
PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE
Le bâtiment qui a abrité le club 357c
Un bâtiment emblématique de Montréal change de main. Trois ans après la mort tragique de son ancien propriétaire, le fondateur de Softimage Daniel Langlois, une membre de la famille Saputo fait l’acquisition du 357, rue de la Commune Ouest.
Officiellement appelé édifice des Commissaires, l’immeuble a longtemps hébergé le célèbre club 357c, jusqu’à sa fermeture en 2019. Son nom avait été cité plus d’une fois à la commission Charbonneau.
Une société à numéro contrôlée par Patricia Saputo a récemment déboursé 15 millions pour l’acheter, selon un acte de vente retracé grâce à la base de données Nominis.
Patricia Saputo est la fille de Francesco « Frank » Saputo, le fils aîné de Giuseppe Saputo, fondateur du transformateur laitier montréalais Saputo.
Il est le frère de Lino Saputo, qui lui a racheté la quasi-totalité de ses actions dans ce géant de Québec inc. en 2024, et qui a longtemps présidé aux destinées de l’entreprise jusqu’à sa retraite en 2017.
Après avoir entamé sa carrière d’experte en fiscalité chez Deloitte, Patricia Saputo a siégé au conseil d’administration de l’entreprise familiale.
Un appel de La Presse à la firme Crysalia, qu’elle a cofondée et dont elle préside toujours le conseil d’administration, est resté lettre morte mercredi.
Toujours inoccupé ?
C’est le frère de Daniel Langlois, Normand Langlois, qui a agi comme vendeur. Ce dernier préside dorénavant l’entreprise fondée par son défunt frère, Propriétés Terra Incognita inc., depuis sa mort en décembre 2023.
Rappelons que Daniel Langlois et sa femme, Dominique Marchand, avaient été retrouvés morts dans les restes calcinés de leur automobile en bordure d’un chemin menant à leur domaine situé sur l’île de la Dominique dans les Caraïbes.
La police soupçonnait alors que c’était l’œuvre d’un tueur à gages embauché par un voisin mécontent. Deux hommes ont été arrêtés peu après les faits, mais les procédures judiciaires traînent en longueur. L’Agence QMI rapportait en janvier dernier les propos d’un politicien local voulant que les États-Unis aient demandé leur extradition, ce qu’ont nié les autorités dominiquaises.
Normand Langlois n’a pas répondu à un courriel de La Presse à propos des raisons ayant mené à cette vente. Impossible donc de savoir si le bâtiment avait été occupé depuis la fermeture du club 357c. Selon l’acte de vente, aucun locataire n’est mentionné et son usage était strictement résidentiel.
L’histoire derrière le bâtiment
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