifiés ou bonifiés en ajoutant une institution publique à proximité, comme ce fut le cas avec Guy-Concordia alors qu’initialement c’était uniquement la station Guy, ou encore Berri-de-Montigny devenue Berri-UQAM. Dans les deux cas, c’était en réponse à la nouvelle station Université-de-Montagne sur la ligne Bleue, si l’UdeM et McGill pouvaient avoir leur propre nom de station, l’UQAM et l’Université Concordia ne voulaient pas être en reste, de même que plus récemment l’Université de Sherbrooke au métro Longueuil. On a aussi ajouté le nom OACI au à la station Square-Victoria suite à la sauvegarde de ce siège social de l’ONU à Montréal et la construction de leur nouvel édifice directement relié à cette station.
Même dans les prolongements de métro des années '70 et '80, plusieurs stations n’ont pas optées pour des rues perpendiculaires connues ou des lieux géographiques forts. Sur la ligne Verte, la station Radisson a beau faire référence à un personnage emblématique de l’histoire canadienne, elle porte son nom à cause de la minuscule rue du même nom qui est encore moins longue que la rue Beaudry. La station est davantage connue pour être collée sur la Place Versailles et la rue qui débouche sur le Boulevard des Galeries d’Anjou qui lui est connu. Cadillac n’est pas une aussi petite rue que Radisson, mais la station est surtout connue pour accueillir la ligne 32 Lacordaire qui passe juste à côté sur cet axe majeur nord-sud. Les stations Préfontaine et Angrignon font références au parc du même nom situé à côté mais sans mettre le mot « parc » dans leur nom, et ce, contrairement à la station Parc Jean-Drapeau ou encore le « square » dans Square-Victoria-OACI. Les stations Vendôme et Lionel-Groulx font référence à des petites rues situées à proximité, mais sont désormais très connues étant des stations de transfert majeures.
Même la ligne Bleue, la plus récente ligne de métro construite à Montréal, a des bizarreries géographiques. D’abord Outremont, la station est en effet la seule à desservir cet arrondissement donc elle porte son nom, mais ça ne vous donne aucune idée où la station se trouve précisément dans l’arrondissement. Si on avait suivi le principe des rues perpendiculaires, il aurait fallu la nommer Van-Horne. La station De Castelnau est bizarre car elle fait référence à une rue dans l’axe de la ligne Bleue car ils ne pouvaient pas prendre le nom de la rue perpendiculaire, soit le Boulevard Saint-Laurent, étant déjà utilisée sur la ligne Verte. La station Fabre prend son nom de la rue Fabre, pas une petite rue, mais pour la seule et unique raison que Papineau était déjà prise sur la ligne Verte. La nommer hôpital Jean-Talon aurait probablement été un meilleur marqueur géographique que la rue Fabre qui n’est pas vraiment connue n’étant pas une artère.
Mais je crois que la palme revient, et de loin, à la station Namur. Avez-vous déjà regardé sur une carte à quoi faisait référence la rue correspondante? Et bien moi je viens de le faire pour la première fois de ma vie et… c’est franchement décevant. Cela fait référence à une toute petite rue de 140 mètres de long situé dans un secteur industriel donnant entre la voie de service de l’autoroute Décarie et un rond-point. Pire, le seul édicule de la station ne donne même pas sur cette rue. Évidemment, ils ne pouvaient utiliser le nom de Jean-Talon étant déjà pris sur l’autre branche de la ligne Orange, mais ils l’auraient nommée Blue-Bonnets… ou encore Orange-Julep, ça aurait fait des meilleurs marqueurs géographiques
Je prends beaucoup trop de temps pour passer en revue les noms des stations actuelles pour vous montrer que dans bien des cas, c’est la station de métro elle-même qui est devenue un marqueur géographique fort et non le nom de la rue située à côté. En plus, un peu ironique qu’une station de métro doit être inféodée au nom d’une rue souvent dédiée aux autos située à côté et non devenir elle-même le marqueur géographique fort.
Maintenant que cette immense mise en contexte est faite, parlons des 5 noms de station pour le prolongement de la ligne Bleue.
Dès le début du projet prolongement de la ligne bleue, il y a de ça plusieurs années et du temps que M. Schnobb était président de la STM, il est devenu évident qu’on aurait des problèmes si on devait nommer les stations du nom de leurs perpendiculaires car 3 sur 5 étaient déjà prises sur la ligne Verte, soit Pie-IX, Viau et Langelier. Question de ne pas aider les choses, 4 des 5 stations sont situées sur la rue Jean-Talon, nom qui est déjà pris sur la ligne Orange.
Concernant l’utilisation de marqueurs géographiques forts situés à proximité, je crois qu’on aurait été également mal pris. À Pie-IX, je ne pense pas que nommer la station Le Boulevard du nom du vieux centre commercial situé à côté aurait été approprié. Les centres commerciaux évoluent beaucoup dans le temps et sont souvent redéveloppés alors que les stations de métro sont là pour durer plus d’un siècle. De plus, disons juste qu’ils n’ont pas le même prestige que la Place des Arts ou Université-de-Montréal, et ce n’est pas le rôle de la STM de nommer une station du nom d’une entreprise commerciale. On aurait vécu le même problème à toutes les stations, sauf à Lacordaire, car le plus gros marqueur géographique était d’être situé près d’un centre commercial ou d’une zone commerciale plus ou moins grosse, passant de la Place Michelet à Viau aux Galeries d’Anjou à Anjou. (À noter que la position de la station Anjou a changé en cours de développement et ça va influencer plus tard son nom)
Reste la station à Lacordaire, on aurait pu l’appeler du nom du grand parc situé à côté, soit le parc Ladauversière, ou encore Saint-Léonard du nom de l’arrondissement, mais avec le projet du REM de l’Est et maintenant le Tramway de l’Est, un tel nom serait davantage à propos pour une éventuelle station située en face de la mairie de Saint-Léonard qui regroupe plusieurs institutions culturelles, sportives et éducatives mais située à plus d’un kilomètre plus au nord. Mais la STM avait reçu une demande officielle pour honorer la communauté italienne, très présente à Montréal et cœur de la construction et de l’identité de Saint-Léonard.
En résumé, vu l’impossibilité d’utiliser un nom de rue perpendiculaire pour 3 des 5 stations, la faible présence de marqueurs géographiques forts pré-existants et la demande de l’arrondissement Saint-Léonard, il fallait faire autrement, et tant qu’à faire autrement, pourquoi ne pas en profiter pour faire entrer des personnages historiques, notamment des femmes qui sont presque inexistantes dans la toponymie montréalaise. C’est avec ce mandat que le comité de toponymie de la STM, accompagné par celui de la Ville de Montréal, a travaillé il y a quelques années pour arriver avec une liste de noms basée sur ces prémisses. À partir de la station Saint-Michel, nous aurons donc dans l’ordre les stations suivantes :
Vertières
Mary-Two-Axe-Earley
Césira-Parisotto
Madeleine-Parent
Anjou
Je sais que plusieurs noms étaient inconnus pour une bonne partie de la population jusqu’à tout récemment, alors on va les passer en revue ensemble en commençant par Anjou afin de finir par Vertières, LA nouvelle station de métro à s’ajouter dans mon district après Fabre, D’Iberville et Saint-Michel
La station Anjou était un incontournable, comme le disait à la conférence de presse le président de la STM, mon collègue et mon ami Éric Alan Caldwell, le poids de l’histoire dictait ce nom. Ça fait depuis 1979, soit 46 ans, que l’annonce du prolongement de la ligne Bleue jusqu’à Anjou a été annoncée par le gouvernement de René-Lévesque et répétée par de nombreux premiers ministres par la suite. De pouvoir enfin lire direction Anjou sur les cartes officielles va conclure un vieux rêve que les Montréalais et Montréalaises attendent depuis trop longtemps. La nouvelle localisation de la station sous l’autoroute 25 avec une sortie de part et d’autre de l’autoroute justifie également ce nom. À la sortie Ouest, il y a évidemment les très connues Galeries d’Anjou, mais à la sortie Est, on tombe directement sur l’hôtel de ville d’Anjou et sa bibliothèque municipale, donc Anjou était le choix le plus approprié pour cette station.
La station Madeleine-Parent, située au coin de Langelier et Jean-Talon, fait référence à une grande syndicaliste qui était déjà en haut de la banque de noms de Toponym’Elles, la banque de noms pour de futurs toponymes féminins créée par la Ville de Montréal afin de mettre en valeur des femmes exceptionnelles souvent absente de la toponymie régulière.
La station Césira-Parisotto, située au coin de Lacordaire et Jean-Talon, est un hommage à cette femme qui a créé l’hôpital et l’école Marie-Clarac, mais également à la communauté italienne très forte à Saint-Léonard, mais également dans de nombreux quartiers de la Ville.
La station Mary-Two-Axe-Earley, située au coin de Viau et Jean-Talon, est un hommage à cette femme autochtone qui a lutté pendant des années à mettre fin à la discrimination institutionnalisée des femmes mariées à des non-autochtones. Il s’agit d’un premier toponyme d’une station de métro directement lié à une personne autochtone. Pour en connaître davantage, je vous invite à écouter ce super reportage radio de l’émission Aujourd’hui l’histoire, je vais mettre le lien en commentaire.
Enfin, il y a la station Vertières située au coin de Pie-IX et Jean-Talon. Ma première réaction en voyant ce nom était pourquoi nommer une station de métro située à Montréal sur le nom d’une bataille en Haïti en 1803? Évidemment, rendre hommage à la communauté haïtienne dans le quartier Saint-Michel était tout désigné. Encore mieux, cette station sera desservie par le SRB Pie-IX qui dessert toute la partie est de Saint-Michel, mais également tout Montréal-Nord, deux quartiers où la communauté haïtienne est fort présente. C’est que la bataille de Vertières est la dernière bataille qui a permis à Haïti de devenir indépendante face à la France.
Très bien vous me direz, mais pourquoi ce nom pour une station de métro… située à Montréal? C’est ici qu’entre en scène Dany Laferrière, ce temple de la littérature québécoise d’origine haïtienne et premier immortel d’origine canadienne et haïtienne à siéger à l’Académie française. Il était présent mardi matin à la conférence de presse pour louanger le nom de Vertières, pas seulement car c’est la bataille finale pour l’indépendance d’Haïti, mais surtout car c’est une des batailles les plus importantes dans l’histoire de l’humanité. C’est en effet la première victoire ou un peuple d’esclaves s’affranchit de ses colonisateurs et crée son propre pays et qui amorcera la vague de décolonisation qui suivra un peu partout à travers le monde et dans les Amériques dans les décennies suivantes. Ils ont battu la plus grande armée de l’époque, l’armée française sous le commandement de Napoléon Bonaparte.
Comme l’a dit M. Laferrière, même Spartacus n’a pas réussi cet exploit avec sa révolte des esclaves face à l’armée romaine, “Vertières est la dernière bataille de la première guerre anticoloniale gagnée”. À l’Académie française, il a même fait entrer le mot Vertières comme un exemple sous la définition du mot Victoire alors que la France a tout fait pour éliminer de ses livres d’histoires cette défaite militaire.
Le soir même de la conférence de presse, j’ai assisté à une cérémonie à la Maison d’Haïti située dans Saint-Michel pour célébrer le choix du nom Vertières pour cette nouvelle station de métro située dans Saint-Michel. Arcelle Appolon, la nouvelle directrice-générale de la Maison d’Haïti, avait plus tôt tenu et dévoilé l’affiche du nom de la station devant les médias. Dany Laferrière était également là, il nous a expliqué qu’étant petit, il jouait à faire un cavalier haïtien à la bataille de Vertières pour faire rire sa grand-mère. Il nous a également montré un petit film qu’il avait tourné l’après-midi même où il se promenait dans le métro et dans l’autobus avec l’affiche de Vertières tenu fièrement à la main. Bref, c’est en voyant tous les sourires dans la salle et le discours enflammé de M. Laferrière que j’ai su que le comité de toponymie avait fait un bon choix et que j’avais moi-même fait le bon choix d’entériner ce toponyme au conseil d’administration de la STM.
Pour en savoir davantage sur le choix des toponymes et même entendre la voix du métro annoncer ces stations, je vais mettre le lien vers la page officielle de la STM dans les commentaires.
Pour terminer, pour ceux qui trouvent dommage que telle ou telle personne n’ait pas été nommée, j’ai la solution toute trouvée pour vous, n’attendons pas un autre 40 ans pour construire de nouvelles stations de métro à Montréal ! Pour ceux que ça intéresse, j’ai toujours dans mes cartons mon projet de ligne Rose qui offre plein de nouvelles options de toponymes, car plusieurs stations ne pourront pas utiliser de marqueurs géographiques étant déjà utilisés ailleurs dans le réseau de métro, c’est ça quand on conçoit une ligne en diagonal entre deux lignes existantes
Dommage que l’arrondissement ait poussé pour ça, bien que cette volonté soit compréhensible, je trouve dommage que ça nous a empêché d’avoir une plus grande balance dans les noms de stations.
La contradiction du justificiatif entre Anjou et le reste des stations est une aberration dans ce dévoilement. Et les explications sont encore plus décevantes - elles confirment la contradiction.
…Incroyable…
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Ils ont oublié que le Sud-Ouest a nommé un parc Madeleine-Parent en 2013. Un parc qui est situé non loin de la Dominion Textile (maintenant le Complexe Dompark) là où les ouvrières ont fait grève. C’est ça le lien de Madeleine Parent avec le Sud-Ouest
J’espère qu’on s’abstiendra de nommer un 2e parc avec ce nom près de la station de métro… sinon, il faudrait que ce soit une place ou une esplanade… comme le parc Oscar-Peterson dans la Petite-Bourgogne vs la future place Oscar-Peterson au mileu de McGill College.
parc Madeleine-Parent
Situé dans: Le Sud-Ouest
Date de désignation : 28 janvier 2013
Origine et signification
Madeleine Parent (11 novembre 1918 à Montréal - 12 mars 2012, à Montréal), syndicaliste, pionnière du mouvement féministe, militante animée par les valeurs de justice sociale, de dignité et d’émancipation ayant pour objectif l’amélioration des conditions de vie des femmes de toutes origines culturelles et de toutes conditions socioéconomiques.
C’est lors de ses études à l’Université McGill que Madeleine Parent débute sa lutte pour la justice sociale. L’organisation des ouvrières et ouvriers du textile, notamment à l’usine de la Dominion Textile du quartier de Saint-Henri en 1942 et 1946, ainsi que son appui aux grèves qui ont lieu au cours des années suivantes font d’elle une militante reconnue, mais ses actions pour la défense des droits des travailleuses et travailleurs suscitent l’opposition des autorités politiques et cléricales et elle sera incarcérée pour «conspiration séditieuse» par le gouvernement de Maurice Duplessis. Elle sera acquittée de ces accusations en 1955 au terme d’un procès historique.
Au cours des années suivantes, madame Parent continue ses actions dans le monde ouvrier au niveau canadien en compagnie de son époux Kent Rowley et fonde la Confédération des syndicats canadiens en 1967. Dans les années 1970, elle est de plus en plus associée au mouvement féministe. «Elle est membre fondatrice du Comité d’action pour le statut de la femme (NAC) à Ottawa où elle représentera le Québec pendant huit ans. Elle y défend surtout les droits des femmes autochtones, et réclame pour toutes les travailleuses un salaire égal pour un travail d’égale valeur, l’équité salariale.» De retour au Québec en 1983, elle poursuit sa vie de militante, tant pour les droits des femmes, des autochtones, des immigrants, des plus démunis et pour la paix.
https://toponymie.gouv.qc.ca/ct/ToposWeb/Fiche.aspx?no_seq=418455
En plus…
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tl;dr
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Encore une fois, rien contre la majorité des noms sauf Lacordaire, mais j’avoue que ce statement renforce encore plus l’impression broche à foin du truc et l’omniprésence du politique dans la décision. La politique n’est pas mauvaise, puisque nommer des stations en soi est politique, mais je la vois d’un mauvais œil quand c’est de l’ingérence de par les différents paliers de gouvernement.
Genre oui c’est bien de casser avec la tradition qui était clairement imparfaite, mais il semble que le politique à empêcher tout réflexion de fond pour adopter une véritable méthodologie et éviter les choix au pif, que se soit géographique ou honorifique.
Ça fait beaucoup « Qu’est-ce que vous voulez arrondissement? Une station italienne, parfait pourquoi pas! » sans qu’on est eu un effort d’imaginer un tout cohérent avec le reste du réseau.
Pour de vrai ça m’étonnerait même pas qu’il ait choisi un autre nom et qu’avec la motion à Anjou ils ont changés en vitesse.
En sommes beaucoup de clientélisme politique auprès des arrondissements et autres groupes de pressions. La majorité des cas ce n’est pas un problème et ça n’enlève pas la qualité de certains choix de noms, mais celui donné à Lacordaire reste pour moi vraiment mauvais est un exemple de d’ingérence politique un peu trop poussé.
Euh, la station s’appelle Jean-Drapeau, pas Parc Jean Drapeau…Me semble que si on siège sur le CA de la STM on devrait pas faire cette erreur là
Probablement une erreur de frappe. Ça arrive à tout le monde.
Une erreur de frappe aurait été d’écrire ‘‘Lasalle’’ au-lieu de ‘‘LaSalle’’, ou Jean Drapeau au-lieu de Jean-Drapeau… ça donne plus l’impression qu’il ne sait pas relût