Sites de dépôt de contenants consignés

Un sac pour les valoristes (les personnes qui ramassent les contenants consignés)

These bags are designed for can collectors — and you may be seeing more of them around Montreal

A Montreal ad agency and recycling co-op partnered up to create the bags. The idea is that the new tool will help people who collect refundable bottles and cans, and grant them more dignity. Twenty-five bags will be part of a pilot project, but the hope is to expand them to cities across the country.

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La Gazette a aussi fait un reportage sur cette initiative

A Montreal team has created a voluminous green backpack to help those who collect recyclable containers, and cast a positive light on a profession that’s often stigmatized despite its benefits.

Long and lean, the lightweight waterproof backpack can hold up to 240 aluminum cans. It’s a robust substitute for the flimsy plastic bags typically used by those who go through blue bins and garbage cans seeking containers to be returned for a deposit.

Dubbed “The Dignity Bag,” it is intentionally distinctive to bring awareness to those who often toil in obscurity and are looked down upon, said co-designer Stuart Macmillan of the No Fixed Address (NFA) creative design firm. He created the concept with colleague Jean-Philippe Dugal, who has family members who collect cans.

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Et perso, c’est très chiant de faire un très long trajet pour aller porter des bouteilles de plastiques. Mes 2 options sont à 15-20 minutes de marche et ce, aller/retour. Donc, je sais pas, faire 40-50 minutes pour aller porter mes bouteilles de plastique, c’est pas très intéressant. Il manque de point de dépôt, c’est clair…

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Personnellement, je mets mes contenants consignés à part dans la salle de recyclage de l’immeuble pour que le gars qui sort les dizaines de bacs le mardi puisse les ramasser. Sinon, je vais récupérer 10 ou 20 ¢ par mois si je les retourne moi-même :joy:

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Je suis proche de faire ça. Je peux sûrement survivre sans mon 2$ par mois… Mais c’est quand même agaçant.

Génial comme initiative! J’apprécie qu’on utilise le terme ‘profession’ pour normaliser et déstigmatiser ce métier :slight_smile:

J’ai vu un couple dans Hochelaga, sur Darling je pense, il faisaient tous les sacs de recyclage un par un et les vidaient de leurs canettes/bières. La femme a même lancée au gars “occupe toi de ce côté moi j’vais commencer par l’autre bout”. Assez organisé, quand même. Ça avait pratiquement l’air d’une profession, en effet.

Toutes les machines (celles qui acceptent les bouteilles et celles qui distribuent l’argent) étaient hors service à la succursale de Beaubien lorsque je m’y suis rendu·e. La file d’attente était longue…

Moi, je n’essaie plus d’aller aux machines, je pile sur mon orgueil et j’apporte mes canettes dans des sacs transparents et je laisse les employés les compter.

J’ai vu du monde faire ça chez nous, mais j’ai l’impression que ce n’était pas des canettes qu’ils cherchaient…

Consignaction semble avoir atteint une certaine vitesse de croisière dans l’aménagement de ses lieux de retour de contenants : l’organisme en a ouvert près de 130 jusqu’à présent. Toutefois, la Côte-Nord n’en a toujours pas, alors que l’Abitibi-Témiscamingue et la région Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine n’en ont qu’un seul chacune. Et l’Outaouais n’en compte que trois.

La situation est telle que des consommateurs doivent maintenant faire plusieurs kilomètres de route pour rapporter leurs contenants consignés, ce qui n’était pas le cas auparavant, avant la réforme du système, signale-t-il.

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Dans un podcast, j’ai entendu dire qu’il y en a qui subissent une disparité entre le nombre de canettes dans leur sac et le nombre de canettes qui sont remboursées. Par exemple si vous avez compté 80 canettes ils vous remboursement un nombre moindre…

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Dossier en 2 articles dans la Presse

Consigne élargie | Une réforme loin du compte

Le nouveau système de consigne en cours d’implantation au Québec depuis un an vise à augmenter le taux de récupération et à réduire le gaspillage. Mais le bilan est toujours incertain et les défis sont encore nombreux, notamment pour ajouter plus de points de collecte.

Consigne élargie | « Ça aurait pu être mieux »

Depuis le 1er mars 2025, les contenants en plastique de 100 millilitres à 2 litres se sont ajoutés aux canettes et bouteilles consignées, pour une somme de 10 cents par unité retournée. Mais un an plus tard, le succès de cette vaste réforme est loin d’être assuré.

Cette nouvelle mesure s’inscrivait dans un plan en plusieurs étapes (voir autre texte) dont l’objectif est de récupérer au moins 4,5 milliards de contenants par année d’ici 2032.

Selon des données préliminaires fournies par Consignaction, la consigne a obtenu un taux de récupération réglementaire de 72 % à la fin de l’année 2025. Cependant, seulement 140 points de retour officiels ont été ouverts au lieu des 200 qui étaient prévus au cours de la première année.

Or, la participation du public à la consigne élargie dépendra de la vitesse à laquelle se déploieront ces points de retour, selon les experts, d’autant que de nouveaux types de contenants, le carton multicouche et le verre, seront admissibles à la consigne à compter du 1er mars 2027.

Consignaction doit atteindre un taux de récupération de 90 % d’ici 2032.
[…]

Consigne élargie | Face aux ratés, Recyc-Québec a offert de gérer le système

Les cafouillages dans l’implantation de la consigne sur les contenants de boissons ont amené Recyc-Québec à proposer d’en assumer la gestion, en 2024, montre un document obtenu par La Presse, au moment où le système peine encore à respecter ses exigences.

« Recyc-Québec est prête à prendre le relais dans ce dossier », mentionne le procès-verbal de la réunion du conseil d’administration de la société d’État du 13 juin 2024, obtenu fin février, après une démarche d’accès à l’information entreprise par La Presse il y a plus d’un an.

La Société québécoise de récupération et de recyclage (Recyc-Québec) « a les outils » pour le faire, mentionne le document, ajoutant que la présidente-directrice générale Emmanuelle Géhin a « soumis de nouveau cette idée cette semaine ».
[…]

Au tour de la Presse de faire un reportage sur le Juste Sac

Planète bleue, idées vertes | Valoriser la collecte de cannettes avec le Juste Sac

[…]
Avec le retour des beaux jours, des recycleurs urbains déambuleront dans les rues de Montréal avec un énorme sac à dos spécialement conçu pour le ramassage des canettes d’aluminium et contenants en plastique consignés. Au départ, ils seront 25 à l’enfiler, puis 100, puis jusqu’à 700 valoristes de partout au Québec.

Le nouveau sac à dos sur lequel est inscrit « Équipe de recyclage urbaine » est propulsé par la Coopérative de solidarité Les Valoristes. Sa mission : faciliter la besogne et changer les perceptions. Il est bordé de bandes réfléchissantes pour plus de visibilité.

Le concepteur et idéateur bénévole du sac, Jean-Philippe Dugal, de l’entreprise NFA, explique que le modèle qui sera en service au printemps sera moins haut que le prototype, plus large, pesant à peine 2 ou 3 kg une fois plein, imperméable et résistant comme une toile de tente. Les sacs seront distribués grâce au financement de l’organisme Consignaction et au budget discrétionnaire de la ministre de la Santé, Sonia Bélanger.

Une fois rempli, le Juste Sac contient 240 canettes, un « chiffre magique » dans le domaine puisqu’à 10 cents l’unité, c’est 24 $ dans les poches.
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Planète bleue, idées vertes/ Valoriser la collecte de cannettes avec le Juste Sac

Il est solitaire. Silencieux. Il veut passer inaperçu. C’est pour ça qu’il préfère travailler la nuit plutôt que le jour.

Le « début d’un grand mouvement »

L’heure du midi approche. Le prototype de sac à dos d’Alex est plein une fois rendu au dépôt de la Coopérative de solidarité Les Valoristes, à l’ancienne gare d’autocars, à l’intersection de la rue Berri. Contrairement aux machines gobeuses, il accepte les canettes et bouteilles écrasées.


PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE
Alex verse le contenu de son sac au dépôt de la Coopérative de solidarité Les Valoristes, à l’ancienne gare d’autocars, à l’intersection de la rue Berri.

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Le concepteur et idéateur bénévole du sac, Jean-Philippe Dugal, de l’entreprise NFA, explique que le modèle qui sera en service au printemps sera moins haut que le prototype, plus large, pesant à peine 2 ou 3 kg une fois plein, imperméable et résistant comme une toile de tente. Les sacs seront distribués grâce au financement de l’organisme Consignaction et au budget discrétionnaire de la ministre de la Santé, Sonia Bélanger.

On a reçu plusieurs appels de municipalités intéressées au Québec, mais aussi de Vancouver, de Calgary, même de New York. Je crois que c’est le début d’un grand mouvement.

Au cours d’une belle journée, il n’est pas rare d’accueillir plus d’une centaine de ramasseurs de canettes. Une ombre plane cependant sur le lieu de dépôt puisqu’il est appelé à être transformé en projet immobilier.

Visionnez la présentation du Juste Sac de la Coopérative de solidarité Les Valoristes

Why some can and bottle collection machines in Quebec are always out of service

Reverse vending machines inside Quebec grocery stores are being phased out as part of a Consignaction modernization plan. Though new sorting centres are replacing them, not everyone is convinced the change will make returns easier

Le déploiement du nouveau système de consigne au Québec s’effectue petit à petit, non sans faire craindre des effets sur les personnes vulnérables.

Ce changement se traduit par la fin d’une ère : les machines, qui permettent de consigner les canettes et les bouteilles dans les épiceries, sont graduellement retirées.

Cela devrait permettre d’alléger la tâche des épiciers et commerçants, alors que les centres de tri Consignaction+ permettent un traitement plus rapide et efficace.
[…]

La fin des machines de consigne dans les épiceries soulève un problème d’accessibilité

Le déploiement du nouveau système de consigne au Québec s’effectue petit à petit, non sans faire craindre des effets sur les personnes vulnérables.

Ce changement se traduit par la fin d’une ère : les machines, qui permettent de consigner les canettes et les bouteilles dans les épiceries, sont graduellement retirées.

Cela devrait permettre d’alléger la tâche des épiciers et commerçants, alors que les centres de tri Consignaction+ permettent un traitement plus rapide et efficace.

Or, pour certains, le fait de retirer les machines créera un problème d’accessibilité, notamment pour les personnes en situation de précarité ou d’itinérance.

C’est le cas de la Coop Les Valoristes, une organisation montréalaise travaillant avec des personnes non logées qui comptent sur le retour de canettes et de bouteilles pour obtenir un revenu supplémentaire.

Même un kilomètre est beaucoup quand vous venez avec votre sac, a dit la cofondatrice de l’organisme, Marica Vazquez Tagliero.

La Coop Les Valoristes offre un endroit sécuritaire et propre où les gens qui ramassent des contenants consignés peuvent venir les porter. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / L’épicerie

Si vous voulez augmenter la participation, et c’est vraiment ce que nous voulons, nous devons avoir des services accessibles et, évidemment, quand nous fermons les machines davantage, nous entravons cela.

Une citation de Marica Vazquez Tagliero, cofondatrice de la Coop Les Valoristes

Vazquez Tagliero croit que cela peut aussi miner la confiance des gens dans le système.

Si j’ai payé [pour] cinq canettes et que je veux les retourner, je devrais avoir le droit de le faire et cela devrait être facile pour moi, cela ne devrait pas être compliqué, a-t-elle dit, ajoutant qu’une consigne n’est pas une taxe.

Le retour express est une autre option proposée par Consignaction. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Jessica Lesage

Quelque 1200 points de retour sont prévus au Québec, mais il n’y en a que 143 dans la province pour le moment. Les lieux de retour « Consignaction+ » sont dotés d’une technologie qui permet notamment de consigner des contenants « en vrac », plutôt qu’à l’unité.

On peut trouver les centres Consignaction nouveaux et existants en consultant la carte interactive sur le site web (nouvelle fenêtre) ou sur l’application de l’organisme.

À l’heure actuelle, c’est environ 50 % du volume provincial qui est traité dans les centres de l’organisme de gestion désigné par le gouvernement. Consignaction collabore avec RECYC-QUÉBEC, la société d’État qui gère la récupération et le recyclage.

Le virage entrepris par Consignaction devrait lui permettre d’atteindre un taux de récupération de 90 % de tous les contenants de boisson d’ici 2032, soit 5 milliards de contenants annuellement.

Une adaptation

Plus de détails

Le vice-président de la stratégie de Consignaction, Jean-François Lefort, se dit conscient que les citoyens devront adapter leurs habitudes au nouveau modèle.

La modernisation du réseau de récupération de contenants consignés donne des maux de tête à certains citoyens et commerçants. M. Lefort précise que du personnel sera présent dans les centres pour expliquer le nouveau processus.

Tranquillement, des épiciers commencent à retirer leurs machines, au fur et à mesure que les centres ouvrent leurs portes. Toutefois, ce processus ne relève pas du hasard : Consignaction s’assure d’avoir un point de retour à proximité avant toute modification.

À Montréal, c’est donc un peu plus lent en raison de la densité de la population et du volume des emplacements, a précisé M. Lefort.

À l’inverse, dans les plus petites municipalités de zones rurales, l’approche diffère. Le lieu de consigne restera chez les commerçants, auxquels Consignaction fournira l’équipement. Nous avons donc environ 120 sites avec système externe, donc similaire à ce qui existait auparavant, où les machines se trouvaient dans le hall d’entrée; désormais, elles sont placées dans un conteneur ou stationnement, a-t-il ajouté.

Le point de retour Consignaction est situé dans le stationnement du IGA de Lorrainville. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Bianca Sickini-Joly

Il assure que, jusqu’à présent [le nouveau système] fonctionne extrêmement bien.

Les cartons et le verre en 2027

Actuellement, le système peut récupérer environ quatre milliards de contenants annuellement, en hausse par rapport à 2,5 milliards il y a deux ans et demi, quand la première phase de modernisation a été implantée.

C’est massif, a dit M. Lefort, ajoutant que l’expansion du système n’est pas juste à propos du volume, mais du type de contenants qui sont remboursables.

Avant le 1er mars 2025, les bouteilles d’eau en plastique n’étaient pas consignées. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada

Pour l’instant, le nouveau système de consigne n’inclut que les contenants en aluminium et en plastique, tandis que ceux en carton et en verre, comme les bouteilles de vin et les cartons de lait, pourront être retournés dès mars 2027.

Quand vous doublez le volume et vous complexifiez les types de matériaux que vous manipulez, les détaillants ne veulent pas le faire [et] ils n’ont pas la capacité de le faire, a-t-il expliqué en entrevue à CBC News.

D’après un texte d’Annabelle Olivier, de CBC News

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Bottle deposit machines are being phased out from Quebec grocery stores. Here’s why

Consignaction hopes to recover 5 billion beverage containers annually by 2032

The days where you could feed your beverage containers into a machine at a grocery store in Quebec and get your money back are coming to an end.

The machines, which are owned and operated by Consignaction, are being phased out in a bid to modernize the province’s deposit-refund system.

Jean-François Lefort, Consignaction’s vice-president of strategy, said the bottle and can deposit machines inside grocery stores are only being removed as specialized sorting centres open nearby.

But not everyone is on board with the changes.

Consignation says it will take some time for people to adapt, and with the transition in full swing, staff will be on site at the centres to help explain the new process.

The last phase of the transition is expected by next spring when Quebecers will be able to return all glass containers and multi-layer cartons for refunds, including wine bottles and milk cartons.

L’Association québécoise de récupération des contenants de boissons (AQRCB)/Consignaction annonce, pour la seconde fois en deux semaines, l’ouverture d’un nouveau lieu de retour Consignaction+ dans la région de Laval.

Ce nouvel emplacement est établi dans le quartier de Chomedey, au 965, boulevard Curé-Labelle, au sein du Centre St-Martin.

Dans ce local réservé exclusivement à la récupération des contenants de boisson consignés, les client.e.s pourront profiter du retour à l’unité avec des récupératrices automatisées, du retour express qui permet de déposer un sac de contenants non triés et du retour en vrac, où des équipements encore plus performants peuvent traiter des centaines de contenants en quelques minutes.

Cette dernière possibilité est particulièrement utile pour les imposants volumes de contenants ou pour les commerces et institutions.
[…]

ça va moins bien sur le Plateau

Le 933, rue Rachel E. avait été ciblé par Consignaction pour y ouvrir un deuxième point de retour d’importance dans Le Plateau. Le projet a toutefois été abandonné.

«Malheureusement, les délais administratifs avec l’arrondissement n’ont pas permis au projet de se concrétiser dans les délais souhaités», explique Jean-François Lefort, vice-président stratégie chez Consignaction.

«Nous poursuivons néanmoins nos efforts afin d’assurer un déploiement optimal du réseau et de répondre adéquatement aux besoins des citoyens dans ce secteur», ajoute-t-il.
[…]

Puisque Consignaction visait l’ouverture d’un local dans un secteur où l’usage «lieu de retour» n’est pas autorisé, les élus du Plateau avaient choisi de faire cheminer la demande jusqu’au conseil municipal de la Ville de Montréal.

Cette instance aurait eu le pouvoir, dans ce cas-ci, de donner le feu vert au projet dès la mi-juin. Manifestement, ce calendrier a été jugé trop lent.

C’est un délai à la ville de Montréal, pourquoi on passait par cette voie? Est-ce que c’est un usage qu’il faut changer sur le plan d’urbanisme?