Je suis persuadé qu’il y aurait un traitement différent pour ça… on pourrait parier un 20$… ![]()
Je passe tous les jours devant la basilique en vélo, sur Notre-Dame et je ne les ai jamais remarqué. Par contre, tous les jours, je vois des personnes dormir dans la rue, sur Notre-Dame.
C’est indéniable que c’est la thématique de la laïcité qui nous amène à “prioriser” un projet de loi sur la prière dans l’espace public. Ça provoque de l’engagement en dehors de Montréal.
C’est correct tant qu’il se mettent pas a faire la prière #sarcasme
Malgré les craintes de Lucien Bouchard, le PQ fonce vers un référendum : https://lp.ca/hOILTY?sharing=true
Il n’y a pas vraiment d’appétit pour un référendum au Québec et je doute que les conditions gagnantes soient au rdv dans un an. Ce qui pourrait conduire à un gouvernement minoritaire, si le PQ gagne les élections.
M. Bouchard s’inquiète à la fois de l’effet de cette promesse sur la capacité du Parti québécois à prendre le pouvoir en 2026, et sur les conséquences négatives d’une troisième défaite référendaire, si jamais la formation indépendantiste remporte les élections.
Pour avoir vécu les deux autres référendums, je partage tout à fait cet avis.
Je souhaite partager ici une anecdote vraiment particulière. À l’époque du référendum de 1980, j’étais basé à Halifax, mais je faisais la navette parce que j’habitais à Montréal dans mes congés. On était plus d’une cinquantaine de PNC originaire du Québec. Or tous les agent.es de bord, incluant moi-même qui avaient manifesté innocemment leur appui public pour le oui. Air Canada nous a envoyé d’office (sans préavis), en vols non planifiés à l’extérieur du pays pour nous empêcher de voter. ![]()
https://www.lapresse.ca/actualites/chroniques/2025-08-28/la-saaq-perdue-sur-mars.php
On comprend que l’avocat d’un suspect dans le viseur de la police soit protégé des perquisitions et de l’écoute électronique. On comprend que ce privilège soit protégé. On comprend mal comment la SAAQ peut considérer le travail de ses avocats civilistes payés par les fonds publics, qui donnent des conseils à ses employés payés par les fonds publics, puisse invoquer le privilège pour entraver une enquête policière sur une possible dilapidation de fonds publics.
Autre extrait de l’article:
Bref, la suggestion du député libéral Monsef Derraji de mettre la SAAQ sous tutelle, quand on constate cette nouvelle ignominie, tombe de plus en plus sous le sens. La tête de cette organisation est pourrie.
Encore une fois la CAQ contribue au problème plutôt qu’à la solution. Voici un article qui répond clairement à ta question. Dont voici un extrait et le résumé plus bas.
On aurait dû lire la même chose dans le rapport Pelchat-Rousseau. Il n’y a pas de crise de prières de rue ou d’envahissement islamique. Il y a peut-être une réflexion à faire sur la place des prières dans les espaces publics, mais brandir un projet de loi pour ça, ça revient à utiliser un bazooka au lieu d’une tapette à mouches. Pour des mouches imaginaires.
Résumé
Une loi pour gérer des anecdotes
Par Mickaël Bergeron, La Tribune
29 août 2025 à 04h00
5 minutes
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Le ministre Jean-François Roberge et les deux commissaires du Comité d’études sur le respect de la Loi sur la laïcité, Christiane Pelchat et Guillaume Rousseau. (Patrick Sanfaçon/Archives La Presse)
CHRONIQUE/ Le rapport Pelchat-Rousseau venait à peine d’être déposé que, déjà, le gouvernement Legault annonçait un projet de loi pour interdire les prières de rues. Même si le rapport ne démontre pas vraiment que cette pratique représente un problème.
En décembre dernier, le premier ministre François Legault avait manifesté son malaise «de voir du monde à genoux dans la rue à faire des prières» et jugeait que ça ne devrait pas avoir lieu. En mars, il créait un petit comité, formé de Christiane Pelchat, avocate, et Guillaume Rousseau, professeur à la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke, pour analyser la question.
Le terme «prières de rue» avait un peu fait les manchettes l’hiver dernier. On fait particulièrement allusion à des musulmans qui ont pu prier sur une place publique, devant la Basilique Notre-Dame de Montréal, ou dans un parc d’Ahuntsic, toujours à Montréal.
J’ai tenté de trouver d’autres exemples moi-même. Je n’ai relevé aucun cas de prières de rue à Saguenay, à Sherbrooke, à Trois-Rivières ou à Drummondville. Toutes mes recherches me ramènent toujours aux deux cas de Montréal. Peut-être que c’est moi qui cherche mal.
Je m’attendais donc, naïvement j’imagine, à ce que le rapport Pelchat-Rousseau recense l’ampleur de cette pratique qui, selon Mathieu Bock-Côté, représente «une provocation islamiste, qui vise explicitement l’occupation de l’espace public, sur le mode conquérant, en imposant la loi de l’islam, devant une société pétrifiée.» Rien de moins!
Sauf que le rapport ne donne aucun autre exemple que les deux que j’ai mentionnés. Il y a bien un passage, page 26, où on peut lire «ces dernières années ont été marquées par l’augmentation des pratiques religieuses dans l’espace public», mais les références utilisées pour appuyer ces propos ne donnent pas d’autres exemples non plus.
Combien de fois est-ce arrivé? On ne le dit pas plus. Combien de personnes étaient rassemblées? On ne le dit pas non plus.
Une des «références» censées «démontrer» la menace est un mémoire déposé dans le cadre de ce comité. Voici ce qu’on peut y lire – et je cite tel quel : «J’ai une amie à Sherbrooke qui me dit que les éducatrices très québécoises de souche du CPE de son fils vont consulter l’imam du quartier.»
J’ai aussi un ami sur la Côte-Nord qui jure avoir vu une soucoupe volante dans la baie de Sept-Îles.
Le gouvernement du Québec est littéralement en train de monter tout un discours comme quoi le Québec est envahi par les prières de rues, par de «l’entrisme» religieux, et tout ce qu’on propose pour appuyer cette idée dans un rapport, ce sont des j’ai-entendu-dires non vérifiés et les deux mêmes exemples répétés partout? Ça ne peut pas être sérieux. Ça n’empêche pas le rapport de proposer 50 recommandations à partir de ça.
Le premier ministre François Legault croit que la laïcité est menacée. (Edouard Plante-Fréchette/Archives La Presse)
Sans surprise, le rapport cite plusieurs fois le cas de l’école Bedford, même si ce cas n’implique pas autant la religion qu’on l’a laissé croire. Même le gouvernement lui-même le reconnait dans le rapport d’enquête du ministère de l’Éducation. Dans une mise en garde, on peut lire que, contrairement à ce que plusieurs ont dit dans les médias, ce n’était pas un enjeu religieux, mais plutôt une divergence sur «les rôles des enseignants dans une école».
Je cite le rapport de juin 2024 : «Bien que le volet culturel puisse expliquer certaines de ces divergences d’opinions, puisque les clans ne sont pas divisés en fonction de la culture des individus qui les composent, les enquêteurs les ont davantage considérés comme des clans en opposition d’idéologies et de visions» plutôt qu’un enjeu culturel ou religieux.
Le rapport Pelchat-Rousseau partage les résultats de sondages menés auprès des municipalités et dans les institutions publiques. Ces deux sondages ne permettent pas de conclure qu’il y a un problème concernant la Loi sur la laïcité, sauf quelques cas d’exception.
Neuf municipalités sur dix affirment ne rencontrer aucun enjeu concernant la Loi sur la laïcité de l’État. Les deux commissaires mentionnent aussi que «[de] manière générale, les organisations affirment respecter les principes de laïcité et de neutralité religieuse de l’État.»
Si j’étais cynique, je dirais que toute cette histoire de prières de rue n’est qu’une tentative pour le gouvernement Legault d’attirer l’attention sur un enjeu qui a tendance à enflammer les commentaires en ligne, quitte à transformer des anecdotes en scandale, afin de diminuer l’attention sur un vrai scandale, celui de SAAQclic.
Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, a lancé un référendum à ses membres sur les prières de rues. (Edouard Plante-Fréchette/La Presse)
Sauf que le Parti québécois a aussi sauté tête première sur le sujet en lançant un «référendum» auprès de ses membres pour savoir s’ils sont pour ou contre les prières de rue. En sept heures, la publication Facebook de Paul St-Pierre Plamondon avait déjà plus de 1000 commentaires.
Tout ça alors que probablement 95% de la population québécoise n’a jamais vu aucune prière de rue de sa vie.
En 2008, le duo Bouchard-Taylor soulignait dans leur fameux rapport que le Québec n’avait pas vraiment vécu une crise d’accommodements raisonnables, mais plutôt des initiatives isolées surmédiatisées.
On aurait dû lire la même chose dans le rapport Pelchat-Rousseau. Il n’y a pas de crise de prières de rue ou d’envahissement islamique. Il y a peut-être une réflexion à faire sur la place des prières dans les espaces publics, mais brandir un projet de loi pour ça, ça revient à utiliser un bazooka au lieu d’une tapette à mouches. Pour des mouches imaginaires.
Pour citer Donalda: " Sainte-Misère, priez pour nous! " ![]()
J’ai déjà vu des gens faire des prières dans des parcs SEPAQ et je m’en fou. Ça m’étonne qu’on mette autant d’énergie dans un dossier aussi peu conséquent.
La CAQ ne sait plus à quel saint se vouer pour gagner des votes et donner l’impression qu’elle répond encore aux attentes des citoyens. Elle devrait essayer les lampions, mais je crois que ça aussi c’est interdit dans la nouvelle loi. ![]()
Prochaine station: la Constitution du Québec.
Voici un écho, d’un point de vue insoumis:
C’est drôle, on parle souvent des prières publiques de personnes musulmanes, mais on passe un peu sous silence les rassemblements de prêcheurs chrétiens de plus en plus fréquents au centre-ville, notamment dans le coin du Square-Philips.
La CAQ et cie font tout un plat du soi-disant entrisme religieux de l’Islam tout en ignorant le fait que la resurgence d’idées conservatrices et rétrogrades chez les jeunes au Québec, particulièrement les jeunes garçons, vient bien plus de l’influence grandissante d’influenceurs masculinistes avec des liens avec la droite chrétienne. Mais bon, c’est plus facile de taper sur la minorité visible ![]()
Le jugement est un des grands points faibles de l’équipe ministérielle de la CAQ et cela depuis le premier mandat. Ces gens de premier plan, à part quelques rares bons ministres (Lebel, Dubé, Jolin-Barette, Fréchette), les autres ont considérablement nuit à leur propre image, en répétant les mêmes erreurs d’un dossier à l’autre. Notamment par pure électoralisme, afin de plaire à leur base et sans se préoccuper des intérêts supérieurs du Québec.
Voici un premier aperçu du prochain remaniement:
Un amateurisme caquiste au grand jour!
29 août 2025 à 04h08
L’auteur de la lettre qualifie le passage de l’ex-ministre Éric Caire devant la commission Gallant «d’amateurisme débridé». (Capture d’écran Commission Gallant)
POINT DE VUE / Le juge Denis Gallant de la commission du même nom devient très gênant pour le gouvernement Legault qui risque d’y perdre beaucoup.
En effet, devant des procureurs méticuleux et bien articulés et, il en va ainsi pour le commissaire Gallant, on voit défiler ministres et ex-ministres mal préparés et peu convaincus sur leur rôle véritable d’élu, qui semble avoir été pris à la légère.
Parfois, on n’a pas regardé des documents ou, on ne les a pas vus ou pire, on ne se souvient pas, à répétition. Il n’y a pas de suivi des dossiers et on s’absente de réunions importantes ou, leurs représentants ne font pas rapport après y avoir assisté.
On dirait un manque d’intérêt.
Cela a été manifeste lors du témoignage de l’ex-ministre des Transports, François Bonnardel mais, encore davantage lors de celui de la ministre actuelle des Transports et vice-première ministre, Geneviève Guilbault, révélant pour le moins des incongruités, en plus d’avoir appris qu’elle utilisait un courriel personnel pour des communications ministérielles…
L’actuelle ministre des Transports, Geneviève Guilbault, lors de son témoignage vendredi. (Capture d’écran Commission Gallant)
Jusqu’à maintenant, c’est cependant l’ex-ministre de la Cybersécurité et du Numérique, Éric Caire, qui remporte la palme: un amateurisme débridé, comptant sur les autres pour faire le travail qui lui revient et refusant de prendre ses responsabilités.
Cette commission est un véritable procès pour la CAQ et ce qu’on y voit des élus est peu rassurant pour la population.
De l’amateurisme à son meilleur!
Le premier ministre, François Legault, qui vient y témoigner mardi, pourra-t-il rétablir certains faits et redorer l’image de son gouvernement?
Richard Gagné, Sainte-Pétronille
Mais voilà que le conseil d’administration (C. A.) de la SAAQ s’est révisé, en votant unanimement en faveur de la levée du privilège, a annoncé l’organisme par voie de communiqué, samedi matin. C’est au C. A. que revenait cette décision.
Tout les avis, opinions, et conseils juridiques qui permettront de l’exercice des mandats de la commission Gallant, de l’UPAC et de l’Autorité des marchés publics (AMP) seront donc divulgués, précise-t-on.
Un seul objectif nous anime tous, soit la recherche de la vérité. Dès que nous avons été mis au fait de l’enjeu de l’accès à certains documents, tant la présidente-directrice générale par intérim que le C. A. ont pris les mesures nécessaires pour régler rapidement la question.
Dominique Savoie, présidente du conseil d’administration de la SAAQ
La plus grosse hypocrisie c’est qu’en fait on veut viser l’islam spécifiquement mais qu’on ose pas le dire parce que ça passerait pas.
Sinon on a JAMAIS vu quelqu’un se plaindre qu’un juif porte une kippa au Québec. Ou que une collégienne porte une croix. Ça ne dérange que quand c’est l’islam. Au moins s’ils avaient la décence de reconnaître que c’est une seule religion qui dérange on serait plus avancés. Quand j’étais petit je me suis fait refuser d’une garderie par des propriétaires juifs qui ont dit à mes parents que comme nous n’étions pas juifs cet endroit n’était pas pour nous. Pourtant ce n’était pas une garderie ouvertement religieuse et le nom était neutre.
L’opinion publique en faveur de ce genre de restriction va vite déchanter quand ils verront que les événements chretiens ou juifs en seront aussi affectés!
Perso même en tant que musulman je trouve ridicule que des gens aillent prier devant la basilique. Ya pleins d’endroits où le faire et ceci peut être considéré comme de la provocation à juste titre.
Cependant la plupart des scènes de prière publique à Montréal dans les derniers mois sont reliés aux manifestations pro palestiniennes. En islam il y a des heures précises pour chaque prière et donc quand l’heure arrive ils prient tous ensemble. On peut être pour ou contre le fait que ça arrive mais le fait de prier ne fait de personne un islamiste.
Avant un islamiste c’était quelqu’un qui faisait du mal aux autres. Maintenant juste prier suffit pour en être un. De même que manger halal, faire le Ramadan ou porter un hidjab. Toutes les excuses sont bonnes pour leur taper dessus sans aucune distinction et les traiter comme un danger constant.
Il n’y a rien de bon qui va ressortir de ça. Bizarrement ça revient toujours pour des raisons purement électoralistes. Et ça effrite beaucoup le sentiment d’appartenance de gens qui sont nés ici, vivent ici tout en venant de cultures différentes.
J’ai jamais vu qui que ce soit peter sa chemise parce que des chretiens abordent les gens pour leur parler de Jesus. Personne. Et pourtant ça m’arrive toujours.
On peut être pour moins de visibilité c’est correct chacun son avis mais très peu le sont sans hypocrisie. Et très peu le sont de façon équitable entre toutes les religions. Il faut au moins avoir la sincérité d’admettre qu’il y a un énorme deux poids deux mesures.
La loi 21 c’était juste le début. Beaucoup ne seront pas heureux tant que les voilées n’auront pas COMPLÈTEMENT disparu de leur champs de vision. Où qu’ils soient.
C’est vrai que les Québecois.es ont une sorte de dérangement quand il est question de religion, surtout quand elle est ostentatoire. Et ça peut se défendre.
Mais n’ayons pas peur des mots, ce n’est pas “maladroit”, c’est une tactique purement politique qui vise à casser du sucre sur une communauté en particulier (comme l’a bien illustré Ousmane) et dévier l’actualité de SAAQClic.





