










SOURCE: Ordre du jour du conseil d’arrondissement de Ville-Marie du 11 novembre 2020
Au Téléjournal 18h
Côté patrimoine, il y a une chose que j’aimerais que la ville fasse, surtout au centre-ville, c’est d’indiquer avec des plaques explicatives, les noms de certaines petites rue qui ne semble avoir aucun bâtiment, comme les rues Burke, Dansereau, Gareau, ruelle Delongchamps, etc ou bien l’emplacement des rues disparues, comme les rues St-Félix, le Plateau, rue Huron, Vitré, etc.
Car ces voies ont eu une raison d’exister et je crois que ça pourrait rappeler l’histoire de certains secteurs qui ont énormément changer avec la modernisation.
Le Pavillon de l’île Sainte-Hélène. Photo: Gracieuseté, Les Ponts Jacques Cartier et Champlain
27 juin 2023 à 19h04 - Mis à jour 27 juin 2023 à 19h08 1 minute de lecture
Une exploration archéologique préliminaire des alentours du Pavillon de l’île Sainte-Hélène a débuté ce mardi.
Des constructions remontant au début du XIXe siècle seraient peut-être enfouies dans le secteur, a indiqué la société des Ponts Jacques Cartier et Champlain incorporée (PJCCI), gestionnaire du terrain et propriétaire du Pavillon de l’île Sainte-Hélène.
«Rappelons qu’à l’automne 2019, un four à pipes datant du XIXe siècle avait justement été découvert sous le pont Jacques-Cartier, côté Montréal», a souligné la société des PJCCI par voie de communiqué.
PJCCI assure qu’elle fera part au public de toutes nouvelles découvertes.
Avant qu’elle ne soit utilisée par la Ville de Montréal comme parc dès 1874, l’île Sainte-Hélène était la propriété du gouvernement britannique sur laquelle a été érigé un complexe militaire.
PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE
Saviez-vous qu’on peut jouer au curling au centre-ville de Montréal ?
Notre journaliste se balade dans le Grand Montréal pour parler de gens, d’évènements ou de lieux qui font battre le cœur de leur quartier.
Publié à 6 h 30
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Texte : Émilie Côté La Presse
](https://www.lapresse.ca/auteurs/emilie-cote)
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Photos : Marco Campanozzi La Presse
](https://www.lapresse.ca/auteurs/marco-campanozzi)
C’est à Montréal, au centre-ville, que l’on retrouve ce qui serait le plus vieux club athlétique toujours actif en Amérique du Nord.
Fondé en 1807, le Club de curling Royal Montréal et ses trois pistes de glace se cachent derrière les portes du 1850, boulevard De Maisonneuve, tout près de la station de métro Guy-Concordia. « Nous avons un club avec beaucoup d’histoire », souligne sa présidente Johanne Dubé.
PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE
À l’extérieur du Club de curling Royal Montréal, une plaque de Parcs Canada témoigne de sa valeur historique.
Passionnée d’histoire et fille d’une mère aux racines irlandaises, Marie J. Béland est quant à elle la gardienne de la mémoire des lieux. Elle tient notamment à raconter comment certaines femmes se sont taillé une place dans un sport qui, comme tant d’autres, était l’apanage des hommes. « Si vous saviez toutes les archives que nous avons ici », lance-t-elle.
Dès qu’on franchit la porte du club, un voyage dans le temps nous attend avec les nombreux documents, photos et tableaux accrochés au mur. D’origine écossaise, le fondateur du club, Thomas Blackwood, a été le premier président du Committee of Trade (devenu le Montreal Board of Trade, qui a fusionné avec son pendant francophone, la Chambre de commerce).
Au départ, les 20 membres fondateurs du club jouaient sur la glace du fleuve Saint-Laurent et ils utilisaient des « pierres » de fonte en attendant d’en faire venir d’Écosse en granit.
C’est depuis 1892 que le Montreal Curling Club a sa maison sur De Maisonneuve. En 1924, le roi d’Angleterre George V a signé un décret pour qu’on puisse ajouter l’appellation « Royal » à son nom. Ce lien monarchique a perduré. La preuve : les nombreuses photos de gouverneurs généraux qui ont visité le club au fil du dernier siècle.
PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE
Les ex-présidents et l’unique ancienne présidente (en plus de celle en poste actuellement) du club de curling Royal Montréal au fil du temps
Mme Béland a fait carrière comme cardiologue pédiatrique. C’est son ancienne collègue médecin et mentore, Patricia Forbes, qui l’a initiée au curling. Mme Forbes a été la première femme présidente du Club de curling Royal Montréal.
Marie J. Béland attire notre attention sur une autre figure féminine marquante, Ella May Whitehead (née Sicotte), dont le grand-père était patriote et qui a fondé en 1894 le premier club de curling féminin à Montréal, et même au monde, le Ladies Montreal Curling Club*.* « À l’époque, le sport compétitif était réservé aux hommes. C’était comme une révolution », se réjouit Mme Béland.
PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE
Marie J. Béland, gardienne de la mémoire du Club de curling Royal Montréal
Ce n’est que depuis 1997 que les femmes peuvent être membres du Royal Montréal, qui a fusionné avec la branche féminine – celle fondée par Mme Whitehead – en 2015. Aujourd’hui, le club mixte compte environ 75 femmes sur quelque 200 membres, et il n’a plus la réputation d’être exclusif. En plus des nombreuses ligues, on offre des cours d’initiation et même des activités de consolidation d’équipe*.* Avis aux intéressés : on veut attirer des jeunes pour assurer la relève.
PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE
Johanne Dubé, présidente du Club de curling Royal Montréal
Comme le golf, le curling est un sport technique, mais aussi social.
Le vendredi soir, il y a beaucoup d’ambiance. On fait des quiz. Cet automne, on a regardé du baseball.
Johanne Dubé, présidente du Club de curling Royal Montréal
Il faut dire que le Royal Montréal peut compter sur un magnifique club-house avec une salle de réception à l’étage. L’an dernier, on y a tenu une réception dans le cadre du Congrès mondial de curling.
Lors de notre première visite au club, nous avons pu lancer quelques pierres sous les bons conseils de l’entraîneur Claude F. Proulx. Ce dernier ne joue que depuis sept ans. Alors qu’il venait de perdre son chien, une membre lui a conseillé le curling pour se changer les idées. Il s’est laissé convaincre, malgré de grandes réticences. « J’ai suivi des cours d’initiation et j’ai eu la piqûre. »
Pour Marie J. Béland, le curling est bon pour la forme physique, mais c’est aussi « comme jouer aux échecs sur glace ».
C’est intellectuel. Il faut prévoir ses coups pour se mettre en bonne position près du centre.
Marie J. Béland, gardienne de la mémoire du Club de curling Royal Montréal
PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE
Marie J. Béland et Claude F. Proulx
Lors de notre deuxième visite, c’était jour de compétition entre six équipes de l’un des districts de l’Association de curling féminin, formées de joueuses de 55 ans et plus. À notre arrivée, le Royal Montréal affrontait le club de curling de Lacolle. Le score était très serré, et l’a été jusqu’à la fin avec une partie nulle de 7-7. Il a même fallu sortir l’outil pour mesurer la distance des pierres. « Jusqu’à la dernière pierre, quelle game ! », a lancé Marie J. Béland.
PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE
Le 6 novembre dernier, six équipes féminines se sont affrontées lors de la compétition Centennial-Mary McGuire.
« Quand les Jeux olympiques approchent, il y a toujours un grand intérêt pour le curling », signale-t-elle. Et grande fierté pour le club : l’équipe junior du Royal Montréal s’est qualifiée pour les prochains Jeux du Québec d’hiver à Blainville.
Consultez le site du Club de curling Royal Montréal
https://www.lapresse.ca/societe/2025-12-28/la-vie-la-ville/du-curling-depuis-1807-a-montreal.php