Nouvelles du service de vélos en libre-service BIXI

Dans le Budget de la Ville présenté aujourd’hui

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100 nouveaux vélos, ça me semble relativement peu. Surtout considérant l’augmentation spectaculaire de l’achalandage cette année.

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Tout roule pour BIXI: d’autres villes veulent prendre le virage vélo


Le vélo en libre-service pourrait se développer rapidement dans les prochaines années au Québec.
Photo: Josie Desmarais / Métro

Clément Bolano
*1 décembre 2022 à 5h00 - Mis à jour 1 décembre 2022 à 8h43 *
5 minutes de lecture

Le vélopartage prend du galon à Montréal… et donne des idées à d’autres municipalités. Alors que le succès de BIXI se poursuit d’année en année, plusieurs villes québécoises réfléchissent à mettre en place du vélo en libre-service. Certaines présentes dans la région métropolitaine ont déjà sauté le pas: Longueuil, Laval, Montréal-Est, Westmount, Mont-Royal.

Nous sommes heureux de constater que de plus en plus de villes s’intéressent à BIXI, alors que les banlieues connaissent désormais le même succès que Montréal en matière d’achalandage. Permettant l’accès à un mode de transport actif et écologique, BIXI fait partie prenante des solutions menant à une transition plus durable en transport et à la fluidité des déplacements urbains, et ce, partout au Québec.

Christian Vermette, directeur général de BIXI Montréal

Depuis plusieurs années, le gouvernement québécois offre aux villes souhaitant installer des systèmes de vélos en libre-service une subvention qui peut aller jusqu’à 2 M$ par projet. Cela s’inscrit dans le programme d’aide financière au développement de l’offre de vélos en libre-service (OVLIS) du ministère des Transports et de Mobilité durable.

«C’était le coup de pouce qui manquait et on voit pas mal plus d’engouement» depuis, fait remarquer le directeur général de BIXI. Même si le «niveau de sérieux varie d’une ville à l’autre», ce type de projet «intéresse à peu près tout le monde», ajoute-t-il.


Valérie Plante, mairesse de Montréal, sur un BIXI électrique

«On parle à des villes de différentes tailles», soutient Christian Vermette, notamment avec plusieurs villes de l’ouest de l’île de Montréal ainsi que des rives sud et nord pour les intégrer au réseau. Ce qui les motive? «Offrir une autre option à l’auto, au métro et à l’autobus.» Une vingtaine de villes, au total, serait en discussions pour mettre en place du vélo en libre-service.

La question du coût

Mais peut-il fonctionner en région? L’appétit pour le vélo est-il le même ailleurs qu’à Montréal? «Il n’y a aucune raison que ça ne marche pas dans d’autres villes. Il faut créer les infrastructures que ça prend et ça prend du sérieux de la part des décideurs dans la planification de la mobilité pour leur territoire», estime-t-il.

Normand Dyotte, maire de Candiac et président de la Commission de l’aménagement et des transports de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), croit qu’il faut prendre la question «au sens plus large». «C’est important de miser sur la mobilité active. Autant le vélo que la marche. Seules les grandes villes ont [du vélo en libre-service] car il y a un coût minimum pour [l’]installer.»

Les villes sont assez surprises du coût d’achat, mais n’ont pas de difficulté à investir dans d’autres genres d’infrastructures. Routes, asphalte, lampadaires, arénas, ça passe, mais quand il est temps d’investir dans du vélo en libre service, ce n’est pas encore naturel pour certains élus.

Christian Vermette, directeur général de BIXI Montréal

Selon BIXI, une station dotée d’onze points d’ancrage qui vient avec trois vélos mécaniques et trois vélos électriques coûte 50 000$, assemblage, livraison et installation incluses.

Regarder le prix d’acquisition serait en outre «une erreur», considère Christian Vermette, car «le coût est amorti si tu compares avec d’autres types d’équipement. La majorité des stations ont 15 ans à Montréal.»

Une culture vélo naissante au Québec

Le maire de Candiac demeure très intéressé par la mise en place du vélopartage. Pour lui, «ça prend des regroupements de municipalités» pour attirer des fournisseurs de service à investir. Sa ville possède 30 km de pistes cyclables déneigées. Il existe par ailleurs une demande de la part des citoyens qui souhaitent se rendre au terminus Exo sans utiliser l’automobile.

«Pour ma ville, ça serait fort intéressant. Je vais faire la démarche avec mes collègues des villes voisines de regarder si on pourrait faire un projet semblable. Il faut s’assurer d’offrir un service de mobilité active», reconnaît-il.


Une station Bixi.

«Ce ne sont pas des grandes dépenses, et ces projets viennent avec plein de bénéfices», abonde Jean-François Rheault, président de Vélo Québec. Il voit plutôt ces coûts comme des investissements. «Montréal a investi 19 M$ dans son réseau cyclable. Le chargement et l’enlèvement de la neige lui coûte plus de 200 M$. Ce que la Ville investit dans son réseau cyclable est un petit ramassage de neige», illustre-t-il.

Les retombées de l’usage du vélo vont ainsi au-delà de l’aspect économique. Elles s’observent sur le plan de la santé et de l’environnement. Pour que ça fonctionne, cela prend cependant quelques ingrédients pour fonctionner. Le premier est d’interconnecter les destinations pour encourager l’usage de la bicyclette. On y arrive lentement mais sûrement, affirme M. Rheault.

«Il y a de plus en plus de discussions entre les villes et dans la société civile. […] Les Hollandais sont un peuple très friand de vélo, mais dans les années 1970, ce n’était pas le cas. Une culture vélo, ça se bâtit, se développe. Au Québec, on a la chance d’en avoir une qui grandit. Il y a 4,5 M de cyclistes, c’est 57% de la population. Quand on met les infrastructures, des pistes cyclables, des stations de vélo, ça marche.»

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Apparently for some people the “e” stands for elitist :laughing:

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