On suppose beaucoup, mais Hydro aurait littéralement pu faire une projet ‘‘absolument exemplaire’’ et beaucoup plus simple en bâtiment sur Berri… On aurait littéralement pu voir une poste en partis souterrain et avoir une ‘‘annexe’’ de la BANQ qu’on aurait pu facilement intégrer avec le bâtiment existant.
Avec le site de la Miséricorde, on a la composante historique à prendre en compte et en plus de restauration et de transformation du patrimoine. On avait déjà un projet qui semblaient bien ficeler pour enfin avoir quelque chose avec ce site. Là avec le poste sur ce site, on repart à zéro.
T’en qu’on ne verra aucun rendus de Hydro et plus d’information sur la conservation du site, extérieur et les intérieurs de la chapelle, je vais resté sceptique sur le choix du site.
Je ne partage pas du tout ta confiance. Tant mieux si cette vision idyllique se concrétise, mais rien dans le passé ou l’attitude d’Hydro me laisse croire que c’est vers là qu’on s’en va. Si telle était leur volonté, ils auraient annoncé qu’ils avaient inclus un montant substantiel pour la restauration des immeubles patrimoniaux dans le budget du projet. Ce qui n’est pas le cas.
En langage de communications publiques, s’engager à “revaloriser une partie des bâtiments de l’Institut et à discuter avec le milieu afin de favoriser l’intégration d’usages communautaires au projet.”, c’est l’équivalent de dire :
“on n’a aucune idée de ce qu’on va faire avec ces bâtiments excédentaires, alors on est ouvert à les céder gratuitement à des groupes communautaires si par miracle ils arrivent à bricoler un projet avec des bouts de ficelle”.
Dans le Village c’était très étrange, le côté est de la rue Wolfe avait du courant mais pas le côté ouest, toutefois le côté ouest de la rue Montcalm avait du courant mais pas le côté Est. L’Olympia n’avait pas de courant mais le St-Hubert oui.
Il y a même des amis dans l’Esplanade Cartier qui n’en avaient pas, alors que la plupart du Village en avait encore.
Où en est le projet de poste électrique qui sera érigé sur le site de l’ancien hôpital de la Miséricorde ? Neuf mois après l’avoir annoncé, Hydro-Québec a tenu une activité publique pour échanger avec la population. Notre chroniqueuse a pu y constater à quel point ce projet complexe réveille de profondes émotions.
Sœur Jeannine Bourget se souvient de l’hôpital de la Miséricorde. C’est dans cette institution, où un très grand nombre de mères célibataires ont accouché et abandonné leur enfant, qu’elle a fait son stage d’infirmière, au milieu des années 1950. Elle avait 28 bébés de la crèche sous sa responsabilité. Elle me raconte que pour être plus efficace, elle les plaçait sur le côté, un derrière l’autre (en d’autres mots, elle les « cordait ») pour les faire boire (!).
J’ai rencontré la dynamique religieuse, aujourd’hui âgée de 95 ans, au marché Bonsecours. Hydro-Québec y tenait récemment une activité publique pour communiquer à propos de la progression du projet de poste électrique qui sera érigé boulevard René-Lévesque, entre les rues Saint-Hubert et Saint-André.
Hydro-Québec a décidé de s’inspirer des façons de faire de la Ville pour les prochaines étapes : il y aura un plan directeur, un plan d’urbanisme, et même un concours d’architecture. « C’est une première pour la société d’État, souligne-t-il. On va le définir au courant de l’année, en respectant les critères de l’Ordre des architectes. »
[…]
Heureusement qu’il y a des pressions de toutes sortes mises sur Hydro-Québec, qui a eu la mauvaise habitude depuis trop longtemps de développer unilatéralement ses projets (sans consultation) et sans égard ni sensibilité au milieu dans lequel elle les imposait.
On peut même lui reprocher d’avoir menti à la population depuis le début du projet de ce poste électrique. D’abord en affirmant qu’il n’y avait aucun autre site possible que celui voisin de la Grande Bibliothèque. Ensuite ce sont les tergiversations dans le site (suivant) de la Miséricorde qui a trouvé à son tour l’opposition suffisante, afin de forcer l’institution à chercher à mieux l’intégrer à son environnement.
En d’autres mots l’acceptabilité sociale est devenu une sorte d’incontournable à Montréal (et espérons ailleurs au Québec), pour qu’H-Q fasse ses devoirs en amont, dans l’objectif de présenter un projet respectueux des normes et des conditions d’intégration plus harmonieuse sur le terrain.