Nouveau sondage dont aucun média n’a parlé bizarrement.
PQ et PLQ ex-æquo à 32, CAQ 16, PCQ 11 et QS 7.
Nouveau sondage dont aucun média n’a parlé bizarrement.
PQ et PLQ ex-æquo à 32, CAQ 16, PCQ 11 et QS 7.
Ma théorie: chaque fois que PSPP part en quenouille sur X, il gagne un point d’avis défavorable.
Quelqu’un au PQ devrait prendre le contrôle de son compte.
Pour l’instant son score reste stable, autant dans sa cote personnelle que pour le score du PQ.
Il reste à 32%, en position favorable, mais attention, il pourrait se retrouver dans une situation à la Poilievre si il ne se gère pas. Actuellement je dirais que son risque ce serait plus d’être minoritaire que de perdre l’élection, mais ça peut encore changer.
L’enjeu va être la répartition des voix des nationalistes fédéralistes qui ne veulent pas de référundum. Si ils se rangent en majorité derrière un seul parti, ça peut faire mal au PQ, si ils restent divisés entre PLQ, CAQ et PCQ, le PQ sera gagnant.
Si le PQ est légèrement minoritaire (au sens que les quelques sièges de QS peuvent faire la balance du pouvoir), j’ai une take étonnante, mais je pense que ce serait bénéfique pour le processus référendaire et constitutionnel car ça forcerait le PQ à collaborer avec QS à ce sujet et à bâtir un camp du oui ouvert et inclusif. Autrement dit, je prefère que le PQ fasse 31% et soit minoritaire avec le besoin de bosser avec QS sur la souveraineté VS il fait 33% et majoritaire et se croit légitime de tout faire tout seul (ce qui dans le contexte du PQ actuel est voué à l’échec selon moi).
Parlant de souveraineté, les Oui Québec organisent des panels lors d’une fin de semaine militante les 22-23-24 mai et le panel sur la politique municipale s’annonce super intéressant !
Christian Savard et Jackie Smith seront invités !
Ce gars a tellement mal viré… on aurait pu produire de l’électricité avec le nombre de fois que René Lévesque s’est retourné dans sa tombe. Le PQ n’est vraiment plus le PQ du début et ce depuis le départ de Lévesque, pas mal. Le parti va toujours plus à droite et dans le repli identitaire digne de l’extrême droite… l’ethnonationalisme, l’anti « wokisme », la haine de tout ceux pas blancs et francophones de naissance, etc. C’est juste vraiment triste.
Un PQ majoritaire ça serait très dangereux pour les droits humains et les minorités au Québec… au moins, s’ils sont minoritaires et que QS détient la balance du pouvoir, de belles avancées pourraient voir le jour comme une réforme électorale normalement voulue par les deux partis.
Même si une collaboration entre ces deux partis serait bénéfique pour la démocratie, je pense que les chances que le PQ et QS parviennent à s’entendre sur quoi que ce soit sont pratiquement nulles à l’heure actuelle.
Le PQ a pratiquement décidé qu’il voulait être un parti identitaire ethnonationaliste de droite. La diversité est l’ennemie, le « wokeisme » est mauvais, tout le monde est marxiste, etc. Tout comme d’autres partis politiques de ce genre, ils sont arrogants, totalement hostiles à toute critique, agressifs et facilement vexés. Le PQ dirigé par PSPP ne collaborerait jamais avec QS, car leurs conceptions de l’indépendance sont complètement différentes.
Mis à part l’indépendance, QS et le PQ ne s’entendent littéralement sur rien. QS est en quelque sorte l’incarnation politique d’un programme de diversité et d’inclusion : ils représentent exactement ce que le PQ ne cesse d’attaquer.
Je pense que nous nous retrouverons soit avec un gouvernement minoritaire du PQ très affaibli, soit avec un gouvernement minoritaire libéral. Historiquement, les libéraux doivent recueillir environ 25 % des voix francophones pour former un gouvernement, et ils se situent actuellement autour de 21 % dans la plupart des sondages. Ils ne sont donc pas très loin de pouvoir former un gouvernement si les sondages sont fiables.
Le tout récent documentaire “1995: Espoirs et trahisons” sur les coulisses du dernier référendum vient d’être publié hier sur la chaine Savoir média. 1h25 d’anecdotes et de jeux politiques racontés par certains acteurs de la première heure.
Je pense qu’il faut quand même faire attention et de dissocier le PQ et PSPP en quelque sorte et je ne dis pas ça pour défendre ni l’un ni l’autre. La plateforme du PQ est franchement très similaire à celle de QS sur de nombreux aspects. La base militante du PQ a quand même de nombreuses similarités avec celle de QS et l’électorat de ces deux partis possède de même segments.
Il y a effectivement une mouvance plus identitaire et plus à droite chez les militants du PQ et PSPP n’a pas prouvé (et c’est même le contraire) qu’il veut un projet social-démocrate, tel que s’est toujours inscrit le PQ, mais il est difficile pour un chef de faire disparaitre tout cet héritage social-démocrate en quelques années.
Personnellement, je ne partage pas ton avis que le PQ et QS ne parviennent pas à s’entendre sur quoi que ce soit. De toute façon, à moins que PSPP soit secrètement fédéraliste, il se rendra compte, si ce n’est pas déjà le cas, que même avec l’appui des séparatistes de QS, le projet national sera très compliqué à accomplir. S’il ne serait pas capable de faire des compromis et de s’entendre avec QS, alors il sera incapable de gouverner, incapable de mener le projet du Oui.
Note : juste pour illustrer la proximité du discours du PQ (pas de PSPP) et de QS, voici un extrait :
Le Parti Québécois aspire à :
• Affirmer clairement le préjugé favorable aux travailleurs.
• Rehausser les montants accordés par le crédit de solidarité pour mieux tenir compte
de la hausse du coût des besoins de base le logement et l’alimentation dans l’indice des
prix à la consommation.• Favoriser la collaboration syndicats-État-patronat, pour anticiper les transformations
structurelles du marché du travail, comme la disparition et la modification des différents
métiers et soutenir les personnes touchées en élaborant des politiques et programmes
de formation et de soutien de revenu.• Faciliter la syndicalisation de l’ensemble des travailleurs et modifier le Code du travail
afin de mieux protéger les travailleurs autonomes.• Encadrer les agences de placement en emploi afin de mieux protéger les travailleurs et
les travailleuses.• Soutenir adéquatement et suffisamment les travailleurs malades.
• Favoriser des politiques socioéconomiques rendant la parentalité abordable pour tous.
Ces politiques devront être respectueuses des droits des femmes en tout temps et sans
compromis.• Augmenter le salaire minimum pour qu’il atteigne un seuil de viabilité.
• Adopter une nouvelle loi sur l’équité salariale avec plus de mordant.
• Baliser par des normes de travail le droit à la déconnexion des travailleurs.
• Élargir l’interdiction du recours aux briseurs de grève en y incluant le télétravail et
l’impartition à des sous-traitants, afin d’empêcher les employeurs de contourner la
grève en délocalisant le travail.
Il est parfois facile, surtout en raison des gestes et sorties récentes du chef, d’oublier qu’il s’agit avant tout d’un parti dont la direction est déterminée par les membres et d’oublier ce qu’ils proposent réellement.
Je n’irai pas jusqu’à très dangereux pour les droits humains, mais le PQ actuel avec PSPP ça ne m’enchanterait pas des masses de le voir majoritaire.
QS et le PQ ont sur le papier énormément de points communs sur le socio-économique. Le PQ a tendance a devenir plus au centre depuis les années 1990, mais encore récemment ils avaient des propositions similaires sur des enjeux comme l’environnement, le transport en commun, certains pans de l’économie etc.
Je ne crois pas à la division infinie entre les deux parties. Ils sont différents et le PQ glisse de plus en plus à droite, mais il y a encore une majorité au PQ ouverte à travailler avec QS et inversement. Depuis toujours dans cette histoire, ce sont les deux minorités les plus militantes et extrêmes des deux partis qui bloquent tout par idéologie. Sauf que dans un cas où faire avancer le projet de pays passerait obligatoirement par une collaboration (ce n’est jamais arrivé) ce serait très différent.
Tout à fait. Deux hics la dedans cependant, techniquement le programme du parti n’engage en rien les députés quand il s’agira de voter des lois et secondo, PSPP fait fuir les militants plus à gauche du parti et il réussit à contrôler le parti de l’intérieur comme personne depuis bien longtemps… donc il arrive à faire piloter le parti du côté du centre/centre-droit.
Je rappel qu’ils ont littéralement fait un vote sur l’interdiction de parler de l’identité de genre dans les écoles et d’autres mesures « anti-woke » donc basically Transphobes…
Beaucoup de ces propositions semblent outdated avec les annonces toujours plus à droite de PSPP, qui reste le chef du parti. QS a une organisation beaucoup plus proche du peuple et des membres que le PQ qui reste un parti très centré autour du chef.
Je ne dirais pas que c’est extrême de la part de la base militantes de QS de ne pas vouloir travailler avec un parti xénophobe avec pas mal de connexions avec des personnalités d’extrême droite… PSPP lui-même a des discours s’apparentant au Trumpisme. L’environnement, les services publics, les droits des minorités, etc prennent de plus en plus le bord de jours en jours au PQ.
Mais bon, la fenêtre d’overton a tellement bougé que QS c’est « l’extrême gauche » pour beaucoup alors qu’en Europe QS serait catégorisé au centre-gauche très probablement.
Je ne suis pas indépendantiste, mais me semble que si je l’étais, pourquoi j’irais au PQ plutôt que chez QS quand l’un propose un projet bien plus inclusif, ouvert et rassembleur ? Je doutes que beaucoup de gens progressiste se retrouve dans le discours du PQ des dernières années.
De quel vote parlez vous exactement?
Lors d’un de leur dernier congrès :
LA CAMPAGNE RÉFÉRENDAIRE EST LANCÉE
Ce qui nous mène au récent Congrès du PQ, où le chef a déclaré que la « campagne référendaire est lancée », alors qu’il débattait d’Histoire, par discours interposés, avec le fédéraliste en chef, le premier ministre du Canada. En coulisses, les membres bricolaient des résolutions qui devaient stimuler la soif du pays. Las, on propose une commission parlementaire pour modifier le cours d’éducation à la sexualité, jugé trop inclusif des réalités trans. On veut aussi interdire aux femmes trans l’accès des vestiaires, prisons et organismes de femmes, y compris de lesbiennes (merci à Alexandre Dumas et Eli San pour les infos).
À croire qu’il s’agissait d’un congrès des Partis conservateurs du Canada ou du Québec, du Parti populiste de l’ineffable Maxim Bernier, ou du Parti républicain aux États-Unis.
Dans un Québec géré par le PQ, donc, les organismes féministes – et lesbiens – ne seraient pas libres de décider à qui ouvrir leur porte. By Jove!
J’ai voté OUI en 1995, sans avoir entendu parler de laïcité ou du genre des toilettes.
Le PQ veut aussi bouter les femmes trans hors des toilettes pour femmes. Et dire qu’on explique aux Français, depuis des décennies, que « PQ » fait référence au « Parti québécois », et non au « papier-cul »…
Après le vieux slogan nationaliste « Maîtres chez nous! », voilà celui pour le prochain camp du OUI : « Boss des bécosses! »
Or ce PQ a-t-il bien réfléchi? Le Québec compte 0,23 % de personnes trans ou non-binaires (un peu plus chez les 15-35 ans), et le dernier référendum a été perdu par 0,58 %… C’est chaud! Surtout que les trans ont des proches solidaires. Nous expliquera-t-on, le soir du prochain référendum, qu’on a été vaincus « par les toilettes et des votes trans, essentiellement ! »
Et post du Conseil québécois LGBT :
Le ressentiment envers le PQ est plus ancien chez la base solidaire. On est d’accord que PSPP leur donne raison récemment, mais c’était antérieur à lui. Il y a toujours un eu un refus commun de la partie la plus à gauche de QS de travailler avec le PQ car il n’était pas assez de gauche et du côté du PQ la parti plus à droite qui voulait pas travailler avec les “communistes” de QS… et c’est bien dommage pour le Québec.
On est d’accord sur la fenêtre d’overton, cela dit j’ai l’impression que QS a tellement rien proposé de majeur ces derniers temps qu’il finisse par se défaire de cette image d’extrême gauche.
Sur le dernier point : le PQ est à 32% dans les sondages et QS 7%. C’est ça la raison qui fait que certains progressistes souverainistes restent ou veulent voter PQ en se bouchant le nez, parce que c’est le plus réaliste pour faire le pays.
La charte des valeurs québécoises date d’avant PSPP. Le PQ n’a pas fait un virage à droite depuis l’arrivée de PSPP, ça date d’avant ça. On se rappelera d’ailleurs les attaques de JFL sur QS à base de complotisme et de maccarthysme.