Région de Québec - Projets d'infrastructures (voirie, équipements collectifs, etc.)

Et en plus, les routes sont mieux en Ontario!

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Pitoyable de la part de Québec, surtout qu’en Ontario on investit quand même dans l’autoroutier de manière importante, alors que le graphique donne l’impression que non.

Donc l’Ontario nous dépasse beaucoup côte TEC et ça en est presque gênant d’être aussi loin quand on est la deuxième province la plus populeuse

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Cet état de fait révoltant porte un nom: CAQ

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J’ai retrouvé les publications où on comparait l’utilisation des fonds fédéraux pour les infrastructures par Québec et Ontario

Quand il ne restait que 4% des fonds destinées à l’Ontario qui n’avaient pas encore de projets, c’était 37% pour le Québec près de la date d’échéance de soumission des projets

Et on se souvient qu’Ottawa refuse de financer les projets autoroutiers sans composantes de transports collectifs

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En effet. Dans les dernières années, ils ont construit la 412, et le prolongement de la 407 jusqu’à la 115. Juste pour ces deux autoroutes, on parle de pas loin de 50km­ avec 3 échangeurs autoroutiers et une douzaine d’échangeurs pour accéder à diverses boulevards.

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C’est aussi qu’ils ne sont pas aussi démographiquement distribué que le Québec. Je me rappelle d’un article notant le fait que l’Ontario a beaucoup moins de km de route par capita que le Québec.

Il faut qu’on arrête d’asphalter tous les recoins de la province.

Je paris aussi qu’on produit beaucoup plus d’études par projet.

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Caricature d’André-Philippe Côté :sweat_smile:

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Agrandissement de la zone piétonne estivale dans le Vieux-Québec

des barrières avec lecteurs magnétiques seront installées!

Six barrières automatisées seront mises en place pour contrôler les accès aux zones piétonnes. Les résidents du Vieux-Québec continueront d’avoir accès à leurs résidences en voiture et recevront une carte d’accès magnétique. La Ville prévoit en distribuer quelques 200 au total. Les résidents du Vieux-Québec possèdent, dans l’ensemble, quelque 700 voitures.

J’ai hâte de voir avec les barrières! L’excuse de pas en installer est l’hiver…

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Ça me donne hâte de voir le plan 2024 pour le Vieux-Montréal!

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Au cours des dix prochaines années, le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) compte augmenter ses investissements dans le réseau routier de la Capitale-Nationale de 32,5 %. À l’inverse, avec un projet de transport structurant maintenant sur la glace, le plan d’investissement prévoit une baisse des dépenses en transport collectif de 9,5 %.

Résumé

Budget provincial : la CAQ mise sur le réseau routier dans la Capitale-Nationale

2:00

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Le Téléjournal Québec

Budget provincial : la CAQ mise sur le réseau routier dans la Capitale-Nationale

Le mur de roc à l’est des voies de circulation «qui commençait à s’effriter » sera complètement défait pour créer plus d’espace.

Photo : Radio-Canada / Camille Carpentier

Publié hier à 16 h 49 HAE

Au cours des dix prochaines années, le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) compte augmenter ses investissements dans le réseau routier de la Capitale-Nationale de 32,5 %. À l’inverse, avec un projet de transport structurant maintenant sur la glace, le plan d’investissement prévoit une baisse des dépenses en transport collectif de 9,5 %.

Dans le détail, le budget alloué pour la bonification des parcs d’autobus a baissé de 6 % dans le budget présenté mardi, pour un total de 3,25 milliards de dollars sur 10 ans. Le budget pour le maintien des actifs a quant à lui chuté de 44 %, à 146 millions de dollars.

On en a besoin parce que nos infrastructures de transport collectif sont en train de complètement dépérir, a dénoncé le député solidaire Étienne Grandmont, lors de la période de questions à l’Assemblée nationale.

Le bilan de la CAQ en transport collectif, c’est un accident de train au ralenti. On a besoin de vision et de décisions, on est pris avec des décideurs qui n’y croient pas au transport collectif.

Une citation de Étienne Grandmont, député solidaire de Taschereau

Étienne Grandmont, député solidaire de Taschereau

Photo : Radio-Canada

Inquiétudes au RTC

Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) ne cache pas son inquiétude face à la baisse des investissements provinciaux dans le parc d’autobus. Dans un communiqué envoyé quelques heures à peine après le dévoilement du budget, l’organisme affirme toutefois vouloir prendre le temps d’analyser les impacts concrets de cette diminution avant de commenter davantage.

Le ministre responsable de la région, Jonatan Julien, défend quant à lui la décision de son gouvernement. Dans le transport collectif, il y a moins de maintien d’actifs, parce que les infrastructures sont plus modernes, plus jeunes. Mais il faut entretenir notre réseau routier qui est vieillissant, indique celui qui est aussi ministre des Infrastructures.

Selon l’organisme Accès transports viables, le gouvernement sera incapable de rencontrer sa propre politique de mobilité durable où il cherche à réduire de 20 % la part de l’auto solo avec de tels investissements.

Sans investir dans les réseaux d’autobus actuels et de nouveaux projets de transport collectif, il n’y a aucun moyen d’y arriver, avance la porte-parole Angèle Pineau-Lemieux.

Les attentes n’étaient pas hautes et on a quand même réussi à les décevoir.

Une citation de Angèle Pineau-Lemieux, porte-parole de Vivre en ville

Angèle Pineau-Lemieux, porte-parole de Accès transports viables

Photo : Radio-Canada

La ministre des Transports et de la Mobilité durable rétorque que le bilan de la CAQ se compare avantageusement à celui du gouvernement précédent. On n’a jamais autant investi dans le transport collectif. À l’époque, les libéraux mettaient environ 7 milliards et on est à presque 14 milliards [pour l’ensemble du Québec], se défend Geneviève Guilbault.

Ils n’ont pas la note de passage

À l’hôtel de ville, le chef de l’opposition estime que le budget de la CAQ fait reculer Québec sur tous les plans en matière de transport collectif. Selon Claude Villeneuve, l’absence de projet structurant, additionnée à la baisse des investissements dans le maintien des actifs, n’augure rien de bon.

Les acquis qu’on a présentement, on va avoir de la misère à les maintenir. […] On investit énormément pour maintenir et bonifier le réseau routier, mais il ne se passe absolument rien en transport collectif.

Claude Villeneuve, chef de l’opposition à l’hôtel de ville de Québec

Photo : Radio-Canada

Alors que le gouvernement Legault arrive à la moitié de son deuxième mandat, Claude Villeneuve lance un avertissement aux élus régionaux de la CAQ. La région de Québec a donné un mandat fort à la CAQ au cours des deux dernières élections. Un moment donné, Québec va appuyer des partis politiques qui font avancer ses projets, son développement et son économie. La CAQ va devoir travailler pour mériter l’appui de Québec et présentement ils n’ont pas la note de passage.

En complément :

« Strictement rien » dans le budget pour la région de Québec

Toujours plus de route à entretenir, ça fait beaucoup de $$$.

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Les attentes n’étaient pas hautes et on a quand même réussi à les décevoir.

Une citation de Angèle Pineau-Lemieux, porte-parole de Vivre en ville

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Au Téléjournal Québec

Budget provincial : la CAQ mise sur le réseau routier dans la Capitale-Nationale

Au cours des dix prochaines années, le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) compte augmenter ses investissements dans le réseau routier de la Capitale-Nationale de 32,5 %.

Les barrières automatiques seront-elles des bornes escamotables ? On en voit déjà dans la Basse-Ville et, plus près de chez nous, au marché Jean-Talon, mais j’aimerais bien en voir aussi à l’entrée de quelques-unes de nos zones piétonnisées (tronçons des rues Sainte-Catherine et Saint-Paul, par exemple). Il me semble que ce serait tellement plus beau que les barrières à barreaux qu’on voit l’été et qui évoquent plutôt des foires agricoles.

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Texte complet : La Ville prévoit créer un corridor Vélo cité sur Marie-de-l’Incarnation dès cet été

La Ville prévoit créer un corridor Vélo cité sur Marie-de-l’Incarnation dès cet été


La rue Marie-de-l’Incarnation, à Québec
PHOTO : RADIO-CANADA / ALEXANDRE VALLÉE-ROY

Radio-Canada
Publié hier à 19 h 26 HAE

La Ville de Québec songe à implanter, dès l’été 2024, un de ses corridors Vélo cité sur la rue Marie-de-l’Incarnation, au cœur du quartier Saint-Sauveur. Le projet et été présenté lundi soir, lors d’une séance d’information avec des citoyens en vue du réaménagement du secteur qui devrait être dévoilé officiellement à la mi-mai.

Selon le projet présenté par la Ville, le corridor cyclable s’étalerait sur la rue Marie-de-l’Incarnation, entre la rue Guyart et la côte de la Pente-Douce, sur une distance de 1,2 km.

La Ville prévoit l’insertion de bandes cyclables unidirectionnelles, séparées des voies de circulation par une zone tampon de sécurité et des bollards.


La rue Marie-de-l’Incarnation relie les quartiers Saint-Sauveur et Vanier.
PHOTO : CRÉDIT : VILLE DE QUÉBEC

Le projet est évolutif, en ce sens qu’il reposerait sur des interventions minimales, comme du marquage, des feux de circulation destinés aux cyclistes et des bollards.

Interventions présentées par la Ville de Québec

  • Ajout de pistes cyclables unidirectionnelles
  • Ajout de bollards
  • Ajout d’une zone tampon de sécurité
  • Marquage vert aux intersections et aux entrées charretières achalandées
  • Repartage de l’espace sur la chaussée actuelle
  • Recalibrage de la largeur des voies pour les automobiles
  • Ajout de feux dédiés aux cyclistes
  • Ajustements à la programmation des feux de circulation pour les piétons et les cyclistes
  • Augmentation de 50 % du temps de traversée piétonne

Source : Aménagement d’un corridor Vélo cité évolutif sur la rue Marie-de-l’Incarnation, Ville de Québec

Ce nouveau lien serait fonctionnel à l’année et permettrait des connexions avec le réseau cyclable de la rivière Saint-Charles, de la rue Raoul-Jobin et de la côte de la Pente-Douce.

La Ville prévoit que le tronçon cyclable soit fait dans l’emprise disponible, sans devoir intervenir sur les trottoirs.

L’administration Marchand a déjà indiqué vouloir peser sur l’accélérateur pour l’implantation de pistes cyclables. Elle souhaite ajouter à son réseau 150 km de corridors Vélo cité d’ici 2034. Les 90 premiers kilomètres devraient voir le jour d’ici 5 ans et coûter 29 millions de dollars.

À terme, la Ville souhaite que les corridors Vélo cité passent par 85 % des quartiers et que la moitié des résidents soient à moins de 400 mètres d’un corridor. L’objectif est aussi de relier les corridors à 77 établissements scolaires.


Cette carte montre les intentions de la Ville, sans préciser les tracés précis.
PHOTO : VILLE DE QUÉBEC

Circulation automobile et stationnement amputés

Sur Marie-de-l’Incarnation, l’administration compte conserver la voie réservée en période de pointe du matin, soit entre 7 h et 9 h, du lundi au vendredi.

Ainsi, une voie de circulation sur deux serait donc amputée au profit de la voie réservée et la piste cyclable durant ces deux heures.

La voie de stationnement sur côté ouest de la rue, entre les rues Saint-Bernard et Napoléon, deviendrait une piste cyclable protégée. Les 46 espaces de stationnement seraient donc retirés de façon permanente, et non seulement à la période de pointe, comme c’est le cas actuellement.


À l’intersection des rues Marie-de-l’Incarnation et Raoul-Jobin à Québec, le temps pour traverser la rue a été allongé pour les piétons.
PHOTO : RADIO-CANADA

L’analyse des impacts sur les temps de parcours véhiculaires sur l’axe entre Hamel et Pente-Douce est en cours. Les observations préliminaires supposent un faible impact, fait savoir la Ville.

Secteur propice aux accidents

Selon la Ville de Québec, le secteur de la rue Marie-de-l’Incarnation est propice aux accidents et a besoin de reaménagements.

Quatre sites accidentogènes ont été mis de l’avant dans la stratégie de sécurité routière, soit les intersections de la rue Montmartre, Saint-Vallier ouest, Raoul-Jobin et Charest.


Une banderole indiquait en 2021 le nombre de piétons blessés sur le boulevard Charest.
PHOTO : RADIO-CANADA / ÉRIK CHOUINARD

Au total, 388 accidents ont été répertoriés dans les environs entre 2013 et 2017, dont 22 incluent au moins un piéton ou un cycliste, selon la Ville.

La géométrie particulière de la rue Marie-de-l’Incarnation, différente de tous les autres axes collecteurs de la ville, engendre des enjeux de sécurité pour tous les modes (asymétrie, marquage parfois confus, fusion de voies et création de voies en milieu de tronçon, etc.), peut-on lire dans le document présenté aux citoyens.

Selon la Ville, des résidents ont d’ailleurs manifesté à plusieurs reprises pour l’amélioration de la sécurité des piétons, notamment à proximité de l’école Saint-Malo. 56 demandes d’intervention citoyennes ont été faites à la Ville dans les cinq dernières années. La grande majorité concernait le non-respect des feux piétons par les automobilistes.

Questionnaire

La Ville a mis en ligne un questionnaire pour mieux connaître les besoins des usagers de la rue Marie-de-l’Incarnation sur la mobilité active. Sur les 474 répondants, près de 64 % disaient ne pas être ou être peu à l’aise de laisser un enfant d’âge primaire marcher sur la rue.

Lorsqu’on demande au répondant quel est le moyen de transport le moins sécuritaire, le vélo est largement en avant.

Les trois priorités des répondants sont l’amélioration des infrastructures pour cyclistes (45 %), sécuriser les intersections (38 %) et l’apaisement de la circulation (35 %), 65 % des répondants disaient remarquer des problèmes de vitesse, particulièrement à l’intersection avec le boulevard Charest.

D’ailleurs, la Ville est consciente que l’intersection de la rue Marie-de-l’Incarnation avec le boulevard Charest est névralgique et pose un défi de conception. Elle souhaite avoir le pouls des citoyens pour savoir quelle action entreprendre sans trop nuire à la circulation. La Ville devrait dévoiler sa décision au mois de mai.

Le Parti québécois estime qu’une « initiative bâclée » est sur le point de se terminer puisque la consultation sur la mobilité dans la Capitale-Nationale menée par le gouvernement caquiste prend fin vendredi.

“Il était temps que ça se termine”, soupire Pascal Paradis.

Le député péquiste de Jean-Talon rappelle que le site Internet gouvernemental permet à n’importe qui au Québec de remplir plusieurs fois le questionnaire mis en ligne le mois dernier.

Résumé

Consultation sur la mobilité : « Il était temps que ça finisse! », selon le PQ

Paul St-Pierre Plamondon s’adresse aux médias en compagnie du député de Jean-Talon, Pascal Paradis.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Publié hier à 10 h 27 HAE

Le Parti québécois estime qu’une « initiative bâclée » est sur le point de se terminer puisque la consultation sur la mobilité dans la Capitale-Nationale menée par le gouvernement caquiste prend fin vendredi.

Il était temps que ça se termine, soupire Pascal Paradis.

Le député péquiste de Jean-Talon rappelle que le site Internet gouvernemental permet à n’importe qui au Québec de remplir plusieurs fois le questionnaire mis en ligne le mois dernier.

Il se montre peu impressionné par les statistiques préliminaires dévoilées par le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD), qui estime que près de 60 000 personnes ont participé à l’exercice.

Environ 64,5 % des répondants proviennent de la région de la Capitale-Nationale, contre 22 % de Chaudière-Appalaches et 13,5 % d’ailleurs au Québec.

Pascal Paradis déplore une consultation dont on ne sait pas à quoi elle va servir et dont la crédibilité va être douteuse.

À lire aussi :

Un gouvernement qui répète ses erreurs?

Pascal Paradis estime que la démarche consultative du gouvernement Legault est à l’image de la façon dont les grands projets de mobilité sont menés à Québec depuis les élections générales de 2018.

Il en veut pour preuve une récente étude de HEC Montréal qui écorche la gestion de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans les dossiers du troisième lien et du tramway.

On espère que le gouvernement va se ressaisir dans ces deux dossiers-là. La Capitale-Nationale en a bien besoin.

Une citation de Pascal Paradis, député de Jean-Talon, Parti québécois

Dans son étude, HEC Montréal déplore les nombreuses versions improvisées du troisième lien présentées à la population.

Pour annoncer officiellement la fin du troisième lien autoroutier entre Québec et Lévis au printemps 2022, la ministre Geneviève Guilbault était arrivée à la conférence de presse les bras chargés d’études sur ce projet.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

L’auteur de l’étude désigne aussi l’ingérence politique de la CAQ comme un des facteurs explicatifs des retards et des dépassements de coûts du tramway.

Le tramway comme projet-pilote

Le député solidaire de Taschereau, Étienne Grandmont, demande à la ministre des Transports et de la Mobilité durable, Geneviève Guilbault, de faire preuve de courage et de lancer le chantier du tramway sans tarder.

Selon M. Grandmont, le projet de Québec pourrait servir de banc d’essai pour tester un modèle de réalisation collaboratif.

L’analyse de la mobilité est entre les mains de la CDPQ Infra, qui doit déterminer d’ici le mois de juin quel est le meilleur projet de transport structurant pour la grande région de Québec.

Étienne Grandmont demande au gouvernement caquiste de lancer les travaux du tramway de Québec sans délai.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Cette façon de faire consiste à permettre les échanges entre les gestionnaires de projet et les entrepreneurs durant les phases de planification et de réalisation du projet afin de mieux évaluer les coûts et le partage des risques.

Or, Geneviève Guilbault travaille plutôt à la création d’une nouvelle agence qui aurait le mandat de chapeauter les grands projets d’infrastructures québécois.

N’attendons pas l’agence! Testons ce mode collaboratif sur le projet de tramway, plaide Étienne Grandmont. Après ça, on prendra les meilleures expertises qu’on aura accumulées et développées et on les mettra dans l’agence.

Du pas-dans-ma-cour… en raison de la perte de stationnement et l’élimination d’une voie de circulation… :roll_eyes:

Texte complet : À Québec, des chantiers de verdissement et de piétonnisation suscitent la résistance

À Québec, des chantiers de verdissement et de piétonnisation suscitent la résistance


Photo: Francis Vachon, Le Devoir
La rue Saint-Vallier Ouest, dans le quartier Saint-Sauveur, à Québec

Sébastien Tanguay
à Québec
25 mars 2024
Transports / Urbanisme

Dans la Ville de Québec, deux réaménagements proposés pour augmenter la canopée et la convivialité dans des quartiers centraux lourdement minéralisés suscitent le mécontentement d’une partie de la collectivité. En cause : la perte de stationnement et les perturbations provoquées par l’élimination d’une voie de circulation.

Le quartier Saint-Sauveur, en basse-ville de Québec, devient une terre de contrastes depuis quelques années. Une cohorte de jeunes professionnels s’enracinent dans ce quartier autrefois ouvrier : les restaurants gastronomiques et les cafés branchés côtoient maintenant les salons de coiffure où une clientèle d’aînés possède ses habitudes et la taverne Jos. Dion, plus vieil établissement du genre encore en activité au Canada.

Dans ce décor hétérogène, un sentiment rallie tout le monde : la rue principale a besoin d’amour. La Ville l’admet aussi et s’apprête à offrir à la rue Saint-Vallier Ouest une beauté d’au moins 32 millions de dollars, dont la moitié provient des coffres de l’État.

La cure de jouvence prévoit l’élargissement des trottoirs, la plantation d’environ 240 arbres en plus de 45 000 arbustes et autres herbacés, la réduction des surfaces bétonnées et l’apaisement de la circulation locale. Un nouveau mobilier urbain doit apparaître, des placettes publiques aussi : lors du dévoilement du chantier, le conseiller local, Pierre-Luc Lachance, promettait que cet embellissement constituerait son legs au quartier.

Tous, cependant, ne veulent pas de cet héritage.

Le réaménagement proposé se fait au sacrifice d’une voie de circulation — une aberration pour une partie de la population, qui voit, dans la création de ce sens unique, une menace à l’accessibilité et à la qualité de vie du quartier.

Plusieurs circuits d’autobus devront dévier de Saint-Vallier Ouest pour circuler en direction est. « Ça va obliger les gens à mobilité réduite à parcourir 150 ou 200 mètres de plus pour prendre l’autobus », déplore Serge Bernard, du comité citoyen local. Accès transports viables, Vivre en ville et le Collectif pour un transport en commun abordable et accessible à Québec, trois organismes de défense du transport en commun, dénoncent aussi en choeur le choix de la Ville.

La déviation de lignes d’autobus à haute fréquence vers de petites artères résidentielles suscite aussi l’inquiétude, voire l’indignation. « Notre rue Saint-Luc, c’est très tranquille, il n’y a pas de bruit, souligne Réal Couture. Personne ne veut se ramasser avec tout le trafic du quartier. »

Le sens unique amènera, selon son calcul, entre 150 et 200 autobus par jour dans sa rue déjà à l’étroit entre les pistes cyclables, la voie automobile et les bandes de stationnement. M. Couture appréhende les changements à venir : le vrombissement des moteurs, les émanations des tuyaux d’échappement, le va-et-vient constant du trafic lourd devant ses fenêtres, très peu pour lui. « Si la Ville va de l’avant, je déménage, c’est officiel », tranche le propriétaire qui bichonne sa maison depuis 2008.


Photo: Francis Vachon, Le Devoir
Réal Couture et Michelle Jomphe posent devant leur maison, rue Saint-Luc.

Plusieurs citoyens et commerçants, dans la rue Saint-Vallier Ouest et dans le quartier, applaudissent toutefois la volonté de la Ville et attendent des bénéfices majeurs une fois la poussière des travaux retombée en 2027. « C’est sûr qu’il va falloir traverser trois ans de chantier, concède Mickaël Gauvin-Latulippe derrière le comptoir du café Ma station. Au bout de ça, par contre, ça va vraiment être extraordinaire. »

D’autres, à l’inverse, songent déjà à partir. C’est le cas de Marc Gagnon, d’une famille d’horlogers de père en fils depuis 1927 dans Saint-Sauveur.

« Par le passé, la Ville a déjà carrément abandonné le quartier, se souvient-il. C’était une époque de prostitution, de criminalité, de malpropreté aussi… Mais je n’ai jamais autant réfléchi à partir que maintenant », lance l’héritier du commerce fondé par son grand-père.

Un « signal clair » de la population

Le conseiller des quartiers Saint-Sauveur et Saint-Roch, Pierre-Luc Lachance, défend sa position. « Le statu quo est plus confortable pour tout le monde, souligne-t-il. Mais la situation actuelle ne découle pas du statu quo, sinon nous serions encore à la marche et aux chevaux. »

La société a évolué, l’urgence climatique aussi, maintient l’élu. « Nous devons composer, aujourd’hui, avec une façon de voir la ville qui n’est plus celle des années 1960 ou 1970 », croit Pierre-Luc Lachance. L’automobile doit maintenant céder un peu de son emprise sur les voies publiques, à son avis, pour faire de la place au verdissement et aux autres modes de déplacement.

« Nous pensons toujours en fonction de la pyramide des transports, où les plus vulnérables, au sommet, doivent être priorisés en matière d’aménagement. Le plus vulnérable, c’est le piéton, souligne l’élu. Il faut envoyer un message conséquent aux automobilistes et aux cyclistes. »

Notre rue Saint-Luc, c’est très tranquille, il n’y a pas de bruit. Personne ne veut se ramasser avec tout le trafic du quartier.

— Réal Couture

La Ville répond aussi aux désirs exprimés par la communauté, explique Pierre-Luc Lachance. En 2017, une consultation en ligne avait attiré plus de 1000 répondants et répondantes, dont 78 % demandaient de prioriser la verdure, la sécurité et la mobilité active lors des prochains travaux de réfection de l’artère.

Quant à la déviation des autobus par la rue Saint-Luc, assure le conseiller, elle demeure « à l’étude » et sujette à révision.

« Il n’y a pas 20 000 solutions pour augmenter la canopée dans des cadres déjà très bâtis », ajoute sa collègue Mélissa Coulombe-Leduc, conseillère du district Cap-aux-Diamants. Elle-même doit composer avec certaines protestations dans le quartier Saint-Jean-Baptiste, où une proposition de verdissement des rues Saint-Olivier, Philippe-Dorval et Sutherland sacrifierait une quarantaine d’espaces de stationnement.

« C’est normal, et la réaction des gens qui ont une voiture est tout à fait légitime », admet la conseillère. Par contre, ajoute-t-elle, une consultation écrite a permis de sonder la majorité de la population riveraine des deux rues concernées et « 82 % des gens préféraient prioriser le verdissement au stationnement sur rue. Les chiffres ne mentent pas », souligne la conseillère, par rapport aux aspirations des citoyens dans Saint-Jean-Baptiste.

Dans le quartier Saint-Sauveur, les opposants tentent de mobiliser la communauté dans l’espoir que la Ville retourne à la planche à dessin. Deux manifestations ont attiré une centaine de personnes jusqu’à maintenant — au grand désarroi de Réal Couture, déterminé à mener bataille, mais convaincu de la perdre.

« Quand je jase avec les gens dans le quartier, 90 % disent que ça n’a pas d’allure, mais ils disent aussi que ça ne changera rien de manifester et que la Ville peut faire ce qu’elle veut. Moi, je ne suis pas d’accord : je pense qu’il faut toujours essayer de défendre notre point de vue. »

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Un bel exemple de confrontation entre deux cultures: celle de la priorisation de l’automobile (encore très prisée à Québec) et l’autre de la mobilité en transports publics et actifs, incluant des aménagements plus généreux pour piétons et plus de verdissement pour le quartier.

D’abord le statu quo est devenu impensable si on se base sur le développement durable et les changements climatiques. Une majorité de résidents appuie les propositions même s’il y a peut-être de la place pour certains compromis.

Or qu’on le veuille ou pas, les zones urbaines doivent évoluer dans un environnement changeant qui pose des défis nouveaux. Ici l’urgence environnementale pèse de plus en plus lourd sur les Villes, les citoyens et les budgets municipaux. Car il faut répondre adéquatement à la problématique du vivre ensemble dans un contexte environnemental qui évolue rapidement et qui demande des solutions pérennes, afin d’assurer une meilleure qualité de vie pour tout le monde dans une perspective d’avenir sur le long terme.

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You can’t make this up :roll_eyes: :roll_eyes:

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Absolument. Le verdissement des villes doit être une priorité si l’on considère que c’est un moyen très efficace de combattre les îlots de chaleur. Ironiquement, ce sont souvent ceux qui sont contre qui en bénéficieront le plus.

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