Politique municipale - Ville de Québec et ses banlieues

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Une nouvelle image pour rapprocher les conseils de quartier des citoyens

La Ville de Québec a récemment dévoilé une nouvelle image de marque destinée à l’ensemble de ses conseils de quartier. Réunis désormais sous le slogan Agir pour ma communauté, ces instances de participation citoyenne se dotent d’une identité visuelle commune visant à mieux refléter leur rôle et à renforcer leur visibilité auprès des résidents.

Christophe Gagnon-Fortin • 15 janvier 2026

Le conseil de quartier de Saint-Sacrement lors de sa rencontre mensuelle le 13 janvier dernier

Crédit photo: Christophe Gagnon-Fortin

Cette refonte s’inscrit dans une volonté plus large de l’administration municipale de moderniser ses outils de communication et de stimuler l’engagement démocratique à l’échelle locale.

L’annonce a été faite en décembre dernier, dans un contexte où la participation citoyenne demeure un enjeu important pour la Ville. Les conseils de quartier constituent en effet l’un des principaux canaux par lesquels les citoyens peuvent faire entendre leur voix sur des enjeux touchant directement leur milieu de vie.

Résumé

Une identité visuelle commune

Concrètement, la nouvelle image de marque se caractérise par une palette de couleurs plus marquées et par un logo inédit. Le slogan Agir pour ma communauté y est intégré afin de mettre en évidence le lien entre la participation citoyenne et l’action locale.

Pour accompagner ce lancement, la Ville a produit une vidéo promotionnelle ainsi qu’une présentation détaillant les principes graphiques retenus. Le déploiement de la nouvelle identité se fera progressivement au cours des prochains mois, à mesure que les conseils de quartier l’intègreront dans leurs outils de communication.

L’administration municipale soutient que cette uniformisation visuelle vise à rendre les communications des conseils plus reconnaissables pour la population, tout en conservant une marge de manœuvre permettant à chaque conseil de tenir compte des particularités de son quartier.

Une démarche issue du terrain

La Ville insiste sur le fait que cette refonte est le fruit d’un processus de consultation mené auprès des conseils de quartier eux-mêmes. Une Table de concertation sur les conseils de quartier, composée de membres administrateurs issus de différents conseils, a été mis sur pied afin de participer aux différentes étapes du projet, de la réflexion initiale jusqu’au choix final de l’identité visuelle.

Bertrand Gemme, président du conseil de quartier de Saint-Sacrement, faisait partie de ce comité. Il rappelle que le processus s’est étalé sur environ un an et demi et a donné lieu à plusieurs rencontres.

« Il y avait des conseils de quartier qui avaient déjà refait leur image par eux-mêmes, donc ce n’était pas uniforme. C’est quelque chose qui n’avait pas été fait depuis longtemps », explique-t-il.

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Selon lui, cette refonte constitue un premier pas positif, même si certains éléments souhaités par les conseils n’ont pas été retenus. En dépit de quelques lacunes, la collaboration avec la Ville demeure généralement bonne.

Des instances locales encore méconnues

À Québec, on compte actuellement 30 conseils de quartier, répartis sur l’ensemble du territoire municipal, dont 9 dans l’arrondissement de La Cité-Limoilou. Chaque conseil est composé de huit à dix membres bénévoles, élus lors des assemblées générales annuelles. Ces instances ont pour mandat de formuler des avis sur divers projets municipaux et de relayer auprès de la Ville les préoccupations exprimées par les résidents de leur secteur.

Malgré leur présence dans presque tous les quartiers, les conseils demeurent relativement méconnus de la population.

« Beaucoup de personnes ne le savent pas, c’est dommage », constate M. Gemme.

Ce déficit de notoriété a déjà été documenté. Il y a quelques années, un sondage mené par le conseil de quartier de Saint-Sacrement révélait que seulement le tiers des répondants connaissaient l’existence de cette instance.

« Nous, notre paye, c’est quand il y a du monde assis dans la salle », résume M. Gemme, illustrant l’importance de la participation citoyenne pour la vitalité des conseils.

Communication et concertation à améliorer

Au-delà de l’image de marque, certains enjeux structurels demeurent. Le manque de communication, tant entre les conseils de quartier qu’entre ceux-ci et la Ville, est identifié comme un point à améliorer. À cet effet, la Table de concertation des conseils de quartier, une rencontre en ligne tenue aux deux mois, a été remise en place afin de favoriser les échanges et le partage d’information.

« Il y a des conseils de quartier qui n’ont pas répondu », souligne M. Gemme, qui invite les conseils à s’impliquer davantage dans cet espace de concertation. Il va de soi qu’une meilleure coordination pourrait renforcer le poids collectif des conseils et leur capacité à faire valoir les réalités locales.

Un rappel du rôle local des conseils

Avec cette nouvelle image de marque, la Ville de Québec souhaite rappeler la place des conseils de quartier dans le paysage démocratique municipal. Si la refonte vise avant tout à améliorer la visibilité et la cohérence des communications, elle met également en lumière le rôle fondamental de ces instances de proximité, ancrées dans la réalité quotidienne des quartiers.

Alors que les enjeux de participation citoyenne demeurent au cœur des préoccupations locales, la refonte des conseils de quartier apparaît comme une étape symbolique, appelée à s’inscrire dans une réflexion plus large sur la place des citoyens dans la gouvernance municipale.

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Les citoyens consultés sur le plan d’action Saint-Roch 2026-2029

Près d’une centaine de personnes ont participé à la consultation publique sur le plan 2026-2029, Saint-Roch, centre-ville attractif, d’après la conseillère municipale du quartier. Après avoir travaillé avec des commerçants, des responsables d’institutions, des gens du milieu communautaire et d’autres de la sphère culturelle, la Ville de Québec voulait entendre les citoyens.

Les résidents, mais aussi ceux qui travaillent ou visitent le quartier, ont pu exprimer et partager leurs préoccupations avec le personnel qui a créé le plan d’action, à la bibliothèque Gabrielle-Roy.

La consultation publique avait lieu à la bibliothèque Gabrielle-Roy.

Photo : Radio-Canada / Gabriel Paré-Asatoory

Sans surprise, l’itinérance préoccupe bien des participants. France Chamberland note que la différence est visible dès qu’on traverse le boulevard Langelier. Ça me fait de la peine de le dire, c’est souvent l’itinérance.

Un autre participant, Robert Caron, se souvient de voir des itinérants dans le Mail Saint-Roch, mais aujourd’hui, ça ne se compare pas.

Résumé

Grands axes du Plan Saint-Roch 2026-2029 (nouvelle fenêtre)

  1. Sécurité, cohabitation et qualité du milieu
  2. Culture et animation
  3. Vitalité économique
  4. Habitation

AILLEURS SUR INFO : La désextinction : ressusciter des espèces éteintes

Elainie Lepage est conseillère municipale du district Saint-Roch―Saint-Sauveur. Elle précise que le plan Saint-Roch n’est pas le plan sur l’itinérance. Ce plan existe en soi, mais l’échéance est en 2026.

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Mme Lepage affirme être consciente que Saint-Roch a des défis. Elle souhaitait entendre la voix des citoyens pour valider avec les gens qui vivent ici : est-ce que nos priorités sont les bonnes? Est-ce qu’on a des angles morts?

40 actions proposées

La Ville de Québec propose des actions précises. Elle souhaite, par exemple, bonifier les services de proximité, améliorer l’environnement urbain, augmenter la fréquentation pour les activités culturelles dans le quartier, diversifier la clientèle et augmenter l’achalandage.

Pour chaque objectif, les démarches proposées et l’échéancier annuel sont précisés.

Le document du plan proposé aux citoyens de Saint-Roch.

Photo : Radio-Canada / Gabriel Paré-Asatoory

Les citoyens rencontrés lors de la consultation, samedi, espéraient que des infrastructures sportives soient aménagées pour attirer plus de familles. D’autres suggèrent que soit installé un répit de jour pour que les personnes qui ont froid, notamment, puissent s’y réchauffer.

La conseillère du quartier, elle, croit que l’éclairage et la propreté sont deux choses sur lesquelles il faut agir rapidement. Elainie Lepage a d’autres idées, mais elle dit vouloir d’abord laisser les citoyens s’exprimer avant d’en dire davantage.

La conseillère Elainie Lepage était présente au kiosque de présentation. Pour elle, c’est une façon plus conviviale d’avoir la voix des citoyens, par rapport à une assemblée où certains hésitent à parler devant les autres.

Photo : Radio-Canada / Gabriel Paré-Asatoory

Par ailleurs, pour garder plus d’agilité et de dynamisme, le plan Saint-Roch sera déposé, et non adopté, à l’hôtel de ville. La conseillère explique que cette façon de faire permettra de retourner jouer dedans, dans deux ans par exemple, si la situation a changé. Parce qu’on est très conscient que le centre-ville est un écosystème qui évolue rapidement.

Avec les informations de Gabriel Paré-Asatoory

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Une comparaison avec le tramway qui ne tient pas la route

POINT DE VUE / Cette lettre ouverte est signée par Vincent Piette de Québec et s’adresse au chef de l’opposition officielle à l’hôtel de ville de Québec, Stéphane Lachance.

Permettez-moi, Monsieur Lachance, de commenter ici votre publication du 21 janvier dans la section Opinion du Soleil. Vous réagissiez alors à un article de Valérie Gaudreau, chroniqueuse au même journal.

Notez que vous avez signé vous-même votre point de vue à titre de chef de l’opposition officielle à la Ville de Québec et non comme chef du parti Respect citoyens.

La suite

Ce n’est pas tant votre conviction que le troisième lien est essentiel que je veux critiquer, mais plutôt votre comparaison avec le projet de tramway.

Tout d’abord, le coût de ce projet n’est pas du tout de 10 à 12 milliards $. Il est inacceptable, à titre de chef de l’opposition, que vous publiez de fausses données, ne serait-ce que parce que vous avez maintenant un accès privilégié aux vraies données de la Ville.

Ensuite, il est fallacieux de dire que son «utilité est remise en question par la baisse constante de l’achalandage du RTC». Aucune autorité ou aucune personne crédible n’a encore émis une telle opinion.

Puis, écrire que le tramway «n’est qu’une option de luxe pour certains quartiers centraux» montre que les préjugés que vous avez envers ce mode de transport collectif n’ont pas évolué depuis six ans ( NWT, TNM, PCQ, RC ) malgré tous les documents favorables publiés depuis au moins ce temps, le dernier étant le rapport de la CDPQ Infra de juin 2024. Et, c’est important, malgré les résultats de l’élection municipale.

Enfin, dire que les dizaines de milliers de citoyens qui résident le long du trajet du tramway sont «une élite urbaine» est scandaleux, et je reste ici poli.

Il est impossible que vous n’ayez pas compris les résultats de la dernière élection municipale. Les partis s’opposant au projet de tramway, dont le vôtre, ont presque misé toute leur campagne sur la nécessité pour leurs membres / les opposants d’envoyer, par leur vote, un message clair de rejet de ce projet.

Vous disiez vous-même que c’était «la dernière chance». Or, seuls trois candidats de ces partis ont été élus sur les 21 postes en jeu. Ce ne peut être plus clair !



Enfin, votre allusion à une «certaine presse» est inconcevable. Cela fait plusieurs années que vous vous moquez de journaux comme Le Soleil. Comment se fait-il que vous choisissiez aujourd’hui d’y exprimer votre point de vue?

Monsieur Lachance, plusieurs énoncés de votre article sont tout à fait indignes d’un chef de l’opposition à la Ville de Québec.

Vos préjugés négatifs envers une part significative de la population, entre autres, me créent de très sérieux doutes sur votre aptitude à exercer correctement cette importante fonction démocratique au Conseil municipal de la ville de Québec.

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Article très flatteur sur Qc!

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La Capitale

Attendez-vous à voir plus de femmes et de diversité culturelle dans les noms de rues

La Ville de Québec entend offrir plus de visibilité aux cultures qui ont défini le Québec sur les panneaux des noms de rues. (Erick Labbé/Archives Le Soleil)

## L’administration Marchand ambitionne de faire plus de place à divers groupes «sous-représentés» dans ses futurs noms de rues, de parcs et d’édifices, au cœur d’un vaste «chantier» de révision de ses pratiques en commémoration et en toponymie.

«Il y a un bassin de choses à nommer qui est limité. On doit en maximiser l’usage en sachant qu’il faut avoir une sensibilité particulière pour les groupes qu’on n’a pas suffisamment mis en mémoire», partage en entrevue au Soleil le conseiller municipal Raymond Poirier.

Comme nouveau porteur du dossier de la toponymie au comité exécutif de la Ville de Québec, l’élu de l’équipe du maire Bruno Marchand témoigne d’une volonté, sur le plan politique, d’accorder plus de place à des groupes encore «sous-représentés» dans la toponymie municipale.

Il évoque notamment les femmes, les Premiers Peuples, les communautés culturelles et groupes sociaux qui ont été présents dans l’histoire de Québec.

Résumé

Sachant que la toponymie s’avère l’un des moyens privilégiés par la Ville pour «exercer son devoir de mémoire», les citoyens doivent ainsi s’attendre à voir plus de rues, d’édifices, de parcs et places publiques porter un toponyme relié à ces groupes au cours des prochaines années, prévoit M. Poirier.

Sans constituer le critère «déterminant» pour faire des choix, l’aspect de «rééquilibrage» et de «meilleure représentation de la diversité» gagnera en importance dans les réflexions et analyses que feront les experts municipaux en histoire et en toponymie.

Un critère d’autant plus important, estime le conseiller municipal, à l’heure où les opportunités d’apposer des toponymes «dans un geste de mémoire» seront plus restreintes au cours des prochaines années qu’il ne l’a été ces 10 ou 20 dernières.

«On est rendu socialement à se dire: ‘’on en a échappé un peu’'. Il faut faire les pas nécessaires pour bien utiliser les opportunités qu’il nous reste sur le plan de la toponymie pour manifester la présence de ces groupes-là.»

— Raymond Poirier, membre du comité exécutif responsable de la toponymie

La Ville de Québec calcule qu’elle attribue en moyenne 15 nouveaux toponymes par année sur son territoire. Depuis les années 1980, les propositions transmises à l’analyse du comité de toponymie ont permis de constituer une banque de plus de 2000 noms.

«Ça devient d’autant plus important d’avoir des critères on ne peut plus clairs pour ne pas rater ou mal utiliser des opportunités de mémoire qui vont s’offrir à nous dans les prochaines années», explique Raymond Poirier.

Un nouveau cadre

Arrivé en poste en novembre dernier, à l’issue du dernier scrutin municipal, le nouvel élu avait sur son bureau la tâche de livrer un tout nouveau cadre d’intervention en toponymie, afin de doter la Ville de balises claires en la matière.



Dans le document d’une vingtaine de pages que Le Soleil a pu consulter et qui sera rendu public lundi, Québec dit poursuivre l’objectif de se doter de «repères communs pour guider l’action municipale» afin de «structurer les interventions et recommandations» futures.

Raymond Poirier, membre du comité exécutif responsable de la toponymie et conseiller municipal de Limoilou (Jocelyn Riendeau/Archives Le Soleil)

Avec une mise à jour prévue du cadre d’action en commémoration attendue en 2026, M. Poirier affirme qu’«un cadre aussi clair et strict en toponymie s’est manifesté».

Non seulement pour «donner toute l’importance qui revient à la toponymie comme geste de commémoration, il le justifie également par une volonté de manifester au public «le sérieux de la démarche» en amont des choix retenus.

«Dans un contexte où certains choix qui soulèvent des questions, c’est un outil qui venait à manquer, parce que ça pouvait donner l’impression aux gens que ce sont des choses qui étaient décidées à l’emporte-pièce ou de façon arbitraire», analyse le conseiller municipal.



De un à cinq ans

Parmi les modifications phares, la Ville de Québec laissera désormais s’écouler un minimum de cinq ans entre le décès d’une personne et sa commémoration. Auparavant, ce délai était d’un an.

Il s’agit d’une «harmonisation» avec celui prescrit pour la commémoration (plaques, bustes et monuments), mais aussi pour s’éloigner de l’«émotion» qui suit le départ d’une personnalité marquante, mentionne Raymond Poirier.

«Ça permet un pas de recul nécessaire, de mieux prendre acte d’un apport et de peut-être mieux balancer la mémoire qu’on souhaite lui donner», dit-il.

«Tout projet de commémoration ou de rappel de la mémoire doit être dicté par la raison plutôt que par l’émotion.»

— Extrait du Cadre d’intervention en toponymie de la Ville de Québec

Cette prolongation permettra aussi à la Ville de voir venir, «par prudence», si de nouvelles informations viennent qu’à surgir dans les années suivant le décès.

Des figures historiques à annuler?

Les cas des rues de l’Abbé-Pierre (allégations de violences sexuelles) et de Christophe-Colomb (responsabilité alléguée dans le plus grand génocide de l’histoire humaine) ont notamment fait couler de l’encre au cours des derniers mois, remis en question par des citoyens qui demandent à les voir disparaître.

Pour «répondre aux préoccupations» exprimées, des décisions sur ces toponymes critiqués sont d’ailleurs attendues au cours des mois à venir, garantit M. Poirier.

«Il y a la réaction publique et la réalité historique, nuance-t-il. Ce ne sont pas des décisions de coin de table, alors on prend un pas de distance de la réalité émotive pour se baser sur la science».

La Ville veut avant tout exercer une «saine retenue et ne procède que de façon exceptionnelle au changement du nom d’un lieu public», avise le cadre d’intervention.

Ce dernier prévoit aussi des règles pour la commémoration des anciens maires et mairesses, dont le nom sera respectivement apposé sur un édifice municipal ou à vocation administrative s’il a été élu d’une ancienne ville fusionnée (édifice Andrée-P.-Boucher, centre communautaire Ralph-Mercier), ou encore donné à un parc ou une plaque publique s’il a été élu de la Ville de Québec (parc Gilles-Lamontagne, jardin Jean-Paul-L’Allier).



Défi de toponymie

Reste que dans une ville comme Québec, la toponymie représente tout un défi, alors que le bassin de lieux à nommer reste limité par rapport à la quantité de noms possibles.

Comme capitale nationale, siège de l’Assemblée nationale, berceau de l’Amérique française et forte de désignations internationales, Québec a en effet une «responsabilité» à l’égard du territoire et de son devoir de mémoire, exprime Raymond Poirier, ce qui lui confère un «caractère unique par rapport à d’autres villes».

«On est porteurs de notre propre mémoire, mais dans certains pans, il faut aussi avoir une mémoire qui est celle de la capitale. Cette mémoire collective, le premier contact qu’on a avec l’histoire, c’est les lieux.»

— Raymond Poirier, membre du comité exécutif responsable de la toponymie

Conscient d’une éventuelle possibilité de saturation dans le futur, le membre du comité exécutif responsable de la toponymie parle d’une réflexion en cours afin de voir à «comment on peut commémorer autrement».

«Il va falloir repenser la manière par laquelle on commémore, parce qu’il va y avoir cette saturation. De quelle manière, par d’autres outils, on peut garder en mémoire ce qui doit l’être, outre que la toponymie?» questionne-t-il.

À l’avenir, des événements (manifestations commémoratives, cérémonies) ou des monuments pourraient s’ajouter parmi «de nouveaux outils nécessaires pour faire acte de mémoire».


EN CHIFFRES

  • Plus de 5000 toponymes sur le territoire de la ville de Québec (rues, parcs, places publiques, bâtiments)
  • Banque de plus de 2000 toponymes constituée depuis les années 1980

Source: Ville de Québec

Pendant ce temps les déversements illégaux se poursuivent à l’usine d’épuration de St-Nicolas.

Moratoire: Lévis ne donnera pas la priorité aux projets les plus payants

L’administration Blaney a significativement modifié sa proposition de résolution pour retirer plusieurs de ses composantes, notamment celle proposant de prioriser les projets les plus payants pour la ville. (Frédéric Matte/Archives Le Soleil)

L’administration Blaney recule sur son idée de prioriser les projets avec le plus grand potentiel de taxes de sa stratégie de levée du moratoire. Lévis se limitera plutôt à dresser la liste de tous les projets bloqués par la pause dans l’émission des permis.

Prospérité Lévis fait marche arrière dans sa volonté de prioriser les projets les plus payants dans une stratégie de «levée sélective» du moratoire.

Après avoir soumis aux élus un projet de résolution proposant de classer les projets en suspens «selon leur capacité à générer un rendement économique élevé», comme le rapportait Le Soleil mardi matin*,* le conseiller Olivier Biron a finalement déposé une version fortement amendée lors du conseil municipal, mardi soir.

L’équipe du maire a retiré toute mention d’appel aux promoteurs, de valeur foncière, de revenus potentiels, de «richesse bloquée» et de «levée sélective» du moratoire de sa proposition.

Elle a aussi retiré du libellé toute mention de la dette de la Ville et l’objectif assumé de la démarche de «générer les revenus».

L’administration Blaney les a plutôt remplacés par la commande à une commission d’élus de faire le recensement des projets résidentiels et commerciaux auprès des promoteurs. Cela permettra «d’établir une liste de solutions visant à assurer une meilleure prévisibilité pour les promoteurs dans les secteurs sous moratoire et l’équilibre à court, moyen et long terme des finances de la Ville».

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La résolution modifiée propose aussi l’élaboration d’un calendrier des différentes étapes à franchir pour arriver à la levée du moratoire, sans faire référence à quelconque priorisation des projets mis sur pause.

Lévis a finalement ajouté la planification de consultations publiques sur les besoins et les opportunités de développement à la résolution qui a été présentée au conseil municipal.

La résolution adoptée à la majorité par le conseil municipal vise finalement à dresser la liste des projets sur pause et à établir un calendrier pour la levée du moratoire. (Jocelyn Riendeau/Archives Le Soleil)

Elle a été adoptée à 10 voix contre 6, tous les élus de Prospérité Lévis votant en faveur. Les deux partis d’opposition, Repensons Lévis et Lévis Force 10, s’y sont pour leur part opposés.

Les oppositions expliquent ne pas avoir voté contre la proposition parce qu’ils en ont contre l’idée d’obtenir le portrait des projets bloqués par le moratoire et de déjà commencer à planifier sa levée, mais surtout par souci d’efficacité.



À la suite d’une présentation sur le rôle du Bureau de projet, un comité formé d’élus et de hauts fonctionnaires responsables d’évaluer tous les projets d’envergure, les deux partis estiment que Lévis a déjà une très bonne idée du développement en suspens.


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«Des processus sont déjà là pour recevoir les idées des projets, pour être capables de les gérer au niveau de l’urbanisme, la priorisation, explique la conseillère de Saint-Nicolas pour Repensons Lévis, Isabelle Lefebvre. Donc, on n’a pas vu de valeur ajoutée de cette nouvelle proposition-là.»

«On a déjà l’information. Le bureau de projet a déjà l’information.»

Sans sélectivité

Bien que la seconde version de la résolution évacue l’essentiel de ce qui était proposé dans le document original, soit la priorisation des projets les plus payants au niveau fiscal, le porteur du dossier pour Prospérité Lévis, Olivier Biron, ne se formalise pas de ces changements.



Au terme d’une journée «sensible» marquée par des révélations médiatiques sur le moratoire et les poursuites qui y sont liées, l’élu de Bienville a donc accepté de modifier sa résolution pour «éviter […] les éléments en lien avec la sélectivité des projets».

«Au moment du dépôt [de la première version], j’ai dit que j’étais ouvert à ce qu’on la retravaille ensemble, souligne-t-il. On ne veut pas mettre la ville dans l’embarras. On a assez de problèmes comme ça, je pense.»

Le conseiller municipal de Bienville pour Prospérité Lévis, Olivier Biron, a fait adopter une première résolution par le conseil municipal, mardi. (Jocelyn Riendeau/Archives Le Soleil)

Et malgré le libellé révisé, le cœur de la proposition reste le même: rétablir un canal de communication avec les promoteurs et les gens d’affaires.

«Je viens de l’industrie», rappelle M. Biron, qui était courtier commercial avant de faire le saut en politique. «L’objectif, c’était de donner un lieu, créer un canal où on allait inviter même les gens à nous parler.»

«On est réouvert, la Ville est réouverte, littéralement.»

— Olivier Biron, conseiller municipal de Bienville pour Prospérité Lévis

«On fait de la politique, donc oui, il y avait des énoncés un peu politiques [dans la première version], convient-il. Mais aujourd’hui, je pense qu’on a atteint l’objectif», a ajouté l’élu, ravi que sa première proposition ait formellement été adoptée.

Lévis reproche à Radio-Canada d’avoir dévoilé de l’information «confidentielle»

Le maire de Lévis, Steven Blaney. (Jocelyn Riendeau/Archives Le Soleil)

Lévis reproche à Radio-Canada de s’être appuyé sur des «documents confidentiels» pour ses reportages sur les circonstances qui ont mené au moratoire. La Ville a même demandé le retrait des reportages. «Vous tirez sur le messager», réplique la Fédération professionnelle des journalistes.

Après trois jours de révélations médiatiques révélant l’ampleur de la connaissance des fonctionnaires lévisiens des risques liés à la gestion de ce qui a mené au moratoire, la Ville de Lévis s’en prend à Radio-Canada.

La journaliste Louise Boisvert l’a révélé en fin d’après-midi, mercredi, lors d’une brève déclaration à l’émission C’est encore mieux l’après-midi.



«Le directeur général de la Ville […] a transmis une lettre à Radio-Canada dans les dernières heures dans laquelle il mentionne qu’un avis juridique c’est confidentiel et qu’il ne devrait pas faire l’objet d’articles», a-t-elle indiqué sur les ondes publiques.

Contactée par Le Soleil, la direction de Radio-Canada Québec confirme «avoir reçu une demande de retrait de la part de la Ville de Lévis».

«Les motifs invoqués appartiennent à la Ville», ajoute son premier chef à l’information et à la programmation, Jonathan Bernard

Dans les derniers jours, les journalistes de Radio-Canada ont publié au moins deux textes faisant état d’inquiétudes à l’interne quant à la manière dont la Ville de Lévis a géré le dossier du traitement des eaux qui a mené au moratoire.


S’appuyant sur un avis juridique interne, ils ont d’abord révélé que la direction des affaires juridiques de la Ville craignait que «les promoteurs puissent reprocher à la Ville une certaine négligence dans le contexte […] ayant mené à l’incapacité de l’usine à traiter les eaux, mais également, dans le contexte où elle a tardé à agir pour éviter que cette situation ne se produise».

Mercredi, la société d’État a publié un second reportage provenant du même avis, révélant que l’usine de Saint-Nicolas ne pouvait traiter que 85% du volume d’eaux usées qu’elle reçoit en 2023, faute de capacité. Le reste était rejeté dans la rivière Chaudière sans être entièrement traité.

Il s’agit d’informations embarrassantes pour la Ville de Lévis, qui est pour l’instant poursuivie par au moins quatre promoteurs, qui réclament au-delà de 30 millions en dédommagements pour des projets à l’arrêt.

Pas confidentiels pour les médias

Le président de la Fédération s’oppose aussi à l’affirmation du directeur général de la Ville de Lévis comme quoi les journalistes n’auraient pas dû publier des extraits du document, puisque la municipalité le considère comme «confidentiel».

«Il n’y a pas de règle qui dit qu’on ne peut pas publier des documents parce qu’un tiers juge qui sont confidentiels, insiste-t-il. Ce n’est pas un critère.»

Il donne en exemple le scandale des commandites. «Il y a un paquet de documents qui ont été dévoilés par les médias, puis certainement qu’ils ne faisaient pas l’affaire des parties prenantes, des parties intéressées, mais ça n’a pas empêché les médias de les publier.»

«Si on se met à faire ça, ça veut dire que, là, on contrevient à notre guide de déontologie qui prévoit qu’on est là pour l’intérêt public et non pas pour servir des parties prenantes, puis défendre leurs intérêts à eux. Ce n’est pas ça notre rôle.»

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S’appuyant sur un avis juridique interne, ils ont d’abord révélé que la direction des affaires juridiques de la Ville craignait que «les promoteurs puissent reprocher à la Ville une certaine négligence dans le contexte […] ayant mené à l’incapacité de l’usine à traiter les eaux, mais également, dans le contexte où elle a tardé à agir pour éviter que cette situation ne se produise».

Mercredi, la société d’État a publié un second reportage provenant du même avis, révélant que l’usine de Saint-Nicolas ne pouvait traiter que 85% du volume d’eaux usées qu’elle reçoit en 2023, faute de capacité. Le reste était rejeté dans la rivière Chaudière sans être entièrement traité.

Il s’agit d’informations embarrassantes pour la Ville de Lévis, qui est pour l’instant poursuivie par au moins quatre promoteurs, qui réclament au-delà de 30 millions en dédommagements pour des projets à l’arrêt.

La Ville de Lévis a réagit en fin d’après-midi, défendant sa demande de retrait auprès du diffuseur public.

«Il était nécessaire de dénoncer la situation survenue. Il ne s’agit pas simplement de ‘’documents confidentiels’', mais bien d’un document protégé par le secret professionnel de l’avocat, lequel est garanti par la Charte des droits et libertés. Celle-ci garantit à tout client (en l’espèce la Ville) que les échanges avec son avocat demeurent strictement confidentiels, y compris pour un avocat à l’interne dans une organisation. C’est la nature juridique du document qui pose problème et qui se devait d’être dénoncée auprès du diffuseur public. »

La direction des communications de Lévis assure autrement «que la liberté de la presse constitue un droit fondamental, tout comme le droit au respect du secret professionnel».

«Elle a toujours entretenu une collaboration constructive avec les médias et répondu à leurs demandes dans un esprit de transparence et de respect mutuel», précise le porte-parole, Michel Thisdel.



Des élus de dissocient

Le cabinet du maire Steven Blaney a de son côté indiqué que «le dossier relève des services juridiques, qui gèrent les enjeux de nature légale».

Mais la démarche a visiblement crée un malaise parmi ses élus. Sur Facebook, la conseillère Anick Tremblay s’est dissociée de la demande de retrait de l’article de Radio-Canada.

«En tant que conseillère, je ne partage pas cette façon de faire», a-t-elle écrit sur les réseaux sociaux.

«Parmi les principes fondamentaux qui me tiennent à cœur, il y a la liberté d’expression et la liberté de presse. Si nous voulons préserver une démocratie solide, ces principes doivent être respectés avec rigueur.»

«Les journalistes ont non seulement le droit, mais aussi le devoir de faire leur travail.»

— Anick Tremblay, conseillère de Saint-Romuald pour Prospérité Lévis

«Dans une société libre, la liberté de presse protège la diffusion d’informations d’intérêt public et inclut la protection des sources journalistiques, un principe essentiel au bon fonctionnement de notre démocratie.»

Au moins deux autres élus de Prospérité Lévis, le parti du maire Blaney, ont partagé sa publication, indiquant aussi se dissocier de la démarche.

«On tire sur le messager», dénonce la FPJQ

Le président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, Éric-Pierre Champagne, dénonce sans détour ce qu’il juge être une «tentative d’intimidation» de la part de la Ville de Lévis.

«Ce qu’on est en train de faire, c’est de tirer sur le messager», critique celui qui est journaliste à La Presse. «C’est une tactique vieille comme le monde de s’en prendre aux journalistes qui ont dévoilé le fait qu’il y a un avis juridique qui met en garde la Ville.»

«Le problème, ce n’est pas le travail journalistique ici. On cherche à détourner l’attention», estime M. Champagne.



Pour la FPJQ, il est clair que le bureau lévisien de Radio-Canada a dévoilé une information «qui est entièrement d’intérêt public».

«C’est un éclairage important qui démontre que la Ville connaissait les risques, insiste son président. C’est important pour le public de connaître ça.»

Est-ce que les révélations de Radio-Canada mettent Lévis dans une fâcheuse position alors qu’elle devra prouver aux tribunaux qu’elle n’a pas fait preuve de négligence ? «Certainement», convient Éric-Pierre Champagne.

Le président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, Éric-Pierre Champagne. (Patrick Woodbury/Archives Le Droit)

«Mais le travail du journaliste, ce n’est pas de se poser la question s’il va mettre la Ville dans l’embarras ou non?, insiste-t-il. C’est de se demander si c’est d’intérêt public. Et dans ce cas-ci, c’est clairement d’intérêt public. Il n’y a aucun doute là-dessus.»

«Je rappelle que le journaliste, son travail, c’est de servir l’intérêt public. S’il se met à dire « je vais nuire à la ville en faisant ça », il ne sert plus l’intérêt public, il sert une des parties prenantes.»

Pas confidentiels pour les médias

Le président de la Fédération s’oppose aussi à l’affirmation du directeur général de la Ville de Lévis comme quoi les journalistes n’auraient pas dû publier des extraits du document, puisque la municipalité le considère comme «confidentiel».

«Il n’y a pas de règle qui dit qu’on ne peut pas publier des documents parce qu’un tiers juge qui sont confidentiels, insiste-t-il. Ce n’est pas un critère.»

Il donne en exemple le scandale des commandites. «Il y a un paquet de documents qui ont été dévoilés par les médias, puis certainement qu’ils ne faisaient pas l’affaire des parties prenantes, des parties intéressées, mais ça n’a pas empêché les médias de les publier.»

«Si on se met à faire ça, ça veut dire que, là, on contrevient à notre guide de déontologie qui prévoit qu’on est là pour l’intérêt public et non pas pour servir des parties prenantes, puis défendre leurs intérêts à eux. Ce n’est pas ça notre rôle.»

Bruno Marchand s’enmèle gentillement dans les élections municipales en France, en soutenant le maire sortant (écologiste) de Bordeaux !

Un surplus de 77,8 M$ pour la Ville de Québec en 2025

La Ville de Québec dégage un surplus dans ses états financiers pour l’année 2025 de 77,8 millions de dollars de plus qu’escompté dans le budget. Avec les surplus déjà accumulés, la Ville se retrouve avec un coussin financier de 149 millions de dollars.

Encore cette année, les droits de mutation plus élevés ont fait la différence avec un montant additionnel de 48,5 millions de dollars de plus que les projections budgétaires. La Ville de Québec attribue cette différence à la vitalité du marché immobilier tant dans le secteur résidentiel que commercial.

Le maire Bruno Marchand se défend d’être trop conservateur dans ses prévisions. “On ne sait pas ce qui va se vendre dans l’année. On sait qu’il va se faire des transactions […]. Les taxes de mutation sont liées à une conjoncture, une conjoncture favorable en ce moment”, rappelle le maire de Québec alors que le marché immobilier de la région de la capitale affiche les plus fortes hausses de prix des grandes villes québécoises depuis deux ans.

Bruno Marchand veut éviter de faire des prévisions trop optimistes alors que Québec n’est pas à l’abri d’un ralentissement du marché immobilier après des années de surchauffe.

Ça va bien à Québec, mais on ne va jamais présumer que ce sera comme ça pour les 10 ou 15 prochaines années. Le contexte nous est favorable, on ne le tiendra pas pour acquis.

Une citation de Bruno Marchand, maire de Québec

L’administration Marchand est toutefois d’avis que l’économie de la capitale ne montre aucun signe de ralentissement, avec un taux de chômage à 3,3 % et un taux d’emploi supérieur à la majorité des grandes villes canadiennes.

Dépenses en baisse

(…)

La Ville de Québec première de classe, selon l’Institut C.D. Howe

Pour une cinquième année, la Ville de Québec obtient la note de A- pour la transparence de ses exercices financiers. Elle se retrouve parmi les cinq meilleures villes canadiennes dans le palmarès de l’Institut C.D. Howe.

C’est comme notre bulletin, illustre Maxime Elmaleh, responsable des finances au comité exécutif de la Ville de Québec, en entrevue à Radio-Canada. L’Institut C.D. Howe a évalué les budgets et les redditions de comptes de 39 municipalités au pays sous l’angle de la clarté, de l’accessibilité, de la ponctualité et de la fiabilité. Il s’agit d’un exercice annuel.

La Ville de Québec se classe parmi les cinq premières villes canadiennes avec Markham, en Ontario, Richmond et Vancouver, en Colombie-Britannique, et Saskatoon, en Saskatchewan. Elles ont toutes obtenu la cote de A-.

Palmarès des 5 premières villes canadiennes

Ville Cote
Markham A-
Québec A-
Richmond A-
Saskatoon A-
Vancouver A-

Source : Institut C.D. Howe

C’est une excellente nouvelle pour la Ville, se réjouit le conseiller municipal. Maxime Elmaleh estime que cela envoie un signal clair aux contribuables que l’administration municipale fait preuve d’une grande transparence pour rendre ses informations financières disponibles.

La Ville respecte son cadre financier, elle donne des documents qui sont clairs, des documents qui sont complets, des documents qui sont livrés à temps et qui sont comparables.

Une citation de Maxime Elmaleh, responsable des finances au comité exécutif, Ville de Québec

C’est important parce que ça envoie un signal que la culture organisationnelle de la Ville est bien implantée, année après année. On ne parle pas d’improvisation. Au contraire, on parle de prévisibilité, souligne-t-il.

Il rappelle que le travail de l’Institut C.D. Howe est indépendant. Dans son mémoire, l’Institut statue d’ailleurs dès les premières pages que l’exercice est apolitique.

Dans la province, Laval arrive loin derrière Québec avec une cote de C+. Gatineau et Montréal se retrouvent en queue de peloton avec une cote de F.

Palmarès des villes québécoises

Ville Cote
Québec A-
Laval C+
Longueuil C-
Gatineau F
Montréal F

Source : Institut C.D. Howe

Pas une question de bonne gestion financière

L’évaluation de la transparence financière a toutefois ses limites. C.D. Howe le reconnaît, l’exercice vise d’abord à vérifier si les données financières d’une ville sont disponibles, peu importe la nature des résultats. On parle vraiment de la transparence financière, c’est très administratif, dit le conseiller Elmaleh.

Il rappelle toutefois que la bonne performance de la Ville de Québec à ce palmarès est un autre indicateur que son administration est en contrôle. Ça s’ajoute à la liste des bonnes nouvelles, se réjouit-il, citant le maintien de la cote de crédit Aa2 de l’agence de notation Moody’s qui a confirmé, au dernier exercice, le respect du cadre financier et une bonne gestion du risque.

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Le conseil de quartier du Vieux-Limoilou partagé sur le projet d’encadrement des Airbnb

Le conseil de quartier du Vieux-Limoilou a accueilli avec prudence le projet de la Ville de Québec visant à encadrer plus strictement l’hébergement touristique commercial, notamment les locations de courte durée de type Airbnb.

À l’issue de la consultation publique du 17 juin, les administrateurs ont adopté une recommandation divisée : cinq voix en faveur, une contre et quatre abstentions.

Pour le président du conseil de quartier, Pieter Agneessens, ce résultat reflète surtout la complexité du dossier.

« [Mercredi], il n’y avait pas de position claire. On est pour, on est contre, je crois que ça s’est reflété dans les quatre abstentions », a-t-il expliqué.

M. Agneessens souligne par ailleurs que le conseil de quartier ne s’oppose pas au principe de l’hébergement touristique. Mais il estime important de préserver l’accès au logement et la mixité sociale dans le quartier.

Un changement de réglementation sur l’hébergement touristique

La rencontre portait sur une révision de la réglementation municipale encadrant l’usage C10, soit l’hébergement touristique commercial.

Cette catégorie comprend les établissements offrant de l’hébergement contre rémunération pour des séjours de 31 jours ou moins. Elle inclut donc les locations de type Airbnb. Les séjours de plus longue durée sont considérés comme du logement résidentiel.

Les interventions ont révélé des opinions partagées. Certains citoyens ont plaidé pour un encadrement accru afin de protéger le parc de logements et la qualité de vie du quartier. D’autres ont plutôt mis de l’avant les retombées économiques de l’hébergement touristique et son apport à l’activité commerciale locale.

Selon la Ville, la démarche s’inscrit dans un contexte de crise du logement. L’administration municipale souhaite limiter la conversion de logements vers des usages touristiques.

« Tout le monde ici constate qu’il y a des enjeux concernant la crise du logement ou de l’abordabilité du logement », a rappelé le conseiller municipal du district de Limoilou, Raymond Poirier.

Il a indiqué que les principaux leviers municipaux passent notamment par la construction de logements et la réglementation du zonage.

Ce que prévoit le projet dans le Vieux-Limoilou

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Le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste réfléchit à la place de la voiture

Lundi dernier se tenait la rencontre « Rêver un faubourg apaisé — Réflexion sur la place de l’auto ». Il s’agit d’une première étape pour définir une position cohérente au sein du Comité populaire Saint-Jean-Baptiste (Compop) quant à la place de la voiture dans le quartier.

Membres du Comité populaire Saint-Jean-Baptiste et résidents étaient présents lors de cette soirée.

Crédit photo: Élisa Marchildon

Une vingtaine de résidents du quartier se sont finalement présentés vers 19 h à la librairie Saint-Jean-Baptiste pour échanger ou simplement tendre l’oreille.

« Il n’aurait pas fallu plus de monde, on était à l’étroit », s’est plus tard amusée Marie-Ève Duchesne, animatrice de la soirée et permanente au Compop.

Les panélistes Morgane Bouësseau, d’Accès transports viables, et Pierre-Yves Chopin, de Vivre en Ville, étaient derrière la majorité des interventions. Toutefois, le public pouvait également participer. Les discussions se sont étirées un peu après 21h, avec quelques échanges plus passionnés, mais dans l’ensemble respectueux.

« Au Comité populaire, on pense qu’il y a un espace pour réfléchir à la place de l’automobile dans le Faubourg, même si ce n’est pas toujours facile, parce que la mobilité durable, et plus particulièrement la marche, c’est très ancré dans notre quartier », a expliqué Marie-Ève Duchesne pour mettre la table.

Saint-Jean-Baptiste est le quartier avec le plus faible taux de motorisation par ménage parmi les 35 de la ville de Québec. Cela correspond à 0,53 véhicule par ménage.

Contester la place de la voiture

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Marchand surfe sur une «vague» de fierté

Le maire Bruno Marchand sent une «vague» de fierté monter à Québec. Une vague qui ne découle pas de grandes festivités comme en 2008, mais d’un «élan» qui s’est traduit en «résultats» récents pour la ville. Et il entend la surfer encore une fois l’automne arrivé.

«Les gens sont fiers à la base, mais je pense qu’ils sont fiers de leur ville, de ce que leur ville est, de l’ambition qu’elle a. Elle a fluctué dans le temps, mais je pense qu’on est dans une vague en hausse et très forte, parce que les résultats sont là», analyse-t-il en entrevue éditoriale au Soleil, à la veille de ses vacances estivales.


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Une capitale «à prendre» pour tous les partis

Assis à une petite table dans les jardins de l’Hôtel-de-Ville, Bruno Marchand dresse le bilan des huit mois qui se sont écoulés depuis sa réélection.

En cette journée d’été ensoleillée, le Vieux-Québec grouille de partout. Les familles sont nombreuses à chercher rafraîchissement autour des jets d’eau. Les touristes s’agglutinent pour prendre un cliché de l’horloge du Jura, tout juste derrière lui. Le maire résume le début de son deuxième mandat en un mot.

«Fierté», glisse-t-il, un brin satisfait, un brin pavaneur.

Après l’élan, les «résultats»

Au chapitre des mises en chantier, Québec s’est distinguée pour la plus forte croissance au pays parmi les grandes villes canadiennes. Puis, en tourisme, la capitale a enregistré des chiffres record en 2025 et au début 2026.

Il y a ensuite eu la reconnaissance de la Ville de Québec comme meilleure au Québec pour sa transparence financière par l’institut de recherche C.D. Howe et, plus récemment, sa désignation par l’UNESCO à titre de région de biosphère, faisant d’elle «la seule grande ville au monde à recevoir cet honneur».

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Les feux rouges et verts de Bruno Marchand: le bilan du maire de Québec dévoilé

Québec est une ville «extraordinaire», mais des choses doivent être améliorées, tranche Bruno Marchand. Le maire de Québec a montré du doigt des dossiers qui pourraient aller mieux et a envoyé un message clair au prochain gouvernement provincial.

Analyse/ Une opposition à portée limitée

La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.

Huit mois après l’élection municipale de l’automne, Respect citoyens cherche encore l’équilibre entre ses valeurs et son rôle d’opposition à l’hôtel de ville de Québec.

Respect citoyens est une jeune formation politique qui évolue dans un contexte minoritaire. Les derniers mois ont démontré qu’il est difficile, voire impossible, d’établir un rapport de force contre une administration qui a les coudées franches. Rien de nouveau, Québec 21 avait subi le même sort après l’élection de 2017.

En marge du conseil municipal mardi, le dernier avant la relâche estivale, le chef Stéphane Lachance s’est dit tout de même satisfait du travail accompli. Il avait promis d’offrir une opposition qui regarde en avant, pas là pour bloquer. De toute façon, avec seulement trois élus, l’opposition n’a pas ce pouvoir.

Les décisions se prennent et les sommaires sont adoptés par l’administration Marchand sans avoir à tenir compte des adversaires.

Même à l’extérieur des murs de l’hôtel de ville, la voix de Respect citoyens résonne peu. Ses positions sur l’abandon du PEQ, sur l’itinérance, sur la crise du logement ou celle des infrastructures, des sujets qui ont monopolisé l’espace public depuis décembre, ont peu pesé dans la balance.

Plus souvent qu’autrement, ses prises de parole allaient dans le même sens que l’administration Marchand à quelques nuances près…

Coincé

Rodage

Au lendemain de sa défaite électorale, l’ex-chef de l’opposition Claude Villeneuve lançait un conseil à son successeur à l’hôtel de ville : “Professionnalisez-vous, de grâce!”
Il invitait Respect citoyens à éviter de “juste critiquer le tramway” en rappelant qu’il y a “d’autres affaires”.

Clairement, la période de rodage n’est pas terminée.