D’autres photos dans l’article de Radio-Canada
Dossier en 2 articles dans La Presse sur les traumatismes que vivent les premiers répondants
Sondage de la Fraternité: Montréal veut des policiers plus technos
80% des répondants veulent que les policiers soient équipés des meilleures technologies sur le marché
Les deux tiers des travailleurs considèrent que l’état du centre-ville de Montréal s’est détérioré depuis quelques années, constate un sondage choc mené par la société de développement commercial (SDC). Celle-ci appelle les candidats à la mairie à proposer des solutions, sans quoi la métropole perdra son attrait.
« On est à la croisée des chemins. […] Il ne faut pas attendre de devenir Vancouver ou San Francisco », a martelé lundi le directeur général de la SDC Montréal centre-ville, Glenn Castanheira, lors d’une conférence de presse tenue devant la Place du Canada.
D’après le coup de sonde, mené en mars dernier auprès de 1000 Montréalais travaillant dans un secteur du centre-ville au moins quelques jours par semaine, 74 % des répondants constatent que la sécurité se détériore « un peu ou beaucoup », en se basant d’abord sur l’état du réseau de transport en commun.
Signe que la problématique est très aiguë, 49 % des travailleurs soutiennent que la situation au centre-ville s’est « beaucoup » empirée.
mené en mars auprès de 1000 Montréalais travaillant dans un secteur du centre-ville au moins quelques jours par semaine, 74 % des répondants constatent que la sécurité se détériore « un peu ou beaucoup », en se basant d’abord sur l’état du réseau de transport en commun.
Gros sondage concluant…
Très honnêtement, je ne veux pas diminuer le sentiment de certaines personnes. Je veux juste dire que depuis 30 ans que je suis à Montréal et j’ai vu bcp plus pire dans les années 90. Je me sens en sécurité, la plupart du temps. Inconfortable face à des cas? Peut-être. Mais ce n’est pas l’apocalypse que Glen décrit dans l’article. Et je ne suis pas un homme de 200lbs… Une personne pourrait facilement me prendre et me casser en 2… Avec ces sondages et ces ‘‘observations’’, faut en prendre et en laisser…
Dans La Presse : https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/2025-09-11/sentiment-d-insecurite-au-centre-ville/hausse-marquee-des-crimes-contre-la-personne.php
Les crimes contre la personne ont augmenté au centre-ville de Montréal, selon les plus récentes données policières, ce qui peut expliquer le sentiment d’insécurité grandissant chez les travailleurs de ce quartier, révélé par un sondage diffusé cette semaine. Mais sous un soleil radieux en début de semaine, les gens interrogés par La Presse n’en faisaient pas grand cas.
Rencontrées mardi pendant qu’elles dînaient sur l’esplanade de la Place Ville Marie, Estelle Milette, 20 ans, et Ioana Itu, 21 ans, assuraient ne pas craindre de fréquenter le centre-ville et les transports en commun, notamment pour aller à l’Université McGill, où elles étudient.
Philippe Laplante, qui travaille au centre-ville depuis 20 ans et habite dans la métropole, se demande « pourquoi quelqu’un » serait craintif de fréquenter le secteur. « C’est peut-être parce que je suis habitué », dit-il en riant.
Guillaume Courtemanche réside au centre-ville avec sa conjointe et ses deux enfants. Ses préoccupations concernent surtout le prix des logements et les chantiers de construction, plutôt que la sécurité dans le secteur. « Il faut être conciliant et compréhensif avec les gens qui sont à la rue, note-t-il. Il faut s’entraider entre Montréalais. »
Étant père d’une fille ce cas m’avait vraiment touché. J’en avais entendu parlé en écoutant le podcast de la chaîne synthèse sur ce dossier.
Vraiment content que ce soit résolu!
Hier soir le 28 sep, l’accès au jardin botanique a été fermé et il y avait présence policière. Je n’ai pas trouvé plus d’information encore.
Est-ce qu’il y aurait de mieux informé(e)s? ![]()
Gros vacarme tonitruant dans le Vieux-Montréal. Il semble y avoir une manifestation avec des haut-parleurs, actuellement.
Manifestation au Square-Victoria
Is Montreal less safe than it used to be?
Fifty-five per cent of Montrealers surveyed said they think the island is less safe than five years ago, according to a recent Leger survey commissioned by the Montreal police union. Municipal parties are pledging to address security concerns, but experts say it’s a complicated issue to measure
Does anyone know how much money the STM/SPVM spends on security in the Metro? I have been trying to find information everywhere but no luck.
Lien pour les avis de recherche ajouté en en-tête ![]()
Un développement inquiétant pour la vie privée
Une statistique intéressante : les vacances des Fêtes sont pour tout le monde incluant les criminels ![]()
C’est une tendance qu’on peut observer depuis plusieurs années à Montréal : le nombre de crimes violents et de crimes contre la propriété diminue considérablement durant la période des Fêtes. Et le phénomène a été particulièrement marqué à la fin de 2025.
Selon les données du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), les introductions par effraction, les vols de véhicules, les vols qualifiés, les méfaits et les infractions entraînant la mort (dont les homicides) ont connu une baisse importante entre le 23 et le 31 décembre.
Feux de Bengale à Montréal Des bars jouent avec le feu
Des bars montréalais utilisent encore des feux de Bengale attachés à des bouteilles d’alcool – une pratique similaire à celle ayant entraîné un incendie dramatique dans un établissement en Suisse. Ce type de bougies incandescentes est pourtant interdit sur le territoire de Montréal.
Résumé
Une piste de danse bondée, de la musique assourdissante, des lumières qui flashent. Et des jeunes femmes qui brandissent des bouteilles d’alcool auxquelles sont accrochés des feux de Bengale crachant une explosion d’étincelles.
Plusieurs restaurants, bars et boîtes de nuit de Montréal, souvent situés dans le Vieux-Montréal ou au centre-ville, publient régulièrement sur leurs réseaux sociaux ce genre de vidéos pour faire la promotion de soirées dans leur établissement, a constaté La Presse.
Désolé, votre navigateur ne supporte pas les vidéos.

Des images qui rappellent celles qui ont été prises au bar Le Constellation, à Crans-Montana, en Suisse, pendant la soirée du Nouvel An, quelques secondes avant qu’une étincelle embrase la mousse acoustique qui tapissait le plafond. Le bilan de l’incendie s’élèvera finalement à 40 morts et 116 blessés.
Dans au moins deux établissements montréalais, des bougies incandescentes ont été utilisées lors d’évènements récents.
Des vidéos tournées durant l’automne 2025 par des clients du Bord’elle montrent des jeunes femmes en train de danser, feux de Bengale à la main.
Sur des photos prises le soir du 1er janvier 2026 au restaurant-bar Yoko Luna, on peut aussi en voir, attachés à des bouteilles d’alcool. L’incendie mortel de Crans-Montana venait tout juste de se produire, et les premiers témoignages relayés par les médias et sur les réseaux sociaux mettaient déjà en cause les feux de Bengale.

PHOTO FOURNIE PAR BFMTV
Les feux de Bengale fichés dans des bouteilles de champagne sont soupçonnés d’être à l’origine de l’incendie du bar Le Constellations de Crans-Montana, en Suisse.
Les deux établissements n’ont pas répondu à nos questions à ce sujet.
« C’était beaucoup trop dangereux »
Au total, La Presse a contacté une dizaine d’établissements montréalais qui utilisent des feux de Bengale dans leurs photos et vidéos promotionnelles, souvent attachés à des bouteilles d’alcool, pour savoir s’ils comptaient modifier leurs pratiques à la suite de ce drame. Trois seulement nous ont répondu.
Brooke Walsh, président du bar 212 - Montréal, a assuré que son bar n’utilisait plus de feux de Bengale « depuis plus de deux ans » ; ils ont été remplacés par des DEL, une solution recommandée par le Service de sécurité incendie de Montréal (SIM).
« Les images [de feux de Bengale] diffusées sur nos réseaux sociaux datent d’il y a plus de deux ans, époque où nous les utilisions, a-t-il expliqué. Un système récupère d’anciens contenus de notre compte TikTok et les redistribue sur tous nos réseaux sociaux. »
Le restaurant Fish Bone a donné une explication similaire, affirmant ne plus utiliser de feux de Bengale depuis « environ un an, un an et demi ». Une vidéo promotionnelle diffusée le 18 décembre sur le compte Instagram du restaurant montre des fêtards qui brandissent des bougies incandescentes et des bouteilles d’alcool pour faire la promotion d’une soirée du Nouvel An.
« Ce qu’on voit sur les réseaux sociaux, ce sont seulement de vieilles publications qu’on réutilise », a affirmé un employé dans un message adressé à La Presse.
Le propriétaire d’un autre établissement a assuré ne plus utiliser de feux de Bengale attachés à des bouteilles d’alcool « depuis plusieurs années » – tout comme, selon lui, « la majorité des clubs » à Montréal.
« Avec l’alcool, les cheveux des filles… C’était beaucoup trop dangereux », a-t-il souligné. Ce gérant a cependant requis l’anonymat pour témoigner, car son établissement continue d’en allumer, « très rarement », pour accompagner des plats de nourriture.
« Mais avec ce qui s’est passé en Suisse […], s’il faut qu’on les enlève, on le fera sans aucun souci », a-t-il affirmé.
Une pratique interdite à Montréal
Les feux de Bengale sont considérés comme des pièces pyrotechniques et sont régis par le Règlement sur les explosifs, au niveau fédéral. Chaque municipalité peut décider de les interdire ou de les autoriser à certaines conditions.
À Montréal, allumer des feux de Bengale, « c’est interdit sur l’ensemble du territoire […], même pour un gâteau de fête dans un restaurant », indique Robert Rousseau, chef de division à la Direction de la prévention et gestion intégrée des risques au SIM.
Des exceptions sont parfois accordées lors d’évènements festifs, mais il faut être un artificier certifié pour recevoir l’autorisation de manipuler ce type de dispositif.
À la place, le SIM recommande diverses solutions aux établissements. « On dirige les tenanciers vers des néons, des DEL, des glowsticks… », énumère Robert Rousseau. « Ça réduit le risque d’incendie. »
C’est que la trajectoire des étincelles produites par un feu de Bengale est difficile à prévoir, ce qui pose un risque « très important », explique-t-il.
Un avis partagé par Peter Sergakis, président de l’Union des tenanciers de bars du Québec, qui possède plusieurs établissements. Pour lui, utiliser des feux de Bengale dans un bar ou une boîte de nuit, « c’est totalement inacceptable », a-t-il laissé tomber en entrevue avec La Presse.
« Des propriétaires veulent parfois faire un bon spectacle, mais c’est un gros risque pour la clientèle. On joue avec des vies ici. »
Des inspections préventives
Le SIM effectue régulièrement des inspections dans les établissements montréalais pour s’assurer, entre autres, que ces dispositifs pyrotechniques ne sont pas utilisés à tort et à travers. Les contrevenants peuvent être sanctionnés et se voir imposer des amendes de plusieurs milliers de dollars.
D’après l’Agence France-Presse, au Constellation, les inspections de sécurité incendie n’avaient pas été effectuées depuis 2019, a révélé mardi le président de la commune de Crans-Montana, Nicolas Féraud.
Nicolas Demurtas, président de l’Association des techniciens en prévention incendie du Québec (ATPIQ), souligne que plusieurs éléments auraient dû être vérifiés lors de telles inspections, outre l’utilisation des feux de Bengale.
Les enquêteurs suisses devront ainsi chercher des réponses à plusieurs questions : « Est-ce que le personnel était suffisamment formé pour les situations d’urgence ? Les mousses étaient-elles ignifugées ? Y avait-il assez d’issues de secours ? Étaient-elles accessibles ? La capacité d’accueil était-elle dépassée ? », énumère-t-il.
Un incendie « peu probable » au Québec
Selon Nicolas Demurtas et Robert Rousseau, bien que certains établissements contournent les règlements à Montréal, il reste « peu probable » qu’un tel drame survienne au Québec – même si le risque zéro n’existe pas.
« On est très présents sur le territoire », affirme Robert Rousseau. « On fait beaucoup de travail de sensibilisation pour réduire au maximum le risque. »
Depuis l’incendie de Chapais en particulier, le soir du 31 décembre 1979, les réglementations ont été resserrées, notamment sur les décorations à l’intérieur des bâtiments. Lors de ce funeste évènement qui a fait 48 morts, un fêtard avait mis le feu avec son briquet aux guirlandes de sapin sec qui décoraient la salle communautaire.
D’autres évènements dans le monde ont aussi fait évoluer, au fil des années, les réglementations québécoises, qui sont aujourd’hui « très efficaces », selon M. Demurtas.
« Le Québec est l’un des lieux les plus sécuritaires en Amérique du Nord sur cet aspect, on a très peu d’incendies rattachés à ce genre de dispositif [pyrotechnique] », souligne-t-il. « Mais il faut ensuite que les établissements suivent et respectent les règles », ajoute-t-il.
Si c’est illégal à Montréal, comment ça se fait que ça soit aussi répandu comme pratique? Surtout que c’est filmé et publicisé sur les réseaux
On s’entend que c’est le genre de chose pas permis, mais en pratique difficilement contrôlable. Dans la tragédie en Suisse, c’est pas juste les feux de Bengale le problème, mais bien le plafond hautement inflammable du bar qui a causer la tragédie. Une étincelle d’un appareil d’éclairage aurait pu causer autant de dommage.
On pourrait aussi interdir de faire flamber des Sambuca, mais ça va pas découragé les gens de le faire. Oui c’est un risque les bars prennent en continuant ce genre de pratiques, mais si c’est fait un milieu qui ne peut pas prendre feu, le risque va techniquement demeurer faible.


