Quand je faisais mes critiques, je ne parlais pas nécessairement de personne en particulier, c’est l’ambiance en générale qui disait grosso modo ça. Des articles avec des gros titres du genre « catastrophe », « plaie », « mort du quartier latin » ou « horreur » ne me semble pas encourager l’apaisement et vas au contraire faire appel à aux émotions négatives des gens pouvant mener à un écartement du rationnel dans le combat des gens. Encore une fois, je ne critique personne en particulier faut voir qui a pousser pour ces titres, mais j’aurais considéré qu’ont auraient pu viser une critique plus noble. Du genre : « Nous avons des craintes par rapport aux projets, nous aimerions qu’Hydro publie les autres sites à l’étude. » ça c’est bien on a pas fait appel aux émotions négatives et on a quand même communiquer un point. Après, je ne dis pas que c’est le cas, mais il faut aussi considérer qu’Hydro dit peut-être la vérité, on ne sait pas, mais bon j’avais espéré mieux en termes de débat sociétal.
Je comprends entièrement, mais encore une fois, ça ne m’empêche pas d’espérer qu’on ait tous des moyens d’exprimer nos oppositions de façon plus saine. Parfois aussi, éviter de tomber dans le manichéisme de l’autre partie, qui peut avoir des raisons tout à fait légitime, même si ça peut ne pas représenter tous les enjeux.
Respect de l’opinion ne veut pas dire absence de critique sur la logique derrière l’utilisation de propos. Je ne souhaite pas museler les gens, mais simplement pointer les problèmes que pourrais amener ce genre de parole sur le long terme, si ça deviens la seule façon de s’opposer à un projet.
Ce sujet ayant été la source de plusieurs problèmes au niveau de la modération, je mets un rappel officiel pour les gens voulant s’inscrire pour y participer:
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Il est malvenu de créer plusieurs comptes coordonnés pour tenter d’influencer avec zèle une discussion.
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Donnez aux autres le respect que vous méritez vous-même. Prenez le temps de lire autrui et de débattre sur la force de vos arguments.
Hydro-Québec estime qu’en 2030, ça va être problématique parce que la vétusté de certains postes, comme le poste Berri, ne permettra plus un dépassement de leur sollicitation. En résumé, il faut remplacer.
Au poste Berri, il y a plein d’équipements qui sont en fin de vie, qu’il faut réparer, qu’il faut entretenir, explique Pascal Poinlane. On n’a pas le choix d’en faire un neuf.
Le remplacement du poste Berri est controversé, car il se trouve en plein cœur du Quartier latin et le terrain envisagé pour accueillir le poste Berri 2 est situé dans le parc au nord de la Grande bibliothèque (BAnQ). Un décret du ministère de la Culture du Québec est attendu pour officialiser la vente du terrain.
I absolutely hate this entire argument that the new switchyard has to be there, or that this is the only solution. In Sherbrooke, a few years back, they chose to add a new switchyard. If there isn’t enough capacity at the existing switchyard, could adding a new switchyard to serve the sector be a solution?
Des citoyens du Quartier latin, fidèles habitués de la Grande Bibliothèque, invitent le ministre de la Culture et des Communications à repousser le projet d’Hydro-Québec de construire un giga-poste électrique dans les jardins adjacents. « Nous prions le ministre Lacombe de ne pas signer le décret autorisant BAnQ à vendre son terrain à Hydro-Québec afin d’amener la société d’État à présenter un projet socialement acceptable. »
Ils sont plusieurs citoyens du quartier à avoir signé cette lettre publique dont Le Devoir a obtenu copie. On y lit que « la Grande Bibliothèque est un joyau architectural » et que sacrifier l’espace vert qui le jouxte pour construire « un bâtiment industriel qui obstruerait la vue du côté nord et « écraserait la bibliothèque par son imposante stature » est une idée tout simplement inacceptable. « Un bâtiment dont la nature de surcroît ne cadre aucunement avec la vocation culturelle du quartier, c’est non ! »
Les signataires pointent du doigt ce qui leur apparaît être un manque de perspective de l’État en regard de l’avenir. « Le terrain dont BAnQ est propriétaire est destiné depuis les débuts à accueillir des annexes ou des agrandissements à la bibliothèque. Même si elle n’a pas de projet d’expansion dans l’immédiat, rien ne dit que le besoin ne s’en fera pas sentir dans quelques années. Et alors, les éventuels ajouts seront-ils coincés entre la bibliothèque actuelle et le nouveau mastodonte électrique ? Qu’adviendra-t-il du jardin d’art ? »
‘‘Giga’’ poste électrique, faudrait quand même se calmer les superlatifs… ont parle pas de quelque chose de 20 étages, comme la nouvelle version de ‘‘The Tomb’’ juste à côté du Chinatown de NYC…
Invitation aux médias - séance d’information concernant le nouveau poste électrique dans le Quartier latin
MONTRÉAL, le 5 févr. 2025 /CNW/ - Les représentantes et représentants des médias sont invités à une séance d’information à propos du projet du nouveau poste électrique dans le Quartier latin.
Cette séance se tiendra le jeudi 6 février 2025, à 13h00, à Montréal, en présentiel.
Claudine Bouchard, vice-présidente exécutive et cheffe de l’exploitation et des infrastructures d’Hydro-Québec et Graham Fox, vice-président - Affaires publiques, relations externes et communications, accompagnés d’experts d’Hydro-Québec, feront le point sur le projet. Ils répondront par la suite aux questions des journalistes.
Après, évidemment, si personne ne les réclame, on peut rejeter les autres options du revers de la main à l’aide d’un de ces fameux tableaux bien à la mode. Il n’en faut généralement pas plus pour que les gens considèrent qu’il y a eu des «études» et que ces options sont «impossibles».
Heureusement, grâce à la pression populaire, et malgré tous ceux qui ont essayé de mettre des bâtons dans les roues de ceux qui réclamaient un meilleur projet, Hydro-Québec a finalement accepté d’étudier le souterrain (cette option n’aurait jamais été étudiée sans les lettres ouvertes):
Aussi, contrairement à la croyance populaire, une option est de construire du logement au-dessus, comme le démontre leur propre exemple, qui ironiquement contredit certains de leurs «arguments» contre les autres sites:
Bref, la mobilisation ayant été faible, le choix du site semble fait et il ne sera sûrement pas possible de revenir en arrière. Par contre, il faudra continuer à revendiquer un bon projet et occuper l’espace médiatique pour s’assurer que ces engagements soient respectés, et pour pousser le projet encore plus loin. Pour Hydro-Québec, l’idéal serait que les gens arrêtent d’en parler, leur permettant de revenir à l’option la plus économique, qui sera justifiée par un tableau disant « après analyse, le souterrain et l’intégration d’autres programmes n’est pas possible». On ne peut pas se permettre de l’échapper.
Je sais qu’on vient de refaire cette section de berri et le viaduc, mais je ne serais pas opposé à une fermeture de Berri dans sa forme autoroutière actuelle et de ne garder qu’une rue locale pour le passage de bus et de vélos.
Il est évident que couper Berri aurait un impact sur d’autres rues et artères du secteur, comme Sanguinet, Atateken, Saint-Hubert et Saint-Denis (hors-piéto). La Ville juge visiblement que Berri est mieux adaptée à recevoir ce transit en provenance et en direction du sud et de l’autoroute. Je suis d’accord, ce qui n’empêche pas de la sécuriser et de l’embellir.
Dans les faits (et pour être sérieux contrairement à mon message précédent ), la seule raison qu’on maintien encore la tranchée Berri (outre le coût bien sur), c’est qu’elle offre une pente beaucoup plus douce pour la mobilité active.
Parce que réalistement, il n’y a pas tellement de transit que ça et celui-ci pourrait se faire dévier facilement sur les voies extérieures parallèles, donc les impacts ne seraient pas repoussés ailleurs tant que ça.
Ça pourrait être une belle alternative d’y mettre le poste HQ, mais comme @Gtmtl le mentionne, il y a zéro chance que cela survienne, car le terrain est déjà choisi, ce sont les modalités d’implantation qui restent à décider.
En sommes-nous certains? Berri est le prolongement de la rue Saint-Denis, tant pour la direction nord que pour la direction sud (pendant l’été). Berri est aussi le premier accès vers le nord après la sortie de l’autoroute et la première artère pendant la période estivale qui permet d’accéder à l’autoroute vers l’ouest.
Si nous devions choisir une rue nord-sud dans le secteur où couper en priorité le transit, je penserais à Saint-Hubert (habitée et difficile à gérer au nord de Mont-Royal) et Atateken (habitée également + parc Lafontaine).
Bref, je suis tout à fait pour réduire l’empreinte des voitures (je trouve ça désagréable cette posture d’avoir l’air de défendre le transit), mais Berri ne me semble pas être la priorité, surtout s’il y a un impact à prévoir sur les autres rue mentionnées, peu importe son ampleur.
Je comprends mieux ton point. C’est tout naturel que personne voudrait voir du transit être reporté d’un endroit moins habité à un autre endroit qui lui l’est.
Faut dire, la tentation est grande de venir cautériser la cicatrice urbaine qu’est Berri, d’autant plus que beaucoup redoutent que le projet qu’HQ va déposer va venir pérenniser celle-ci.
Ça arrive malheureusement même aux meilleurs d’entre nous
Dans le fil du Quartier latin, j’avais mis le texte d’un article du Devoir qui expliquait pourquoi la rue Berri est ce qu’elle est aujourd’hui (hint : Jean Drapeau voulait en faire une autoroute)
L’architecture autoroutière domine le paysage quand on inaugure en octobre 1966 l’édicule de la station de métro Berri-De Montigny. Des stationnements complètent la place fraîchement nivelée.
« La rue Berri, une rue ordinaire qui se heurtait aux jardins de l’Asile de la Providence, est prolongée, indique Bernard Vallée. On veut en faire une sorte d’autoroute, de voie rapide qui rejoint la Métropolitaine. C’est ce qui explique la largeur incroyable de la rue devant la Bibliothèque nationale et le début d’échangeur qu’on trouve dans le coin. »