L’UdeM et/ou l’UQAM peuvent reprendre l’espace à la Place Dupuis, l’une pour l’expansion de son école de médecine et l’autre pour sa faculté de la santé (ou autre projet avec d’important besoins en espace). Un autre locateur intéressant serait le centre UCS de l’INRS.
Le projet demeure un projet de redéveloppement de ce site, je ne crois pas qu’on doive le classer comme oublié ou annulé. On a simplement à mettre des onglets “ancien projet” en haut.
Par ailleurs, le site de la Miséricorde est d’une superficie de près de 3x plus grande que le terrain verdi de la BAnQ. Je doute que ça devienne exclusivement un site HQ. Des portions du site pourraient être vouées à d’autres projets. Quoique peut-être ils veulent y aménager des espaces pour d’autres besoins.
Le 160 King - 8 étages (2024) est situé tout juste à côté du poste d’Hydro ancestral. Un poste d’Hydro n’empêche pas le développement de logements.
Être le terrain adjacent et être sur le même terrain c’est 2x choses bien différentes. Si Hydro voudrait conserver une partie du terrain pour un développement immobilier, elle devra le parceller et probablement le revendre, ce qui m’étonnerait, dû à la forme de l’ensemble bâti et ce qu’elle peut physiquement faire sans défigurer l’ancien hôpital.
Hydro pourrait pas avoir une entente avec un promoteur pour bâtir sur une partie du terrain ?
Sur l’article de Radio-Canada du 19 juillet, il est bien noté:
Selon un plan préliminaire consulté par Radio-Canada, Hydro-Québec construirait son poste de transformation électrique le long de la rue De La Gauchetière. Les futures installations, en partie en sous-sol, occuperaient environ la moitié du terrain de quelque 12 000 mètres carrés, avec un poste entièrement intérieur.
Ici encore, la société d’État promet de lancer un concours architectural pour soigner l’aspect visuel du futur poste et assurer son harmonie avec le cadre bâti des alentours. Ce plan pourrait encore évoluer, Hydro-Québec voulant mener une consultation publique à l’automne.
L’échéancier de construction propose le début des travaux d’ici cinq ans et une mise en service en 2034.
donc histoire a suivre…
Est-ce qu’Hydro-Québec prévoit utiliser seulement la partie sud du site et développer la partie nord (en fronton de R-L) en résidentiel? L’ensemble patrimonial à conserver semble bien défini sur la partie nord, avec un stationnement développable en résidentiel à l’ouest, tandis que tout le site sud (avec quelques démolitions) pourrait loger le poste électrique.
Le promoteur s’est fait un beau profit, moins les frais professionnels en architecture et génie
Le site de l’ancien hôpital de la Miséricorde, qui appartenait à Santé Québec, a été vendu en mai à un promoteur immobilier, Alta Canada, pour 8,5 millions de dollars. Selon la dernière évaluation municipale, la valeur de l’immeuble dépasse les 34 millions.
Il y a le fil du poste Berri pour parler du projet d’HQ
Sinon, on peut partir un 3e fil le projet d’HQ qui se fera sur ce site.
Mais quel est le prix d’achat par HQ ? L’article ne le mentionne pas.
15 M$
c’est dans l’entête de l’article de La Presse
Hydro-Québec achète le site de l’ancien hôpital de la Miséricorde pour 15 millions afin d’y construire un nouveau mégaposte de transformation électrique.
Ma foi j’avais pas vu. Oui un beau profit… Ce promoteur est en quelque sorte un mini Luc Poirier.
dans la nouvelle, ils parlent de la moitié du site et que l’autre moitié serait potentiellement développée en résidentiel. Je ne sais pas si les 2 peuvent cohabiter.
Afin d’obtenir l’acceptabilité sociale qu’elle n’avait pas avec l’ancien projet envisagé sur le terrain attenant à la Grande Bibliothèque, la Société d’État entend mener des consultations auprès d’organismes de défense du patrimoine, d’organismes communautaires et de citoyens. Les détails de ces consultations seront connus cet automne.
Hydro-Québec soutient qu’elle collaborera avec des promoteurs et des organismes pour la construction de logements, mais ceux-ci ne seront pas nécessairement sur le site, a précisé Graham Fox. « Il est trop tôt pour dire que la dimension logement va nécessairement être sur ce quadrilatère-là », a-t-il dit. « Il faudra donc entamer un dialogue avec les intervenants dans le milieu pour s’assurer que le secteur est bien servi en logements abordables sans nécessairement se limiter au quadrilatère qui a fait l’objet de l’acquisition. »
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Ancien hôpital de maternité Les trésors de la Miséricorde
Hydro-Québec a acquis l’ancien site de l’hôpital de la Miséricorde à Montréal pour y construire un méga poste de transformation électrique. Une telle décision fait craindre le pire pour la mémoire de ce lieu historique1.
Publié à 17 h 00
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Sylvie Bérard Personne adoptée, enfant de la Miséricorde et autrice du livre Mamy Blues – Une adoption, une quête, des retrouvailles (2025)
Cet imposant complexe de bâtiments d’architecture néo-classique, vacant depuis 2012, est si riche symboliquement qu’il serait presque scandaleux de réduire ce pan de l’histoire du Québec à une simple plaque de bronze.
Je suis née à la Miséricorde de Montréal. Je fais partie de la dernière génération d’enfants adoptés issus du système des crèches au Québec, un réseau alors porté par l’œuvre des religieuses catholiques et qui s’est étendu sur plus d’une centaine d’années.
On estime qu’environ 200 000 enfants auraient été confiés à l’adoption au Québec entre 1920 et 197019 702. En 120 ans d’existence, la Miséricorde de Montréal, à elle seule, a accueilli 71 273 mères célibataires et prodigué des soins à 53 914 enfants destinés à l’adoption3.
La Miséricorde n’accueillait pas seulement des mères célibataires. Fondée en 1848, elle s’imposa rapidement comme une institution vouée à la maternité dans son ensemble. Elle fut, jusqu’au début du XXe siècle, le plus important centre d’obstétrique francophone à Montréal et contribua aux avancées scientifiques en obstétrique, en santé des femmes, en pédiatrie, en pratique sage-femme et en soins infirmiers3. Mariées ou non, toutes les femmes avaient accès aux mêmes soins médicaux, sans distinction officielle de leur statut social. Pourtant, la séparation demeurait bien réelle : leur séjour ne se déroulait pas dans la même aile du bâtiment, et elles n’entraient jamais par la même porte.
Dans le secret des murs de la Miséricorde
Il m’arrive de revenir à la Miséricorde. J’en parcours le quadrilatère, longeant le 850 René-Lévesque – l’entrée qu’empruntaient autrefois les mères célibataires – puis la rue Saint-Hubert, où se dressait la crèche où j’avais séjourné bébé. Ce lieu me captive, non seulement par l’imposante gravité de son architecture, mais surtout parce qu’il garde la mémoire de ma mère franchissant ses marches, moi dans ses bras. Elle a pu repartir avec moi après ma naissance, en 1970 – reflet des temps changeants pour une célibataire, alors que tant d’autres femmes, au XIXe et au XXe siècle, durent repartir les bras vides.
Allons-nous ensevelir un héritage de mémoire sous des tonnes de béton et des mégawatts de puissance, au nom des besoins immédiats, sans égard à la charge historique de ce site pour les générations à venir ? Je comprends bien la nécessité de redonner vie à ce secteur et à ces bâtiments vétustes, mais le vide se fait déjà douloureusement sentir.
Nous portons aujourd’hui un devoir collectif : préserver la mémoire de ce lieu, témoin d’une part importante de l’histoire du Québec. Puissions-nous espérer que la société d’État entende cet appel, afin que ne soit pas complètement effacé ce patrimoine si riche de sens et d’histoires trop longtemps tues.
1. Lisez « Se souvenir des femmes et des enfants de la Miséricorde » 2. Consultez le site du Mouvement Retrouvailles
- Énoncé de l’intérêt patrimonial des anciens hôpitaux et couvents des sœurs de Miséricorde, Jean Laberge, Patrimoine Montréal, 2019, p. 4, 8
