Ruelles vertes et blanches

Nouvelle reprise dans le Devoir

(Je pense que Marco Fortier lit le forum :wink: )

L’aménagement de quatre ruelles vertes est reporté d’un an dans l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve (MHM), qui préfère concentrer ses efforts à l’entretien des rues et des trottoirs — classés comme les pires parmi les 19 arrondissements de Montréal.

La nouvelle mairesse de MHM, Chantal Gagnon, a pris cette décision pour mieux répondre à ce qu’elle décrit comme les priorités des citoyens, dans cet arrondissement où 60 % des infrastructures de voirie sont en mauvais ou très mauvais état, selon la vérificatrice générale de Montréal.

L’aménagement de trois nouvelles ruelles vertes, et la bonification d’une autre ayant été verdie en 2012, est reporté à l’année 2027. L’arrondissement économisera près de 700 000 $, soit 490 200 $ pour le retrait de l’asphalte et 200 000 $ pour l’accompagnement des citoyens qui s’engagent dans les travaux de verdissement par l’organisme Nature Action Québec.

La conseillère Sarah V. Doyon, seule élue de Projet Montréal dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, se désole de l’abandon des ruelles vertes pour l’année 2026.

« Ça fait partie de l’identité du quartier. Les ruelles vertes ont changé notre vie », dit-elle en entrevue. Les ruelles déminéralisées créent des liens entre voisins, qui se retrouvent dans ces lieux apaisés pendant que leurs enfants jouent en toute sécurité, raconte la résidente d’Hochelaga depuis 2020.

Sarah V. Doyon déplore que l’arrondissement investisse la part du lion dans la chaussée, tandis que le secteur manque d’infrastructures vertes. « Le quartier est un grand îlot de chaleur, essentiellement », dit l’ancienne directrice de Trajectoire Québec et du Partenariat Climat Montréal, élue conseillère municipale le 2 novembre dernier.

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