Le candidat Serge Bonin propose un réseau SRB intégral à Lévis
Ce narrateur, acteur et metteur en scène de formation souhaite notamment faire renaître l’idée d’un réseau d’autobus express sur 17 kilomètres entre le cégep de Lévis et Saint-Rédempteur. Le maire sortant, Gilles Lehouillier, avait écarté ce projet, présenté dès 2013, invoquant sa difficulté à être « justifiable sur le plan financier ».
Selon M. Bonin, il s’agit plutôt de la « seule façon » de réduire la congestion routière, de plus en plus lourde entre l’ouest et l’est de Lévis. « Ce n’est pas une guerre à l’auto. Si on veut libérer le trafic, il va falloir que des gens prennent un autre moyen de transport », affirme-t-il.
À Lévis, 90 % de la population se déplace en voiture, alors qu’un maigre 3 % privilégie le transport en commun, selon le dernier recensement fédéral de 2021. À titre comparatif, à Longueuil, l’écart est moins marqué (78 % et 15 % respectivement).
Entre rupture et continuité, les candidats à la mairie de Québec ont croisé le fer, parfois vertement, sur une kyrielle d’enjeux. Projet de tramway, pistes cyclables et fardeau fiscal : La Presse a donné la parole aux trois postulants en tête des sondages dans le cadre d’une série de rencontres éditoriales. Un dossier de Gabriel Béland.
Ce n’est pas que Bruno Marchand a fait une mauvaise campagne. Mais force est d’admettre que les plus grands atouts du maire sortant de la Ville de Québec auront été… ses adversaires.
Dans cette course aux allures de foire d’empoigne, les partis de l’opposition se sont illustrés par leurs faux pas et leur déchirement.
Pour moi ce qui sera intéressant ce sera le défi de faire parler les deux maires de Québec et Lévis d’une même voix, notamment en matière de transport en commun, même si Blaney est pro-troisième lien. C’est sûr qu’il devait l’affirmer pour assurer son élection à Lévis, même si la chute de la CAQ risque fortement de couler ce projet. Car il y aura bien d’autres priorités pour le parti gagnant des prochaines élections provinciales en 2026.
L’opposition au tramway a été relégué à la partie nord de Québec (Lachance) où l’auto domine déjà. Maintenant avec Marchand reconduit, on pourra enfin développer cette infrastructure essentielle pour une capitale moderne, tournée vers l’avenir. Je suis donc extrêmement optimiste, car le maire a renforcé ses appuis et en politique cela veut dire plus d’attention de la part des gouvernements supérieurs.
À la reprise des séances, le 18 novembre prochain, Bruno Marchand trouvera autour de lui le plus jeune conseil municipal dans l’histoire de la Ville de Québec. Dans la cohorte de 18 conseillers et conseillères que son parti, Québec forte et fière, a fait élire à l’Hôtel de Ville, quatre ont moins de 30 ans et la doyenne, Marie-Josée Asselin, n’a que 57 ans.
Élainie Lepage et Catherine Deschamps, élues de Saint-Roch–Saint-Sauveur et des Saules-Les-Méandres, ont toutes deux 29 ans. Clément Bourdeau, prochain conseiller de Vanier-Duberger, lui, en a 24 — et ce ne sera pas lui, le cadet du conseil.
Au moment de son assermentation, le 9 novembre prochain, Gabriel Dusablon entrera à sa manière dans l’histoire plusieurs fois centenaire de Québec. À 23 ans, un mois et 22 jours, l’élu du Plateau deviendra le plus jeune conseiller jamais plébiscité par la population, ravissant par à peine 71 jours le titre que l’ancienne conseillère Alicia Despins détenait depuis sa première élection en 2017.
L’arbitre des échanges au conseil municipal de Québec aura 23 ans. Gabriel Dusablon, devenu dimanche dernier le plus jeune élu de l’histoire de la Ville de Québec, deviendra aussi le plus jeune à occuper la présidence du conseil, un titre « hautement symbolique », selon le maire Bruno Marchand, qui traduit sa volonté de « confier des responsabilités importantes » à la jeunesse de son caucus.
L’administration Marchand s’apprête à annoncer la hausse de taxes la plus basse des cinq dernières années. Le budget sera présenté le 3 décembre.
C’était une promesse électorale. Durant la campagne de l’automne, Bruno Marchand s’était engagé à maintenir la hausse des taxes résidentielles sous l’inflation. Selon nos informations, une hausse à 1,9 % respecterait l’engagement, puisque la moyenne calculée par la direction générale de la Ville a été établie à 2 % sur une période de 12 mois, entre le 1er septembre 2024 et le 31 août 2025.
Cette hausse de 1,9 % inclut l’ajustement des tarifications pour la gestion de l’eau et des matières résiduelles. Pour une maison moyenne évaluée à 379 000 $, l’augmentation s’élève à 62 $, selon des documents consultés par Radio-Canada.
C’est la quatrième année de suite que la Ville présente un taux de taxation sous l’inflation.
Revenus en moins
En imposant un taux de taxation inférieur à l’inflation, la Ville se prive cependant de revenus. Depuis 2022, 218 M$ de moins ont été mis dans ses coffres. Tout cela s’inscrit dans la volonté de l’administration Marchand de ne pas alourdir le fardeau fiscal des contribuables de la ville de Québec.
Bruno Marchand en campagne électorale, entouré de ses candidats (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin
Selon ce qu’on a pu apprendre, le maire insistera sur la gratuité de plusieurs activités sportives pour rappeler qu’au-delà des taxes et des tarifs, les contribuables en ont pour leur argent. Bruno Marchand précisera que Québec se distingue parmi les autres grandes villes de la province par le nombre et la diversité des activités gratuites.
C’est une façon de répliquer à l’opposition qui lui a reproché durant la campagne électorale de trop taxer les contribuables.
Québec n’est pas Lévis
La situation financière de la Ville de Québec est loin de se comparer à celle de sa voisine, Lévis. Le nouveau maire, Steven Blaney, doit composer avec un manque à gagner de près de 14 millions de dollars. La solution proposée est de refiler la facture aux grands commerçants en créant une nouvelle catégorie de taxation. Cela pourrait représenter une hausse de 24 %.
Radio-Canada n’a pas été en mesure de savoir quel sera le taux d’imposition pour le secteur non résidentiel à Québec. En campagne, le maire Marchand avait également souhaité l’établir sous l’inflation.
Sécurité urbaine : La Cité-Limoilou obtient la part du lion
La Ville de Québec poursuit ses investissements en prévention de la violence et de la délinquance avec l’annonce d’une nouvelle enveloppe de 904 074 $ destinée à 16 organismes. Une part importante de ce financement, soit 705 000 $, sera attribuée à 11 organismes situés dans les quartiers centraux de l’arrondissement La Cité-Limoilou.
Il s’agit du troisième et dernier appel de projets réalisé dans le cadre du Fonds pour bâtir des communautés plus sécuritaires (FBCS), un programme mis en place à Québec depuis 2023. Les projets retenus sont pour la plupart à leur deuxième ou troisième année de soutien financier.
Un programme axé sur la prévention
Le FBCS vise à renforcer la sécurité urbaine et le sentiment de sécurité des citoyennes et citoyens en misant sur une approche préventive. Les initiatives financées ciblent des secteurs où vivent des populations plus vulnérables ou à risque, avec l’objectif de réduire les facteurs menant à la délinquance, notamment ceux associés à la violence armée.
Les projets soutenus doivent répondre à plusieurs critères précis, notamment intervenir en amont pour prévenir les comportements à risque, rejoindre des clientèles susceptibles de commettre des actes de délinquance ou d’être exposées à la violence armée, contribuer à leur réhabilitation en favorisant l’élaboration de parcours de vie exempts de criminalité, ainsi que développer des facteurs de protection tant sociaux qu’individuels.
Selon la Ville, cette approche permet aux organismes communautaires de déployer des actions directes dans les milieux de vie, que ce soit par l’accompagnement psychosocial, l’encadrement, des activités de mobilisation ou l’intervention de proximité.
Pour la première fois depuis les fusions municipales, la Ville de Québec est en mesure d’uniformiser sa taxation sur l’ensemble du territoire alors que les résidents de l’ancienne ville de Québec et de Val-Bélair assisteront à la fin des paiements pour assumer la dette des anciennes villes.
Bien que l’augmentation moyenne des taxes résidentielles se chiffre à 1,9 % pour l’ensemble de la ville de Québec, la fin du paiement des anciennes dettes de cette municipalité par les propriétaires sur le territoire de l’ancienne ville de Québec entraîne une forte disparité quant aux sommes qu’auront à payer les résidents en 2026.
Ceux situés sur le territoire de l’ancienne ville de Québec, qui épargneront en moyenne 119 $ par année en n’ayant plus à rembourser l’ancienne dette, feront une économie de 20 $ sur le compte de taxes global pour 2026, soit l’équivalent d’une baisse de 0,6 %. Environ 40 % des immeubles de Québec sont situés sur ce territoire.
En revanche, les taxes foncières des propriétaires à l’extérieur de cette zone augmenteront de 3 % en moyenne, soit 99 $ de plus par année pour une résidence de valeur moyenne établie à 379 000 $.
Les résidents de Val-Bélair, qui profitent eux aussi de la fin de paiement de l’ancienne dette, observeront quant à eux une hausse moyenne de 93 $, ou 2,8 %.
Environ 60 % des résidents de Québec se retrouvent donc avec une hausse qui dépasse l’inflation, établie à 2 % par la Ville de Québec pour l’an dernier.
L’effet est sensiblement le même pour le secteur non résidentiel. Le taux d’augmentation moyen annoncé est de 1,4 %, mais les commerces à l’extérieur de l’ancienne ville de Québec se retrouveront avec une hausse moyenne de 2,7 %.
Des disparités depuis les fusions
Ces disparités entre les secteurs existent depuis les fusions municipales. La taxation pour les anciennes dettes a été ajustée au fil des années.
En 2019, par exemple, les résidents de Val-Bélair ont profité d’une baisse de 1,7 %, contre une hausse de 2 % pour ceux de Vanier.
[Ces écarts] ont presque toujours existé dans les budgets, dépendamment des dettes des villes et du moment des remboursements, a fait valoir le maire Bruno Marchand.
L’effet est plus prononcé cette année puisque la fin des paiements de l’ancienne dette concerne tout le territoire de l’ancienne ville de Québec, soit environ 40 % des immeubles résidentiels de l’ensemble de la ville après les fusions.
Pendant 19 ans, les résidents de La Cité-Limoilou ont payé plus que les autres à cause d’une dette passée.
Une citation de Bruno Marchand, maire de Québec
Ces disparités entre les secteurs seront toutefois chose du passé dans le prochain budget puisque toutes les anciennes dettes auront été payées. La moyenne d’augmentation s’appliquera donc de manière plus uniforme sur l’ensemble du territoire.
Une vue du quartier Saint-Roch (Yan Doublet/Archives Le Soleil)
Le maire de Québec voit dans une signature étudiante de Saint-Roch une façon de rendre le quartier plus «vibrant», notamment par l’implantation de résidences étudiantes au cœur de la Basse-Ville.
«Le quartier Saint-Roch a tout pour plaire à une clientèle plus jeune», expose en entrevue Bruno Marchand, lundi.
En réaction à une sortie en matinée du ministre responsable de la Capitale-Nationale dans les pages du Journal de Québec, le maire confirme adhérer à la «très bonne idée» de faire de Saint-Roch un quartier universitaire.
Jean-François Simard voit dans l’identité universitaire de Québec un «tremplin» pour ce quartier de la Basse-Ville pris entre déclin commercial, augmentation du télétravail, itinérance, défis de cohabitation et de sécurité, a-t-il déclaré.
Le maire de Québec, Bruno Marchand (Jocelyn Riendeau/Archives Le Soleil)
Comme lui, le maire Bruno Marchand estime que le caractère étudiant pourrait donner à Saint-Roch un nouvel élan de «vitalité».
«C’est des étudiants, du personnel qui est déjà là. C’est une façon d’illustrer une partie de ce qui est là et de l’amplifier», partage-t-il.
Lorsqu’il était candidat à sa propre réélection, il songeait même à s’engager, lors de la plus récente campagne électorale, à conférer au quartier cette identité universitaire.
L’idée, mise au jour par d’autres, dont le président de l’Université du Québec, Alexandre Cloutier, avait largement été véhiculée par l’ancien chef de l’opposition officielle à l’hôtel de ville, Claude Villeneuve.
Ce dernier insistait sur le potentiel d’un Quartier latin pour «relancer» Saint-Roch, alors que l’arrivée dans les années 1990 d’institutions comme l’Université Laval et l’ÉNAP avait été un «catalyseur» de la relance sous l’ex-maire Jean-Paul L’Allier.
Loger, attirer
«Il y a une convergence intéressante [d’établissements universitaires]. Je pense que tout le monde pourrait y trouver son compte de façon intéressante», appuie le maire Bruno Marchand.
À quelques pas, ceinturant le Jardin Jean-Paul-L’Allier, se trouvent le siège social de l’Université du Québec, l’École nationale d’administration publique (ÉNAP), l’INRS, la TELUQ, l’École d’art et l’École de design de l’Université Laval en plus de la Maison des métiers d’arts.
Saint-Roch compte une concentration de campus universitaires, autour du Jardin Jean-Paul-L’Allier. (Archives, Ville de Québec)
Selon M. Marchand, la Ville de Québec et ses partenaires en sont à trouver des solutions pour «permettre à nos universités de rayonner et d’attirer davantage, d’en faire un lieu de convergence, de créer de l’attraction».
Mais forcément, cela passera par la capacité de loger davantage d’étudiants dans le quartier même.
«Ça prend des résidences étudiantes. Ça fait nécessairement partie du portrait», insiste-t-il.
Non seulement eux, mais aussi ceux qui fréquentent des pavillons hors de Saint-Roch, pourraient ainsi se trouver attirés par le quartier, le fréquenter davantage et l’habiter «pour sa signature et parce qu’il y a quelque chose de vibrant».
«Un vrai quartier universitaire, ce n’est pas juste un quartier où on dit: il y a des universités. C’est un quartier où il y a du monde qui habite, où l’université est en corrélation dans son quartier.»
— Bruno Marchand, maire de Québec
Bruno Marchand ne va pas jusqu’à dire si la Ville pourrait elle-même acheter des bâtiments vacants pour les convertir en résidences étudiantes ou s’il reviendrait aux institutions de le faire.
À Montréal, l’UQAM partageait par exemple en mars sa volonté de devenir locataire d’un édifice de 300 unités.
«Il faut que ça s’enracine dans des bâtiments, ambitionne le maire de Québec. Il y a quelque chose à matérialiser et qui doit se faire dans le concret. Ce n’est pas juste un voeu pieux.»
Plus que des étudiants
Pour y parvenir, Bruno Marchand insiste que la Ville et les institutions d’enseignement auront besoin du gouvernement du Québec.
Il se réjouit donc de voir le ministre responsable de la Capitale-Nationale appuyer la démarche entamée entre les différents partenaires.
Une annonce en compagnie des universités est d’ailleurs dans les cartons pour le début de l’année 2026, confirme-t-il.
«C’est un plan intéressant, et si M. Simard y croit, ça va nous aider à dégager des sommes», soutient le maire, sans chiffrer la demande ni l’envergure de ce plan.
«Tout va dépendre — et c’est là que M. Simard va être utile — des ressources qui seront confiées pour créer des résidences étudiantes, pour créer un visuel de secteur pour que ça prenne racine. C’est le nerf de la guerre», plaide M. Marchand.
Quoi qu’il en soit, il faudra plus que davantage d’étudiants pour faire vivre ce quartier de la Basse-Ville, dit-il. «Saint-Roch ne sera jamais monolithique avec une seule clientèle. C’est un quartier pluriel et il faut que ça reste comme ça.»
L’administration Marchand projette le déploiement d’un plan de quelque 100 millions de dollars sur 15 ans pour revitaliser Saint-Roch.
Membre de l’équipe du maire, la conseillère municipale du secteur, Elainie Lepage, a d’ailleurs été nommée comme responsable de la relance et de la vitalité de Saint-Roch.
En tournée de bilan de fin d’année, le maire de Québec prend la pleine mesure de la majorité qu’il a remportée aux élections municipales de novembre. Bruno Marchand estime que c’est un « atout incroyable » pour la région et pas question de s’en priver.
La majorité change tout, constate le maire Marchand, fraîchement réélu. Depuis l’élection, il remarque que le ton a changé à son égard et que sa parole porte davantage. Quand on disait en campagne : ‘‘Ça prend un mandat fort, c’est gagnant’’, c’est vraiment gagnant, raconte-t-il en entrevue de fin d’année à Radio-Canada.
Le maire de Québec, Bruno Marchand, fait le bilan de son année 2025 marquée par sa réélection avec une forte majorité.
Photo : Radio-Canada / Olivier Bouchard
Il y a eu un changement de ton énorme, reconnaît-il. Et le changement provient d’un peu partout, selon lui : de partenaires, d’entrepreneurs, d’élus et, bien sûr, du gouvernement en place.
Le maire n’a pas hésité à saisir chaque occasion, depuis l’élection, pour manifester publiquement son désaccord sur des sujets qui, d’ordinaire, auraient pu lui attirer les foudres de la CAQ.
Au contraire, le premier ministre François Legault lui a donné raison chaque fois, en lui promettant de faire mieux.
Pas de confrontation
Bruno Marchand se défend de vouloir tester la patience du gouvernement.
En campagne électorale, il a pris une position ferme contre le tracé du troisième lien qui traverserait les quartiers Saint-Malo et Vanier. Après une première rencontre avec le premier ministre à la suite de sa victoire, le maire a reçu l’assurance qu’il y aurait des ajustements au projet pour tenir compte de ses préoccupations. Ils ont compris que le tracé, c’est non!
Le premier ministre s’est entretenu avec Bruno Marchand lors d’une première rencontre officielle à l’hôtel de ville de Québec depuis l’élection municipale. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Louise Boisvert
Quant à ses interventions récentes dans le dossier des travailleurs étrangers temporaires, menacés de devoir plier bagage en raison des nouvelles règles imposées par le gouvernement, il dit agir en toute justice et bienveillance. Le premier ministre promet des solutions. Le maire prend acte et estime que le gouvernement a manqué de sensibilité. Ce n’est pas contre la CAQ. Ce n’est pas raisonnable. Trouvez des solutions, insiste-t-il.
Une ville à conquérir
À la question, est-ce que le gouvernement a besoin du maire de Québec? Il répond sans détour : Je pense que oui.
Il donne un avertissement à tous les partis qui s’apprêtent à se lancer en campagne électorale provinciale : ils ne pourront pas faire fi des priorités des gens de Québec qui viennent de s’exprimer.
Nous avons une voix forte à Québec et ils ont tout intérêt à comprendre que cette voix va probablement aider à faire un gouvernement ou à le défaire. C’est une maudite bonne nouvelle.
Une citation de Bruno Marchand, maire de Québec
Il constate, comme plusieurs, que les députés de la Coalition avenir Québec sont en mauvaise posture à quelques mois du scrutin. Les agrégateurs de sondages prédisent leur disparition. Ce sera une élection ouverte, prédit-il. C’est un avantage pour les gens de Québec.
Alors que le gouvernement de la CAQ discute de son projet de constitution, le maire en profite pour réclamer un ajout. Il demande que le statut de capitale nationale soit enchâssé dans la future loi. Le gouvernement devrait tout faire pour placer cette capitale sur l’échiquier mondial.
Entre majorité et humilité
Bien conscient du rapport de force que lui octroie sa majorité, M. Marchand souhaite garder les deux pieds sur terre. Les gens ont voté pour nous, mais pas pour tout ce qu’on propose, explique-t-il.
Réélu pour un deuxième mandat, Bruno Marchand a célébré avec ses partisans le soir du scrutin. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Sébastien Vachon
La vaste consultation qu’il a lancée au lendemain de l’élection auprès de divers groupes de la société civile est un exercice d’humilité pour s’assurer qu’il mise sur les bonnes priorités. C’est la meilleure décision que je pouvais prendre, dit-il sans détour.
Ce n’est pas parce que tu as été élu que tu as les coudées franches et que tu peux faire ce que tu veux.
Une citation de Bruno Marchand, maire de Québec
À chaque rencontre, il demande à ses interlocuteurs ce qu’ils feraient si, demain matin, ils étaient maires de Québec. Les réponses sont vraiment intéressantes. Il précise que, pour l’instant, son administration n’est pas complètement à côté de la track.
Le maire donne l’exemple d’un projet de guichet unique pour les jeunes entreprises qui cherchent de l’information calqué sur un modèle qui a fait ses preuves à Montréal. C’était dans notre radar, il faut peut-être le prioriser.
Le bilan de cette consultation viendra quelque part en janvier. Le maire espère que cet exercice lui permettra de reprendre une vitesse de croisière. Il faut aller vite, je suis un impatient.
Danser avec l’opposition
Le maire constate que les premières semaines se sont plutôt bien déroulées avec la nouvelle opposition à l’hôtel de ville de Québec, même si les trois élus de Respect citoyens n’ont pas appuyé son budget pour l’année 2026.
Les trois élus de Respect citoyens ont voté contre le budget 2026 présenté par l’administration Marchand. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada
Bruno Marchand souhaite une collaboration constructive qui ne se mesure pas par un appui. Collaborer, c’est dans le ton, souligne-t-il, critiquant au passage ses adversaires précédents. À un moment donné, dans le dernier mandat, les oppositions ont manqué le ton. Ça ne marchait plus.
Pour l’heure, l’opposition de Respect citoyens est plutôt silencieuse lors des conseils municipaux qui défilent à une vitesse folle. Bon joueur, le maire croit qu’il faut leur laisser le temps d’apprivoiser leurs rôles.
2025 et puis après?
Bruno Marchand porte un regard de satisfaction sur l’année qui se termine. En plus de sa réélection, il cite parmi ses réussites une année record de mises en chantier, une position enviable en tourisme et une gestion rigoureuse des finances qui est reconnue, une fois de plus, par la firme de notation Moody’s. C’est vraiment une année de résultats extraordinaires!, s’exclame-t-il.
Le maire de Québec, Bruno Marchand, affirme que l’année 2025 a été une année de résultats pour son administration.
Photo : Radio-Canada / Olivier Bouchard
Du même souffle, il reconnaît que les défis seront de taille l’an prochain. La Ville de Québec, comme d’autres municipalités, fait face à l’explosion des coûts pour entretenir ou construire de nouvelles infrastructures. Là encore, l’année électorale à venir pourrait être un atout.
Bruno Marchand croit que les villes devront faire front commun pour exiger du gouvernement un réinvestissement dans les projets. Il faut parler de ça. Si on tolère le statu quo, ce n’est pas le statu quo, c’est la dégradation de nos réseaux. Il vise en particulier les infrastructures souterraines pour l’eau qui créent de véritables maux de tête aux villes.
Et le tramway?
Pour une rare fois, le tramway n’a pas occupé beaucoup d’espace dans cet entretien. On est rendu ailleurs, analyse le maire. Selon lui, le résultat de l’élection ne veut pas dire que tout le monde veut le tramway, mais une très grande majorité veut qu’on avance.
La question du financement du tramway n’est plus un enjeu pour le maire. (Image d’archives)
Photo : gracieuseté de la Ville de Québec
La question du financement n’est plus un enjeu pour le maire. Le premier ministre Legault a aussi confirmé, ces dernières semaines, qu’une participation de 40 % du gouvernement fédéral au financement du projet n’était pas conditionnelle à la réalisation du tramway.
L’année 2026 lancera plus officiellement la phase des travaux qui s’échelonnera sur plusieurs années. Même s’il y aura des effets négatifs, il va falloir être bon pour trouver des solutions, reconnaît-il.
Longue entrevue de Bruno Marchand au micro de Marie-Louise Arsenault hier à l’émission radio Ils ont fait 2025
L’entrevue dure un peu plus de 50 minutes
« En politique, il vaut mieux essayer d’être rassembleur et se battre pour des grandes valeurs, même si c’est pour perdre. »Le maire de Québec Bruno Marchand raconte comment le sens du partage, de la communauté et de l’humilité alimentent son implication en politique.
Il explique que ses valeurs cardinales lui viennent de sa mère, qu’il voit comme son modèle le plus important. Le politicien évoque aussi ce qui compte à ses yeux.
« La philosophie est précieuse et importante : c’est l’art du pourquoi. Il faut l’apprendre à nos enfants. »
Il évoque aussi les dernières élections municipales, qui lui ont permis d’être élu pour un second mandat à la tête de la ville deQuébec.
En fin d’entrevue, il aborde les difficultés qui ont accompagnée le dévoilement de sa relation amoureuse avec l’animatrice Monic Néron.
« Vivre avec un politicien, ce n’est que vivre descontraintes, T’aimes un politicien et tu te retrouves à embrasser la politique, malheureusement. »
Folie immobilière : 500 familles de Québec espèrent gagner une mise de fonds
L’administration Marchand procédera à un tirage au sort afin de sélectionner les ménages admissibles au nouveau volet de son programme Accès Famille. L’initiative vise à faciliter l’achat d’une première maison.
Le programme municipal, lancé en 2015, n’a jamais connu pareil engouement. Pour la première fois en 10 ans, les ménages sélectionnés pourront toucher une subvention afin d’acheter une maison existante.
Par le passé, seules les habitations neuves étaient considérées.
Les bidets permettent pour leur part de réduire la quantité de papier hygiénique «et, par le fait même, la génération de boues d’épuration», soulignent les fonctionnaires, au moment où Lévis manque justement de capacité dans ses usines de traitement des eaux usées.
Résumé
Au total, la Ville de Québec s’engage à financer l’achat de 40 maisons par le biais d’un prêt sans intérêts remboursable au moment de la revente de la propriété. La valeur des maisons admissibles est plafonnée à 440 000 $, pour un prêt maximal de 24 200 $.
La Ville a reçu près de 500 demandes à cet effet, confirme le porte-parole Jean-Pascal Lavoie.
La sélection des 40 familles éligibles se fera par tirage au sort parmi l’ensemble des candidatures reçues, sous la supervision d’une firme spécialisée afin d’assurer la transparence du processus.
Une citation de Jean-Pascal Lavoie, porte-parole, Ville de Québec
Le tirage est prévu le jeudi 15 janvier. Les familles gagnantes seront contactées individuellement par la Ville de Québec.
Initiative inusitée
Je ne me souviens pas d’avoir déjà vu ça ailleurs, s’étonne le spécialiste du secteur immobilier François Des Rosiers au sujet du tirage au sort organisé par l’administration Marchand.
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Le fait que des centaines de familles soient à la recherche d’un coup de pouce afin de compléter leur mise de fonds est toutefois loin de le surprendre.
Le principal problème, c’est de trouver la mise de fonds dans un contexte où les prix augmentent constamment, déplore le professeur à la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval.
Selon François Des Rosiers, le phénomène touche particulièrement les maisons neuves, ce qui explique l’engouement des acheteurs pour les produits existants.
La région de Québec, tout particulièrement, semble frappée de plein fouet par la hausse des valeurs depuis la pandémie.
Je pense que 2026 ne fera pas exception, prédit M. Des Rosiers.
Si le rêve de la maison unifamiliale demeure bien vivant pour les premiers acheteurs, François Des Rosiers estime que certains ménages devront revoir leurs attentes afin d’accéder au marché immobilier de Québec.
En raison de la rareté des terrains et du faible nombre de mises en chantier de maisons détachées, les prix des propriétés pourraient devenir inaccessibles pour plusieurs familles.
Il faut penser à d’autres formules qui sont tout à fait acceptables, plaide-t-il en citant des immeubles de type jumelé ou encore des maisons en rangée.
Même si le maire Marchand s’est engagé à favoriser la construction de 5000 maisonsen banlieue dans le prochain mandat, François Des Rosiers croit que les développements futurs sont appelés à évoluer.
Des parcs pourraient desservir des carrés de maisons, plutôt que d’avoir chacun son terrain individuel, illustre-t-il. Je pense qu’on s’en va vers ça.
Depuis le 1er janvier, le programme d’aide pour les produits visant à réduire la quantité de déchets de la Ville de Lévis inclut les bidets, les composteur domestiques et certains produits d’entretien de terrain. (Infographie Le Soleil)
Les Lévisiens qui adoptent le bidet pourront demander à leur ville de payer une partie de la facture, grâce à la révision d’une aide financière visant la réduction des déchets. Lévis a aussi augmenté sa part de remboursement pour les produits d’hygiène lavables.
Résumé
La Ville de Lévis élargit ses subventions à l’achat d’items qui réduisent les déchets à la source.
Une nouvelle version du programme qui augmente les parts de remboursement maximales et allonge la liste des produits admissibles est entrée en vigueur le 1er janvier. En plus des produits d’hygiène lavables, Lévis propose désormais de rembourser une partie des outils de compostage domestiques et les bidets.
Les Lévisiens pourront donc réclamer leur part s’ils font le saut vers le bidet, qu’il soit modulaire ou inclus dans la cuvette. Lévis propose aussi de payer une partie du prix des équipements de compost et de certains outils d’entretien de terrain, comme les tondeuses déchiqueteuses.
La Ville de Lévis fait aussi passer de 40 % à 50 % le maximum remboursable des produits. Dans le cas des lames déchiquetées et des tondeuses, la subvention atteint 80 %.
À cela s’ajoute 20 % de remboursement additionnel si l’achat est fait à Lévis et un autre 20 % pour les personnes à faible revenu.
Les fonctionnaires calculent que l’élargissement du programme fera passer sa facture annuelle de 24 000 $ à 37 500 $ à partir de 2026.
Lévis limite désormais les demandes à une par période de trois ans dans le cas des produits d’hygiène réutilisables pour adultes, et d’une par adresse pour les équipements domestiques, comme les bidets.
La nouvelle mouture du règlement récemment entrée en vigueur a été adoptée à l’unanimité par le conseil municipal de Lévis le 14 juillet dernier. La Ville était alors dirigée par l’administration Lehouillier.
Question de déchets
Par ce programme, la Ville de Lévis veut «aider les citoyens à réduire leurs déchets en optant pour des produits écologiques», indique la fiche de prise de décision qui accompagne le règlement.
Mais la direction de l’environnement fait valoir que l’aide permet surtout de réduire la demande sur les services municipaux.
L’adoption de produits lavables et de composteurs domestiques soulage, par exemple, les sites de traitement des déchets et la collecte à la maison.
Les bidets permettent pour leur part de réduire la quantité de papier hygiénique «et, par le fait même, la génération de boues d’épuration», soulignent les fonctionnaires, au moment où Lévis manque justement de capacité dans ses usines de traitement des eaux usées.
Les bidets réduisent l’utilisation de papier de toilette, ce qui réduit la demande dans les étangs d’épurations de Lévis, déjà presque à capacité. (Jocelyn Riendeau/Le Soleil)
Les documents publics ne chiffrent cependant pas l’impact direct de la politique sur les quantités de matières résiduelles traitées.
Lévis est loin d’être la seule ville à s’être dotée d’un tel programme. Plus de 200 municipalités québécoises proposent déjà un certain remboursement des produits d’hygiène lavables.
La Ville de Lévis dispose d’un programme d’aide pour les produits visant à réduire la quantité de déchets depuis 2008. En 2023, il avait été élargi par les élus d’alors pour y inclure les produits d’hygiène lavables.
Quelque 250 000 $ ont été remis aux Lévisiens via ce programme depuis sa première mouture.
Pour relancer le Vieux-Québec, le maire dit que ça prend + de résidentes et résidents
Plus de citoyens, «la seule solution» pour le Vieux-Québec
Peu importe les commerces qui viendront s’établir dans le Vieux-Québec, la relance du quartier historique repose avant tout sur l’ajout de 500 résidents pour l’habiter, martèle l’administration Marchand.
Le maire et son équipe n’en démordent pas: il faut que plus de gens s’établissent dans le Vieux-Québec pour contribuer à sa redynamisation commerciale et au maintien de services de proximité dans un secteur où ils manquent, aux côtés des boutiques pour touristes abondent.
Pour son premier point de presse de 2026, plus de cinq ans après avoir fait la promesse de regarnir le quartier historique de 500 citoyens supplémentaires, Bruno Marchand n’a pas manqué de la réitérer, au moment où le manque de commerces d’alimentation et de première nécessité défraye de nouveau la manchette.
Le secteur des nouvelles casernes où il y a plusieurs terrains vacants et d’anciens bâtiments à rénover pourrait profiter de constructions neuves et de rénovations pour accueillir ces nouveaux résidents.