Nouvelles économiques et commerciales

Dès que tu commences ton article de la sorte, pour parler d’un projet totalement différent tu mets un biais négatif dans la tête du lecteur. Les gens vont se braquer alors qu’ici ce redéveloppement est tout à fait souhaitable. Why?

1 Like

Je te fais remarquer que je ne suis que le messager. Si je publie un article de journal, je n’ai l’option que de le reproduire tel quel objectivement et en publier la source. Une question d’intégrité et de respect pour son auteur. Ce sont ensuite aux membres de se faire leur propre opinion.

Pour revenir au Dix/30, je ne peux que souhaiter son développement domiciliaire comme je le souhaitais pour le Royalmount. On est ici dans une logique de densification pour contrer l’étalement urbain, surtout que le REM servira de lien direct avec la ville de Montréal.

Quant au Royalmount, puisqu’il est en construction, j’ose espérer que VMR reviendra sur sa décision en amendant son plan d’urbanisme pour permettre là aussi une réelle densification au niveau résidentiel. Toutefois il faudra s’entendre avec la Ville de Montréal puisqu’elle est directement concernée dans ce développement par effet de débordement et d’indispensables infrastructures pour désenclaver le site en matière de mobilité et de services publics.

C’est une question d’équité car il ne serait pas normal que VMR encaisse les bénéfices et que Montréal paie seule pour les infrastructures.

1 Like

Non c’était pas contre toi, évidemment.

1 Like

BRP regarde

au-delà des motoneiges

Photo David Boily, archives LA PRESSE

BRP ambitionne d’aller au-delà de la construction des véhicules récréatifs comme les motoneiges.

Vélos-cargos, petits camions de transport léger et scooters… Dans un avenir pas si lointain, ces produits pourraient sortir des usines de BRP. La multinationale québécoise, qui regarde au-delà des véhicules récréatifs, bateaux et motocyclettes électriques, ne ferme aucune porte. L’entreprise a offert un avant-goût de sa stratégie, mercredi, lors de sa journée des investisseurs.

Publié à 7h00

Partager

Julien Arsenault

Julien Arsenault La Presse

Planifier la diversification

Les nouveautés ne se limiteront pas aux motocyclettes électriques qui seront offertes dans deux ans. Le constructeur des Ski-Doo, Sea-Doo et Can-Am a déjà les yeux sur d’autres créneaux, dont celui des services de mobilité. L’entreprise de Valcourt évalue ces nouveaux marchés, dans lesquels elle n’est pas présente, à 70 milliards.

« Il s’agit de produits autres que les véhicules récréatifs, les bateaux et les motos », a lancé le président et chef de la direction de BRP, José Boisjoli, aux analystes qui assistaient à l’évènement. « La seule chose que je peux vous dire, c’est que nous y travaillons. »

IMAGE TIRÉE DU DOCUMENT PRÉSENTÉ PAR BRP

La présentation de BRP aux investisseurs donne un avant-goût de ce qui est étudié par l’entreprise.

Celui-ci a refusé d’ouvrir davantage son jeu. Plusieurs questions demeurent sans réponse à ce stade-ci. La présentation aux investisseurs comportait une diapositive pour illustrer l’éventail d’options, mais l’entreprise n’a pas voulu dire lesquelles étaient privilégiées. Il y aura des modèles électriques, assure M. Boisjoli, sans fermer la porte aux moteurs à combustion.

BRP veut électrifier sa gamme de produits existants d’ici la fin de 2026.

Calmer le jeu

La pandémie a grandement profité à BRP, qui, à l’instar de ses concurrents, a vu la demande exploser pour les véhicules récréatifs, prisés par les consommateurs restreints dans leurs déplacements.

Avec l’augmentation des taux d’intérêt et les craintes d’une récession, certains se demandent si les consommateurs continueront d’avoir le budget discrétionnaire pour s’offrir des motoneiges et d’autres véhicules récréatifs. BRP répète que la croissance continuerait d’être au rendez-vous. Pourquoi ? Notamment parce que la clientèle se rajeunit et se diversifie, affirme BRP.

Citant des données compilées par la firme IMI, les femmes devraient représenter 45 % de la clientèle totale de BRP d’ici 10 ans, comparativement à 22 % actuellement. Le poids des 18-34 ans devrait passer de 25 % à 55 % au cours de la même période.

Selon IMI, les véhicules récréatifs sont aussi plus populaires auprès des communautés culturelles. De plus, chez les concessionnaires, les stocks sont en recul d’environ 60 % par rapport au niveau d’avant la pandémie. Pas question de ralentir la production à court terme.

« S’il y avait un ralentissement, nous pourrions continuer à effectuer des livraisons, a souligné le chef de la direction financière, Sébastien Martel. Nous n’aurions pas à ralentir la production. Cela nous permettrait de traverser plus facilement un ralentissement s’il y en a un. »

Des indicateurs « positifs »

Malgré l’incertitude, BRP s’attend à générer des revenus qui varieront entre 12 et 12,5 milliards au terme de son exercice 2025. La fourchette de son profit ajusté par action sera de 13,50 $ à 14,50 $.

Au moment de présenter son plan, le constructeur de véhicules récréatifs tablait sur un chiffre d’affaires d’au moins 9,5 milliards sur un bénéfice normalisé par action de 7,50 $.

« Il y a beaucoup d’incertitude à court terme avec l’inflation, les taux d’intérêt et le prix de l’essence, mais à moyen et long terme, les indicateurs sont positifs, affirme M. Boisjoli. Tout cela nous rend sûrs d’atteindre les objectifs du plan. »

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

José Boisjoli, président et chef de la direction de BRP

Les prévisions ont été accueillies favorablement par les analystes. En dépit du contexte actuel, il y a encore « beaucoup d’essence dans le réservoir » même si certains craignent un « pic des bénéfices », estime George Doumet, de la Banque Scotia.

« La conclusion de cette journée des investisseurs est que nous ne nous attendons pas à ce que cela se produise cette année [ou l’année prochaine] », écrit-il, dans une note.

À la Bourse de Toronto, l’action de BRP a clôturé à 82,93 $, mercredi, en hausse de 1,74 $, soit 2,14 %. Depuis le début de l’année, le titre a retraité d’environ 24 %. L’action avait atteint un sommet d’environ 130 $ en septembre dernier.

En savoir plus

  • 2300

Nombre de concessionnaires dans le monde entier où les produits de BRP sont vendus

SOURCE : BRP

Un message a été fusionné à un sujet existant : Développement du Dix30

2 Likes

Finally, a large raise in Q2! put a smile on my face

4 Likes

Quilicot déménage son siège social à l’ancien aérodrome de Mascouche

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

Marc-André Lebeau, PDG de Bicycles Quilicot

Le détaillant Bicycles Quilicot déménage son siège social au CentrOparc de Mascouche du promoteur Montoni. Celui-ci en profite pour agrandir le parc industriel longeant l’autoroute 640.

Publié à 5h00

Partager

André Dubuc

André Dubuc La Presse

La pelletée de terre a lieu ce mardi matin. Le bâtiment sera situé rue Louis-Blériot, avec façade sur l’autoroute.

Outre le siège social, le complexe de 4200 mètres carrés, dessiné par DKA Architectes, inclura un magasin, un centre de distribution, un atelier d’assemblage et un centre de recyclage des vélos. Le siège et l’entrepôt actuels sont situés à Sainte-Thérèse, dans les Basses-Laurentides. Une cinquantaine d’emplois seront créés. L’investissement de 15 millions est financé en partie par la Banque de développement du Canada.

IMAGE FOURNIE PAR MONTONI

Futur siège social de Bicycles Quilicot

« Pour nous, c’est un investissement qui va créer un tournant dans notre histoire », dit le PDG Marc-André Lebeau, 44 ans, « parce qu’on a grossi beaucoup dans les dernières années et on a investi beaucoup dans le commerce en ligne, et nous n’avions pas les infrastructures. On est en train de faire un pôle pour l’ensemble de nos opérations pour le commerce de vélos du futur. »

Fondée en 1915, Quilicot appartient à Marc-André Lebeau depuis 2005. D’une seule boutique, au moment de l’arrivée de M. Lebeau, le détaillant en compte aujourd’hui sept. Avec ses 150 employés, Quilicot vend de 8000 à 10 000 vélos par année. De 15 à 20 % des ventes se font en ligne en 2022. M. Lebeau veut rester discret sur son chiffre d’affaires, mais indique que les vélos électriques sont aujourd’hui responsables de 35 % des ventes en dollars.

Le détaillant a ouvert au coût de 2 millions son nouveau magasin lavallois de 93 m⁠2 (1000 pi⁠2) la semaine dernière dans une partie de l’ancien Future Shop du Centre Laval.

On sert la clientèle de tous les âges et de tous les niveaux, pas seulement les mordus de cyclisme sur route. On sert aussi les enfants, les personnes âgées avec les vélos électriques. On touche à tout.

Marc-André Lebeau, PDG de Quilicot

Les vélos les moins chers se détaillent à partir de 500 $ l’unité.

Les sportifs ont redécouvert le vélo pendant la pandémie. Le prix des vélos s’est envolé. La marge bénéficiaire du marchand est passée de 2 à 10 % environ.

CentrOparc s’agrandit

Le promoteur Montoni et la Ville de Mascouche annoncent le début de la transformation de la troisième et dernière phase des terrains de l’ancien aérodrome en parc industriel. Au total, CentrOparc dispose d’une superficie de 270 000 m⁠2 (environ 3 millions de pieds carrés), dont 121 00 m⁠2 (1,3 million de pieds carrés) pour la phase 3.

Un parc industriel sur les terrains de l’ancien aérodrome

3/3

Montoni construira en séquence jusqu’à 5 bâtiments industriels au coût de 175 millions. Il ira de l’avant sans entente de location préalable. Il se donne un maximum de 36 mois pour remplir le parc industriel. Les bâtiments sont signés par la firme NEUF Architectes.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE

Dario Montoni

Au niveau des usages, on va y voir de l’industriel, des sièges sociaux, des salles d’exposition et de la production.

Dario Montoni, président du Groupe Montoni

« L’idée est de créer de l’investissement et des emplois pour Mascouche pour que ses citoyens puissent vivre et travailler dans leur ville au lieu de prendre leur voiture pour gagner leur vie ailleurs dans la région », poursuit M. Montoni.

Outre Quilicot, les deux premières phases du CentrOparc ont attiré des locataires d’envergure comme St-Hubert. Près de 650 emplois ont été créés.

Montoni s’est porté acquéreur des terrains de l’aérodrome en 2018. Au total, le promoteur y investit 300 millions.

En savoir plus

  • 436 000
    Nombre de mètres carrés en construction dans le Grand Montréal

Source : AVISON YOUNG

4 Likes
2 Likes

L’état de la rue Wellington, dans Verdun

À la suggestion de @Begratto, je suis allé compter les locaux vacants occupés, à louer et vacants sur la sympathique rue Wellington. Ce n’est pas une rue que je fréquente souvent, alors c’était bien amusant de prendre mon temps et de profiter de la rue, surtout qu’elle est piétonnisée. La piétonnisation a d’ailleurs délimité la zone de mon décompte.

Évaluation subjective

C’est une très belle rue. Le bâti est souvent très sympathique (je vais mettre quelques photos dans le sujet Photographies de quartier). Il n’y a pratiquement aucun local vacant ou à louer. J’ai vu une seule vitrine avec des graffitis sur la rue, le reste est immaculé. L’entretien est un exemple à suivre.

Il y a étonnamment beaucoup de magasins de jeux. Au moins 5 ou 6? Les gens de Verdun aiment les jeux de plateau! Plus que les gens du Plateau aiment le jeu, avec nos 2-3 magasins dans tout le quartier!

Le scooter électrique règne, et cela dans toutes les tranches d’âge.

Décompte

J’ai compté un total de 213 locaux en tout. De ce lot, 204 sont occupés, pour une proportion inégalée dans mes comptages de 96%. Seulement 5 locaux sont à louer en ce moment (6 lors d’une fin de bail), soit un peu plus de 2% des locaux. On est bien en dessous du seuil de la rue en équilibre. 4 locaux sont inoccupés, donc moins de 2%. Cependant, pas mal tous ces locaux étaient en rénovation, et plusieurs avaient un permis de transformation pour un usage précis.

Il n’y a aucun local qui semble abandonné.

Bref, la rue a une excellente santé commerciale, pratiquement sans faute. L’entretien est exemplaire, et les propriétaires ne sont pas négligents. La piétonnisation est très sympathique, avec du mobilier varié. En fait, avec si peu de locaux vacants, je me demande si les loyers ne vont pas augmenter. Il y a beaucoup de magasins locaux de proximité, de services abordables, et c’est une diversité dans la trame commerciale qu’il faut préserver. Mais pour le moment, je suis heureux de ma visite, c’est une belle rue de quartier.

14 Likes

9 messages ont été fusionnés à un sujet existant : PL 96, débat sur les langues et discussions connexes

L’ISSB a ouvert ses portes mardi

Normes environnementales mondiales : inauguration de l’ISSB à Montréal


L’ISSB tente d’universaliser les mesures d’empreinte environnementale des entreprises.
PHOTO : LA PRESSE CANADIENNE / NATHAN DENETTE

La Presse canadienne
19 h 42 | Mis à jour à 20 h 47

Le Conseil des normes internationales d’information sur la durabilité (International Sustainability Standards Board, ou ISSB) a officiellement lancé ses activités, mardi, à Montréal, en présence de plusieurs élus.

La mission de cet organisme est de créer des normes de divulgations financières environnementales qui seraient, espèrent ses dirigeants, utilisées pour l’ensemble des entreprises à l’échelle mondiale.

En créant un langage commun pour comparer les entreprises, il deviendra plus facile pour les investisseurs de mesurer l’empreinte environnementale des entreprises et leur risque climatique, avait résumé en entrevue avec La Presse canadienne Emmanuel Faber, président de l’ISSB, en avril dernier.

La ministre des Relations internationales du Québec, Nadine Girault, a profité de l’occasion pour annoncer un appui financier de 4 millions de dollars, réparti sur trois ans. De son côté, la ministre des Finances du Canada, Chrystia Freeland, a confirmé ce que son gouvernement avait annoncé il y a quelques mois, soit un financement de 8 millions pour la création de ce bureau. Plusieurs dizaines de millions de dollars ont aussi été recueillis de la part d’entreprises privées.

Fruit de la COP26

Le siège social de l’ISSB est à Francfort, en Allemagne. Lors de son lancement officiel en novembre, l’ISSB avait annoncé qu’il allait établir un bureau à Montréal.

Ce nouveau bureau fera avancer le rôle du Canada en tant que chef de file dans le domaine de la finance durable et contribuera à faire en sorte que le pays soit au centre de la transition mondiale en cours vers la carboneutralité, a indiqué la ministre Freeland.

Le bureau de Montréal aura une importance similaire à celui de Francfort, selon le cabinet de la ministre Girault. Il sera notamment responsable des activités visant le soutien au conseil d’administration et au développement, ainsi que de l’engagement pour l’ensemble du marché des Amériques.

La création de l’ISSB avait été annoncée dans le cadre de la COP26 en novembre dernier.

Des normes environnementales 2.0

À ceux qui se demandent ce que les entreprises auraient à gagner en se soumettant volontairement à de nouvelles règles, la ministre Chrystia Freeland a répondu qu’elles adhéreront aux normes environnementales parce qu’elles ont besoin de capitaux.

Les marchés du capital international préfèrent déjà investir dans les entreprises vertes, dans les entreprises qui ont des standards durables. Mais c’est difficile pour les investisseurs de savoir qui est vraiment vert, qui pratique vraiment une approche durable. En créant des normes internationales, nous allons aider les investisseurs et créer une très, très forte raison pour les entreprises de suivre ces standards, a indiqué Mme Freeland en ajoutant que ce seront les investisseurs qui vont demander ces normes.

Un avis que partage Anne-Marie J. Hubert, associée directrice pour le Québec au cabinet d’audit financier et de conseil EY, anciennement Ernst & Young.

Elle a indiqué que les entreprises veulent des normes environnementales homogènes.

Ce n’est pas simple de divulguer les prévisions d’émissions de gaz à effet de serre, de déterminer l’impact sur la stratégie de l’entreprise et sur la gestion de risque. Par contre, s’il y a une façon commune de le faire, on va tous apprendre ensemble, donc les entreprises sont très, très heureuses de réduire leurs coûts de conformité, a souligné Mme Hubert.

Selon elle, les entreprises profiteront également des futures normes environnementales pour attirer du talent, des clients, et puis être crédibles dans les promesses qu’elles font au marché.

Charles-Antoine St-Jean nommé directeur de l’ISSB

Le chef de la direction de Comptables professionnels agréés du Canada (CPA Canada), Charles-Antoine St-Jean, a été nommé directeur général de l’ISSB à Montréal.

L’ISSB est chapeauté par la Fondation IFRS, l’organisme sans but lucratif qui a créé les Normes internationales d’information financière (International Financial Reporting Standards, ou IFRS).

L’annonce de mardi coïncide avec la première réunion des administrateurs de la Fondation IFRS à Montréal, qui se déroule du 28 au 30 juin. Ces administrateurs sont responsables de la gouvernance, de la surveillance et du financement de la fondation.

La ministre provinciale responsable de la Métropole et de la région de Montréal, Chantal Rouleau, la ministre responsable de l’Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec, Pascale St-Onge, ainsi que des représentants de Montréal International, de l’International Financial Reporting Standards Foundation (Fondation IFRS) et de l’ISSB étaient présents lors de l’annonce.

1 Like

En prévision de la consigne élargie La verrerie de Pointe-Saint-Charles se modernise

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

Des bouteilles fraîchement fabriquées à l’usine de verre d’Owens-Illinois, à Pointe-Saint-Charles

On pensait l’usine de 117 ans condamnée avec la montée en popularité des contenants en aluminium, mais la consigne élargie sur les contenants en verre lui donne un second souffle.

Publié à 6h00

Partager

André Dubuc

André Dubuc La Presse

Owens-Illinois Glass de l’Ohio investit 70 millions en quatre ans à ses installations montréalaises de façon à tirer profit de l’élargissement de la consigne au Québec qui entrera en vigueur à l’automne 2023.

« La modernisation de la consigne est un catalyseur si important pour cette installation », a expliqué dans une brève allocution Tim Connors, directeur général, Amérique du Nord, chez Owens-Illinois.

En tout, « 75 000 tonnes de verre qui, historiquement, auraient été envoyées au dépotoir, dans l’avenir, elles iront dans nos fours. C’est un accomplissement remarquable. Cela va porter notre contenu recyclable bien au-dessus de la moyenne de nos usines. Cela va être bien au-dessus de 50 % ».

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

Tim Connors, directeur général, Amérique du Nord, chez Owens-Illinois

L’annonce a fait l’objet d’un évènement de presse mardi après-midi à la manufacture de la rue Wellington, à Pointe-Saint-Charles, en présence des ministres Pierre Fitzgibbon et Benoit Charette. Québec participe à hauteur de 21 millions : 19 millions sous forme de prêt et 2 millions sous forme de subvention.

De la collecte sélective à la consigne

Vu la manière dont la collecte sélective fonctionne au Québec, le verre recyclé est tellement contaminé qu’il finit au site d’enfouissement comme matériau de remblayage.

« La consigne assurera à Owens-Illinois une stabilité sur le plan de l’approvisionnement », a confié le ministre de l’Environnement, Benoit Charrette, dans un entretien au terme de l’évènement. « Sans cette réforme, on peut penser que ces investissements n’auraient pas vu le jour, du moins pas dans ces proportions », a-t-il ajouté.

À l’avenir, grâce à la consigne, le verre récupéré sera de meilleure qualité, au point qu’il servira d’intrant à la fabrication de nouveaux contenants de verre par les 400 travailleurs de l’usine.

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

Tim Connors, directeur général, Amérique du Nord, chez Owens-Illinois, et le ministre Pierre Fitzgibbon

Produire à partir du verre recyclé est un avantage pour Owens-Illinois, car le procédé est moins énergivore et émet moins de gaz à effet de serre. Actuellement, le verre recyclé (souvent importé pour des raisons de qualité) compte pour environ 30 % de la bouteille, précise le ministre Fitzgibbon. Ça sera beaucoup plus, comme l’a souligné M. Connors.

Pérennité assurée

Pour l’activité industrielle sur l’île de Montréal, la pérennité de la verrerie de Pointe-Saint-Charles constitue une bonne nouvelle. Les shops sont une espèce en voie de disparition, comme en témoigne le départ dans les dernières années de la vénérable brasserie Molson pour la banlieue.

Sauf erreur, parmi les complexes industriels d’envergure d’antan, il reste la sucrerie Lantic, boulevard Pie-IX, le cigarettier JTI-Macdonald, rue Ontario Est, Robin Hood, rue Notre-Dame Ouest, près de Saint-Henri, et Five Roses, au bassin Peel. On doit aussi y ajouter la brasserie Labatt, dans l’arrondissement de LaSalle, de construction plus récente.

PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE

L’usine d’Owens-Illinois, rue Wellington

L’usine d’Owens-Illinois, où se sont succédé jusqu’à quatre générations de verriers au sein d’une même famille, produit 1,5 million de contenants par jour, 360 jours par année. Elle fournit le marché canadien et le nord-est des États-Unis.

Sur la somme de 70 millions, plus de la moitié a déjà été investie. Elle a servi à acquérir une nouvelle fournaise B, celle qui traite le verre ambré dont l’exemple le plus commun est la bouteille de bière brune de 341 millilitres. L’argent sert aussi à l’acquisition de trois machines de formage.

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

La cour de l’usine

« Avant, avec nos vieillies machines, c’était complexe de changer de produits », a indiqué Mathieu Bouchard, directeur d’unité manufacturière. « En grande majorité, on faisait de la bouteille de bière brune. Maintenant, avec notre nouveau four B, on est plus flexibles. On est capables d’avoir des changements de couleur de verre. On est capables d’aller vers des bouteilles de différents formats qu’on était incapables de faire avant. » L’usine a ainsi commencé à produire des bouteilles de vin de verre ambré.

Le four A, quant à lui, se spécialise dans le verre clair. L’usine montréalaise est reconnue pour son expertise dans les bouteilles de spiritueux à travers le réseau des 18 usines nord-américaines d’Owens-Illinois. Elle effectue 225 changements de production par année, le plus grand nombre parmi le réseau de l’entreprise, indique M. Bouchard.

Propriété de la verrerie de Pointe-Saint-Charles au fil des ans

1 Like

https://betakit.com/maxa-raises-2-9-million-cad-to-help-businesses-automate-resource-planning/

En lien avec cette annonce, partagée par @anon44035749 la semaine dernière:

3 Likes