Parc Frédéric-Back - Développement et discussions

Il y a 80 mètres en profondeur de déchets et remblais sous 3 mètres de sol. Je ne sais pas combien de temps ça prendrait avant d’estimer que toute la matière est décomposée et qu’il n’y aura plus d’émanation dangereuse de méthane. Je n’avais jamais pensé que ces boules seraient inutiles un jour!

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Épuiser complètement cette réserve de gaz prendra sûrement encore des décennies, toutefois les émanations diminueraient avec le temps jusqu’à devenir négligeable. Voici un un lien qui nous éclaire sur l’histoire et les caractéristiques de ce site devenu le parc que l’on connait.

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4 août 2025 • Champdoré et Lorimier

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Des statistiques importantes à compiler afin de mieux coordonner l’aménagement final de ce magnifique espace vert, pour que la population montréalaise puisse enfin en jouir pleinement.

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Sur certaines photos on se croirait presqu’à la campagne. Je peine à croire que l’immense trou gris minéralisé de l’ancienne carrière Miron, soit maintenant devenu ce magnifique espace vert qui n’en finit plus de s’embellir grâce aux interventions de la Ville. :grinning:

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Le parc et les travaux en cours pris en photo hier en atterrissant.

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Dans La Presse

Montréal | Anciens dépotoirs, dépôt à neige et émissions de méthane

Des chercheurs de l’Université McGill et d’Environnement et Changement climatique Canada ont parcouru 3300 km à vélo et en voiture dans les rues de Montréal sur une période de quatre ans pour mesurer les émissions de méthane. Parmi les 3045 sources identifiées figurent d’anciens dépotoirs et un dépôt à neige dont les émissions sont grandement sous-estimées par la Ville.

Les anciens dépotoirs, de grands émetteurs

Les décharges inactives figurent parmi les points névralgiques (hotspots) émettant le plus de méthane (CH4) sur l’île de Montréal, selon les résultats de cette étude publiée en septembre dans la revue scientifique Environmental Research Communications. « La plupart des points chauds que nous avons observés étaient liés à des parcs qui étaient auparavant des décharges, y compris le parc Frédéric-Back et quelques autres parcs de l’île », note Regina Gonzalez Moguel, chercheuse postdoctorale à l’Université McGill au moment de l’étude et autrice principale de l’article. L’ancien site d’enfouissement de Pierrefonds se trouve aussi parmi ces « points chauds ».

Captage inefficace à Frédéric-Back ?


PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE
Les émissions au parc Frédéric-Back estimées par l’équipe de chercheurs sont de 60 % plus élevées que celles consignées dans l’inventaire de la Ville de Montréal.

Avec ses puits de biogaz qui lui donnent une allure futuriste, le parc Frédéric-Back ne remplit-il donc pas ses promesses ? Le site du Complexe environnemental de Saint-Michel, qui abrite le parc, est identifié dans l’inventaire des émissions de gaz à effet de serre (GES) de la Ville de Montréal, note Peter Douglas, coauteur de l’étude et professeur agrégé au département des sciences de la Terre et des planètes de l’Université McGill. « Ils savent donc qu’il ne capte pas tout le gaz produit », dit-il. Or, les émissions estimées par son équipe à partir des mesures enregistrées sont 60 % plus élevées que celles consignées dans l’inventaire. Le chercheur précise ne pas avoir investigué pour identifier les sources des émissions de méthane à l’intérieur du Complexe, mais il avance que celles-ci pourraient provenir de la partie nord-ouest du site qui n’a pas été réhabilitée. Selon lui, il est aussi possible qu’il y ait des fuites dans le système de captage du biogaz. L’ancien dépotoir de Pierrefonds est aussi muni d’un tel système.

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Voici l’endroit où la Ville composte jusqu’à 15 000 tonnes de feuilles mortes avec une machine digne des Transformers

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Non loin de la TOHU et au cœur du parc Frédéric-Back, le Complexe environnemental Saint-Michel est invisible pour quiconque circule en automobile.

Ici aboutissent les sacs de feuilles mortes collectés dans tout l’est de la ville: jusqu’à 15 000 tonnes par an.

Pendant la visite du Journal, un défilé constant de camions s’y décharge.

«Ces feuilles-là, on doit les composter en quelques mois à peine et c’est la course pour enclencher le processus avant que la neige recouvre le tout», raconte le jardinier Dominique Michaud. Il a supervisé le compostage d’au moins un quart de million de tonnes de feuilles mortes au cours des vingt dernières années.

Devant moi, il enfonce une longue tige thermométrique (un genre de thermomètre) dans les feuilles et y lit une température de 38 degrés Celsius (alors qu’il fait 5 degrés dehors).

«Ça peut atteindre 50 ou 60 degrés Celsius, et il faut alors retourner le compost en devenir pour l’oxygéner», explique-t-il.

«Si le vent souffle vers l’ouest et qu’il fait froid lorsque je retourne les feuilles chaudes, la vapeur de condensation forme un long nuage blanc par-dessus l’avenue Papineau de l’autre côté du TAZ… et les automobilistes se demandent c’est quoi ça!» me raconte Sylvain Blanchette, que je trouve aux commandes d’une étrange machine appelée un retourneur d’andains.

Ce mastodonte ressemble à un Transformers (ou à un Recognizer des films Tron) et sert à chambouler les longs sillons de feuilles (que l’on appelle andains) et qui font près de 300 mètres de long ici.

Des mulots évoluent à l’intérieur de ces andains et prennent la fuite pendant les retournements.

Des renards tournent donc autour pour manger lesdits rongeurs.

À un certain moment, j’aperçois une magnifique buse à queue rousse sur un fil électrique probablement en train de guetter les mulots.

Certains oiseaux, le Pluvier kildir notamment, nidifient sur la crête, pour profiter de la chaleur.

Pas question de déchiqueter cette espèce protégée.

«Je descends de ma machine et je déménage temporairement le nid un peu plus loin», raconte M. Blanchette.

«Une fois l’andain retourné, je vais replacer tous les nids… et les oiseaux y reviennent!», poursuit celui qui a reçu une formation pour manipuler légalement ces nids.

[…]

[JDM : “Fabrication du compost au parc Frédéric-Back.”]

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Une petite marche d’hiver

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Je me demandais, en 2024, quand l’étude pour l’avant-projet de la passerelle a été gagné par WSP, on parlait de début de travaux en 2026. Normalement on devrait être dans la phase d’appel d’offres. Quelqu’un a vu ça passer?

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Sur la page Facebook des Archives de la Ville de Montréal

Les archives inédites de la semaine! Le site Miron.

Vous êtes probablement plusieurs à vous souvenir du dynamitage des cheminées de la carrière Miron. Située dans le secteur de l’actuel parc Frédéric-Back, cette carrière voit le jour à la fin du 19e siècle, avant d’être prise en main par la famille Miron en 1925. L’entreprise connait un développement spectaculaire et une usine de ciment y est construite dans les années 1950.

En 1968, la Ville de Montréal annexe la Cité de Saint-Michel, dont 42% du territoire est alors occupée par les carrières Miron et Francon. Cette même année, la compagnie Miron entreprend l’enfouissement des déchets domestiques sur son site. En 1984, l’administration montréalaise acquiert le site. On cherche à réhabiliter le secteur et mettre fin à l’exploitation de la carrière et du site d’enfouissement.

Les deux cheminées emblématiques de ce quartier de Montréal sont dynamitées en avril et en mai 1988, devant les médias et une foule venue assister à la fin d’une époque. Le site de 2km2 fait éventuellement place au complexe environnemental Saint-Michel et au parc Frédéric-Back.

Ces photographies font partie d’un versement effectué récemment chez nous par le service de l’environnement de la Ville de Montréal.

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J’y étais, ayant eu un pied à terre dans le quartier à partir de 71. Je tenais à voir ce symbole d’une autre époque disparaitre définitivement, afin que s’amorce l’étape suivante, le comblement du site, tout en espérant qu’on arrive à en faire éventuellement un véritable espace vert. :grinning:

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Photo prise côté Papineau qui montre que les sphères qui protègent les puits de captages de biogaz on été installées dans la section en développement du Boisé Ouest. C’est assez récent car lors de mon dernier passage il y’a deux semaines je n’avais pas remarqué.

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Côté sud aussi!

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Vu dans l’ordre du jour du conseil d’arrondissement de VSP le 10 mars (pages 277-286):

Je ne suis pas sûr de comprendre pourquoi le projet a été retardé d’un an; en novembre 2024, on pointait vers un début de construction en 2025. De ce que j’ai lu, on parle d’une fusion de deux projets. Voici le nouvel échéancier:

Cela vient avec une subvention fédérale de 500 000$, pour un budget total de 2,185M$.

Edit: selon cet article, la future serre sera construite dans le sud-ouest du parc, à côté du CESM:
Notre serre 4 saisons : un projet d’agriculture urbaine au cœur de Saint-Michel - EST MÉDIA Montréal : EST MÉDIA Montréal

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Dans les faits saillants de la séance du conseil d’arrondissement

Une serre au service de la communauté : un projet en voie de réalisation

L’Arrondissement est fier d’annoncer une avancée majeure dans la réalisation de Notre serre 4 saisons à Saint-Michel, une infrastructure institutionnelle et communautaire aménagée au parc Frédéric-Back et l’une des initiatives lauréates de la première édition du Budget participatif de la Ville de Montréal. Fruit d’un partenariat entre l’organisme Vivre Saint-Michel en santé et le Laboratoire sur l’agriculture urbaine, ce complexe serricole permettra de renforcer la sécurité alimentaire dans Saint‑Michel, de soutenir la recherche en agriculture urbaine et de mettre en valeur des pratiques innovantes et durables.

Grâce à l’appui financier du Défi des villes intelligentes – Montréal en commun, du Fonds des infrastructures alimentaires locales du gouvernement du Canada et du Budget participatif, le projet pourra aller de l’avant sous la responsabilité de l’Arrondissement, à la suite d’un transfert de compétence devant être approuvé par les instances municipales. Le début de la construction, prévue dès l’automne 2026, mènera à l’ouverture d’un lieu unique de production, d’éducation et de collaboration, qui contribuera au rayonnement du parc Frédéric‑Back comme espace d’innovation environnementale et de développement communautaire.

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la CAQ :roll_eyes:

Sur le site de TVA Nouvelles

Ancien dépotoir Miron: un organisme s’oppose à la reprise des activités d’enfouissement

Le Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets (FCQGED) dénonce la volonté de Québec de remettre en fonction l’ancien dépotoir Miron, devenu le parc Frédéric-Back, dans Saint-Michel, à Montréal.

« Oui, nous sommes en faveur d’une prise en charge locale des déchets, mais pas à cet endroit et surtout pas de cette façon », a indiqué mardi dans un communiqué Denis Blaquière, président de l’organisme.

Le regroupement environnementaliste prête au gouvernement caquiste l’intention de décréter les terrains sur lesquels sont situées les anciennes carrières Miron et Francon zone d’intervention spéciale (ZIS).

« Même si le tassement des anciens déchets à cet endroit offre une nouvelle capacité de plusieurs millions de tonnes, ce n’est pas une raison d’imposer ça à une population qui a subi les impacts de l’ancien dépotoir Miron pendant des années », s’est insurgé M. Blaquière.

L’actuel parc Frédéric-Back retrouverait sa vocation initiale de lieu d’enfouissement technique et un parc aquatique serait aménagé à l’actuelle carrière Francon, en guise de compensation pour les résidents du quartier, selon le FCQGED.

L’organisme compte rencontrer « très prochainement » la ministre des Affaires municipales, Geneviève Guilbault, pour l’exhorter à surseoir « indéfiniment » à ce projet qu’il qualifie d’« inacceptable ».

Excellent poisson d’avril!

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Le parc aquatique à Francon a vendu la mèche, en effet!

Cependant, un doute a germé dans mon esprit quand je n’ai vu aucune rétraction ou correction sur le site du Journal de Montréal/TVA, ni même sur le site du FCQGED.

J’ai donc appelé M. Karel Ménard de l’organisme, qui me confirme (avec un sourire dans sa voix) que c’est effectivement un poisson d’avril. On ne sait jamais, these are challenging and uncertain times comme le dit la rengaine…

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