Politique municipale - Ville de Montréal

Montréal : l’électorat de Valérie Plante se fragilisehttps://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1743385/sondage-intentions-vote-satisfaction-montrealais-elections-mairie-2021

Les Montréalais jettent un regard critique sur son administration, selon un sondage commandé par Radio-Canada à un an des élections municipales.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh DemersJérôme Labbé (accéder à la page de l’auteur)Jérôme LabbéPublié à 4 h 00

La mairesse de Montréal Valérie Plante aura à convaincre encore bien des électeurs si elle veut être réélue en novembre 2021.

À un an du scrutin, 41 % des Montréalais estiment qu’il est « très » ou « assez » probable qu’ils votent pour elle, selon un sondage commandé par Radio-Canada.

À l’inverse, 6 Montréalais sur 10 estiment « peu » ou « pas du tout » probable qu’ils l’appuient lors de l’élection l’an prochain. Et près de la moitié de ceux qui l’ont soutenue en 2017 se disent prêts à changer leur fusil d’épaule.

Selon le sondage, les jeunes de 18-24 ans forment le groupe d’âge qui a la meilleure opinion de l’administration Plante, tandis que les 55 ans et plus sont les moins enthousiastes.

Ces résultats ne constituent pas en soi une bonne nouvelle, admet l’experte en sondages Claire Durand, professeure au Département de sociologie de l’Université de Montréal. , nuance-t-elle.

Car la critique médiatique peut avoir influencé les répondants, explique Mme Durand, faisant référence aux nombreux reportages ayant donné écho aux insatisfactions liées à la gestion de la pandémie à Montréal.

La suppression de nombreuses places de stationnement pour faire place à des voies réservées aux piétons et aux cyclistes, par exemple, a soulevé l’ire de certains commerçants, dont les commentaires ont été relayés abondamment par la presse.

Bref, Claire Durand appelle à la prudence, d’autant plus que les adversaires de Valérie Plante en 2021 ne sont pas encore connus.

C’est certainement un drapeau rouge qui se lève, mais de là à dire que c’est cuit pour dans un an…

Claire Durand, professeure au Département de sociologie de l’UQAM

En 2017, Valérie Plante avait été élue après avoir récolté 51,4 % des voix exprimées, contre 45,7 % pour le maire sortant, Denis Coderre.

Montréal vue par ses habitants

Le sondage commandé par Radio-Canada laisse néanmoins entendre que les Montréalais ont une moins bonne opinion de leur ville qu’il y a trois ans.

Ainsi, 42 % des Montréalais estiment que leur perception de la métropole s’est détériorée depuis les dernières élections, tandis que 23 % d’entre eux affirment qu’elle s’est améliorée.

La perception de la ville de Montréal s’est détériorée depuis trois ans, tant chez les Montréalais que chez leurs voisins de la banlieue.

Photo : Radio-Canada

Les Montréalais semblent particulièrement critiques par rapport à certains enjeux. En ce qui concerne le coût des logements et des maisons, par exemple, 61 % des répondants montréalais estiment que la ville « va moins bien qu’il y a trois ans », alors que seulement 2 % d’entre eux jugent que la ville « va mieux qu’il y a trois ans ».

Une tendance similaire s’observe quant à l’état des routes et des rues (60 % contre 3 %); la fluidité des transports, la congestion routière et la gestion de travaux routiers (60 % contre 5 %); la santé économique de Montréal (42 % contre 5 %); et la vitalité commerciale du centre-ville (41 % contre 7 %).

Des voies sanitaires ont été aménagées cet été le long de nombreuses artères montréalaises, au grand plaisir des cyclistes… et au grand dam des automobilistes.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

À l’inverse, les Montréalais estiment que la situation de certains enjeux s’est améliorée sous Valérie Plante. Concernant le réseau des pistes cyclables, par exemple, 46 % des répondants montréalais estiment que la ville « va mieux », alors que 23 % jugent qu’elle « va moins bien ».

C’est aussi le cas pour les espaces verts (28 % contre 8 %); la préservation de l’environnement et la lutte contre les changements climatiques (21 % contre 14 %); et le transport en commun (21 % contre 15 %).

Notre sondage montre par ailleurs que 42 % des Montréalais songent à quitter la métropole.

Globalement, 55 % des Montréalais se disent « confiants » quant à l’avenir de leur ville. Mais ils sont tout aussi nombreux (56 %) à affirmer que cette confiance s’est effritée en raison de la pandémie de COVID-19.

Au mois de mai, des autobus de la STM ont été transformés en cliniques mobiles pour augmenter le dépistage.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Cette crise, 57 % des Montréalais croient toutefois que l’administration Plante l’a « bien gérée ».

Cela étant dit, la pandémie de COVID-19, qui est loin d’être terminée, a un effet plutôt négatif sur l’opinion des Montréalais à l’égard du travail de la mairesse et de son équipe. Ainsi, 25 % des répondants montréalais affirment qu’ils ont aujourd’hui une « moins bonne opinion » de l’administration qu’avant la crise, alors qu’ils sont 19 % à dire l’inverse.

De manière générale, 45 % des Montréalais estiment que « l’administration Plante fait un bon travail »; 43 % croient qu’elle « fait un mauvais travail »; 12 % « ne savent vraiment pas ».

Le sondage, réalisé auprès de 1454 habitants du Grand Montréal, révèle par ailleurs que les banlieues jugent encore plus sévèrement le bilan de l’administration Plante depuis les élections de 2017 et la manière dont elle a géré la pandémie de COVID-19. En outre, les habitants de la Rive-Sud et de la Rive-Nord ont généralement une meilleure opinion de leur propre ville et se montrent plus satisfaits des services qu’ils reçoivent. À suivre cette semaine sur Radio-Canada.ca.

Ces résultats ne surprennent guère Danielle Pilette, experte en politique municipale et professeure associée à l’École des sciences de la gestion (ESG) de l’UQAM. Selon elle, pendant une période où les Montréalais cherchaient d’abord et avant tout .

, explique-t-elle.

Les Montréalais, poursuit Mme Pilette, sont particulièrement inquiets du coût des logements et des maisons. , observe-t-elle.

Si la tendance se maintient, le scrutin de 2021 pourrait prendre la forme d’un référendum sur le bilan de Valérie Plante, à en croire la professeure associée. , explique-t-elle.

En attendant, Mme Pilette conseille à Valérie Plante de miser sur en leur donnant , et ce, . . Surtout à quelques mois du scrutin, comme on l’a vu en 2017, lorsque la saga de la formule E a plombé la réélection de Denis Coderre.

Quelques pistes pour une dernière année de mandat

Mais que veulent vraiment les Montréalais?

Le coût des logements et des maisons est le problème numéro 1 auquel l’administration de la Ville de Montréal devra s’attaquer au cours des prochaines années, selon les résultats de notre sondage : 36 % des Montréalais estiment qu’il s’agit d’une « priorité ».

Suivent dans l’ordre : l’état des routes et des rues (31 %); le transport en commun (30 %); le logement social et la lutte contre la pauvreté (25 %); la fluidité des transports, la congestion routière et la gestion de travaux routiers (24 %).

La congestion routière demeure une source d’irritation majeure pour les automobilistes, tant à Montréal qu’en banlieue.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Les résultats de ce coup de sonde ne surprendront guère les stratèges de Projet Montréal, estime le politologue Thierry Giasson, de l’Université Laval. Surtout en ce qui a trait aux préoccupations reliées à la congestion routière et à l’état des routes et des rues.

, analyse-t-il.

À un an des élections, la partie est encore loin d’être perdue pour Projet Montréal.

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Il y a quand même 58% des montréalais qui pensent que la situation s’est soit améliorée, soit est restée stable. À écouter les nouvelles depuis des mois, on croirait que ces gens constituent une minorité…

Faire un sondage sur l’économie et le centre-ville avec la pandémie, c’est certain que ça n’aide pas. Ce sont des secteurs extrêmement touchés. Sans la pandémie, objectivement l’économie de Montréal serait au mieux, comme le CV en général.

Je trouve ça spécial quand même. Montréal pré-pandémie était au milieu d’un boom économique sans précédent. On dirait que notre perception de la ville est pas mal plus influencée par la situation de cet été, surtout par rapport à la construction au centre-ville. In fairness par contre, la rue Ste-Catherine était déjà en projet avant l’arrivée de Projet Montréal, et le REM n’est pas du ressort de la Ville… La seule chose c’est la réfection de McGill et le réaménagement de la rue Peel…

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47% de ceux qui ont voté pour elle aux dernières élections ne voteront pas pour elle cette fois-ci (Peu probable et pas probable du tout mis ensemble) ! C’est quand même un gros red flag. Comme je disais, le principal danger pour les opposants à Plante c’est la division du vote. À suivre

La Covid 19 est un verre politique déformant parce qu’elle fait de la perception des gens une vision à court terme. Quand ça va mal dans la société et dans l’économie on a tendance à blâmer les gouvernements en place, en perdant une partie de notre objectivité. On verra bien d’ici l’été prochain si un vaccin et des médicaments nouveaux nous aident à reprendre une vie normale. Permettant à tous les avantages de la ville de revenir au premier plan. Ainsi l’économie, le commerce, la culture et toutes les activités que l’on trouve en milieu urbain reprendront peu à peu leur place. Ils nous ferons oublier ce cauchemar qui lui-même nous a justement fait oublier l’excellente qualité de vie de Montréal.

J’émets ici une réflexion: il ne faut jamais appliquer une solution permanente à un problème temporaire.

acpnc said: La Covid 19 est un verre politique déformant parce qu’elle fait de la perception des gens une vision à court terme. Quand ça va mal dans la société et dans l’économie on a tendance à blâmer les gouvernements en place, en perdant une partie de notre objectivité. On verra bien d’ici l’été prochain si un vaccin et des médicaments nouveaux nous aident à reprendre une vie normale. Permettant à tous les avantages de la ville de revenir au premier plan. Ainsi l’économie, le commerce, la culture et toutes les activités que l’on trouve en milieu urbain reprendront peu à peu leur place. Ils nous ferons oublier ce cauchemar qui lui-même nous a justement fait oublier l’excellente qualité de vie de Montréal.

J’émets ici une réflexion: il ne faut jamais appliquer une solution permanente à un problème temporaire.

D’accord… Par contre, on voit le contraire au niveau de la satisfaction au provincial pour un gouvernement caquiste qui a le vent dans les voiles malgré des résultats au niveau de la COVID parmi les pire. La différence, c’est que la CAQ ne fait rien pour changer les façons de faire/penser/consommer des Québécois contrairement à Valérie Plante qui pousse un agenda plus vert qui bouscule les habitudes des gens.

Mtloulou a dit :

acpnc said: La Covid 19 est un verre politique déformant parce qu’elle fait de la perception des gens une vision à court terme. Quand ça va mal dans la société et dans l’économie on a tendance à blâmer les gouvernements en place, en perdant une partie de notre objectivité. On verra bien d’ici l’été prochain si un vaccin et des médicaments nouveaux nous aident à reprendre une vie normale. Permettant à tous les avantages de la ville de revenir au premier plan. Ainsi l’économie, le commerce, la culture et toutes les activités que l’on trouve en milieu urbain reprendront peu à peu leur place. Ils nous ferons oublier ce cauchemar qui lui-même nous a justement fait oublier l’excellente qualité de vie de Montréal.

J’émets ici une réflexion: il ne faut jamais appliquer une solution permanente à un problème temporaire.

D’accord… Par contre, on voit le contraire au niveau de la satisfaction au provincial pour un gouvernement caquiste qui a le vent dans les voiles malgré des résultats au niveau de la COVID parmi les pire. La différence, c’est que la CAQ ne fait rien pour changer les façons de faire/penser/consommer des Québécois contrairement à Valérie Plante qui pousse un agenda plus vert qui bouscule les habitudes des gens.

C’est sûr qu’au niveau municipal on touche les gens de plus près dans leur quotidien. Mais encore là difficile de doser et surtout de respecter son agenda quand on fait face à une crise d’une telle ampleur. Sans la Covid Valérie Plante aurait certainement pu mieux faire avancer les choses en vendant mieux ses politiques de mobilité et d’espaces publics. C’est là qu’on voit à quel point la politique peut être ingrate et en décourager plusieurs de faire le saut.

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Le reportage sur le sondage de Radio-Canada au Téléjournal 18h

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Mtloulou said:

acpnc said: La Covid 19 est un verre politique déformant parce qu’elle fait de la perception des gens une vision à court terme. Quand ça va mal dans la société et dans l’économie on a tendance à blâmer les gouvernements en place, en perdant une partie de notre objectivité. On verra bien d’ici l’été prochain si un vaccin et des médicaments nouveaux nous aident à reprendre une vie normale. Permettant à tous les avantages de la ville de revenir au premier plan. Ainsi l’économie, le commerce, la culture et toutes les activités que l’on trouve en milieu urbain reprendront peu à peu leur place. Ils nous ferons oublier ce cauchemar qui lui-même nous a justement fait oublier l’excellente qualité de vie de Montréal.

J’émets ici une réflexion: il ne faut jamais appliquer une solution permanente à un problème temporaire.

D’accord… Par contre, on voit le contraire au niveau de la satisfaction au provincial pour un gouvernement caquiste qui a le vent dans les voiles malgré des résultats au niveau de la COVID parmi les pire. La différence, c’est que la CAQ ne fait rien pour changer les façons de faire/penser/consommer des Québécois contrairement à Valérie Plante qui pousse un agenda plus vert qui bouscule les habitudes des gens.

C’est la différence entre populisme et idéologie… Valérie Plante et Projet Montréal sont de la gauche, et prônent des réformes en profondeur de la façon dont on fonctionne. On s’entend que François Legault ne révolutionne absolument rien au Québec. Il incarne un status quo assez puissant, mais c’est ce que l’électorat semble vouloir.
Valérie Plante est arrivée avec la promesse d’un changement de paradigme à la Ville. Cependant, un changement de culture dans n’importe quelle organisation c’est super compliqué, encore plus quand il s’agit d’une institution qui existe depuis 200 ans.
Si elle veut gagner, il faut que l’année 2021 apporte des résultats tangibles, qu’elle ralentisse la cadence des travaux et des impacts sur la circulation, et que l’économie montréalaise reprenne sa vigueur pré-COVID.

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Vers un maire de l’arrondissement de Ville-Marie en 2021 ?

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE

Cathy Wong, conseillère du district de Peter-McGill

L’administration Plante veut déterminer « différents scénarios » de modifications législatives afin que les citoyens de l’arrondissement de Ville-Marie puissent élire leur maire aux prochaines élections municipales. Un comité de travail sera nommé d’ici la fin de l’année en vue de la tenue d’une consultation publique en 2021, a appris La Presse.

Publié le 28 octobre 2020 à 7h00 https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/2020-10-28/vers-un-maire-de-l-arrondissement-de-ville-marie-en-2021.p

Henri Ouellette-Vézina
La Presse

« Notre souhait est de questionner une structure particulière dont on a hérité. On veut engager une vraie conversation, puisque je pense qu’il n’y en a jamais vraiment eu », explique la conseillère du district de Peter-McGill, Cathy Wong.

Depuis 2009, Ville-Marie est en effet l’un des arrondissements où l’on vote le moins, parce que son maire est de facto le maire de Montréal, en vertu de la loi 22 adoptée par le gouvernement Charest. Celle-ci avait initialement pour but de favoriser le développement économique de la métropole. Sur un total de cinq conseillers, deux sont aussi « désignés » par la mairesse. La moitié des représentants ne sont donc pas élus.

Il faut adresser tous ces éléments-là pour avoir une position cohérente et représentative de Ville-Marie.

Cathy Wong, conseillère du district de Peter-McGill, pour qui la tenue d’une consultation publique est la meilleure façon d’identifier une solution « globale » et « réfléchie »

À travers le temps, si plusieurs administrations montréalaises ont ouvert la porte à une renégociation de la loi 22, aucune d’entre elles n’est jusqu’ici passée de la parole aux actes. En 2017, dans son programme électoral, Projet Montréal s’était engagé à « exiger que le gouvernement du Québec corrige l’iniquité que subissent les citoyens de Ville-Marie ».

Sans offrir de garanties, Cathy Wong promet néanmoins de « faire des représentations » auprès de Québec à l’issue de la consultation. « En fin de compte, la décision relève du gouvernement, mais c’est sûr qu’on va émettre des recommandations en fonction de ce qui ressort de tout ça », avance celle qui s’est jointe au caucus de Projet Montréal il y a environ un an.

Des citoyens « sceptiques »

Bon nombre de résidants déplorent le « déficit démocratique » dont ils sont victimes depuis des années. C’est le cas de Bernard Sanchez, président de l’Association du village Shaughnessy, qui représente une centaine de familles dans le secteur. « Le fait qu’on décide d’avoir une consultation, c’est un pas dans la bonne direction, mais je reste sceptique. On est quand même dans une année électorale », indique-t-il.

On peut se demander s’ils iront vraiment de l’avant, ou si c’est un écran de fumée pour que les gens se calment.

Bernard Sanchez, président de l’Association du village Shaughnessy

Avec l’aide de la députée libérale Jennifer Maccarone, M. Sanchez a déposé en août une pétition à l’Assemblée nationale pour supprimer l’alinéa 2 de l’article 17 de la Charte de la Ville de Montréal, qui stipule que le maire de Montréal est automatiquement désigné maire de Ville-Marie.

« On aimerait que Valérie Plante se prononce, tout comme les candidats aux prochaines élections de 2021. Ce n’est pas normal qu’on soit le cœur de Montréal, et qu’on n’ait pas droit à une démocratie locale », renchérit le Montréalais.

Le cabinet de la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, lui, affirme qu’une analyse de refonte de la loi 22 sera faite seulement si la Ville en fait la demande. « Pour le moment, nous n’avons eu aucune demande à ce propos », indique l’attachée de presse Bénédicte Trottier-Lavoie.

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acpnc said:# Vers un maire de l’arrondissement de Ville-Marie en 2021 ?

Je verrais bien Cathy Wong comme *candidate mairesse de Ville-Marie! Puis, je suis d’accord que rendre Ville-Marie un arrondissement comme les autres ferait en sorte de peut-être mieux gérer les chantiers et aussi une meilleure représentation de l’arrondissement.

Mtloulou a dit :

acpnc said:# Vers un maire de l’arrondissement de Ville-Marie en 2021 ?

Je verrais bien Cathy Wong comme *candidate mairesse de Ville-Marie! Puis, je suis d’accord que rendre Ville-Marie un arrondissement comme les autres ferait en sorte de peut-être mieux gérer les chantiers et aussi une meilleure représentation de l’arrondissement.

Une chose demeure, il faut plus de démocratie et la représentation directe est la seule voie à suivre. Donc il faut corriger cette anomalie qui nie ce droit élémentaire aux électeurs de Ville-Marie.

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OusmaneB said:

vincemtl said: Donc la liste potentielle:

  • Projet Montréal et Valérie Plante, évidemment.
  • Balarama Holness, si Denis Coderre ne se présente pas.
  • Ensemble Montréal, qui cherche son prochain chef.
  • Équité Montréal, avec Jean-François Cloutier.
  • Réunifier Montréal avec Nicolas Poirier.
  • Vrai Changement, qui mentionne peut-être Guillaume Lavoie.
  • David Heurtel
  • Danièle Henkel
  • Denis Coderre
    Ça fait quand même beaucoup de candidats possibles. Je pense que la liste sera plus courte si Denis Coderre se présente, mais si nous pouvions avoir plus de 2 noms sur le bulletin de vote, ce serait bien!

Si les candidats sont nombreux, Plante sera avantagée. Contrairement à plusieurs ici, je ne pense pas qu’elle a la majorité des Montréalais derrière elle. Loin de là. Sa prise de pouvoir est surtout due à un vote sanction. Par contre elle a surement la base la plus solide et fidèle parmis les partis municipaux. Une division du vote verrait PM reconduit au pouvoir.

Au contraire, la multiplication de candidats centristes et progressistes permettrait possiblement à Nicolas Poirier d’avoir les coudées franches.

acpnc said:# Vers un maire de l’arrondissement de Ville-Marie en 2021 ?

Pour être résident du centre-sud, je ne peux qu’être d’accord avec cette proposition. Notre arrondissement mérite autant d’attention que les autres, et le rôle de maire de la Ville-centre se prête mal à nos préoccupations. Je ne crois pas que ce soit à Valérie Plante de penser aux saillies de trottoir et aux activités de quartier.

Ça joue dur. Je me demande si le poste de chef de Projet Montréal va aussi passer par une investiture… Si oui, pas sûre que Valérie Plante gagne…

Vives tensions à Projet Montréal, Valérie Plante prête à sacrifier des élus

Pour faire de la place à des candidats de la diversité, la mairesse envisage d’écarter des poids lourds de son parti, révèle notre enquête. Des maires d’arrondissement sont menacés et la frustration gagne les élus.

[…]

Le maire de Rosemont–La Petite-Patrie, François Croteau, est une figure historique du parti de la mairesse, avec l’ancien maire du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez, élu en 2009. Mais aujourd’hui, malgré lui, sa présence sur le bulletin de vote est menacée.

À un an des élections, les tensions sont vives à l’intérieur du parti au pouvoir, selon 26 témoins interrogés par Radio-Canada.

Des élus se sentent réduits au silence, des arrondissements privés de liberté et des collaborateurs regrettent un contrôle excessif de l’image d’une mairesse de plus en plus « dure » en coulisses.

Selon plusieurs sources concordantes, Valérie Plante et son entourage aimeraient que des élus du parti cèdent leur place.

L’équipe de la mairesse n’aurait pas apprécié des initiatives locales de certains maires d’arrondissements, notamment des pistes cyclables et des rues piétonnes, que l’administration leur a demandé de retirer.
[…]

En fait, aucun élu de Projet Montréal n’est vraiment certain de pouvoir se représenter. Selon nos informations, contrairement à 2017, Valérie Plante ne permettra pas à ses conseillers de sauter l’étape d’une course à l’investiture.

Plusieurs sources affirment même que la garde rapprochée de la mairesse a voulu imposer une limite de trois mandats aux élus, mais l’idée n’est pas passée au sein de Projet Montréal. Elle a, en tout cas, provoqué de vifs remous parmi la vieille garde du parti.

[…]

Pour l’élection, l’équipe de Valérie Plante serait à la recherche de candidats , un mot qui revient souvent au caucus, plutôt que des ou des .

[…]

Quand ils étaient dans l’opposition, Projet Montréal et Valérie Plante ne manquaient pas de critiquer le contrôle exercé par Denis Coderre et sa façon de diriger la métropole.

Après trois années de pouvoir, , admet sans détour son président de 2011 à 2016, Michel Camus.

Un élu du parti souligne que des collègues ont déjà reçu un appel du cabinet ou de la mairesse, elle-même, pour faire retirer leurs commentaires sur les réseaux sociaux, de peur que ceux-ci lui nuisent. Désormais, assurent de nombreuses sources, .

, regrette un ancien collaborateur de Valérie Plante.

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ScarletCoral said:
Quand ils étaient dans l’opposition, Projet Montréal et Valérie Plante ne manquaient pas de critiquer le contrôle exercé par Denis Coderre et sa façon de diriger la métropole.

Après trois années de pouvoir, , admet sans détour son président de 2011 à 2016, Michel Camus.

Un élu du parti souligne que des collègues ont déjà reçu un appel du cabinet ou de la mairesse, elle-même, pour faire retirer leurs commentaires sur les réseaux sociaux, de peur que ceux-ci lui nuisent. Désormais, assurent de nombreuses sources, .

, regrette un ancien collaborateur de Valérie Plante.

J’ai cru comprendre que son cabinet est problématique à plusieurs égards. Puis, souvent, c’est le cabinet qui a le pouvoir et moins le maire ou la mairesse en soi.

Dans un autre ordre d’idées:

Montréal reporte le tiers de ses chantiers majeurs prévus en 2021

Pour donner « un peu de répit » à la population, Montréal reporte à l’an prochain 20 des 64 chantiers majeurs sur lesquels elle a juridiction. La Ville, qui prévoit que leur suspension permettra de réduire les entraves de 41%, entend du même coup laisser certains axes majeurs libres de travaux pour assurer la fluidité de la circulation.

Publié le 28 octobre 2020 à 10h13 Mis à jour à 10h49 https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/2020-10-28/montreal-reporte-le-tiers-de-ses-chantiers-majeurs-prevus-en-2021.php

Henri Ouellette-Vézina
La Presse

C’est la mairesse Valérie Plante elle-même qui avait demandé en septembre « d’ajuster le calendrier des chantiers », devant une exaspération croissante des Montréalais face aux nombreux travaux en cours. « On est passés à travers chacun des projets pour voir quels sont les impacts », a souligné le directeur du Service des infrastructures, Claude Carette, lors d’une présentation mercredi matin.

Dans Griffintown, les travaux sur les rues Ottawa, William, Guy et Young – essentiellement des chantiers d’entretien d’égouts et d’enfouissement de fils électriques – seront reportés à 2021. Au centre-ville, la Ville repoussera également un chantier de réhabilitation d’aqueduc secondaire sur le boulevard Saint-Laurent.

Une série de travaux d’entretien aux abords du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) seront aussi reportés entre les axes Hôtel-de-Ville et Saint-Denis. Puis, dans le secteur Jean-Talon, des chantiers d’aqueduc seront temporairement mis sur pause. « Ça nous permettra de libérer certaines rues comme Bélanger », fait valoir M. Carette. Les travaux du Service rapide par bus (SRB) Pie-IX et du prolongement de la ligne bleue, eux, continueront d’aller de l’avant.

Selon les estimations de la Ville, les impacts des travaux seront ainsi « grandement diminués » sur sept axes principaux, que sont Saint-Laurent, Frontenac, Guy, Saint-Joseph, Van Horne, Ottawa et William. Montréal précise qu’elle n’autorisera aucun chantier majeur ou « mineur de longue durée » sur les axes de mobilité comme Papineau, René-Lévesque, Du Parc ou encore Saint-Denis.

Toutefois, les chantiers municipaux représentent seulement 25 % des travaux dans la métropole. La décision de la Ville ne touche pas les travaux du ministère des Transports du Québec (MTQ), d’Hydro-Québec ou encore de la Société de transport de Montréal (STM), ni des autres promoteurs privés ou organismes publics.

Valérie Plante se dit satisfaite

La mairesse Valérie Plante a dit être « satisfaite » par ces modifications mercredi. Elle affirme que l’idée n’est pas de « cesser les travaux, ce qui serait irresponsable », mais plutôt de trouver des façons de « mieux naviguer » à travers le large éventail de chantiers. « Il y avait un consensus social pour notre grand plan d’investissements majeurs dans les infrastructures. Ça a été décidé en 2014, et ça devait durer 10 ans. Mais personne n’avait prédit la pandémie », a rappelé la mairesse.

Bien que nos rues soient peu occupées, […] il n’en demeure pas moins que les gens sont fatigués. Nos vies ont été chamboulées à différents niveaux, et on le comprend. Je pense que c’était nécessaire.

Valérie Plante, mairesse de Montréal

Signe que la Ville veut renforcer ses rangs en matière de surveillance des travaux, le conseiller de Marie-Victorin, Jocelyn Pauzé, a été nommé mercredi conseiller associé à la gestion des chantiers au comité exécutif. Il appuiera le responsable des infrastructures, Sylvain Ouellet, dans ses fonctions. « C’est sûr qu’il va rester des chantiers importants à Montréal, en raison du rattrapage qu’on doit faire. Mais je compte m’assurer que ceux qui restent nuisent le moins possible à la population », a assuré le principal intéressé.

Un geste électoraliste?

Le chef de l’opposition officielle Lionel Perez, lui, déplore que cette annonce survienne dans un cadre purement « partisan et électoraliste », alors que des sondages démontrent que l’électorat de Valérie Plante se fragilise à l’approche des élections en 2021.

Il ne faut pas se leurrer. La mairesse est en année pré-électorale. Elle veut donc essayer de sauver les meubles. Mais il est trop tard. Elle a eu le temps de montrer sa capacité à gérer les chantiers. C’est un aveu d’échec.

Lionel Perez, chef d’Ensemble Montréal

Son parti s’inquiète par ailleurs que l’annulation du tiers des chantiers cause des conséquences financières importantes. « On repousse les problèmes à plus tard, ce qui va engendrer des coûts supplémentaires. Ça prendrait surtout une meilleure exécution et plus d’inspecteurs sur le terrain », ajoute M. Perez.

ScarletCoral a dit : Ça joue dur. Je me demande si le poste de chef de Projet Montréal va aussi passer par une investiture… Si oui, pas sûre que Valérie Plante gagne…
Vives tensions à Projet Montréal : Valérie Plante prête à sacrifier des élus | Radio-Canada

Vives tensions à Projet Montréal, Valérie Plante prête à sacrifier des élus

Pour faire de la place à des candidats de la diversité, la mairesse envisage d’écarter des poids lourds de son parti, révèle notre enquête. Des maires d’arrondissement sont menacés et la frustration gagne les élus.

[…]

Le maire de Rosemont–La Petite-Patrie, François Croteau, est une figure historique du parti de la mairesse, avec l’ancien maire du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez, élu en 2009. Mais aujourd’hui, malgré lui, sa présence sur le bulletin de vote est menacée.

À un an des élections, les tensions sont vives à l’intérieur du parti au pouvoir, selon 26 témoins interrogés par Radio-Canada.

Des élus se sentent réduits au silence, des arrondissements privés de liberté et des collaborateurs regrettent un contrôle excessif de l’image d’une mairesse de plus en plus « dure » en coulisses.

Selon plusieurs sources concordantes, Valérie Plante et son entourage aimeraient que des élus du parti cèdent leur place.

L’équipe de la mairesse n’aurait pas apprécié des initiatives locales de certains maires d’arrondissements, notamment des pistes cyclables et des rues piétonnes, que l’administration leur a demandé de retirer.
[…]

En fait, aucun élu de Projet Montréal n’est vraiment certain de pouvoir se représenter. Selon nos informations, contrairement à 2017, Valérie Plante ne permettra pas à ses conseillers de sauter l’étape d’une course à l’investiture.

Plusieurs sources affirment même que la garde rapprochée de la mairesse a voulu imposer une limite de trois mandats aux élus, mais l’idée n’est pas passée au sein de Projet Montréal. Elle a, en tout cas, provoqué de vifs remous parmi la vieille garde du parti.

[…]

Pour l’élection, l’équipe de Valérie Plante serait à la recherche de candidats , un mot qui revient souvent au caucus, plutôt que des ou des .

[…]

Quand ils étaient dans l’opposition, Projet Montréal et Valérie Plante ne manquaient pas de critiquer le contrôle exercé par Denis Coderre et sa façon de diriger la métropole.

Après trois années de pouvoir, , admet sans détour son président de 2011 à 2016, Michel Camus.

Un élu du parti souligne que des collègues ont déjà reçu un appel du cabinet ou de la mairesse, elle-même, pour faire retirer leurs commentaires sur les réseaux sociaux, de peur que ceux-ci lui nuisent. Désormais, assurent de nombreuses sources, .

, regrette un ancien collaborateur de Valérie Plante.

C’est dans l’ordre des choses quand un parti prend le pouvoir pour la première fois. Son premier mandat l’oblige à passer de la théorie à la pratique. Il doit alors revoir dans le processus certaines de ses priorités, afin de s’ajuster davantage aux attentes de la population en général et bien sûr aux réalités sur le terrain. Dans sa volonté d’être réélu, il a aussi l’obligation de mieux contrôler ses communications, en gérant l’information et en standardisant davantage ses messages, pour éviter la dispersion des idées et des décisions qui pourraient être contradictoires. En d’autres mots il faut plus de discipline pour parler d’une seule voix et ramener les récalcitrants sur le droit chemin, sous peine de sanctions. C’est comme ça en politique, c’est le chef qui gouverne, qui prend les décisions et qui assume les responsabilités vis à vis de l’opposition, tout autant que dans ses relations avec les autres niveaux de gouvernement.

Projet Montréal a perdu plus de la moitié de ses membres depuis 2017

Après avoir compté sur plus de 5000 militants inscrits avant l’élection de la mairesse, le parti en a aujourd’hui 2177.

Thomas GerbetRomain SchuéPublié à 4 h 10

Alain Loiselle s’est engagé corps et âme dans la campagne de 2017, passant des soirées au téléphone à convaincre les électeurs de soutenir Valérie Plante. « C’était notre Barack Obama », raconte-t-il. Mais depuis deux ans, il ne s’implique plus du tout et n’est plus membre du parti.

Comme lui, près de 3000 membres ont quitté Projet Montréal depuis le début de mandat.

, reprend M. Loiselle.

Quelques semaines avant l’élection de Valérie Plante, le parti fondé en 2004 avait le vent dans les voiles et les inscriptions s’enchaînaient, au point d’atteindre les 4000 membres en juin 2017, puis la barre des 5000 en août de la même année. Mais la tendance s’est inversée.

Comme expliquer cette baisse? , indique Julien Acosta, porte-parole de Projet Montréal, en évoquant les baisses inévitables entre deux scrutins. Selon lui, il faudra attendre les prochaines investitures pour avoir .

Par ailleurs, la pandémie ferait également mal.

« L’impossibilité d’organiser des événements, et donc l’absence de contacts humains qu’ils amènent, a passablement affecté le recrutement. »

— Julien Acosta, porte-parole de Projet Montréal

, ajoute Julien Acosta.

Malgré un nombre de membres en baisse, Projet Montréal peut cependant compter sur des coffres bien remplis.

L’an passé, le parti a terminé l’exercice financier avec une excédent de 168 000 $, pour un total de 403 000 $ disponibles. En 2019, Projet Montréal a d’ailleurs atteint un record de dons, avec plus de 184 000 $ amassés.

L’opposition Ensemble Montréal refuse de dévoiler son nombre de membres

Le parti formant l’opposition officielle à l’hôtel de ville Ensemble Montréal a refusé de nous partager ses données.

, explique Thomas W. Marchand, porte-parole du parti.

L’ex-parti de Denis Coderre est aussi loin d’avoir la même santé financière que Projet Montréal, avec un déficit de près de 400 000 $ à la fin de l’année 2019.

Des membres inquiets de la situation à Projet Montréal

Robin St-Amand est un nouveau membre de Projet Montréal. À 31 ans, cet urbaniste de formation, qui travaille désormais dans le domaine du cinéma, a décidé de rejoindre le parti au pouvoir au cours des derniers mois, après avoir suivi son évolution depuis une dizaine d’années.

, précise-t-il.

Ce résident de Rosemont a découvert certains tiraillements en interne en lisant, jeudi, l’enquête de Radio-Canada au sujet des vives tensions à l’intérieur du parti.

Est-il déçu? , reconnaît-il.

Selon lui, . Il évoque l’autoroute cyclable sur la rue Saint-Denis, qui va voir le jour dans les prochains jours, malgré de vives critiques cet été.

« Est-ce qu’on veut 50 % de ce qu’on souhaite ou 0 %? Si Ensemble Montréal ou Denis Coderre est élu, je n’ai pas l’impression qu’on ira dans la bonne direction. »

— Robin St-Amand, un militant de Projet Montréal

Alain Loiselle, lui, n’a pas été convaincu par le déploiement du REV. Il est pourtant un cycliste passionné. , dit-il.

Selon un sondage commandé par Radio-Canada, 41 % des Montréalais estiment très ou assez probable qu’il voteront pour Valérie Plante aux élections de l’an prochain. En revanche, 47 % des citoyens ayant voté pour la mairesse en 2017 jugent peu ou pas probable de lui accorder de nouveau leur confiance.