Plan d'urbanisme et de mobilité de la Ville de Montréal

La Ville de Montréal va démarrer prochainement une consultation sur son Plan d’urbanisme et de mobilité avec une vision jusqu’à 2050.

Pour la première fois, ces deux plans seront joints en un seul. Auparavant, il y avait un plan d’urbanisme et un plan de mobilité.

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Je ne savais pas ou mettre cela, alors voici:

Cela fait 30 ans que des résidants de la rue Augier, au cœur de Rosemont, à Montréal, dénoncent l’aménagement déficient de leur rue, qui provoque de l’insécurité auprès des jeunes familles et des aînés.

Publié le 18 octobre 2021 à 5h00

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Nicolas Bérubé

NICOLAS BÉRUBÉLA PRESSE

Le conducteur d’un camion blanc roule à bonne allure à l’approche de l’intersection. Arrivé au panneau d’arrêt, il contourne le petit dos d’âne qui s’y trouve et poursuit son chemin sans ralentir.

Quelques instants plus tard, un deuxième automobiliste exécute la même manœuvre. Suivi d’un troisième.

« Ils peuvent être cinq ou six de suite à passer sans s’arrêter », explique Jean-Guy Grenier, qui habite en face de cette intersection depuis 31 ans. « Pour eux, c’est juste un stop grillé. Pour nous, c’est l’inquiétude : quand est-ce qu’un enfant va se faire frapper ? Une personne âgée ? »

Située à l’angle des rues Augier et Louis-Hémon, au cœur de l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie, l’intersection problématique donne sur une immense zone asphaltée. Au cœur d’un quartier résidentiel où vivent de nombreuses familles, cet aménagement atypique incite les automobilistes pressés à la vitesse, dénonce Kim P. Brouillette, qui habite tout près avec son conjoint et leurs deux jeunes enfants.

PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE

De gauche à droite, Mathieu Desnoyers, Kim P. Brouillette avec sa fille, et Jean-Guy Grenier

Je ne traverse jamais la rue au panneau d’arrêt, car je ne sais jamais si l’automobiliste va arrêter. Je traverse avec ma fille en plein milieu de l’intersection. Là, au moins, ils ne peuvent faire autrement que de nous voir.

Kim P. Brouillette, résidante

Les policiers viennent parfois distribuer des contraventions ici, poursuit-elle. « C’est une contravention après l’autre. C’est comme ramasser du pop-corn par terre après un film dans une salle de cinéma. »

Mais les interventions policières ne règlent rien, déplore M. Grenier. « Le lendemain, les comportements dangereux reprennent. Mon garçon a failli se faire frapper ici par un automobiliste qui n’a pas ralenti. Il avait 8 ans quand c’est arrivé. Ça m’a mis hors de moi. »

Voilà trois décennies que M. Grenier fait des démarches auprès de l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie pour faire sécuriser les lieux. Grâce à lui, l’arrondissement a ajouté de petites lumières clignotantes rouges au panneau d’arrêt il y a une dizaine d’années. L’arrondissement a aussi ajouté un demi-dos d’âne – qui ne couvre qu’une seule des deux voies de circulation – à cet endroit. Sans succès.

« Les gens ne font que contourner le petit dos d’âne. Même ceux qui roulent sur le dos d’âne ralentissent à peine. On n’est pas plus avancés », dit le résidant.

« Rien ne bouge »

M. Grenier estime que l’arrondissement pourrait placer des dos d’âne plus gros en amont dans la rue Augier, afin d’obliger les automobilistes à ralentir tout le long de la rue, pas seulement à l’arrêt.

Rien ne bouge. C’est comme s’ils attendaient qu’un enfant soit blessé, ou pire, avant de se pencher sur notre cas.

Jean-Guy Grenier, résidant

M. Grenier ajoute qu’une voisine âgée a aussi appelé l’arrondissement pour signaler que des branches cachaient le panneau d’arrêt tout près, rue Louis-Hémon, sans résultat.

Selon Mathieu Desnoyers, qui habite non loin de là, il pourrait être bon aussi de poser une saillie de trottoir à l’intersection problématique et d’empêcher le stationnement directement à l’intersection, ce qui bloque la vue des automobilistes.

Il y a plusieurs années, l’arrondissement avait placé des bacs à fleurs au centre de la vaste aire asphaltée qui compose cette intersection. Mais l’aménagement avait attiré des gens qui venaient y boire la nuit après la fermeture des parcs, note M. Grenier. « On retrouvait des bouteilles de vodka et toutes sortes de choses. Et c’est très écho ici, alors ça dérangeait les gens la nuit. »

Des candidates veulent agir

Ericka Alneus, nouvelle candidate de Projet Montréal dans le district Étienne-Desmarteau, dit être au courant du problème posé par cette intersection.

« J’y suis allée sept fois depuis le mois de juin. J’y suis allée avec des amis urbanistes pour voir ce qui pouvait être fait, dit-elle. Pour moi, ce serait une priorité dès janvier de travailler à sécuriser cet endroit, avec les fonctionnaires de l’arrondissement et avec les citoyens. »

Émilia Diamadopoulou, candidate de l’équipe Ensemble Montréal pour le district, dit souvent passer par la rue Augier. « Ce tronçon est problématique, et pas depuis quelques mois : depuis des années, dit-elle. Les citoyens se plaignent auprès de l’administration en place, et on leur fait la sourde oreille. »

Si elle est élue, Mme Diamadopoulou promet de créer une table citoyenne sur la mobilité dans Rosemont. « La sécurité de tout un chacun, ça devrait être la base. »

D’ici à ce que les élus et les fonctionnaires trouvent une façon d’apaiser le trafic automobile dans son quartier, Kim P. Brouillette ne se sentira pas en sécurité. « Si ma fille voit un chat, elle va vouloir aller le caresser. Qu’est-ce qui va arriver si un automobiliste pressé n’arrête pas ? On a fait le choix de vivre en ville, de vivre ici, mais c’est dangereux et on est laissés à nous-mêmes. »

Je me demande comment on en est venu avec une intersection comme ça :flushed:

Google Maps

Dans ma tête ce serait l’endroit parfait pour aménager des placettes qui délimitent les rues, avec saillies, bancs, etc.

Sauf qu’après j’ai lu que les résidents se sont plaints du bruit la nuit…

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Je mettrais un “rond-point” végétalisé à cet endroit. La vitesse et le bruit seraient considérablement réduits, et ce serait bien plus facile d’être visible. Le centre, selon sa superficie, pourrait devenir utilisable, ou non.

(rough sketch) :

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On pourrait tout simplement fermer le rectangle que j’ai mis en vert, il n’y a pas de devanture d’immeuble côté Sud et ça n’enlève même aucune place de stationnement. Ça aurait l’avantage de faire un espace qui n’est pas entouré d’auto, et on pourrait conserver le sens des rues. On pourrait le faire tout de suite avec une couple de bollards/jersey et de la peinture.

On pourrait même pousser l’audace et verdir les rectangles jaune en fermant la portion Est de Augier (qui est déjà à toute fin pratique une ruelle) et en rendant la portion Ouest à sens unique jusqu’à Sagard. Ça me semble tout à fait conforme avec le plan de Rosemont de faire des Super-Blocs limitant la circulation de transit.

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Oui, c’est ce que je me disait et je metterait des gros coniféres au centre, avec une surface de roulement qui ralenti le traffic (dos d’âne, pavés rustiques)
pinette

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J’aime bien la configuration entre Wilderton et de Soissons. Il s’agirait de remplacer l’intersection par un petit parc.

L’arrondissement pourrait aussi agir immédiatement avec l’installation de bollards ou de barrières. Ce n’est pas très beau, mais ça permettra d’avoir le même effet en attendant.

Mes enfants vont à l’école pas très loin et effectivement la première fois que je suis passé par là en voiture je me suis dit WTF.

Quelques autres exemples de rues mal alignées à Montréal:

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Ma suggestion. :wink:

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Intéressant, mais sur la petite partie de Augier il y a des garages, donc probablement que le petit tronçon devrait rester pour ne pas des ruelles en cul-de-sac. De plus, le rayon de virage semble trop petit et ne serait pas permis par les pompiers, on isolerait trop les 3 bâtiments de la rue.

On lance des idées là. Je suis certain que les pompiers et l’arrondissement auraient bien des commentaires sur nos esquisses, mais ça reste que “l’intersection” fait à peu près 800m2 et qu’il y a clairement moyen de rentrer un petit espace vert là-dedans. Et de modifier un ou 2 accès sans compromettre la sécurité.

Des bâtiments isolés de la rue ça existe, je ne pense pas que ce soit problématique au niveau de l’isolation de la rue

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Une clause grand-père pour ce cas? Il me semble qu’il est interdit de construire un bâtiment n’ayant pas de connexion à une rue

Le trottoir de la rue de l’Everest à été justement élargi pour servir de fire lane vers les maisons au fond du parc Sir-Edmund-Hillary. Les bâtiments doivent peuvent être en retrait de la rue tant qu’ils ont un chemin d’accès pavé. Cependant se chemin doit permettre le passage d’un camion et doit avoir un rayon suffisant pour que le camion puisse tourner.

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Selon ce reportage au Téléjournal 18h, il y a 105 000 nouveaux véhicules immatriculés au Québec en 2020, dont la moitié à Montréal.

On ne peut pas vraiment faire plus de rues. Il va falloir penser la mobilité autrement.

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Congestion pricing, yesterday.

Dans le cadre des consultations publiques à venir, l’OCPM présente 4 tables rondes portant sur la vision d’avenir de Montréal

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L’enregistrement de la première table ronde intitulée « Planifier la ville à long terme : comment faire? » est disponible sur YouTube

J’ai assisté à une bonne partie de la rencontre (virtuellement) et my god que c’est dry comme format…

Je sais que ce serait mieux de traiter ça comme un podcast, mais même à ça c’est dommage que ce soit si endormant et statique… Messemble qu’après deux ans, on devrait commencer à savoir comment rendre ça intéressant pour les gens qui regardent en ligne. Suis-je le seul qui trouve ça?

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