Réaménagement du site de Fort-Lorette et réaménagement des berges

Situé dans l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville, en bordure de la rivière des Prairies, le site de Fort-Lorette a été acquis par la Ville de Montréal en 2018. Avec plus de 6 000 mètres carrés de superficie, le projet prévoit l’aménagement d’un espace public et la requalification collective de l’ancienne buanderie des Sœurs de Miséricorde, en vue d’une vocation contemporaine.

Information : Projet Fort-Lorette | Réalisons Montréal

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Communiqué de la Ville

Projet Fort-Lorette : La population est appelée à se prononcer sur l’aménagement d’un espace public unique

17 novembre 2020

Montréal, le 17 novembre 2020 -La Ville de Montréal lance aujourd’hui une consultation publique visant à élaborer une vision commune de l’aménagement du site de Fort-Lorette, dans l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville. Situé en bordure de la rivière des Prairies, le site a été acquis par la Ville en 2018 afin de protéger et mettre en valeur le patrimoine archéologique exceptionnel du Fort-Lorette et son paysage riverain.

Avec ce projet, la Ville de Montréal souhaite créer un espace invitant qui répondra aux besoins et aux aspirations de la population. Afin d’élaborer un projet collectif, rassembleur et inclusif, trois scénarios d’aménagement seront présentés aux Montréalaises et aux Montréalais, qui pourront s’en inspirer pour partager leurs idées et commentaires et alimenter la planification du site. La consultation se tiendra du 17 novembre au 1er décembre 2020 sur la plateforme Réalisons Montréal.

« Je suis fière du chemin parcouru dans ce dossier et je tiens à remercier Jérôme Normand, conseiller municipal du secteur, pour son engagement auprès des partenaires. Ce site constitue une richesse collective inestimable et nous souhaitons trouver la meilleure façon de le mettre en valeur tout en le protégeant pour les générations futures », a déclaré Émilie Thuillier, mairesse d’Ahuntsic-Cartierville et responsable du patrimoine au sein du comité exécutif.

À la fin du 17e siècle, on retrouve au Fort-Lorette une mission sulpicienne et un village autochtone. La valeur patrimoniale du site provient de sa rareté, puisqu’à cette époque, il n’existe qu’une dizaine de forts autour de l’île. Le projet prévoit l’aménagement d’un espace public et la requalification collective de l’ancienne buanderie des Sœurs de Miséricorde, située sur le site, d’une superficie de plus de 6000 m2. La Ville de Montréal travaille en étroite collaboration avec les acteurs du milieu pour aménager un espace qui répond aux besoins de la collectivité, tout en respectant la valeur patrimoniale de ce site exceptionnel.

Pour ce faire, un comité de concertation, formé de la Ville de Montréal, de l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville, du ministère de la Culture et des Communications, du Kanehsatà:ke Language and Cultural Centre, de la Fabrique de la paroisse de la Visitation-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie, des Sœurs de Miséricorde, de la Société d’histoire d’Ahuntsic-Cartierville, de la Société des amis du boulevard Gouin, des Amis du village historique du Sault-au-Récollet et de la Résidence Ignace-Bourget, a été mis sur pied. Cette démarche consultative et participative s’inscrit également dans un esprit de réconciliation avec les peuples autochtones, notamment la communauté mohawk de Kanehsatà:ke. Ce comité a pu se prononcer sur différents scénarios d’aménagement proposés par les consultants externes, qui sont maintenant soumis à la population sous forme de sondage afin de recueillir ses commentaires.

Rendez-vous sur la page Réalisons Montréal pour en apprendre davantage sur le projet et participer à la démarche participative en cours : https://www.realisonsmtl.ca/projetfortlorette

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À propos de la promenade du projet

J’ai vu la promenade il y a quelques semaines, et visuellement c’est effectivement triste. En fait, tout le parc devrait être mieux fait…

Cependant j’imagine qu’il y a des raisons techniques. Je comprends la présence des roches, et la végétation devrait aider à tenir la terre aussi?

Hydro-Québec prend l’approche CDPQi. Oui le déficit d’entretien justifie l’enrochement, oui la réfection est plus compliqué (et couteuse), mais ils font déjà de petits enrochement depuis des années à la place de réaliser les travaux nécessaires. Ils ont été négligent.

Quelques développements pour la promenade:

Hydro-Québec envisage deux scénarios pour améliorer l’accès la rivière et l’aspect de la berge. À certains endroits, il y aurait une promenade directement sur le remblai de pierre à deux endroits (au niveau de l’école secondaire Sophie-Barat et de Fort-Lorette si je comprends bien). Pour le reste du trajet, il y a deux options: un parcours qui passe par le boulevard Gouin pour lier ces deux différents sites (comme on peut voir en pointillé sur la carte), ou des ententes pour passer sur les terrains privés pour atteindre d’autres points d’observation (les points le long du trait plein).

La seconde option ne me semble qu’une bonification du concept.

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Mélanie Joly appuie une promenade riveraine dans ce projet, en opposition avec Hydro-Québec qui veut mettre ses grosses roches pour protéger les berges. Un texte de La Presse:

Texte intégral

Berge de la rivière des Prairies Un projet citoyen défiant Hydro-Québec reçoit l’appui du fédéral

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE

Vue aérienne d’une partie du barrage Simon-Sicard (en bas à droite), du parc-nature de l’Île-de-la-Visitation et de la centrale de la Rivière-des-Prairies (au fond)

Une députée fédérale du gouvernement Trudeau annoncera vendredi son intention de soutenir l’aménagement d’une promenade protégeant les berges de la rivière des Prairies, sur un terrain à Ahuntsic où Hydro-Québec veut plutôt enrocher de façon massive, a appris La Presse.

Publié le 22 octobre 2021 à 6h00

Henri Ouellette-Vézina

HENRI OUELLETTE-VÉZINALA PRESSE

« On parle d’un beau projet développé par des citoyens eux-mêmes qui va avoir un impact positif sur l’environnement. Ma seule question, c’est : pourquoi ne pas les soutenir ? », lance la députée d’Ahuntsic-Cartierville et ministre sortante du Développement économique, Mélanie Joly, en entrevue téléphonique.

Elle fait ainsi référence au projet de la Promenade-du-Sault, mis de l’avant par des résidants, qui consisterait à construire une promenade universellement accessible sur les berges de la rivière des Prairies.

Mais Hydro-Québec a d’autres objectifs. La société d’État entend plutôt remplacer le mur riverain de ciment de 1,3 km – presque centenaire – par une longue digue faite de roches de grande taille. Trois petits tronçons ont déjà été réalisés d’urgence en 2019, mais le reste est pour l’instant mis sur pause. Le regroupement citoyen, lui, affirme que cela ne convient pas à un milieu urbain comme Ahuntsic.

« On doit procéder »

Le porte-parole d’Hydro-Québec, Maxence Huard-Lefebvre, rappelle que « la centrale de la rivière des Prairies nécessite certains ouvrages sur le barrage Simon-Sicard, dont les digues et les murs de soutènement qui ont 90 ans ». « Ce vieillissement des infrastructures fait en sorte qu’on doit procéder avec les travaux. Elles sont assujetties à Loi sur la sécurité des barrages », fait-il valoir.

Quant au projet de promenade, le relationniste renvoie la balle aux autorités. « On ne pense pas avoir la légitimité de se positionner. Il y a des gens qui sont favorables, d’autres qui nous disent avoir des inquiétudes. C’est vraiment une décision qui relève du politique », fait-il valoir, en réitérant que son groupe demeure « ouvert » au dialogue.

Pour Mélanie Joly, il est clair que le projet d’Hydro-Québec n’obtient pas « l’acceptabilité sociale », d’autant que l’enrochement « a un impact sur la création d’îlots de chaleur ». « C’est essentiel qu’on protège et qu’on verdisse nos berges, parce qu’il faut assurer la qualité de vie des gens sur place », martèle-t-elle, en s’engageant à « pousser un peu plus la note » dans ce dossier.

PHOTO YAN DOUBLET, ARCHIVES LE SOLEIL

Mélanie Joly, députée d’Ahuntsic-Cartierville

C’est sûr qu’il y a un compromis possible. Il en va aussi de la responsabilité sociale d’Hydro-Québec de mettre sur pied cette promenade-là.

Mélanie Joly, députée d’Ahuntsic-Cartierville

M. Huard-Lefebvre assure que les consultations qui ont eu lieu dans les derniers mois ont permis de dégager des consensus. « On est très sensibles, par exemple, à la hauteur du mur qui est projetée. On travaille à voir ce qu’on peut faire pour abaisser le mur et satisfaire les populations locales, tout en conservant les caractéristiques techniques requises », soutient-il.

Montréal veut une étude du BAPE

Appelée à réagir, l’administration Plante a indiqué qu’elle se réjouissait de l’appui exprimé par Mme Joly au projet de la Promenade-du-Sault, en rappelant que la candidate à la mairie d’Ahuntsic-Cartierville, Émilie Thuillier, s’était d’ailleurs elle-même engagée à concrétiser le projet des citoyens au début octobre.

« Nous sommes préoccupés des impacts négatifs qu’un éventuel enrochement dans ce secteur pourrait avoir sur la berge et sur le projet de promenade riveraine. C’est un enjeu dont notre équipe discute avec Hydro-Québec depuis plus de deux ans et qui devra être soumis au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) », affirme l’attachée de presse, Marikym Gaudreault.

Dans les rangs de Denis Coderre, l’aspirante-conseillère du district de Sault-au-Récollet, Gaetana Colella, affirme que son parti « soutient entièrement le comité citoyen Promenade-du-Sault ».

« Les plans pour le mur de soutènement du barrage Simon-Simard sont inconciliables avec notre vision de la protection de l’environnement, en plus de ne pas garantir un accès public aux paysages. Nous sommes également d’avis qu’Hydro-Québec n’a pas su être à l’écoute de la population d’Ahuntsic-Cartierville dans ce dossier », fustige-t-elle.

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