Verdun va dépenser 318K$ pour rehausser le muret aquatique et limiter les pertes de sable dues au courant du fleuve
Extrait de l’ordre du jour du conseil d’arrondissement du 1er septembre
Accorder un contrat à Indy-Co inc. ayant pour objet l’exécution des travaux de rehaussement du muret aquatique de la plage urbaine dans l’arrondissement de Verdun
Dépense totale de 318 475,81 $ (contrat : 271 936,57$, contingences : 40 790,49 $ et incidences : 5 748,75 $), taxes incluses
Appel d’offres public S26-013 (1 soumissionnaire).
CONTEXTE
Réalisée en 2017 et ouverte au public en 2019, la plage urbaine de Verdun connaît un fort achalandage, accueillant annuellement plus de 100 000 baigneurs.
Au cours des dernières saisons d’exploitation, une perte de sable ainsi que des signes d’érosion ont été observés. La recharge de sable, devenue nécessaire, requiert des autorisations du ministère des Pêches et Océans (MPO) ainsi que du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP). Des échanges avec le MPO ont été amorcés en 2024 afin d’obtenir les autorisations requises. Plusieurs études ont ensuite été réalisées, notamment des relevés bathymétriques, des inspections sous-marines et des levés d’arpentage, afin d’identifier les causes de cette perte de sable.
Ces analyses ont permis de déterminer que la perte de sable est attribuable à deux facteurs principaux : le ruissellement des eaux pluviales et la hauteur insuffisante des extrémités du muret aquatique. Le MPO exige la correction de ces deux problématiques préalablement à l’autorisation de recharge de sable. Les interventions visant à corriger le ruissellement et à recharger la plage en sable ont été réalisées au cours de la dernière année. Les travaux correctifs du muret sont inclus dans le projet qui fait l’objet du présent sommaire décisionnel.
La Ville souhaite maintenant procéder au rehaussement du muret aquatique afin de limiter l’entraînement du sable par les courants du fleuve et d’assurer la pérennité de la plage. Les travaux devront être réalisés en tenant compte de deux contraintes majeures : la fin de la saison d’exploitation de la plage, prévue le 14 septembre, et l’interdiction d’intervenir pendant la période de reproduction des poissons, de juin à août.
Les certificats d’autorisation relatifs à l’aménagement de la plage ont été délivrés en vertu des articles 22, 32 et 65 de la Loi sur la qualité de l’environnement (RLRQ, chapitre Q-2). Une modification de l’autorisation, délivrée en vertu de l’article 30 de cette même loi, a également été obtenue pour les travaux de rehaussement du muret aquatique.
Fait assez rare, le montant du contrat octroyé est 26% plus bas que les estimés qui avaient été réalisés par les fonctionnaires.
Un écart favorable de 113 686,48 $ (-26 %) est constaté entre la soumission conforme la plus basse et la dernière estimation. Cette variation s’explique par le caractère hautement spécialisé des travaux maritimes. La mobilisation des équipements et des ressources nécessaires, de même que les méthodes d’exécution particulières requises pour intervenir en milieu aquatique, représente des contraintes importantes. Dans le contexte d’un projet de portée relativement limitée, ces contraintes rendent l’établissement des coûts plus complexe et augmentent les incertitudes associées à l’estimation. Celle-ci a donc été réalisée de manière conservatrice afin de tenir compte des risques et des particularités propres à ce type d’intervention.
Ajout : Ceci étant dit, c’est plutôt inéquitable que l’ensemble des dépenses associées à la plage soient à la charge de l’arrondissement Verdun, quand 80% des utilisateurs viennent de d’autres arrondissements (des sondages ont été faits sur place pour savoir d’où venaient ceux qui fréquentaient la plage).