Maison Benoit Labre - 4 étages (2024)

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Je pense qu’à Kuujjuaq il y aurait assez de place. Correction, oups, il y a trois écoles. Peut-être qu’on pourrait demander un permis spécial pour le milieu d’une réserve faunique. Il devrait certainement ne pas avoir d’école dans ces coin-là.

Si le projet de loi est adopté tel quel, la Maison Benoît Labre sera forcée de relocaliser son service d’inhalation supervisée. L’organisme évalue déjà la possibilité de se relocaliser dans des locaux vacants « de l’autre bord de la rue », ce qui viendrait « séparer en deux » le centre actuel, qui en est un multiservice. Cela entraînera des frais additionnels récurrents puisque l’organisme se trouvera dans deux locaux distincts.

Mme Désilets estime que le déménagement – qui doit être fait dans les quatre ans suivant l’adoption de la loi – coûterait au moins 6,6 millions. Les frais annuels fixes, comme les taxes municipales, l’ajout de personnel, l’entretien des locaux additionnels, pourraient atteindre 833 000 $.

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“Si le projet de loi est adopté tel quel, la Maison Benoît Labre sera forcée de relocaliser son service d’inhalation supervisée. L’organisme évalue déjà la possibilité de se relocaliser dans des locaux vacants « de l’autre bord de la rue », ce qui viendrait « séparer en deux » le centre actuel, qui en est un multiservice.”

Il n’y pas de locaux vacant « de l’autre bord de la rue »…

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Tiens ça fait longtemps qu’on avait pas eu de nouvelles venant de là. Honnêtement, même si je me sens évidemment mal pour la mère et j’espère que son enfant sera correct, je m’interroge sur combien d’écoles dans les quartiers centraux font face à des problématiques similaires, mais n’ont pas d’attention médiatique parce qu’il n’y a pas de paratonnerre médiatique comme la Maison Benoît-Labre à côté. Quand j’étais au primaire au début des années 2000 à l’école Le Plateau dans le Parc Lafontaine, il arrivait de temps en temps qu’on trouve des seringues ou des condoms usagés dans la cour d’école. J’imagine même pas comment c’est de nos jours.

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Dans La Presse

Maison Benoît Labre | Au-delà de la pipe à crack, une cohabitation qui demeure difficile

Entre le 20 novembre 2024 et le 7 octobre 2025, le personnel de l’école primaire Victor-Rousselot, dans le Sud-Ouest, a documenté 35 incidents dans la cour d’école ou dans l’environnement immédiat.

À la suite d’une demande d’accès à l’information, La Presse a obtenu le rapport complet des incidents qui a été transmis par le centre de services scolaire de Montréal (CSSDM).

Ces incidents rendent compte, encore une fois, de la difficile cohabitation avec la Maison Benoît Labre, qui héberge des personnes en situation d’itinérance, leur offre un centre de jour et un espace de consommation de drogue supervisée, et ce, à moins de 100 mètres de l’école Victor-Rousselot.

Dans le quartier, nombreux sont ceux qui constatent et qui saluent les efforts déployés par la Maison Benoît Labre. Jean-Pierre Houle est de ceux-là : « Les intervenants font des patrouilles plusieurs fois par jour, y compris avant la cloche du matin, et ils ramassent le matériel qui peut traîner. »

Plusieurs citoyens soulignent aussi l’importance pour les gens à la rue d’avoir un toit et de l’aide.

N’empêche, à la petite semaine, plusieurs incidents surviennent encore, sans que les citoyens le sachent nécessairement.

Reportage au Téléjournal

Cohabitation difficile dans le secteur de la Maison Benoît-Labre, à Montréal

De nouveaux enjeux de sécurité émergent autour de la Maison Benoît-Labre, qui prodigue depuis 75 ans des services essentiels aux personnes en situation d’itinérance. Des incidents troublants ont notamment été répertoriés à proximité d’une école primaire et de sa garderie.

Le reportage de Louis-Philippe Trozzo.


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Dans la Presse

Maison Benoît Labre | Le feu vert de Québec pour déménager se fait attendre

La Maison Benoît Labre ignore toujours quand le gouvernement Legault lui versera le financement nécessaire au déménagement de son site de consommation supervisée de drogues, trois mois après l’adoption d’une loi imposant son déplacement.

« Plus vite on va avoir des réponses, plus vite on va être capables de se mettre en action. Ce n’est pas quelque chose qui va prendre deux mois non plus », fait remarquer Andréane Désilets, directrice générale de l’organisme.

« Il faut se donner la chance de bien faire les choses, d’avoir cet espace de communication avec les [futurs] voisins. Moi, j’ai hâte de voir quel est le plan [du gouvernement] pour venir soutenir tout ça », ajoute-t-elle, affirmant que « la balle est dans leur camp ».

[…]

Une analyse à partir des données ouvertes (crimes et R311) que je viens de publier sur le sujet (à prendre avec les précautions d’usage et la nuance que le sujet mérite) :

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Une étude fort éloquente qui mériterait effectivement davantage de comparaisons avec d’autres sites semblables ailleurs dans la ville, afin de mieux comprendre les enjeux qui en découlent. Cependant de prime abord ce type de ressource pose problème et doit être géré avec une vigilance constante et permanente.

Une chose demeure: on ne peut pas traiter son déménagement avec désinvolture et ainsi seulement déplacer le problème dans un autre voisinage. Car ici une partie de la clientèle a souvent un lourd passé de délinquance et de criminalité, qui doit nécessairement être encadrée et surveillée avec diligence, afin d’éviter les dérapages constatés clairement dans les études publiées plus haut.

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Sur la page Facebook de la MBL

Le Mur de l’inclusion prend vie !

Des coups de pinceau des artistes du Collectif Art du Commun @adc_mural , aux mains de nos bénéficiaires et des élèves de l’école Victor-Rousselot sous le regard émerveillé de la SPVM.

Notre murale communautaire commence à révéler ses couleurs sur les murs de la
Maison Benoît Labre. Et c’est magnifique.

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Exaspéré depuis plus de deux ans par des problèmes de sécurité aux alentours de la Maison Benoît Labre, dans Saint-Henri, un citoyen vient de lancer deux pétitions, une en français et l’autre en anglais, qui ont déjà amassé plus de 1500 signatures en quelques jours.

Les pétitions sont une initiative de Michael MacKenzie, un voisin immédiat du centre et titulaire de la chaire de recherche du Canada sur le bien-être des enfants ainsi que professeur de travail social et de pédiatrie à McGill. Il est père de deux enfants.

Elles comprennent quatre demandes principales :

  • À la Ville de Montréal : la mise en place des moyens de sécurité publique et des initiatives de sécurité de quartier dans la zone résidentielle adjacente au centre;
  • Au ministre des Services sociaux du Québec : l’arrêt des activités du centre de jour et du service de consommation supervisée à cet endroit;
  • À Santé Canada : la garantie que tout futur service de consommation supervisée soit situé et exploité de manière à ne pas mettre en danger les quartiers résidentiels et les établissements scolaires environnants;
  • Au SPVM et aux procureurs de la couronne : la priorisation d’une répression efficace des comportements violents récurrents et autres situations problématiques dans une zone fréquentée par des enfants.

[…]

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Site de consommation supervisée | Rien n’est réglé à la Maison Benoît Labre

Plus de 2000, voilà le nombre de signatures sur la pétition lancée par un citoyen de Saint-Henri, exaspéré par les problèmes de sécurité découlant du site de consommation supervisée (SCS) de la Maison Benoît Labre. L’endroit est devenu source de discorde depuis son ouverture en avril 2024, à proximité d’un parc et d’une école primaire.

Publié hier à 5 h 00
Perlina Rossi-Brown
La Presse

Depuis l’ouverture de la Maison Benoît Labre, « les incidents se sont enchaînés les uns après les autres », déplore Michael Mackenzie, voisin du centre et à l’origine de la pétition. « Nos enfants de la maternelle à la 6e année ne devraient pas avoir à regarder des gens se masturber pendant la récréation ni à voir des personnes faire des surdoses de fentanyl sous leurs yeux et adopter des comportements effrayants. »

Les crimes contre la personne avaient presque doublé (+93 %) dans un rayon de 250 mètres autour du centre, durant les mois suivant son ouverture, recensait le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) en juillet 2024. « Cela fait trois ans que je vois les mêmes individus vendre du crack chaque matin au passage piéton de l’école, et personne ne s’en occupe », poursuit M. Mackenzie.

Suite de l'article

Les quatre demandes de sa pétition pressent à la fois la Ville, la province, le gouvernement fédéral et le SPVM d’agir dans ce dossier. Selon André Lambert, membre du comité dirigé par M. Mackenzie, « la colère n’est pas dirigée contre les personnes dans le besoin. Ces gens méritent de l’aide. Mais les modèles d’intervention doivent être déployés d’une manière qui ne nuit pas aux autres ».


PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE
Les alentours de la Maison Benoît Labre en 2025

Une rencontre réunissant les acteurs provinciaux et locaux sur la question d’un éventuel déménagement du site de consommation supervisée est prévue dans les prochaines semaines, a assuré le cabinet du ministre des Services sociaux et de la Lutte contre l’itinérance, Lionel Carmant, dans un courriel adressé à La Presse.

Le cabinet du ministre Carmant se dit « très sensible » à la situation vécue par les résidants : « Nous sommes en attente du plan d’action de la Santé publique. Soyez assurée que nous cherchons des solutions à la satisfaction de tous. Nous avons également demandé au SPVM de s’assurer qu’une patrouille mixte soit présente afin d’éviter des problèmes liés à la consommation. »

« On aurait pu régler ça cet été »

La Maison Benoît Labre (MBL) dispose d’un délai de quatre ans pour déménager, en vertu du projet de loi 103 adopté en novembre 2025, qui interdit l’installation d’un SCS à moins de 150 mètres d’une école ou d’une garderie. L’organisme se trouve actuellement à 143 mètres de l’école primaire Victor-Rousselot.

En commission parlementaire, la MBL s’est dite prête à déménager et Québec s’est engagé à lui offrir le financement nécessaire. Depuis, l’organisme reste toujours dans l’attente de cette enveloppe.

L’organisme « demeure disposé à déménager son SCS plus rapidement si une solution viable permettant d’assurer la continuité des services essentiels est identifiée », a déclaré la directrice du centre, Andréanne Désilets, par courriel à La Presse. En réaction à la pétition citoyenne, cette dernière s’est dite « [sensible] aux préoccupations exprimées par la communauté ».

En juin 2025, le centre estimait à 6,6 millions le coût de la relocalisation de son SCS. Or, plus le déménagement tarde, plus la facture grimpe, à mesure que les locaux visés par la MBL sont vendus ou loués, indiquait Mme Désilets en février dernier.

Guillaume Cliche-Rivard, député de Québec solidaire dans Saint-Henri–Sainte-Anne, se dit « hautement insatisfait » de la lenteur de Québec à débloquer ces fonds : « J’aurais à tout prix voulu éviter une autre rentrée scolaire avec le statu quo. Je pense qu’on aurait pu accélérer et régler ça cet été. »

M. Cliche-Rivard attend « des réponses sans délai » du ministre Carmant pour fixer une date à la rencontre prévue avec lui et la mairesse de l’arrondissement du Sud-Ouest, Véronique Fournier. « On a été trop patients », affirme-t-il.

En réaction à la pétition, la mairesse Fournier affirme avoir amorcé des « espaces de communication avec les citoyens impactés ». L’arrondissement a également soumis une demande de financement auprès de la Ville de Montréal, après l’annonce d’un investissement de quelque 20 millions de dollars pour donner davantage de moyens aux arrondissements confrontés à la pression de l’itinérance.

Le but est « d’intensifier les interventions sur le territoire », notamment en bonifiant ses brigades de propreté et ses services de médiation sociale. Cela ne vise « pas que Benoît Labre, mais l’ensemble de l’arrondissement », indique Mme Fournier. Avec ce financement, elle compterait également élargir son projet pilote de déploiement d’agents de sécurité, instauré l’été dernier.

Le problème avec ce projet pilote, c’est que les gardiens restaient stationnés dans le stationnement au coin d’Atwater. En gros, ils protégeaient le Petro-Canada, le McDonald’s et la station Shell.

Michael Mackenzie, résidant de Saint-Henri

Selon lui, cette surveillance ciblée a incité les clients de la MBL à fuir les terrains commerciaux, les repoussant davantage vers les zones résidentielles.

Le député Guillaume Cliche-Rivard dénonce la concentration des ressources liées à l’itinérance dans le secteur. « Comment ça se fait qu’il n’y a pas de point de chute, de centre de jour 24/7 et de SCS dans les arrondissements voisins ? », demande-t-il.

Une meilleure répartition des ressources permettrait d’atténuer « la pression » sur les résidants du quartier. « C’est trop de gens qui se dirigent vers le Marché Atwater et la Maison Benoît Labre à défaut d’avoir d’autres ressources ailleurs. […] Mais le Sud-Ouest n’a pas à absorber tout ça. »

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