Le Devoir a publié un dossier sur la mobilité durable dans les petites municipalités au Québec
Mobilité durable
Les régions réinventent la route
En dehors des grands centres, se déplacer au Québec rime encore trop souvent avec le voiturage en solo. Les distances sont grandes, les services se raréfient et la voiture demeure indispensable pour travailler, étudier ou simplement participer à la vie communautaire. Pourtant, les régions ne comptent pas sur Québec pour imaginer d’autres façons de bouger.À Prévost, un taxibus modernisé grâce à l’intelligence artificielle a multiplié ses usagers par trois. À Carleton-sur-Mer, moins de 5000 habitants profitent déjà d’un système de vélos électriques en libre-service. À Rimouski, on corrige les erreurs du passé en réaménageant les artères pour les piétons et les cyclistes. Et au Bas-Saint-Laurent, sept MRC se sont regroupées pour créer une régie régionale de transport collectif, inspirée du modèle gaspésien.
Partout, la créativité compense le manque de moyens, avec une même volonté : offrir d’autres options crédibles que la voiture et redonner de la vitalité aux milieux de vie. Mais l’élan se heurte à des obstacles bien réels : retards dans les programmes de subvention, lourdeurs administratives, absence de leviers fiscaux adaptés et, souvent, un ministère des Transports jugé trop éloigné des réalités locales.
Résultat : les projets avancent, mais moins vite qu’ils ne le pourraient. Ce cahier, réalisé en collaboration avec Mobili-T, vous propose de découvrir ces initiatives inspirantes, les défis qui freinent leur essor et les pistes qui pourraient permettre aux régions de rouler plus librement vers un avenir plus vert et plus équitable.
